La troisième partie passe en revue toutes les activités économiques et financières qui se sont développées dans le village








titreLa troisième partie passe en revue toutes les activités économiques et financières qui se sont développées dans le village
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2. La période celte : importante amélioration

 

Les Celtes maîtrisent mieux la fertilité des sols grâce :

- au drainage ;

- aux assolements triennaux avec alternance de céréales, légumineuses et jachère ;

- aux engrais : la fumure de moutons (apport de phosphate), la marne (roche argileuse riche en calcaire présente dans les bois de la Marlère à Silenrieux) ;

- au chaulage.

Les outils se perfectionnent avec l’utilisation du fer (les haches, houes, bêches et araires) ; les faux sont utilisées pour la fenaison et les faucilles pour les céréales.

Ils se servaient déjà pour moissonner d’une machine en forme de tombereau au bord armé de dents (première moissonneuse).

Ils se spécialisent aussi dans l’attelage (bœuf et mulet) et sont renommés pour le charronnage.

Au niveau élevage, c’est surtout le mouton qui prédomine avec de grands troupeaux.

Au niveau culture, l’orge et l’épeautre sont les céréales favorites du gaulois.

Les terres incultes sont toujours exploitées pour le pâturage, la chasse, la pêche et la cueillette.

Pour conserver les aliments, ils utilisent les silos.

Au niveau cuisine, les Gaulois introduisent le chaudron et la double meule rotative. Les bouillies et galettes sont toujours la base de l’alimentation.

Comme nourriture renommée, il y avait la charcuterie en salaison et l’hydromel fait avec de l’eau et du miel fermenté.

C’est aussi le début du commerce agricole grâce aux bonnes voies de communication entre les régions. Les surplus sont échangés contre des produits manufacturés.

 

3.  L’époque romaine

 

L’apport des Romains au niveau des outils : la fourche, le râteau et la herse ; au niveau de l’élevage : le paon et la pintade ; au niveau culture : l’avoine et le seigle, le chou et le navet.

Mais la principale caractéristique des Romains est l’introduction, à côté des fermes indigènes de paysans libres, de grosse exploitation gallo-romaine appelée « villa ». Ces villas se trouvaient le plus souvent dans un domaine appelé « fundus » qui se composait de bois, de prés et de champs. Ces villas étaient occupées par un maître (mayeur ou villicus) aidé pour le travail par des esclaves, des colons ou des ouvriers agricoles. La « villa » avait aussi des activités artisanales (poterie, tissage du lin, fabrication de la bière, vannerie, filage de la laine, fours à chaux, métallurgie, etc…).

En général, les petits paysans libres devaient payer des redevances au grand propriétaire de villa pour être protégés et certains endettés apportaient leur terre et leur force de travail à la villa comme ouvriers agricoles.

Dès les premières invasions germaniques aux 3ème et 4ème siècles, une bonne partie des surfaces cultivées sont abandonnées et laissées en friche. Il y a augmentation des prairies naturelles et des vaines pâtures sur les terres incultes. L’élevage se développe plus.

 

 

4. Les Francs et le haut Moyen Âge : l’organisation des domaines

 

Au niveau culture, l’assolement triennal se caractérise par le marsage (culture de printemps) orge et avoine, puis par le blanc grain (culture d’hiver) seigle et épeautre et enfin par la jachère (appelée gisière).

Au niveau structure agricole, il reste probablement quelques petits propriétaires indépendants ; mais c’est surtout le système des grands domaines qui prédomine. Dès le 7ème siècle, le domaine de Silenrieux faisait partie de l’abbaye de Lobbes (voir partie politique). Le domaine se composait d’une grande surface agricole appelée « réserve » sur laquelle on cultivait de manière extensive les céréales destinées au propriétaire du domaine. L’intendant (le mayeur) organisait la besogne avec les serfs et les tenanciers de manses.

L’abbaye de Lobbes cultivait aussi dans ces domaines du lin qui était filé et vendu sur les marchés locaux.

La réserve contenait aussi les bois, les friches et les prairies naturelles du domaine.

Le miel et la cire d’abeille très appréciés étaient réservés à l’abbaye de Lobbes.

A côté de la réserve, de petites exploitations agricoles intégrées au domaine appelées « tenures ou manses » étaient occupées par une famille paysanne. Une manse est un lot du domaine concédé à une famille paysanne par le propriétaire et qui suffisait pour vivre (de 15 à 38 hectares). En échange, le tenancier devait payer un cens (redevance d’une poule par an) et travailler (corvées) dans la réserve du propriétaire. Il y avait des manses serviles pour les serfs (anciens esclaves) et des manses libres. Finalement, les manses deviendront héréditaires pour la famille du tenancier vers le 11ème siècle.

Le tenancier d’une manse avait aussi des droits d’usage dans la réserve (vaine pâture après la moisson, droit de glandée pour les porcs, droit de prendre du bois pour édifier sa maison et pour le chauffage, droit de pêche, etc…).

Le rendement agricole était faible ; il fallait compter 3 grains récoltés pour un semé.

A la fin du haut Moyen Âge, l’influence du christianisme dicte l’alimentation. L’usage du pain d’épeautre et/ou de seigle avec les soupes et bouillies de céréales et légumes est généralisé.

Le rôle du poisson devient important car il y a 140 jours où la consommation de la viande est interdite. C’est pourquoi, les viviers deviennent importants pour la truite et les écrevisses. Pendant la période de carême, on y mangeait harengs et œufs.

C’est aussi la période où des vignes furent cultivées en Entre Sambre et Meuse entre Beaumont et Walcourt. On peut encore voir dans les bois de Servais terne à Silenrieux des terrasses dirigées plein sud.

Finalement, vers les 9ème et 10ème siècles, l’Entre Sambre et Meuse avait retrouvé une vitalité économique grâce au travail des abbayes (surplus commercial de céréales, laine, lin, bois et fer).

 5. Le bas Moyen Âge

 

Les domaines deviennent des seigneuries et, vers le 12ème ou 13ème siècle, le chapitre de Thuin (nouveau seigneur de Silenrieux) abandonne probablement la valorisation agricole directe de la réserve. En effet, pendant cette période de hausse de la population dans nos campagnes, il en profite pour mettre la réserve en parcelles et les remettre aux paysans en échange d’une rente perpétuelle. Il remet les bonnes terres, mais aussi des bois, landes ou incultes à défricher et des marais à assécher. Ces parcelles défrichées prendront le nom de «…sart » (voir les noms avec « sart » dans la toponymie). Les manses par morcellement suite aux héritages deviennent des quartiers, puis des bonniers.

Au niveau technique, la charrue qui retourne la terre pour l’aérer fait son apparition ; la faux remplace la faucille pour la moisson, ce qui permet d’augmenter la litière pour le bétail plus nombreux ; le rouleau apparaît ; le joug frontal et le collier d’épaule font leur apparition à la fin du Moyen Age avec l'introduction du cheval dans le labeur agricole.

Le cheval est plus rapide, plus fort et plus endurant que la vache. Il vit 20 ans au lieu de 15 ans ; mais il est plus coûteux et demande plus d’entretien (gros mangeur d’avoine). Il exige donc un investissement qui en demande d’autres pour être rentable : une charrue et des chariots.

Le navet prend une proportion importante : pour produire de l’huile à partir de sa graine, pour l’alimentation en bouillie, pour la nourriture du bétail.

Les rendements augmentent. Ils vont de 4 à 8 grains pour un grain semé.

Comme céréale industrielle, on plantait du lin pour le textile pour son huile et comme nourriture pour le bétail ainsi que du houblon et du chanvre.

En ce qui concerne la coordination agricole, les décisions sont prises en commun aux plaids généraux. Tous les paysans fixaient ensemble les dates de labour, de semailles et de vaines pâtures. Ils décidaient aussi de l’organisation de l’assolement triennal. Les terres communes (trieux, warissaix, landes et bruyères) étaient également gérées par eux. La communauté payait un herdier pour s’occuper des troupeaux en vaine pâture. Celle-ci se faisait :

-    après la fenaison pour les prés (St Jean) car la première herbe des prairies naturelles appartient au propriétaire, mais le regain appartient à la communauté de Silenrieux utilisé comme vaine pâture ou vendu aux enchères au plus offrant (surtout au 18ème siècle).

-    après les moissons pour les champs.

-    sur les jachères.

 

Les warissaix connus de Silenrieux :

Au Renifond, à Faubeapont (Beaupont), à la Mortille (près de Beaupont), à Pas de la l’eau, entre la rivière et le canal du moulin, des marais à la maison du seigneur (où était la gare et le passage à niveau), les marais, à la Pisselotte, à Battefer, au Pairou, à Terginsart, au ruau de Maisoncelle, à la voie de Boussu, à Grand Ry, au pré Allard (Falemprise), au wez de Battefer.

 

Pour la reproduction, le taureau banal et le verrat banal étaient détenus par le décimateur (celui à qui on paie la dîme) : c’est-à-dire le chapitre de Thuin jusque 1478 (représenté à Pas de la l’eau par la maison du seigneur) ; puis le censier de la ferme Paris pour l’abbaye du Jardinet.

 

« Etude de budget économique d’un ménage au Moyen Âge par Génicot :

Un manouvrier avec 3 hectares qu’il a à titre perpétuel en échange d’un cens. Il a en moyenne 3 enfants. Il a une maison en bois. Il manie la bêche et la houe. Il n’a pas de quoi fumer sa terre, il met à la place détritus de la végétation, des feuilles mortes, des branchages taillis, de la boue, de la vase pour obtenir de ces composts tant prônés aujourd’hui. Il cultive avoine, épeautre et seigle. Il obtient pour 3 hectares 16.35 quintaux d’épeautre (9 muids). De cela il réserve le grain pour les prochaines semailles (5 pour 1). D’où prélèvement de 1.8 muids, puis nourrir sa famille (plus ou moins 5 muids), il reste 2.2 muids.

Le décimateur en prend 0.9 muids ; le meunier et le fournier 0.5 muids (1/16 pour le moulin banal). Il reste un surplus de 0.8 muids sur le marché.

Le produit de la vente sert à acquitter les charges pesant sur la terre et sur l’homme et à acquérir les denrées et fabricats nécessaires au ménage (cens, taille, etc.). Le total des charges est de 0.7 muids ; il reste donc 0.1 muid de valeur pour vêtements ou chaussures si ce n’est pas confectionné à domicile. Ils confectionnent leurs vêtements mais achètent souvent leurs souliers car il y a beaucoup de cordonniers dans les campagnes.

Pour se chauffer, il tire tout des bois. Il en va de même pour la fabrication de sa maison et de son mobilier.

Mais 0.1 muids ou 8 deniers l’an c’est trop peu pour boucler son budget. Il se situe donc en dessous de la barre de subsistance qui est de 4 hectares. Mais le calcul ne se base que sur l’épeautre ici. De tout temps, la farine a dû s’accompagner de lait, de fromage, légumes et fruits (61 % d’épeautre, 21 % de produit animaux et 16 % légumineuses). 80 à 85 % des ménages avaient des bovins ou porcs qu’ils peuvent faire pâturer dans les bois. Le manouvrier peut donc tenir un ou des ovins ou caprins et une basse cour.

80 % à 85 % des paysans dont un grand nombre ont moins de 3 hectares (de 40 à 75 %) ont une ou plusieurs bêtes à 4 pattes mais tous ont des volailles. L’alimentation des bêtes repose sur la vaine pâture c’est-à-dire un droit d’usage qui est donc vital pour eux.

L’élevage aide le petit tenancier à équilibrer son budget : la brebis pour le lait, le cuir et la laine, le porc pour la viande, la vache pour le lait, le travail du champs et la fumure.

Il a aussi un jardin (légumes, oléagineux, oeillette, semailles ou navette, féculents, fèves, pois, vesces, lin, chanvre et arbres fruitiers).

Le courtil avec jardin et verger est un endroit cerné d’une haie ou palissade soustrait à l’assolement triennal et à la herde banale et exempt de dîme. 

Les taillis et broussailles se prêtent à l’essartage (droit d’usage) qui à intervalles irréguliers assure aux bénéficiaires 2,3 ou 4 récoltes au prix d’une redevance légère mais de rude labeur.

Conclusion de notre manouvrier : compte tenu de l’élevage en vaine pâture et des jardins, la barre de subsistance s’établit donc à plus ou moins 2.25 hectares. Par contre, s'il a une dépense exceptionnelle, une mauvaise récolte ou un impôt élevé, « l’équilibre se rompt ».

 

Parmi les autres droits agricoles, les habitants de Silenrieux avaient le droit de glanage dans les champs ; c'est-à-dire que les petites gens pouvaient aller glaner les grains dans les champs après la moisson et entre le lever et le coucher du soleil ; ils avaient aussi le droit de pêcher sur le territoire de Silenrieux.

A la fin du Moyen Âge, l’Entre Sambre et Meuse connaît une crise agricole. La guerre est présente dans nos régions ; le climat se refroidit et les intempéries sont nombreuses ; les maladies et la peste se répandent ; la population diminue et de nombreuses terres retournent en friche ; les rendements agricoles baissent. (Tous ces facteurs sont liés entre eux).

Pour la masse des petits paysans, les activités d’appoint sont nécessaires pour survivre (métallurgie, tissage, bûcheron, ouvrier agricole dans les grosses fermes, etc…).

 

 

6. Les temps modernes

 

Les 16ème et 17ème siècles furent difficiles pour nos paysans : famine et pauvreté, mauvais climat, guerre entre la France et l’Espagne en Entre Sambre et Meuse.

Il était difficile de travailler avec la faim au ventre, la crainte de voir les soldats détruire les récoltes, les réquisitions militaires, les vols et pillages par les soldats.

Le monde agricole se différencie :

Les censiers de gros propriétaires (Bethléem, Valentinoise, Maisoncelle, Battefer, Verde vallée, cense Paris, Galilée, Falemprise, Bierlée) de plus de 30 hectares qui engageaient des ouvriers agricoles et des domestiques ; ils avaient terres, prairies, jardins, trieux et bois ; leur équipement était performant avec charrue, chevaux et attelage pour chariots.

Les laboureurs (gros paysans) avec entre 15 et 30 hectares ; ils vivaient uniquement de leur terre ; ils avaient charrue et attelage pour chariots.

Les petits paysans avec plus ou moins 15 hectares avaient le minimum pour vivre ; ils avaient besoin d’un appoint pour vivre ; ils étaient aussi ouvriers agricoles, bûcherons, charbonniers, manouvriers du fer, etc…

A la fin du 16ème siècle, les laboureurs connus sont Jean De Biesme, Polet Huet, Materne et Jean Chauveau, Pierre Patron, Gérard Hennebart, Germain Andrieu, Jacques Lefebvre, Bartholomé Loyet, Urbain et Antoine Ernotte, Quentin Halbecq, Guillaume De Gozée, Michel Paunet, Pacquo Boyon, Arnould De Treigne, Materne Fontenelle.

 

 

 

Statistique de 1676 : on collectait 9 patars pour chaque cheval et 6 patars pur une bête à corne et ce qui faisait pour Silenrieux une récolte de taxe de 154 florins 9 patars : si on considère qu’il y avait 85 bourgeois avec en moyenne 2 chevaux chacun, ceci fait 170 chevaux et 260 bêtes à cornes.

 

La communauté continue d’organiser le monde agricole et de satisfaire aux besoins de tous :

- l’assolement triennal et l’organisation des vaines pâtures ;

- l’échenillage des haies qui sera obligatoire jusqu’au 20ème siècle ;

- l’essartage continue et se développe : c’est une technique qui consiste à déboiser une parcelle de forêt ou de taillis et à brûler l’herbe et le petit bois, puis à utiliser les cendres obtenues pour la fertilisation de la parcelle avant la mise en culture. A la fin du 18ème siècle jusqu’au 19ème siècle, on y mettra du seigle et des pommes de terre ;

- vu le nombre important de moutons (plusieurs troupeaux d’au moins 130 bêtes ; chaque grosse ferme avait son troupeau), un lavoir communal pour les laines existait à Battefer alimenté par la fontaine à l’autel (cité en 1651) ;

 

Au 18ème siècle, un conflit éclate entre les paysans pauvres sans terre et les plus riches :

Les paysans aisés (avec charrue. En 1786, il y a 25 charrues à Silenrieux) considèrent qu’il y a trop de porcs et de moutons détenus par des gens qui n’ont pas de terre et qui profitent du droit de vaine pâture. Ils veulent en fait clôturer leur terre, mais les petits paysans ne sont pas d’accord. Le 28 janvier 1712, un règlement limite le nombre de moutons : « ceux qui n’ont pas de charrue ne pourront avoir qu’un mouton par bonnier qu’il possède ». Quant aux porcs, ils sont nécessaires pour nourrir les petits paysans. Même si certaines terres arables étaient entourées de vives haies, le pâturage commun subsistait (droit de vaine pâture). Le 13 décembre 1725, on interdit aux moutons et chèvres de paître dans les bois.

 

- la communauté met à la disposition des paysans une pâture pour des veaux qui sont gardés par le sergent.

« En 1739, on apprend que les veaux sont dans un pâchis près du marais et du pré des pauvres (Noupré). Il est nommé « l’épargne ». Chaque propriétaire devait payer 10 patars par tête pour les mettre. La recette servait par moitié à la communauté pour restaurer le pâchi en y mettant une barrière et l’autre moitié pour payer le sergent pour les garder ».

Les porcs sont parqués au fond des Pourcias avant de les mener à la glandée.

Pour la conduite des troupeaux en vaine pâture, les paysans confiaient leurs bêtes au herdier banal (pour les bêtes à cornes) ou au porcher banal (pour les porcs) nommé par la communauté. On lui payait la nourriture, les souliers, 3 patars par bête en été et quelques avantages en nature (bois et pain).

Le matin, en passant dans le village, le herdier cornait pour appeler les bêtes à se joindre à lui pour sortir du village par les chemins herdaux. Il y avait toujours une maîtresse vache qui marchait en tête avec une cloche au cou. Il les faisait pâturer dans les trieux, les warissaix, les terres incultes et en friche, sur les chemins, dans les jachères et, après la fenaison et la moisson, dans les champs et prairies naturelles. Le soir, il ramenait les bêtes au village. Cette activité disparut à la fin du 19ème siècle.

Pour les porcs, la glandée se faisait de la St Rémy (1er octobre) à la St Martin (11 novembre).

 

L’engagement du herdier banal François Deloge en 1777 :

En 1777, la communauté décide de gager un herdier banal pour garder les vaches et les bêtes à cornes depuis la Jambe de Bois jusqu’à la Maman y compris le gros du village. Il gagnera 3 patars à chaque bête pour 6 mois d’été et 2 patars en hiver. Il y aura aussi les 3 jours en pain comme de coutume (Pâques, Pentecôte et Toussaint). Ledit herdier devra aller chercher les bêtes à la Jambe de Bois, à la Maman et au village au son de la corne. On désigne François Deloge pour un an ; il sera responsable des amendes et bénéficiera d’une portion de bois.

 

Les herdiers connus pour les bêtes à cornes : en 1611, Charles Desloges ; en 1672, Hubert Thouré ; en 1764, Etienne Carlier ; en 1766, Pierre Dehon ; en 1777, François Deloge ; en 1790, Jean Baptiste Brousmiche ; en 1792, Nicolas Ernotte ; en 1825, Jean Louis Gaspard ; en 1830, Joseph Nué ; de 1866 à 1869 : Pierre Linard ; en 1870, César Masset ; en 1875, Pierre Masset ; de 1876 à 1878, Jean Balle ; en 1879, Pierre Linard ; de 1881 à 1882, Adrien Simon ; de 1883 à 1884, Pierre Linard ; en 1885, Clément Gaspart ; en 1886, Adrien Simon ; en 1887, Henri Simon ; en 1889, Augustin Roland ; de 1892 à 1899, Théophile Gaspart ; de 1900 à 1914, Basile Gaspart ; en 1917, Jules Coenen.

Les pâtres (herdiers) pour les bœufs uniquement à partir de 1894 : Henri Simon de 1894 à 1914 ; Auguste Simon de 1915 à 1917.

Les porchers : en 1774, André Walrand ; en 1775, Pierre Severin.

Les pâtres pour chevaux : en 1866, Alexandre Boulouffe ; de 1869 à 1870, Eloi Masset ; de 1876 à 1882, Augustin Peteux ; en 1883, Justin Mathieu ; en 1885, Felix Masset, en 1886, Augustin Peteux ; en 1887, Pierre Masset ; en 1889, Augustin Peteux ; de 1892 à 1914, Pierre Masset ; en 1917, Basile Gaspart.

 

En 1765, la communauté demande le pâturage dans des tailles pour secourir les pauvres habitants de Silenrieux qui ne peuvent subvenir aux nourritures de leur bétail à cause de l’hiver et d’une année extrêmement sèche. Ils n’ont recueilli que peu de fourrage et autres denrées. Le chapitre est d’accord pour les bêtes chevalines dans la taille du mitant, de la minoterie et aux Froidfonds et pour les bêtes à cornes aux tailles du grand Faulx.

 

En 1769, la communauté passera les regains des petits et grands ruaux aux enchères pour la décoration des images de la Vierge et de Ste Anne et pour la décoration de l’autel St Jacques.

 

Comme nouvelles plantes : le tabac apparaît à partir du 17ème siècle ; le trèfle à la fin du 18ème siècle ; la pomme de terre vers 1770, elle remplace le seigle et les navets sur la table des pauvres car elle a un rendement 10 fois plus élevé que les céréales (2 ou 3 ares suffisent à nourrir une personne toute l’année) ; le colza est une plante oléagineuse pour l’éclairage et la fabrication du savon, surtout cultivée dans les jardins à partir du 18ème siècle.

A la fin de l’ancien régime, il y avait 50 % des exploitations avec moins de 1 hectare ; d’où l’importance des biens communaux et des activités complémentaires. Le monde agricole se caractérisait par une polyculture autarcique avec une contrainte collective d’assolement et de pâturage des troupeaux qui imposait l’absence de clôture.

 

 

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