La troisième partie passe en revue toutes les activités économiques et financières qui se sont développées dans le village








titreLa troisième partie passe en revue toutes les activités économiques et financières qui se sont développées dans le village
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§ 18.  Les secteurs nouveaux à Silenrieux à la fin du 20ème siècle

 

1. L’informatique

 

Depuis les années 1980, les ordinateurs font leur entrée dans les foyers ; une trentaine d’ordinateurs sont déjà présents en 1990 à Silenrieux.

Une première entreprise informatique de service est créée à Silenrieux par Mr Lambinet « L et L concept » qui propose la conception de site internet.

 

 

2. Le tourisme

 

Depuis la construction des barrages, le secteur touristique se développe sûrement, mais doucement à Silenrieux ; la cafétéria de Falemprise est construite en 1981 et le camping des lacs peu de temps après. A côté de cela, le tourisme rural se développe par les gîtes ruraux : le petit pâchi au Renifond en 1992, un autre gîte à Nazareth en 1995 et le gîte de la ferme Paris en 2002.

 

Mais c’est surtout le secteur de la restauration qui va profiter du tourisme à Silenrieux : l’auberge de Beaupont de 1984 à 1995 remplacée par le restaurant chinois « chez Cheung » en 2000 ; la plume d’oie ouvre en 1988 ; l’aiglon en 1997 ; chez le père sarrasin ouvre en 1992 ; la friterie au Strampia.

Au niveau des activités, ce sont surtout les loisirs aquatiques qui se sont développés : le ski nautique, au port du Ry Jaune sur le barrage de l’Eau d’Heure créé en 1978, la pêche au barrage de l’Eau d’Heure et au pré-barrage du Ry Jaune, la baignade et le pédalo au Falemprise, le jetski à Féronval, la voile à la Plate Taille et le modélisme à Féronval.

Pour en savoir plus sur les laces de l'Eau d'Heure

De nombreuses compétitions nationales et internationales ont été organisées au Ry Jaune :

Pour l’année 1981, voici un aperçu du programme : le 1er rallye nautique le 19 avril 1981 ; le 2 mai 1981 grand slalom de vitesse ; le 23 mai 1981, les 3 heures de l’Eau d’Heure, le 6 juin 1981, gymkana nautique ; le 20 juin 1981, la 1ère course overcraft ; le 18 juillet 1981, course internationale de vitesse ; le 15 août 1981, un rallye national de régularité ; les 29 et 30 août 1981, la finale de coupe d’Europe en ski nautique (division classique) ; le 5 septembre 1981, gymkana national ; le 27 septembre 1981, le championnat de Belgique de show en ski nautique ; le 10 octobre 1981, fête navale.

En 1983, le ski club de l’Eau d’Heure organise les championnats de Belgique de ski nautique ; il est fort de 800 membres et est le plus important club de Belgique.

A côté de ces activités, c’est surtout le sport équestre qui s’est organisé à Silenrieux avec locations de chevaux ou poneys à Falemprise (le caval’heure) et à Nazareth (la petite Camargue). Le championnat d’Europe de poney games organisé par le caval’heure s’est déroulé en 2001 à Falemprise.

Mr Vanden Nieuwenhuysen depuis 1996 organise une brocante marché tous les dimanches à Silenrieux.

 http://users.skynet.be/silenrieux/brocante.gif

 

 

3. L’animation historique par la compagnie de la licorne

 Pour en savoir plus sur la compagnie de la licorne

Cette compagnie fut créée en 1989 par Michel et Jean-Michel Wérrion.

Au début, elle rassemblait quelques bénévoles qui se retrouvaient le week-end en costume médiéval dans le but de réinsérer les jeunes en difficulté. C’est en 1992 qu’ils participèrent pour la première fois à une festivité médiévale à Bouffioulx.

 http://users.skynet.be/silenrieux/licorne.gif

Par la suite, de 1993 à 2002, ils participèrent en Belgique, en France et en Suisse à 150 animations avec spectacles, 74 animations avec spectacles et campement, 51 animations scolaires, 21 chasses aux trésors, 15 sons et lumières, 12 banquets, 6 animations avec feu et 5 défilés.

Leurs spécialités : l’escrime, la comédie par des « saynètes », la jonglerie avec pyrotechnie, les percussions, le conte, le campement et le tournoi équestre.

Depuis 1999, le président Jean-Michel Wérrion et son épouse Isabelle Mahy ont décidé de se lancer dans l’activité professionnelle d’animation médiévale, mais aussi gauloise et romaine.

Ils ont aussi pour objectif à moyen terme de reconstituer un village médiéval du 13ème siècle sur un site permanent.

 

 

4. Le centre canin de l'Eau d'Heure

 

Au début du 21ème siècle, un centre d'accueil pour chiens s'est ouvert à la Fostelle.

 

5. Commerçant de quads à Silenrieux

Installation d'un commerce de quads à Silenrieux au début du XXIème siècle.

Pour en savoir plus sur ce commerce

 

CHAPITRE 3 : L’ASPECT FINANCIER

 

§ 1.  Les impôts et taxes diverses

 

1. A l’époque romaine

 

La cité de Tongres devait payer un montant d’impôt à l’empire qu’elle répartissait sur son territoire. La perception de l’impôt dans la cité était à la fois personnelle (par tête d’individus) et foncière (selon la propriété). Celle-ci relevait d’un procurateur impérial fixé à Trèves.

 

 

2. Sous les mérovingiens et carolingiens

 

L’administration fiscale n’existe quasi plus. Pour cette raison, les impôts indirects seront privilégiés car ils sont plus faciles à percevoir.

 

 

3. Du Moyen Âge à la révolution française

 

La fiscalité est subdivisée entre 3 niveaux de pouvoirs : la principauté de Liège, le Chapitre de Thuin (seigneur de Silenrieux) et la communauté de Silenrieux.

 

 

a) La fiscalité de la principauté de Liège

 

a. Les impôts directs

 

- La taille

C’est un impôt foncier qui doit son nom du fait que le receveur et le contribuable avaient tous les 2 une taille, c’est-à-dire une règle graduée sur laquelle on faisait une entaille au même endroit sur les 2 quand le contribuable avait payé sa taille.

La perception était répartie sur plusieurs années et on répartissait la somme à payer par quartier de la principauté (en 1620, la principauté vota la levée de 18 tailles pendant  3 ans, soit  6 tailles par an et en 1629, le grand bailly du quartier d’Entre Sambre et Meuse demanda au Prince Evêque de baisser les tailles du quartier à cause des dommages de guerre) ; puis chaque quartier divisait sa quote part entre les diverses localités selon leurs ressources ; et finalement, la communauté de Silenrieux fixait l’impôt de chaque contribuable en fonction de son patrimoine foncier (les propriétaires étrangers au village devaient aussi payer la taille au prorata des biens fonciers qu’ils avaient sur la commune ; seulement, ils payaient les 2/3 de la valeur de l’impôt sauf ceux de Walcourt qui payaient l’entièreté comme ceux de Silenrieux).

Cet impôt foncier fut perçu régulièrement jusqu’à la période française de Louis XIV à Silenrieux (1687-1697) ; au 18ème siècle, la perception de la taille est moins fréquente et disparaît complètement à la fin du 18ème siècle.

Pour répartir la taille entre les habitants propriétaires, le collecteur de Silenrieux consultait le chassereau de la taille qui était renouvelé régulièrement par la cour de justice et le bourgmestre.

Dans ce chassereau, on pouvait voir la proportion de taille (la taille est un indice pour payer l’impôt) que devait payer chaque bourgeois suivant leur bien immobilier (exemple : le moulin vaut 10 tailles et une ferme 2 tailles ; une veuve payait la moitié par rapport à un bourgeois).

C’était le bénéficiaire qui gardait la preuve de paiement et pas le payeur comme actuellement.

 

Simple taille levée en 1666 à Silenrieux : (93 taillables) Jean Lambert pour la cense de monseigneur de Soumoy, Vve Jean Lambert, Jean Baye, Jean et Séverin Del Court, François Mouquiez, le vieux Lambeu, Vve Thomas Toussaint, Thomas Toussaint, pour les Deprets, Vve Tassin, Etienne Lambin, Marie Rogier, Laurent Mousquez, Anthoine Massez pour Maisoncelle, Jean Ganloy, Jean Chauveau pour son frère, Pierre Chauveau, Jean Pirson, Pierre et Marie De Magdalaine, Nicolas Baisir et Jacques, pour Simon Mascart, son fils pour ½ bonnier, les représentants Augustin Ernotte, Vve Jacques Ardy, Léonard Patron, Guillaume Ernotte, Vve Gaspar Loyé, Jean et Eustache Ernotte, Vve Piro Baroquelt, Jan Ernotte dit Stiene, Lambert Gobaux, Vve Piro De France, Nicolas Pirson, Vve Jacques De Treignes, Marc De Treigne, Jan Ernotte, Jean Antoine, Nicolas Moluy, Martin Boulouffe, Benoit Caupain, pour sieur Boulouffe et Stienne Joniaux, Nicolas Mallet, Nicolas Fontenelle, Philippe Bricho, Catherine Fontenelle, Nicolas Joniaux, les hoirs Hélène Baudi, Vve Jan Longfils, François Boulouffe, Jean Ernotte, Jean Defrance, Léonard Masset, Thomas Pirco, Thomas Massart, pour Charles Cerusier, Jean Baisir, André Ernotte et consors, Jacq Helaz, Mathy Boulouffe, Hubert Brouslart, Jean Boulouffe, Vve François Masset, Vve Nico Mauteau, Dieudonné Baisir, les représentants Hubert Lambert, la cense Paris, la Galilée, Jean Wilmet pour le moulin, Françoise Staffe et Dorbecq, Bethléem, pour demi bonier venant de Paul Debiesme, pour Servais Baisir, Nicolas Petit, Martin Vittou, cense de Battefer, Jacques Massart, Paul De biesmes, Thomas Debiesmens, Jean Simon, Jean Ganty, Etienne De Bailieve, Philippe Storder, Pirofrance Dartevel, jeune Moluy, Mathy Lambert, François Helaz, Nicolas Deloge, Michel Gilcart, Ernest Brassine, + les 69 étrangers au village pour leur bien à Silenrieux.

 

Simple taille en 1710 à Silenrieux : (109 taillables) et (68 taillables étrangers) : la cense de Falemprise, Antoine Lambert, Philippe Bailieve, André Brasine, Jacques Gilard, Estienne Gilard, Dieudonné Fontenelle, pour Mr de Soumoy, Jean ?, Thomas Toussaint, Paul Gilard, Anselle Longfils, Jean Gauthy, Nicolas Gobaut, Maisoncelle, Jean Lorens, Thomas Hanzene, Pierre Chauveau, Lambert Pirson, Anne Pirson, Martin Baisir, Renier Ernotte, Marie Raucroix, la cense Battefer, Jos Baisir, Jean Michel De Rognée, Lorens Gilard, André Brichet, pour Philippe Antoine, Gilcaine Thibaut, Jean Masset, André Masset, Georges Masset, Catherine Masset, Nicolas Mony, Marie Boulouffe, pour Pierre Petit, les enfants Martin Boulouffe, église de Silenrieux, François Gobaut, Ernest Fontenelle, pour les orphelins Baugrand, Jacque Petit, Bethléem, Vve Jean Petit, Chapitre Walcourt, pour Petit Prêt, François Poucet, Felix Ganard, François Lecomte, Pierre Jos Jacart, Estienne Martin, Nicolas Lechat, Nicolas Lions, Philippe Antoine, Jean Lotte, héritage Louis Baslaire, Jean Jacart, Claude Colinet, Nicolas Ernotte, Catherine Boulouffe, Hubert Baisir, Jean Simons, Marie Gobert, Nicolas Defrance, pour Jacques Joniaux, Vve Joniaux, Pierre Joniaux, Philippe Boulouffe, Marie Catherine Copoint, Nicolas Walrant, Jacques Lambert, Pierre Hauty, Jean Bapt Robert, Jacque Deloge, la cense Paris, les enfants Martin Boulouffe, Philippe Boulouffe, François Gra..che, Paul Deteinne, Ignas Masset, Marc Loyet, Anne De Gomerée, Hubert Gilcart, Pierre Esquevin, Jean Bapt Spolart, Robert Dartevelle, Philippe Bastin, Nicolas Bastin, George Gueritte, Pierre Bredas, Pierre Cogniaux, Joseph Joniaux, pour Hubert Brochelart, Jean Massart, Gille Delmarche, François Masset, Ignace Masset, les représentants Augustin Andry, Antoinette Pirlaux, Pierre Petit, Marque Petit, Cécile Gauthy, Gille Baslaire, courtil de Maudrivallée, la Verdevallée.

 

- Les impôts personnels (la capitation)

C’était un impôt sur les personnes levé exceptionnellement dans la principauté de Liège. Le but de celui-ci était de combler des déficits graves ou des situations de crise.

La première capitation de la principauté de 1649 et 1650 fut mal acceptée à Silenrieux et ailleurs à cause de l’invasion des Lorrains qui s’étaient déjà servis. Finalement, elle se fera par la députation de 2 personnes choisies par la cour de justice de Silenrieux ; par la suite, cet impôt exceptionnel ne fut plus levé dans l’Entre Sambre et Meuse sauf peut être en 1674 par le biais des paroisses.

- Le tocage

C’était un impôt sur les foyers domestiques ou industriels qui était aussi perçu de manière exceptionnelle. Il reposait sur le dénombrement des feux (foyers). Il fut appliqué en 1576, 1603, 1611, 1613 et 1748.

 

 

b. Les impôts indirects

 

- Le soixantième denier (une taxe de 1.66 % perçue par la douane)

C’était une taxe levée dès le 16ème siècle par le fisc liégeois sur des marchandises à l’entrée et à la sortie de la Principauté. Il constituait un droit de douane pour protéger et encourager les industries liégeoises. De ce fait, la production liégeoise était libérée du soixantième denier (politique inspirée du mercantilisme). Au 18ème siècle, la principauté surtaxa les importations qui concurrençaient les industries métallurgiques liégeoises (les fers namurois et hennuyers) et les exportations nécessaires à nos concurrents (charbon de bois, minerai de fer et fer en gueuze) (voir partie douane à Silenrieux).

- L’œil du moulin (voir partie moulin de Silenrieux).

- Le droit des souliers.

C’était un impôt apparu au début du 18ème siècle (1701-1706) associé à l’oeil du moulin. Ce droit fut racheté rapidement par la communauté pour ne plus être perçu.

- L’impôt du braz (voir partie brasserie).

- L’impôt sur les boissons alcooliques (voir partie brasserie).

- L’impôt sur le sel et le tabac.

Il était perçu durant le 17ème et 18ème siècle.

- L’impôt sur la viande

Il était perçu au 17ème siècle et consistait en une redevance de 10 % sur la valeur des animaux de boucherie déclarés lors de l’abattage. Il était réclamé irrégulièrement. A partir de 1750, il était collecté chaque année à Silenrieux et était réduit à 5 % (appelé le 20ème denier sur la consommation des bêtes).

- Les droits de timbre

Vers 1650 jusqu’au début du 18ème siècle, le fisc prélevait un droit de timbre sur les documents destinés à la publicité légale ou à une action judiciaire (registres, actes, etc…).

 

 

b) La fiscalité seigneuriale du chapitre de Thuin

 

- Le droit de bourgeoisie

Pour être bourgeois, les chefs de famille de Silenrieux devaient remettre au chapitre de Thuin tous les ans « un gigot de bourgeoisie ». A partir des temps modernes, ce gigot représentera une certaine somme d’argent peu importante à remettre au jour des Saints Innocents. Le fait d’être reconnu bourgeois donnait droit à des avantages non négligeables : distribution du bénéfice des comptes de la communauté (important au 18ème siècle), participation à la vie communautaire et partage des parts affouagères.

- Les corvées et patrouilles

Celles-ci étaient importantes au Moyen Âge, mais ne représentaient plus que 1 ou 2 jours par an à partir des temps modernes. Ces journées servaient à charrier les bois, aménager la voirie, faucher, faner et rentrer les foins du seigneur, etc…

- Le droit d’afforage (voir partie brasserie).

- Le cens

Chaque habitant de Silenrieux payait un cens au seigneur propriétaire foncier du domaine de Silenrieux. Ce droit datait du partage du domaine seigneurial entre la réserve pour le seigneur et les tenures héréditaires pour les paysans à condition de payer un CENS. Il se payait en argent ou en grains. Pour les terres seigneuriales remises à des particuliers par arrentement à partir des temps modernes, il se payait une rente en argent. La communauté payait aussi le cens pour ses propres terrains qui venaient aussi au départ du seigneur. Cependant, le cens n’était pas élevé.

- Les deniers seigneuriaux

Ils se percevaient à l’avenant du 20ème denier (5 %) sur tous les transports (ventes) de biens immeubles.

 

Exemple : le 9 octobre 1662, on signe un accord pour Silenrieux touchant le 20ème denier dû aux ventes d’héritages, cens, rentes et tous autres immeubles. « nous Jean De Treigne mayeur, François Damay, François Boulouffe, Lambert Ernotte, Marquet Brouselart, Thiri Marchot, échevins estant requis de la part du seigneur de Thuin d’avoir un record et attestation sur les paiements des droits seigneuriaux leur du en qualité dite recordons d’avoir appris de nos prédécesseurs qu’en tout vendage d’héritage, terre, pré, cens, rentes passé devant la cour a esté payé le 1/20 denier du prix convenu par les contractants, aux dits seigneurs ce que nous avons vu pratiquer de notre temps et approuvons… signé Jacques Huart greffier.

 

- Le droit de terrage

C’était le droit de prélever des grains ou produits de la terre sur les sarts et essarts de Silenrieux.

Le 30 août 1702, le seigneur de Thuin et la communauté de Silenrieux sont en procès à Liège au sujet des terrages ordinaires et accoutumés : la communauté se rebellait et refusait de payer au seigneur les terrages dus sur les sarts que les habitants ont dépouillés la saison dernière sur leurs biens communaux. Finalement, le tribunal de Liège obligea les particuliers qui ont été rebelles de payer ledit droit de terrage pour l’an 1701 au seigneur plus les frais engendrés par le procès. (Certains frais seront pris en charge par la communauté).

- Le cours de l’eau

Les rivières et les cours d’eau faisaient partie du domaine seigneurial ; pour faire usage de l’eau afin d’actionner une roue hydraulique, les propriétaires de moulin, forges ou fourneaux devaient payer ce droit de « cours d’eau » au seigneur de Silenrieux. A Falemprise, on payait la moitié au seigneur de Thuin et l’autre à la coustrerie de Walcourt, seigneur d’une terre enclavée à Falemprise sur la rive gauche de l’Eau d’Heure comprenant le « rond tienne ». Ces roues à pales ou à godets faisaient tourner les meules, actionner les soufflets à forge et les makas. Pour le cours d’eau du Ry des Dames à Battefer, il se payait à la communauté de Silenrieux.

- Le droit de chasse et de pêche

En 1602, le seigneur affiche ceci au valve de l’église : « personne ne peut pêcher dans les eaux et warissaix, ni chasser dans le bois et terre avec des instruments sans le gré et la licence du seigneur ou de leur officier bailly ».

La communauté de Silenrieux payait un droit de chasse au seigneur pour pouvoir chasser. En 1779, elle payait une rente de 30 patars.

- Le pas du cheval (voir partie sur les moulins).

- Le mouton

Chaque année, la communauté payait un mouton au doyen du chapitre de Thuin ; à partir de 1669, on payait 10 florins au lieu du mouton.

- La noirmitte

C’était une rente annuelle payée par les communautés de Silenrieux et Walcourt pour leur droit d’usage dans les bois de Silenrieux appartenant au seigneur. Elle fut élevée à 10 deniers en 1383.

 

Au Moyen Âge, le quart du domaine de Silenrieux se retrouva dans les propriétés de l’abbaye d’Haumont, puis de ses avoués (voir partie politique) ; cependant, certains droits seigneuriaux accompagnèrent ce morceau de territoire du domaine de Silenrieux :

- Le droit de mortemain

Par ce droit, le seigneur héritait des biens mobiliers lors du décès de son tenancier chef de famille. Ce droit se transforma quand les tenures devinrent héréditaires ; le seigneur prenait alors le droit de prendre le meilleur meuble au décès du chef de famille. Depuis les temps modernes, la communauté de Silenrieux a racheté ce droit et payait une redevance annuelle forfaitaire de 10 florins aux différents seigneurs qui ont possédé le quart du domaine de Silenrieux après l’abbaye d’Haumont ; d’abord, la communauté payait ce droit en 1590 au receveur de Chimay, Jean Desmanet de Virelles, puis au seigneur de Barbençon et enfin à la famille Desmanet, seigneur de Boussu au 18ème siècle.

- le droit de recevoir une redevance pour chaque femme qui se marie à Silenrieux.

 

 

 

Autres droits à payer :

- Le droit de sauvement

C’était une redevance que la communauté de Silenrieux payait pour ses habitants à un seigneur ou chef de guerre pour ne pas être molesté en temps de guerre et pour être aidé à se protéger. Ce droit de sauvement aurait été dû suite à l’acquisition du quart du domaine de Silenrieux par le seigneur de Chimay au 16ème siècle. En 1590, ce droit était payé au seigneur de Chimay, puis au seigneur de Chimay et Beaumont jusqu’en 1627 au moins ; et finalement au seigneur de Barbençon dès 1640 au moins jusqu’à la révolution française.

En 1731, on payait à Alexis Martin pour le seigneur de Barbençon 2 livres 10 sols pour le sauvement ensuite de l’acquisition de la terre de Rocque à Erpion faite du prince de Chimay (le seigneur de Barbençon avait acquis la terre de Rocque (le quart du domaine du Silenrieux) au prince de Chimay).

 

Pendant la période bourguignonne (1466-1477), la communauté de Silenrieux dut payer une somme d’argent au duc Charles le téméraire. Celui-ci avait organisé une collecte générale d’impôts à travers la principauté de Liège ; chaque communauté était imposée suivant le nombre de feux, c’est-à-dire de ménages (il y avait 39 feux à Silenrieux).

 

Pendant la période française de Louis XIV (1688-1697), l’administration fiscale française va augmenter les impôts directs par tête d’individu (la capitation). A partir de 1691, cette fiscalité allait alourdir les charges des habitants de Silenrieux. Pour la collecte, le mayeur était responsable et lisait le rôle de chaque habitant à la messe du dimanche matin ; après avoir collecté la somme due, il la remettait au receveur du domaine à Beaumont. Pour convaincre les habitants de payer, l’administration française menaçait d’envoyer des partisans qui pillaient les villages récalcitrants.

 

Rôle des taxes par capitation fait en exécution de la déclaration du roy le 1 janvier 1695 sur les habitants de Silenrieux (62 personnes) : le valet et la servante du sieur Baslaire, le curé, Thomas Hansenne, Pierre Chauveau, Collet Stavart et un valet, Nicolas Baisir et un valet et une servante, Jean Massart et son valet, Nicolas Lien, Veuve Gaspar Vitou et son valet, Marie Jonneau, Jean Simon, Jacque Petit et son valet, Jean Petit et ses 2 valets, Vve Jean Gobault, Jean Masset, Martin Boulouffe, Nicolas Petit et son valet, François Lambotte, Marc Petit et son valet, Godefroid De Merbe, Vve Laurent Mousquet, Vve Jean Bayet, Dieudonné Fontenelle, Felix Ganart, Jean Jacquart, Philippe Bastin, Thomas Toussaint, Antoine Lambert et son valet, Jean Baudy, Estienne Martin, Emerentiane Mony, Jean Bapt Robert, Jacques Deloge et sa servante, Vve Jos Ernotte et son valet, Vve Martin Boulouffe, Nicolas Ernotte et sa servante, Jean Antoine et ses 2 valets, Vve Materne Ernotte, Gille Delmarche, Vve Jean De France, André Brassine, George Guaritte, Louis Baslaire et ses 2 valets, Paul De Biesmes, Vve Jean Baisir, François Goba, Robert Dartevel, Jean Monny, Vve Jean Majolet, Marc Loyé, François Ernotte, François Pocet, Philippe Boulouffe, Laurent Gillart, Vve Louy Nicolas, Hubhève Monny, Jacque Lambert, François Huaut, Estienne Gillart, Jean Gauty, Nicolas Bastin, Jean Bapt Bricou.

 

En 1696, la capitation ou l’impôt par tête s’élevait à 3 livres par laboureur, une livre par ouvrier, valet ou servante et une demi livre par veuve.

 

 

c) La fiscalité communale

 

L’impôt communal était occasionnel et était perçu en fonction des charges financières que devait supporter la communauté. C’était aussi une prérogative de l’assemblée des bourgeois. Les impôts locaux étaient perçus par le bourgmestre.

Au 17ème siècle, le passage fréquent des troupes et les dégâts occasionnés ont appauvri le village qui a décidé de lever un impôt communal en 1662.

« Le 2 octobre 1662, la communauté crée un impôt sur le bétail : sur proposition de Jacques De Treigne mayeur de trouver un moyen de subvenir au redevabilité de la communauté, il a été résolu et accordé de lever sur chaque bêtes à cornes et chevalines de ce lieu 5 patars, sur les mêmes bêtes en dessous de 2 ans 2 patars, sur chaque blanche bête (mouton) et chèvre pour un patar ; le tout à lever immédiatement la visite faite ; la communauté ayant député à cet effet Jacques De Treigne mayeur et Jacque Helaz maître de ville avec lesquels on a convenu 6 florins chacun ».

En 1676, le bourgmestre a collecté 154 florins 9 patars sur les bêtes (9 patars sur chaque cheval et 6 patars sur les bêtes à cornes) ; de plus, il va aussi collecter une taille personnelle sur chaque bourgeois pour un total de 127 florins 10 patars (30 patars par bourgeois et manants). Ces impôts seront renouvelés jusque 1686.

Durant l’occupation de Louis XIV, la communauté va devoir encore recourir à la collecte de taille supplémentaire pour subvenir au paiement des rations exigées par le pouvoir français pour Charleroi et les pionniers. De 1694 à 1697, la communauté via son mayeur collectera en plus de la taille foncière 4 florins par tête d’homme, 10 patars par cheval et 5 patars par vache.

De nouveau, en 1703, pour subvenir aux suppléments de taille demandés par son altesse de Liège, la communauté décida de fixer une taille personnelle de 1 florin (20 patars) par homme et de 10 patars par femme en plus des tailles foncières. Ces rations supplémentaires durèrent jusqu’en 1713 où on imposa aussi les têtes de bétail.

 

Pendant la période de Louis XIV, le village de Silenrieux dut faire face aux impôts de la principauté de Liège et aux contributions de la France. Les habitants n’étaient pas toujours d’accord de payer des impôts supplémentaires ; c’est pourquoi, Gilles Delmarche (échevin) fut fait prisonnier en 1695 à Liège pendant 35 jours.

 

 

d) Les collecteurs d’impôts

 

La collecte des différents impôts se faisaient à Silenrieux par affermage (pour l’œil du moulin, le droit de timbre, l’impôt du braz, le 20ème denier sur la consommation de bêtes et la taille foncière) et par régie (service des douanes) pour le soixantième denier. Pour recruter les collecteurs, on affichait un billet à la valve de l’église ; puis on faisait la passée au plus offrant, c’est-à-dire celui qui demandait le moins de pourcentage sur les recettes. En général, le collecteur recevait le 20ème denier (soit 5 %) des impôts récoltés.

Quand les impôts étaient payés, l’argent était remis soit au receveur du chapitre de Thuin pour les impôts seigneuriaux, soit au receveur du quartier de l’Entre Sambre et Meuse pour les impôts liégeois.

Voici la liste des collecteurs connus de Silenrieux.

En général, c’était le bourgmestre qui collectait les tailles (le mayeur l’aidait aussi).

En 1625 : Anselot Ernotte.

En 1649 : Nicolas Waroquier.

En 1650 : Jean De Treigne (mayeur).

En 1668 : Jean De Treigne (mayeur).

En 1676 : Jean Antoine (mayeur).

En 1677 : Jean Masset (bourgmestre).

En 1678 : François Lambotte (bourgmestre).

En 1679 : Marc Antoine De Treigne (bourgmestre).

En 1680 : Lambert Loyet (bourgmestre).

En 1681 : Jean Antoine (mayeur qui remplace le bourgmestre).

En 1682 : Jean Antoine (mayeur et bourgmestre loco Jean Pirson).

En 1683 : Jean Antoine (mayeur et bourgmestre loco Laurent Mousquet).

En 1684 : Martin Boulouffe (bourgmestre).

En 1685 : Jean Antoine (mayeur qui remplace le bourgmestre).

En 1686 : Jean Antoine (mayeur et bourgmestre loco Nicolas Jonneau).

En 1687 : Jean Antoine (mayeur).

En 1688 : Augustin André (bourgmestre).

En 1689 : Jean Baudy (bourgmestre).

En 1690 : Jean Antoine (mayeur qui remplace le bourgmestre).

En 1691 : François Ernotte (bourgmestre).

En 1692 : Nicolas Ernotte (bourgmestre).

En 1693 : Jean Antoine (mayeur et bourgmestre loco Jean Simon).

En 1694 : Jean Antoine (mayeur et bourgmestre loco Jacques Petit).

En 1695 : Jean Antoine (mayeur qui remplace le bourgmestre).

En 1696 : Jean Antoine (mayeur et bourgmestre loco Thomas Hansenne).

En 1697 : Jean Antoine (mayeur et bourgmestre loco Nicolas Petit).

En 1698 : Antoine Lambert (bourgmestre).

En 1699 : Joseph Baisir (bourgmestre).

En 1700 : Dieudonné Fontennelle (bourgmestre).

En 1701-02 : Pierre Cogneau (collecteur).

En 1703-04 : Philippe Antoine (collecteur).

En 1705-06 : Pierre Cogneau (collecteur) et en 1705 Jean Jacquart (mayeur).

En 1707 : André Brichet (bourgmestre).

En 1708 : François Grawet (bourgmestre) .

En 1709 : Pierre Cogneau (collecteur) au 17ème denier.

En 1710 : François Grawez (bourgmestre) au 14.5ème denier.

En 1711 : François Grawez (collecteur).

En 1712 : Hubert Baisir (collecteur) au 15.5ème denier.

En 1713 : François Grawez (collecteur).

En 1715 : Philippe Antoine (bourgmestre).

En 1716 : François Grawez (collecteur).

En 1719 : Jean Bourguin (collecteur).

En 1720 : Pierre Jos Jacquart (collecteur).

En 1744-45-46 : Jean Claude Colinet (collecteur).

En 1747 : Martin Collinet (collecteur).

En 1771-72 : Nicolas Joseph Bastin (bourgmestre).

En 1773-74 : Jean Jacquart (bourgmestre).

En 1775-76 : Joseph Ghislain (bourgmestre).

En 1777-78-79-80 : Nicolas Simon (bourgmestre).

En 1781-82 : Nicolas Joseph Lambotte (bourgmestre).

En 1783-84 : Jean François Denis Bricout (bourgmestre).

En 1785-86-87 : Nicolas Simon (bourgmestre).

En 1788 : Jean Nicolas Simon (bourgmestre).
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