Chapitre 1 – Les acteurs et les grandes fonctions économiques








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Chapitre 1 – Les acteurs et les grandes fonctions économiques

Une première approche de la construction d’un modèle en science économique



  1. L’utilisation d’un modèle descriptif de la réalité économique




    1. Pourquoi utiliser un modèle scientifique ?


Document 1 : pas de science, sans modèle

L’expression « science économique » est généralement utilisée dans deux sens.

Une définition se concentre sur le domaine d’étude ; en ce sens, il s’agit d’une science sociale se consacrant à la compréhension du fonctionnement de l’économie.

La seconde définition porte davantage sur les méthodes : la science économique est une manière de faire des sciences sociales à l’aide d’outils bien spécifiques. (…) Les méthodes économiques peuvent s’appliquer à bien d’autres domaines que l’économie – des décisions familiales aux questions portant sur les institutions politiques. (…) En vérité, des modèles simples tels qu’en construisent les économistes sont absolument essentiels pour comprendre le fonctionnement de la société. Leur simplicité, leur formalisme et leur ignorance de certains aspects du monde réel sont précisément ce qui les rend précieux. Ce sont des qualités et non des défauts. Un modèle est utile en ce qu’il saisit une facette de la réalité. Il est indispensable, s’il est bien utilisé, en ce qu’il saisit l’aspect le plus pertinent de la réalité dans un contexte donné.

Source : Dani Rodrik « Peut-on faire confiance aux économistes ? Réussites et échecs de la science économique », De Boeck, 2017, p.20
Document 2 : Les vertus de la simplification de la réalité

Au lycée, le professeur de sciences naturelles enseigne les rudiments d’anatomie en s’appuyant sur des répliques en plastique du corps humain. Ces maquettes montrent les principaux organes et permettent de montrer aux élèves comment ces organes sont agencés les uns par rapport aux autres. Bien sûr, ces modèles en plastique ne sont pas de véritables humains et personne ne s’y trompe. Parce qu’ils sont stylisés, ils omettent de nombreux détails. Mais malgré ce manque de réalisme – en fait, grâce à ce manque de réalisme - l’étude de ces modèles est très utile pour comprendre le fonctionnement du corps humain. Les économistes aussi utilisent des modèles pour comprendre le monde, mais au lieu de les faire en plastique, ils ont recours aux diagrammes et aux équations. Comme la maquette du professeur de biologie, le modèle économique néglige nombre de détails afin de se concentrer sur les éléments essentiels. De même que la réplique en plastique du corps humain ne présente pas tous les muscles et tous les vaisseaux capillaires, le modèle économique ne représente pas l’intégralité des relations économiques. (…) Les économistes négligent certains points de détail de l’économie s’ils les considèrent comme non pertinents à l’égard du problème étudié. Tous les modèles (physiques, biologiques ou économiques) simplifient la réalité pour nous en faciliter la compréhension.

Gregory Mankiw, Principes de l’économie, coll. Ouvertures économiques, De Boeck, 2013
Document 3

Les modèles économiques sont pertinents et nous apprennent des choses sur le monde parce qu’ils sont simples. La pertinence n’exige pas la complexité et la complexité peut constituer un obstacle à la pertinence. Des modèles – au pluriel – simples sont indispensables. Les modèles ne sont jamais vrais, mais il y a de la vérité en eux. On ne peut comprendre le monde qu’en le simplifiant.

Source : Dani Rodrik « Peut-on faire confiance aux économistes ? Réussites et échecs de la science économique », De Boeck, 2017, p.46


    1. Un modèle descriptif simple : le circuit économique de la comptabilité nationale


Document 4 : la Comptabilité nationale

Le circuit est une représentation macroéconomique de la réalité ; il ne prétend pas refléter l’ensemble des activités de chaque agent, mais seulement des résultantes par catégories d’agents. Par exemple, les entreprises s’achètent et se vendent beaucoup les unes aux autres, ce qui a comme contrepartie d’importants flux monétaires, mais la macroéconomie considère souvent l’ensemble des entreprises comme un tout et ne s’attache pas à l’étude des flux internes à leur catégorie, bien que pour chaque chef d’entreprise (niveau microéconomique) il s’agisse là de quelque chose de très important. En quelque sorte, on retient des achats de machines ou de produits intermédiaires de l’entreprise A à l’entreprise B le fait que A n’utilise pas les services de ces seuls salariés, mais aussi ceux des salariés de ses fournisseurs, et on renonce d’analyser dans le cadre du circuit les rapports complexes qui existent entre A et B, lesquels intéressent la microéconomie.

Le paradigme du circuit peut se décliner en de multiples versions, des plus schématiques aux plus complexes. La plus élémentaire fait abstraction des administrations publiques et des intermédiaires monétaires et financiers. Ne restent en présence que les entreprises non financières et les ménages : les premières produisent à l’aide du travail des seconds, à qui elles fournissent les biens et services qu’elles produisent, (…).

Le circuit se limite alors à deux flux réels, des ménages vers les entreprises (travail) et des entreprises vers les ménages (biens et services) et deux flux monétaires (…) des entreprises vers les ménages (salaires) et des ménages vers les entreprises (paiement des achats réalisés).

Ivan Samson et alii, Leçons d’économie contemporaine, 2ième édition, Sirey, 2009
Document 5 : distinguer les flux réels et les flux monétaires entre acteurs économiques


Document 6 : un modèle plus complexe (liens antre acteurs économiques)


Document 7 : distinguer des liens entre opérations économiques





  1. Les acteurs du circuit économique et leurs fonctions dans le modèle de la CN




    1. Les acteurs économiques dans la comptabilité nationale


Document 8 : Une classification des acteurs économiques dans une optique institutionnelle

Les comptes de la nation regroupent les agents en 6 secteurs institutionnels : les ménages, les sociétés non financières, les sociétés financières, les administrations publiques, les institutions sans but lucratif au service des ménages et le reste du monde.

Les ménages

Le ménage est constitué par tout individu ou tout groupe d’individus vivant sous le même toit. (…) Les fonctions économiques principales des ménages consistent à fournir des facteurs de production (force de travail et capitaux) aux autres agents, et à utiliser les revenus de ces facteurs pour la consommation et l’épargne. (…) Cette catégorie est la seule qui concerne tous les membres d’une société. Toute personne constitue ou appartient à un ménage, quelles que soient par ailleurs ses autres fonctions (banquier, entrepreneur, chef de l’Etat, …).

Les sociétés non financières (SNF)

Les sociétés non financières regroupent toutes les organisations dont l’activité principale consiste à produire des biens ou des services non financiers marchands. Les biens sont des produits matériels. Les services sont des produits immatériels. (….)

Les sociétés financières (SF)

Les institutions financières regroupent les organisations qui produisent des services financiers et d’assurance. Elles comprennent les banques et les autres établissements de crédit, les caisses d’épargne, les organismes de placement collectif en valeurs mobilières, la banque centrale et le Trésor public. Les services financiers consistent à assurer l’émission, la collecte, la circulation et les échanges des différents instruments de paiement, de placement et de financement. La fonction principale des institutions financières consiste donc à assurer le financement de l’économie, ce qui recouvre en fait trois fonctions : un rôle d’intermédiaire entre les agents disposant de capacités de financement et les agents ayant des besoins de financement ; un rôle de transformation de l’épargne des ménages, souvent disponible à court terme, en ressources disponibles à long terme pour les entreprises ; un rôle de création de la monnaie nécessaire au fonctionnement de l’économie.

Les administrations publiques (APU)

Les administrations publiques regroupent toutes les organisations dont l’activité principale consiste à produire des services non marchands ou à redistribuer le revenu et les richesses nationales. Les administrations publiques sont principalement financées par des prélèvements obligatoires (taxes, impôts et cotisations sociales). Elles comprennent les administrations centrales (Etat), les administrations de sécurité sociale et les administrations locales (commune, département, région). (…)

Les institutions sans but lucratif de service aux ménages (ISBLSM)

(…) Il s’agit des organisations privées dont la fonction principale consiste à fournir des services non marchands aux ménages et qui sont pour l’essentiel financées par des dons et des cotisations volontaires. Concrètement, cela recouvre une grande partie des associations, les églises, les partis politiques et les syndicats.

Le reste du monde : un agent fictif

Enfin, pour retracer l’ensemble des opérations des agents économiques d’un pays avec l’étranger, on imagine un agent « reste du monde ». Cet agent regroupe en fait les ménages, les entreprises, les administrations et les institutions financières non-résidents qui effectuent des opérations avec des agents résidents. Un agent est considéré comme résident s’il exerce une activité sur le territoire national pendant au moins un an.

Jacques Généreux, Introduction à l’économie, 4ième édition, Seuil, 2001
Document 9 : la production

Selon l’Insee, la production correspond à l’activité exercée sous le contrôle et la responsabilité d’une unité institutionnelle qui combine des ressources en main d’œuvre, capital et biens et services pour fabriquer des biens ou fournir des services ; elle correspond aussi au résultat de cette activité.
Document 10 : définir l’entreprise

Une entreprise peut se définir comme « une unité de production qui acquiert sur les marchés des facteurs de production qu’elle combine en vue de produire un bien ou d’offrir un service, destinés à satisfaire une demande solvable exprimée sur un marché » (F.Teulon, 1995).

Document 11 : L’objet des entreprises et l’économie sociale et solidaire

Les entreprises cherchent à réaliser des profits. Le profit correspond à la différence entre les recettes et les coûts de production. Dans le cas des entreprises privées à but lucratif, une partie de ces profits est versée aux propriétaires de l’entreprise (par le biais des dividendes). L’entreprise ne peut donc plus utiliser ces profits versés, pour investir ou épargner, par exemple. Lorsque le propriétaire de l’entreprise est l’État, il s’agit d’une entreprise publique. C’est donc l’État qui perçoit ici une partie des profits. Il existe aussi des entreprises privées à but non lucratif : il s’agit des organisations marchandes du secteur de « l’économie sociale et solidaire ». Ces organisations peuvent être des coopératives ouvrières (l’entreprise appartient à ses salariés), des mutuelles, qui mènent des actions dans le domaine de la prévoyance et de la solidarité en faveur de leurs membres (les membres d’une mutuelle sont des adhérents qui versent une cotisation), ou des Fondations (elles sont créées par des donateurs et interviennent pour accomplir une œuvre d’intérêt général). Lorsque ces entreprises à but non lucratif réalisent des profits, elles les réinvestissent dans les projets de l’entreprise ; dit autrement, les profits réalisés ne sont pas distribués aux actionnaires de l’entreprise, ils sont conservés dans l’entreprise afin de réaliser l’objet de l’entreprise.
Document 12 : Qu’est ce que les pouvoirs publics ?

Ensemble des unités institutionnelles dont la fonction principale est de produire des services non marchands ou d'effectuer des opérations de redistribution du revenu et des richesses nationales. Elles tirent la majeure partie de leurs ressources de contributions obligatoires.

Le secteur des administrations publiques comprend les administrations publiques centrales, les administrations publiques locales et les administrations de sécurité sociale.

Source : Apprendre avec l’Insee

Document 13 : Définir les ISBLM

Les institutions sans but lucratif au service des ménages (ISBLM) regroupent l'ensemble des unités privées dotées de la personnalité juridique qui produisent des biens et des services non marchands au profit des ménages. Leurs ressources principales proviennent de contributions volontaires en espèces ou en nature effectuées par les ménages en leur qualité de consommateurs, de versements provenant des administrations publiques ainsi que de revenus de la propriété.

Source : www.insee.fr
Document 14 : la diversité des organisation productives


Organisations productives

Services non marchands

APU


Entreprises privées

Entreprises de l’ESS

Ex : les mutuelles


Entreprise à but lucratif

Ex : Apple

connecteur droit avec flèche 23 connecteur droit avec flèche 24 connecteur droit avec flèche 25 connecteur droit avec flèche 26 connecteur droit avec flèche 27 connecteur droit avec flèche 28 connecteur droit avec flèche 29
connecteur droit avec flèche 21


ISBLSM

Biens ou services marchands


connecteur droit avec flèche 29


Entreprises publiques

Ex : SNCF



Document 15 : Définir les ménages

Un ménage, au sens statistique du terme, désigne l’ensemble des occupants d’un même logement. Il faut distinguer cette notion de celle de foyer fiscal qui représente l’ensemble des personnes inscrites sur une même déclaration de revenus. Ainsi, il peut y avoir plusieurs foyers fiscaux dans un seul ménage comme dans le cas d’un couple non marié et non pacsé qui partagerait le même logement. Il faut aussi distinguer ménage et famille (ensemble des personnes unies par des liens de parenté) : un ménage peut comporter zéro, une ou plusieurs familles.

Alain Beitone et alii, Economie, sociologie et histoire du monde contemporain, Armand Colin, 2013


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