Résumé : L’Algérie, à l’instar des autres pays du tiers-monde, est à la recherche de la voie et des moyens permettant d’assurer un développement durable de son économie.








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date de publication10.08.2018
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جامعة المسيلة

كلية العلوم الاقتصادية والتجارية وعلوم التسيير

مخبر الاستراتيجيات والسياسات الاقتصادية في الجزائر
ملتقى دولي حول

إستراتيجية الحكومة في القضاء على البطالة وتحقيق التنمية المستدامة
مداخلة الملتقى:

Le chômage en Algérie : Aspect théorique et réalité économique
محور المداخلة:

المحور الأول: البطالة (التعريف، الأسباب، الآثار الاقتصادية)

أ. بن عبد الرحمان إلياس

أ.حبيبة قشي

جامعة المسيلة
Le chômage en Algérie : Aspect théorique et réalité économique

BENABDERRAHMANE Lyes & GUECHI Habiba

Université de M’sila
ملخص:

الجزائر وعلى غرار دول العالم الثالث تسعى لإيجاد السبل والوسائل التي تسمح لها بضمان التنمية المستدامة لاقتصادها، والتي تعني: "تلبية حاجات الأجيال الحالية دون المساس بحق الأجيال القادمة في تلبية حاجاتها كذلك". وباعتبار أن الإنسان هو أساس التنمية المستدامة، فان السلطات الوصية في الجزائر ملزمة أكثر من أي وقت مضى في تفعيل سياستها نحو إيجاد آليات فعالة تسمح بالقضاء على البطالة، التي تعتبر أهم عراقيل التنمية المستدامة.

لذلك ارتأينا من خلال هذه الورقة دراسة الجانب النظري لمفهوم البطالة والوقوف على والواقع الاقتصادي لها في الجزائر.
Résumé :

L’Algérie, à l’instar des autres pays du tiers-monde, est à la recherche de la voie et des moyens permettant d’assurer un développement durable de son économie. Ce caractère durable du développement en fait un fait structurel, continu au plan de la durée. En effet le développement doit répondre « aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs ».

L’Homme est au centre du développement durable dans le sens de la continuité du processus par des actions qui jouent le rôle de passerelle entre les générations tout en préservant la santé et l’environnement écologique de la population.

Le ministère du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale obligatoire à travers les différents dispositifs en matière de promotion de l’emploi et de lutte contre le chômage.

Introduction :

Le chômage est souvent défini conventionnellement et ceci pour deux raisons : parce que le concept est, sur le plan pratique, relativement flou (ambiguë) et parce que, de plus, il se prête à de multiples interprétations.

La réalité du chômage est complexe : les types de chômeurs sont nombreux, les frontières entre l’emploi et le non-emploi floues, les statuts des actifs employés fort divers. En fait, les notions d’emploi, d’inactivité et de chômage ne sont pas disjointes mais elles se chevauchent.

L’Algérie, à l’instar des autres pays du tiers-monde, est à la recherche de la voie et des moyens permettant d’assurer un développement durable de son économie. Ce caractère durable du développement en fait un fait structurel, continu au plan de la durée. En effet le développement doit répondre « aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs ».

L’Homme est au centre du développement durable dans le sens de la continuité du processus par des actions qui jouent le rôle de passerelle entre les générations tout en préservant la santé et l’environnement écologique de la population.

Incontestablement, la situation qui consiste à maintenir une frange importante de la population sans perspective d’emploi conduisant à leur exclusion économique et sociale est dangereuse sur le plan politique et inacceptable au plan social.

Le début des années 90 a vu la régression du niveau de l’emploi dans l’industrie (et donc d’une monté du niveau de chômage dans le pays) conséquence du programme d’ajustement structurel. Le rétablissement des équilibres jugés prioritaires, sur le marché monétaire, le marché des biens et services et extérieurs (inflation et taux de change) avait généré une augmentation du taux de chômage du fait du ralentissement de l’investissement et des restructurations des emplois dans les entreprises publiques.

La question de l’emploi est donc d’actualité car la reprise économique qui semble s’amorcer depuis quelques années ne s’accompagne pas d’un niveau de création d’emplois significatif.

Le taux de chômage se maintien actuellement à un niveau plus au moins élevé. Cette déconnexion entre le niveau de l’emploi (donc du chômage) et l’état général de l’économie est déjà vécu par les grands pays industriels. Elle tient, entre autre au fait que la relation entre l’investissement et l’emploi se trouve inversée. Elle traduit la mutation, sur le plan de la technologie et des modalités de mise en œuvre, du procès de travail industriel.

Elle a conduit de nombreux économistes à explorer de nouvelles voies explicatives orientées vers des variables endogènes relatives au fonctionnement du marché du travail (insiders-outsiders, théories de la segmentation) et à la formation du chômage (hystérésis du taux de chômage).


  1. Définition du chômage :




    1. Quelques définitions du chômage :




  • « selon le Bureau international du travail (BIT), est chômeur toute personne qui remplit les critères suivants1 :

    • « être sans travail ». ce critère est très restrictif pour le BIT car une personne qui exerce, même pour une période très courte, une activité est exclue du chômage au sens du BIT ;

    • « Etre disponible pour travailler » ;

    • « et rechercher effectivement un emploi ».

  • « Le chômage est la situation d'une personne qui, souhaitant travailler et ayant la capacité de le faire (âge notamment), se trouve sans emploi malgré ses recherches. L'absence d'emploi peut résulter d'une entrée dans la vie active, du désir de retrouver un emploi après une période d'inactivité, d'un licenciement, d'une démission volontaire ou d'un désir de changer d'activité »2 ;

  •  Selon l'Organisation internationale du travail, « le chômage est la situation de la main-d’œuvre disponible à travailler qui est à la recherche d'un emploi mais ne réussit pas à en trouver »3 ;

  • « Du point de vue économique, le chômage est interprété comme la résultante d'un déséquilibre entre l'offre et la demande sur le marché du travail4.



    1. Le « halo » autour du chômage5;



Figure 01 : Le halo du chômage





inactivité

Emploi

Temps réduit volontaire




Temps réduit involontaire

Travail clandestin




Formation, cessation anticipée d’activité, chomeurs « découragés »




Chomage

Source : Michel Bialès et autres, l’essentiel sur l’économie, 4ème édition, BERTI Editions, Alger, 2007, P348.
Les économistes de l’INSEE ont mis en évidence, depuis le début des années 80, l’existence d’une sorte de «  halo » autour du noyau du chômage constitué par les chômeurs au sens du BIT.

Ce « halo » se composerait des catégories suivantes :

  • Ceux qui recherchent un emploi sans être disponibles (raisons familiales, stages par exemple) ;

  • Ceux qui sont disponibles sans effectuer de démarches réelles ;

  • Les « inactifs ne cherchant plus ou pas encore » (exemple des pré-retraités, c’est-à-dire des travailleurs âgés qui, sans avoir l’âge légal de la retraite, doivent quitter leur entreprise).

De façon plus générale, les frontières entre les catégories chômeurs-inactifs-actifs sont de plus en plus floues. Des situations intermédiaires sont apparues : entre le chômage et l’inactivité (exemple des pré-retraités, classés dans les inactifs), entre le chômage et l’activité (stages, apprentissage, formations en alternance, classés parmi les actifs). Le chômage devient aussi plus difficile à mesurer car une partie de la population active évolue rapidement entre des situations différentes (intérim, chômage, puis stage par exemple).

  1. La mesure du chômage :

    1. A travers l’indicateur du taux de chômage6 ; Le taux de chômage est le pourcentage de chômeurs dans la population active (actifs occupés + chômeurs).

Taux de chômage = nombre de chômeurs /population active


    1. A travers les flux7 ; Dans une démarche dynamique, le nombre de chômeurs apparaît comme la différence entre les flux d’entrée et de sortie du chômage.


Figure 02 : La mesure du chômage A travers les flux 

Flux d’entrées

Arrivées sur le marché du travail

Arbitrage temps de travail/temps de loisir

Licenciements (fin de contrats...)

Changements d’emplois
Flux de sorties

Retraite ou préretraite

Arbitrage activité/inactivité

Création d’emplois nouveaux

Emplois vacants
CHOMAGE


Source : Mr DIEMER, cours en économie général

http://www.oeconomia.net/private/cours/economiegeneral.
Deux indicateurs peuvent être calculés :

- la durée du chômage (temps écoulé entre l’entrée et la sortie du chômage pour ceux qui ont retrouvé un emploi).

- l’ancienneté du chômage à un moment donné (temps écoulé depuis l’entrée au chômage pour ceux qui sont toujours chômeurs).



  1. Les explications du chômage :



L’analyse de la situation contemporaine du chômage a donne naissance à trois grands types d’explications : une explication classique qui impute la responsabilité du chômage à l’insuffisante rentabilité des entreprises ; une explication keynésienne pour laquelle le chômage résulte d’une demande solvable insuffisante ; une explication plus structurelle qui lie le chômage à des facteurs économiques et sociaux permanents :


    1. Le chômage classique8 ; Pour l’analyse classique, l’équilibre économique s’accompagne du plein emploi des facteurs de production, travail et capital ; le chômage durable ne trouve donc pas sa place dans une telle approche. Lorsqu’il existe, cependant, il est le signe d’un déséquilibre macroéconomique provisoire.

Deux raisons peuvent expliquer la présence du chômage dans le modèle libéral classique:

  • l’insuffisante flexibilité des prix (donc du salaire, prix du travail) à la baisse ;

  • les insuffisantes capacités de production des entreprises.

Ces deux facteurs sont par ailleurs intimement liés : le niveau trop élevé et rigide de la rémunération du facteur travail a pour conséquences une rémunération insuffisante du capital, c’est à dire une rentabilité trop faible des investissements. Les entreprises sont alors conduites à renoncer à l’exploitation de certains équipements et à l’extension des capacités de production existantes; c’est donc l’insuffisance de la rentabilité qui engendre le chômage classique.

Figure 03: Chômage et marché du travail





Salaire réel



Offre

Demande



Chomage


Quantités de travail



Production

Production



Travail


Source : Mr DIEMER, cours en économie général

http://www.oeconomia.net/private/cours/economiegeneral.


    1. Le chômage keynésien9 ; Dans l’analyse keynésienne, une économie peut être durablement en situation de sous-emploi si la demande globale est inférieure à l’offre globale. Dans ce cas, les entreprises sont désireuses de produire plus, mais ne le font pas par suite d’une insuffisance de la demande. L’équilibre ainsi réalisé est régressif et contribue à créer du chômage.

Dans la mesure où le chômage keynésien est caractérisé par l’existence de capacités de production inemployées, il peut être diagnostiqué par l’analyse des taux d’utilisation des équipements. Plus les équipements sont utilisés, plus le chômage keynésien est faible, toutes choses égales par ailleurs.


    1. Le chômage lié aux structures économiques et sociales ; La permanence, voire l’extension du chômage tend à montrer que les explications du phénomène par l’insuffisance de l’offre productive ou de la demande solvable sont plus complémentaires qu’opposées. A côté de celles-ci, cependant, se développent depuis peu d’autres approches qui visent à faire du chômage une variable liée à la nature des structures économiques et sociales. Cinq conceptions différentes du chômage sont apparues 10:


a. Le chômage naturel : Dans un discours présidentiel à l’AEA (1968), Milton Friedman a donné une longue définition du chômage naturel : « “The natural rate of unemployment is the level which would be ground out by the walrasian system of the general equilibrium equations, provided that there is in them the actual structural characteristics of the labour and commodities market,including market imperfections, stochastic variability in demands and supplies, the cost of gathering information about job vacancies and labor availabilities, the costs of mobility, and so on”. Le taux naturel de chômage mesure la proportion d’actifs qui ne trouvent pas d’emplois dans les conditions normales de fonctionnement du système d’emploi. (ce chômage naturel est d’autant plus élevé que le marché du travail est plus rigide). Il existerait ainsi dans tout système économique, un taux de chômage plancher contre lequel aucune politique économique n’est durablement capable d’agir. Une réduction temporaire du taux de chômage, en deçà du taux naturel, ne peut être obtenue qu’au prix d’un taux d’inflation croissant. L’analyse de Milton Friedman est une critique des politiques keynésiennes de relance visant à réduire le chômage. Selon Milton Friedman, les politiques keynésiennes de relance n’ont pas d’effet durable sur le chômage, elles sont en revanche toujours inflationnistes. On ne peut pas en effet, selon Milton Friedman réduire le chômage en dessous du taux de chômage naturel (à moins de modifier les structures du système d’emploi). Le taux de chômage naturel est donc le taux de chômage compatible avec le maintient du taux d’inflation souhaité. On dit que c’est un taux de chômage n’accélérant pas l’inflation : NAIRU (non accelerating inflation rate of unemployment).
b. Le chômage d’équilibre : Si pendant longtemps les analyses du chômage se sont partagées entre les tenants de l’école orthodoxe (qui attribue le chômage au refus des salariés, des syndicats ou de l’Etat de laisser jouer les mécanismes du marché) et ceux de l’école keynésienne (qui attribue le chômage à une insuffisance de la demande), une nouvelle interprétation du chômage est apparue avec ce qu’il est convenu d’appeler aujourd’hui l’analyse dite « WS/PS » (Wage Setting/Price Setting ou Wage Schedule / Price Schedule). Selon cette nouvelle approche, le chômage serait le résultat involontaire des comportements aussi bien des entreprises que des salariés en place, comportements favorisés ou imposés par les structures de l’économie.

Du côté des entreprises, la concurrence peut être imparfaite, des situations d’oligopoles (Grande Distribution) voire de quasi monopoles (Microsoft, Intel…) peuvent apparaître. Dès lors, les entreprises bénéficient d’une liberté de fixer des prix qui ne sont plus imposés par le marché. Dans la pratique, cela consiste à majorer les coûts d’une certaine marge (on parle de règle de Mark-up). D’une entreprise à l’autre, cette marge évoluera en fonction de l’intensité de la concurrence et de la conjoncture. Lorsque l’activité est soutenue, la concurrence est moins vive pour gagner des parts de marché, les marges deviennent intéressantes et les prix augmentent, les salaires réels diminuent d’autant. Ainsi lorsque l’activité progresse, les embauches sont de plus en plus nombreuses, donc le chômage tend à diminuer. Au final, baisse du salaire réel et baisse du chômage s’effectuent conjointement. A l’inverse, lorsque l’activité stagne, la concurrence sera plus vive pour gagner des parts de marché, les marges commenceront à se tasser et les prix également. Ce qui contribuera à améliorer le pouvoir d’achat des ménages (ce pouvoir d’achat étant déterminé par le salaire réel). Au final, le chômage augmentera et le salaire réel également. Il existe ainsi une relation croissante (relation « PS ») entre le taux de chômage et le salaire réel. Les salariés, de leur côté, cherchent à obtenir des hausses de salaires. Quand le taux de chômage est faible, les opportunités d’emploi sont plus nombreuses et les remplaçants possibles moins nombreux. Ceci renforce le pouvoir de négociation des salaires et joue dans le sens d’une hausse des salaires. On a ainsi une relation décroissante (relation « WS ») entre le salaire réel et le taux de chômage. Ainsi deux forces contraires sont à l’œuvre sur le marché du travail. L’une résulte de la politique de fixation des prix des entreprises, l’autre de la politique d’évolution des salaires. A l’équilibre, un certain niveau de salaire correspondra à un certain taux de chômage. On parle ainsi de chômage d’équilibre. Si rien ne change dans le mode de fixation des prix et des salaires, le taux de chômage sera durable. Contrairement à la vision orthodoxe, il n’existe aucune force de rappel, le mécanisme de marché ne peut modifier le chômage en jouant sur les prix ou les salaires. Il s’agit en outre d’un chômage involontaire (mais non keynésien car il doit beaucoup à l’absence de marchés concurrentiels) car il résulte des politiques des entreprises et des exigences des salariés. Notons que plus on s’éloigne d’un marché du travail flexible et concurrentiel, plus le taux de chômage d’équilibre est élevé.

Si cette approche a l’avantage de concilier les deux grandes écoles de pensée économique (néoclassique et keynésienne), elle présente toutefois une série d’inconvénients. Elle accorde tout d’abord très peu de place à la variable demande, qui ne joue qu’un rôle réduit dans la détermination du niveau de chômage. Or, c’est oublier que c’est souvent par manque de débouchés que les entreprises reprisent d’embaucher. Ensuite, l’approche (WS-PS) fait, selon l’expression de Yannick L’Horty et Florence Thibault (1998), figure de fourre-tout. Selon les indicateurs retenus du côté de l’offre, le résultat des calculs diffère.
c. Le chômage frictionnel : Lorsqu’un travailleur cherche un emploi, à sa sortie du système éducatif, à la suite d’une démission ou d’un licenciement, il reste un certain temps au chômage avant de trouver ou de choisir un emploi. Le chômage frictionnel est donc le fait qu’il existe un décalage entre le moment où l’entreprise cherche à embaucher et l’embauche du travailleur.
d. Le chômage technologique : L’accélération des mutations technologiques contribue à faire évoluer les demandes de qualification, la nature des postes de travail et le volume d’emplois nécessaire. Le chômage résulte parfois d’une inadéquation ou d’une inadaptation entre les emplois disponibles et les emplois souhaités, tant sur le plan qualitatif que quantitatif. Le chômage technologique rappelle que sous l’effet des innovations, des activités seront détruites et des salariés licenciés.
e. Le chômage de segmentation : Le chômage n’est pas un phénomène homogène, le marché du travail est donc segmenté selon les statuts, l’âge, le sexe, la qualification...Le chômage frappe donc les individus différemment selon leur degré de vulnérabilité dans l’emploi.


  1. Données sur le chômage en Algérie :




    1. Evolution du chômage ; Le taux de chômage a amorcé une baisse continue passant de 29,3% en 1999 à 11,8% en 2007 et à 9,8% en 2011.



Tableau 01 : Evolution du taux de chômage 1999-2011


Années

Taux de chômage

1999

29,3%

2000

29,7%

2001

27, 3%

2002

25,9%

2003

23,7%

2004

17,7%

2005

15 ,3%

2006

12,4%

2007

11,8%

2009

10,2%

2010

10%

2011

9 ,8%

Source :

  • Revue de Presse, « avec 10% du PIB pour les transferts sociaux : l’Algérie bien partie pour atteindre les OMD », Center d’information des Nations Unies – Alger, 14 Février 2011, P03. Site web : http://algiers.Unic.org

  • « Selon le FMI : le taux de chômage en Algérie sera de 9,8% en 2011 » Horizons quotidien national d’information. www.horizons-dz.com

  • Voir: ”chômage (%de la main d’œuvre totale) http://perspective.Usherbrooke.ca


Le chômage touche particulièrement les jeunes. Ainsi en 2005, 75% des chômeurs sont âgés de moins de 30 ans ; alors que le chômage au niveau national s’élevait à 15,3%, c’est 34,3% des moins de 20 ans et 30% des jeunes âgés de 20 à 24 ans qui souffraient de l’absence d’emploi. Notons que la situation s’est nettement améliorée par rapport à 2001 où le niveau du chômage pour ces deux tranches d’âge était successivement de 51,3% et 45,9%11.

Figure 04 : Evolution du taux de chômage 1999-2011

    1. Les factures ayant permis la réduction du chômage ; Les performances enregistrées en matière de création d’emplois et de réduction du chômage sont principalement dues :

  • A la mise en œuvre du programme de soutien à la relance de l’économie (PSRE) 2001-2004 qui a favorisé l’achèvement de nombreux projets en souffrance et le lancement d’importants chantiers qui se sont traduits par une importante création nette d’emplois (C .N.E)12 ;

  • A la mise en œuvre du programme complémentaire de soutien à la croissance (2005-2009), auquel sont venus s’ajouter les programmes spéciaux des Hauts Plateaux et du Sud, période qui s’est aussi traduite par une importante création nette d’emplois (C .N.E) ;

  • A l’amélioration du niveau de l’investissement privé (national et étranger) ;

  • Aux résultats des dispositifs d’emplois d’attente et des dispositifs de création d’activités entrant dans le cadre de la promotion de l’emploi des jeunes qui ont permis le financement de 2.695.528 postes d’emplois sur la période 1999-2007, pour un cout financier de l’ordre de 150 milliards DA ; Cela se passe alors qu'on enregistre actuellement une baisse sensible du taux officiel du chômage qui passe de 30% en 1999 à 15,3% en 2005 et à 10% en 2010. Il est utile de remarquer que la politique sociale de l'Algérie n'a été possible que grâce aux deux programmes successifs d'investissements publics, le premier d'un montant de 50 milliards de dollars pour la période allant de 2001 à 2004 et l'autre de 150 milliards de dollars durant la période allant de 2005 à 200913.

  • A une croissance hors hydrocarbures importante (6.5% en 2007) tirée par des secteurs générateurs d’emplois notamment le BTP (10%), les services (7%), l’agriculture (5%).



Conclusion :

Selon l'Organisation internationale du travail, « le chômage est la situation de la main-d’œuvre disponible à travailler qui est à la recherche d'un emploi mais ne réussit pas à en trouver », La réalité du chômage est complexe : les types de chômeurs sont nombreux, les frontières entre l’emploi et le non-emploi floues, les statuts des actifs employés fort divers. En fait, les notions d’emploi, d’inactivité et de chômage ne sont pas disjointes mais elles se chevauchent.

Le taux de chômage en Algérie a amorcé une baisse continue passant de 29,3% en 1999 à 11,8% en 2007 et à 9,8% en 2011 ; d’après le 6e rapport national sur le développement humain (RNDH) qui prend pour point de départ l’année 2000, « le rythme de création d’emplois enregistré est de 6.6% en moyenne par an, correspondant à la création de plus de 1.8 million d’emplois nouveaux. Cette performance a permis non seulement de satisfaire toute la demande nouvelle de travail, estimée à 924000 personnes sur la période, mais encore de réduire sensiblement le stock de chômeurs de près de 900000 personnes… »14. Mais la part importante des emplois s’appuie sur le caractère « précaire » des postes créés.

Notes et références :

1 Jean-Yves Capul et Olivier Garnier, dictionnaire d’économie et de sciences sociales, HATIER, Paris, 1996, P 58.

2 « toupictionnaire » : le dictionnaire de politique

www.toupie.org/Dictionnaire/chomage.html

3 Voir :”chomage (%de la main d’œuvre totale)

http://perspective.Usherbrooke.ca.

4 « toupictionnaire », Op.cit.

5 Jean-Yves Capul et Olivier Garnier, Op.cit, P 58,59.

6 Institut d’aménagement et d’urbanisme de la région d’Île-de-France, Tableau d’indicateurs du développement durable, France, 2007, P12.

7 Mr DIEMER, cours en économie général

http://www.oeconomia.net/private/cours/economiegeneral.

8 Michel Bialès et autres, Op.cit. P351.

9 Ibid. P 351.

10 Mr DIEMER, Op.cit.

11 Baya ARHAB,”Essai d’évaluation de la politique de lutte contre le chômage des jeunes en Algérie : le dispositif de la micro entreprise, les contrats de pré emploi et les emplois salariés d’initiative locale », juin 2006 www.aea.fed-eco.org

12 Ministère de l’agriculture et du développement rural, « Rapport national de l’Algérie : sur la mise en œuvre de la convention de lutte contre la désertification », Septembre 2004, P07.

13 Revue de Presse, Op.cit.

14 M. Zentar, “le gouvernement dévoile les grandes lignes de sa stratégie », EL Watan économie, supplément hebdomadaire, n°144, du Lundi 24 au Dimanche 30 mars 2008.


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