Résumé La transition énergétique vers des énergies bas-carbone est aujourd’hui un paradigme dominant des politiques publiques liées à l’énergie.








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Tableau 1 : Caractéristiques du développement des ENR

Les statistiques élémentaires des treize variables actives utilisées pour élaborer la typologie des régions françaises relativement au développement des ENR figurent dans le tableau 2.

Variables

Moyenne

Minimum

Maximum

Ecart-type

Coefficient de Variation (%)

Part.ENR (%)

21,09

6,00

50,03

14,42

68,37

Part.ELRN (%)

43,05

1,67

96,95

35,03

81,39

P.ENR.hab ( Ktep/hab)

0,03

0,00

0,33

0,07

229,60

PTEM.hab (GWh/hab)

0,98

0,06

3,28

1,00

101,93

PEN.hab (GWh/hab)

0,73

0,00

2,93

0,96

131,25

CCF.hab ( Ktep/hab)

0,20

0,11

0,32

0,06

28,30

Part.Hydr (%)

39,76

0,05

92,51

34,05

85,65

Part.eolien (%)

32,60

0,00

84,51

27,99

85,84

Part.solaire (%)

20,35

1,28

77,93

17,06

83,84

Part.biomasse (%)

13,94

0,21

58,12

14,61

104,83

Part.Ch(%)

45,89

10,25

99,54

24,25

52,86

Part.Tr (%)

15,33

0,00

40,73

10,20

66,55

IE (tep/1000 €)

8,88

3,28

13,97

2,16

24,30

Tableau 2 : Statistiques sommaires
L’analyse des moyennes et des indicateurs de dispersion relatifs aux variables actives révèle de fortes disparités entre les régions. La part moyenne des ENR dans la consommation finale d’énergie atteint 21%, elle varie de 6 % dans la région Provence-Alpes-Côte d’Azur à 50 % pour le Limousin. Si l’on considère le coefficient de variation qui permet de comparer le niveau de dispersion de plusieurs séries, il varie de 24,3% pour l’intensité énergétique à 229,6% pour la production d’ENR par habitant. Hormis la consommation de combustibles minéraux solides par habitant qui semble relativement homogène au sein des 22 régions métropolitaines, le mix énergétique présente de fortes spécificités régionales. Nous notons que les productions d’électricité nucléaire et d’électricité primaire par habitant ainsi que les parts de la biomasse, de l’éolien et du solaire dans la production totale d’énergies renouvelables varient fortement, ce qui témoigne d’un développement régional des ENR très contrasté.

Etant donné les différences des unités de mesure des variables et les écarts importants entre les dispersions des variables, nous avons choisi de travailler sur des données centrées et réduites.

Afin de décrire a posteriori les classes de régions selon le développement des ENR caractérisées par les variables actives, nous considérons un large éventail de variables dites illustratives permettant de mieux comprendre les spécificités régionales du développement des ENR. Ces variables sont susceptibles de fournir des informations supplémentaires pour consolider et enrichir l'interprétation interne ou la caractérisation des classes de régions par les variables actives. Elles sont positionnées et projetées comme des variables supplémentaires dans l'analyse multidimensionnelle des variables actives. Elles n'influent en aucun cas sur la détermination des classes, mais peuvent éventuellement apporter une interprétation externe à ses classes. Nous considérons cinq thématiques regroupant des variables illustratives représentatives des caractéristiques : i) environnementales, ii) de la population, iii) du développement économique et sectoriel, iv) climatiques et géographiques, ainsi que v) des spécificités politiques. Ces variables sont présentées dans le tableau A1 en annexe.

  1. Les résultats empiriques

Dans le but d’étudier l’engagement des régions dans la transition énergétique et leur performance en termes de développement des ENR, nous utilisons des méthodes d’analyse multidimensionnelles. Il s’agit dans un premier temps d’élaborer une typologie du développement des ENR en France pour l’année 2013 afin de mettre en évidence les similitudes et les dissemblances entre régions. Pour consolider et enrichir la caractérisation des classes de régions, nous considérons un large éventail de variables « illustratives », regroupées en cinq thèmes : environnement, économique, démographique, climatique et géographique et politique. Enfin, nous recourons à une analyse discriminante (AD) (Celleux, 1990 et Huberty, 1994) afin d’établir si les classes se différencient par rapport aux différents thèmes retenus et le cas échéant nous identifions les variables qui les différencient.

3.1 Typologie du développement des énergies renouvelables des 22 régions de France métropolitaine

L'approche adoptée repose sur une complémentarité de méthodes d'analyses de données multidimensionnelles qui tiennent compte des caractéristiques du développement des ENR des régions. Les 22 régions de France métropolitaine sont comparées, du point de vue des treize variables actives les caractérisant, sous l’angle du développement des ENR. Une typologie des régions françaises a été établie en terme de similitude plus ou moins grande des régions selon ces variables actives.

Une méthode de classification a été utilisée pour regrouper les 22 régions en classes homogènes vis-à-vis du développement des ENR. Plus précisément, une Classification Ascendante Hiérarchique (CAH) (Lebart et al., 2000 ; Saporta, 2006) selon le critère de Ward10, a été appliquée sur les facteurs principaux de l'Analyse des Composantes Principales (ACP). Cet enchaînement méthodologique d’une méthode factorielle et d’une méthode de classification constitue un instrument d'observation statistique et d'analyse structurelle des données. Le dendrogramme de la figure 3 représente l'arbre hiérarchique des 22 régions selon le développement des ENR en France. La CHA a conduit à une « meilleure » partition en cinq classes homogènes. Le tableau A2 présenté en annexe résume les principaux résultats de la caractérisation statistique de la partition retenue en cinq classes, obtenue par coupure de l'arbre hiérarchique de la figure 3.


1

2

3

4

5
Indice d’agrégation

3.29 1.80 1.12 0.88 0.55 0



Figure 4 : Arbre hiérarchique des régions selon le développement des ENR en France 2013

La classification établie met en évidence des spécificités régionales et des performances contrastées entre les régions en matière de développement des ENR. Chacune des classes de la typologie à fait l’objet d’une interprétation de sa caractérisation en terme de développement des ENR et de sa description selon les thématiques environnementales, économiques et sectorielles, climatiques et géographiques, politiques et démographique. Et enfin, un nom générique spécifique a été attribué à chacune des cinq classes. Pour mieux visualiser les cinq classes identifiées, nous les avons représentées sur la figure 5.



Figure 5 : Répartition des régions françaises selon le développement des ENR en France 2013

  • Classe 1 : Prédominance de l'hydraulique

La première classe regroupe huit régions : Alsace, Midi-Pyrénées, Limousin, Languedoc-Roussillon, Franche-Comté, Corse, Auvergne et Picardie. Dans cette classe, la part de l’électricité renouvelable dans la production d’électricité primaire totale atteint 75 %, elle est significativement supérieure à la moyenne des 22 régions métropolitaines, qui atteignait 43 % en 2013. La production d’ENR est essentiellement hydraulique : la part de la production d’énergie hydraulique dans la production d’énergie renouvelable (67 %) est significativement supérieure à la moyenne, ces régions produisent à elles seules près de 40% de la production hydraulique nationale. Il s'ensuit que la part des ENR dans la consommation finale totale d’énergie est également élevée dans ces régions. Ces régions sont cependant peu performantes en matière de diversification du bouquet énergétique renouvelable. En effet, les parts de la production d’énergie éolienne dans la production d’énergie renouvelable, des biocarburants dans la consommation totale d’énergie renouvelable ainsi que du bois de chauffage dans la consommation totale d’énergie renouvelable sont significativement inférieure à la moyenne des régions métropolitaines françaises. Par exemple, dans ce groupe de régions, la part de la production d'énergie éolienne dans la production d’énergie renouvelable était de 19 % en 2013 contre 33 % pour l'ensemble des 22 régions. Quant au nucléaire, il est peu présent voire absent dans ce groupe de régions. En effet, seules les régions Alsace et Midi-Pyrénées produisent de l’électricité nucléaire, elles possèdent chacune deux centrales nucléaires. Par ailleurs, la production totale d’électricité primaire par habitant est significativement inférieure à la moyenne nationale.

Ces régions sont plutôt moins peuplées et la tranche d'âge des moins de 20 ans y est sous-représentée. Les dépenses de la région par habitant et notamment les dépenses pour l'éducation sont plutôt élevées comparativement à la moyenne nationale. La part des secteurs de l'administration publique, de l'enseignement, de la santé humaine et de l'action sociale dans la valeur ajoutée brute des services est également élevée. En revanche, la part du commerce de gros et de détail, des transports, de l'hébergement, de la restauration et des services divers dans la valeur ajoutée brute des services et la part des emplois des autres industries manufacturières (réparation et installation de machines et d'équipement) dans l'industrie sont plutôt faibles.

Enfin, ces régions se sont fixées un objectif ambitieux en matière de développement des énergies renouvelables bien au-delà de 20% d’énergie renouvelable dans la consommation totale d’énergie, objectif moyen à atteindre à l’horizon de 2020 dans le cadre des Schémas Régionaux Climat Air Energie (SRCAE). Les régions du Limousin et de Midi-Pyrénées sont particulièrement impliquées avec des objectifs respectifs de 55 % et 38%.

  • Classe 2 : Prépondérance de l'hydraulique et du nucléaire

La seconde classe est constituée d’une seule région, Rhône-Alpes. Cette région présente une part d'énergie renouvelable dans la consommation totale d’énergie significativement supérieure à la moyenne des régions métropolitaines françaises, elle atteignait 50 % en 2013 (contre 21 % pour la moyenne nationale) et se situait donc largement au-dessus de l’objectif du SRCAE. Les productions d'électricité primaire et d’ENR par habitant sont également significativement élevées. La région Rhône-Alpes se caractérise également par une part particulièrement importante de la production d’énergie hydraulique dans la production d’énergie renouvelable (85 % contre 40%) ainsi que par une part de la production d’électricité nucléaire par habitant élevée. En revanche, comme pour les régions de la classe 1, nous observons que les parts de la production d’énergie éolienne dans la production d’énergie renouvelable, des biocarburants dans la consommation totale d’énergie renouvelable ainsi que du bois de chauffage dans la consommation totale d’énergie renouvelable sont plutôt faibles. De plus, la part de la production de biomasse dans la production d’énergie renouvelable (0,2 %) est également très inférieure à la moyenne nationale (14 %).

Le bouquet énergétique de la région apparaît peu diversifié et repose largement sur l'hydraulique et le nucléaire. La région est constituée de hauts plateaux et de montagnes d’une altitude moyenne de 2665 mètres ce qui explique un potentiel important en matière d’hydraulicité. La région a occupé le premier rang dans le domaine de la production nucléaire en 2013. Par ailleurs, la région Rhône-Alpes est l’une des régions les moins consommatrices de combustibles fossiles.

La région Rhône-Alpes possède le parc nucléaire le plus important, il est constitué de 14 centrales. Les émissions de gaz à effet de serre sont significativement plus élevées que dans les autres classes, elle est fortement peuplée et urbanisée, et est également dotée de massifs montagneux qui ont tendance à enfermer les polluants atmosphériques qui ne parviennent pas à s'évacuer.

La population possède un niveau de qualification plutôt élevé comparativement à la moyenne nationale. Le PIB par habitant est supérieur à la moyenne nationale et les dépenses de R&D par habitant sont également élevées. La région concentre une part importante des emplois dans les secteurs technologiques de pointe tels que la fabrication de produits informatiques, électroniques et optiques et l'industrie pharmaceutique. En revanche, les emplois dans les secteurs de la fabrication de denrées alimentaires, de boissons et de produits à base de tabac et dans la fabrication de produits en caoutchouc et en plastique ainsi que d'autres produits minéraux non métalliques sont sous-représentés dans cette région. La part du secteur agricole dans la valeur ajoutée régionale se situe également en dessous de la moyenne nationale.
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