Dépenser des coûts de transaction (recherche, déplacement etc.) inutiles








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date de publication12.07.2017
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Chap. 3.4 : Les Principales Défaillances du Marché

A. Les Conséquences d’une information imparfaite.

Activité 1 : L’Asymétrie d’information.

Information connue du vendeur

Information connue de l’acheteur

*Etat réel du produit

*Prix d’origine

*Fiabilité du produit (véritable marque ou contrefaçon, en bonne état ou non etc.)


*Prix

*Coordonnées du vendeur

*Date de mise en vente du produit

*Etat supposé du produit

*Marque du produit

Dans le cas de l’activité 1, il y a asymétrie d’information car le vendeur dispose d’informations que l’éventuel acheteur ne connait pas.

Cela peut mener l’acheteur à acheter le produit à un prix plus cher, ou à dépenser des coûts de transaction (recherche, déplacement etc.) inutiles s’il se désiste parce que qu’il considère que le produit ne correspond pas à celui qu’on lui a présenté.

Activité 2 : L’exemple du prêt étudiant.

Banque

Etudiant

*Informations de l’acheteur (identité, diplôme, situation économique)

*Avantages et inconvénients de l’offre.

*Véritables projets

*Chances de réussite dans ses études

*Stabilité de ses revenus

*Situation de santé

*Historique bancaire

*Comportement après signature du contrat.

Dans le cas de l’activité 2, la Banque, qui est l’offreur, ne peut pas anticiper ou prévoir le comportement de l’étudiant après signature du contrat : c’est ce qu’on appelle un aléa moral. Pour s’assurer une plus sûre transparence sur les risques qu’elle s’apprête à prendre, la banque peut demander à l’étudiant des informations qu’il fournit (fiche de paie ou feuille d’imposition, test médicaux). Cela engendrera donc des coûts de transaction, et la banque pourra décider d’augmenter le taux d’intérêt si elle considère que les risques de non solvabilité du client sont trop grands (problèmes de santé, situation financière instable, emploi à court terme etc.)

Doc. 1 : Le Marché des « Tacots ».

Q1 : Dans le cas de la vente de voiture, c’est l’offreur qui est en avantage dans l’asymétrie d’information.

Q2 : L’acheteur n’est pas disposé à payer cher car il ne peut pas avoir la certitude de la valeur du produit qu’il s’apprête à acheter.

Q3 : Les vendeurs de bonnes voitures d’occasion sont tenté de sortir du marché car il ne peuvent pas vendre au prix que leur produit mérite, et préfèrent donc de plus en plus souvent vendre à des amis ou à de la famille.

Q4 : L’asymétrie d’information avantage un agent économique au détriment d’un autre et empêche la concurrence pure et parfaite par son manque de transparence.

Anti-sélection : Production de mauvais produits, rationnement ou disparition du marché résultant d’une asymétrie d’information.

Q5 : L’asymétrie d’information peut être réduite par l’établissement de garanties sur le produit, ou bien de réglementations rendant obligatoire une plus grande transparence (comme le contrôle technique par exemple).

Doc. 2 : Le risque moral, autre effet pervers des asymétries d’information.

Q1 : Le risque moral est une forme d’information asymétrique car l’offreur ne peut pas connaître le comportement du client après la signature du contrat.

Q2 : Dans ce cas, la condition de transparence de la CPP n’est pas respectée.

Q4 : Assurance chômage : risque  Ne pas chercher de travail

Assurance mauvaise récolte : risque  Ne pas faire le nécessaire

Assurance contre les risques de panne : risques  Mauvais entretien du navire.

Il y a donc paradoxe de l’assurance, qui inciterait à la prise de risques.

Joseph Stiglitz propose des contrats différenciés qui constitue en un mécanisme de sélection de risques, en proposant des contrats peu ou plus chers en fonction de l’importance des risques à prendre en charge.

Ce principe est utilisé dans l’assurance santé qui est ajustable afin d’inciter le client à révéler les risques. Celui-ci se verra donc proposer un contrat ajusté en fonction de ses besoins éventuel (par exemple remboursement des frais de dentistes et non des frais d’ophtalmologue).

Mais ce mécanisme ne fonctionnerait qu’en car de stabilité financière, car dans cette situation les personnes les plus démunies seraient contraintes de payer plus cher ou de mal se soigner.

Exemples :

La Sécurité Sociale (créée en 1945) est un système publique obligatoire et collectif (identique pour tous).

Des systèmes de mutualisation du risque existent également (« mutuelles »), et permettent aux « bons risques » de financer les « mauvais risques » tout en permettant un remboursement plus important que la Sécurité Sociale.

Pour choisir la bonne assurance, encore faut-il déjà connaître son état de santé, l’arrivée d’un maladie n’étant pas prévisible. Cela explique la mise en place par l’Etat d’une complémentaire santé pour les plus pauvres.

Doc. 3 : Les Comportements Mimétiques provoqués par l’asymétrie d’information

Q1 : Les investisseurs ont des comportements mimétiques car, en l’absence d’information sur le cours des actions, ils sont tentés de suivre l’opinion majoritaires des acheteurs ou de leaders d’opinion.

Q2 : Tout le monde imite donc tout le monde, ce qui provoque une bulle spéculative (surévaluation de la valeur des actions). Les investisseurs les plus malins vendent ensuite les premiers, donnant ainsi le signal à tous les autres investisseurs qui s’empressent tous de revendre leurs actions avant que leur cours ne diminue. Ceci provoque une situation de crise financière (les banques craignent la l’insolvabilité de leurs clients et arrêtent donc de prêter aux autres banques et à l’économie de manière générale).

Doc. 4 : Les Solutions à l’Imperfection de l’Information.

Q1 : L’agent économique concerné par ces dispositifs (publicités, comparateurs de prix, transparence des produits, magazine de consommateurs) est l’acheteur.

Q2 : Les acteurs économiques à l’origine de ces dispositifs sont les entreprises (pour les publicités) ; les consommateurs (magazine, comparateurs de prix) et l’Etat (labels obligatoires, transparence sur la composition etc.).

Q3 : Ces dispositifs permettent de lutter contre l’asymétrie d’information car ils garantissent une certaine transparence sur l’offre, permettant ainsi une certaine confiance, une diminution des coûts de transaction et une lutte contre l’antisélection.

B. Les externalités et les biens collectifs non pris en charge par le marché.

Doc. 5 : Qu’est-ce qu’une externalité ?

Q1 : Externalité : répercussions de l’action d’un agent économique sur d’autres agents qui ne donne pas lieu à une compensation monétaire.

Exemples d’externalité positive :

  • Implantation d’un cinéma profitant aux restaurants alentours.

  • Implantation d’une nouvelle ligne de métro augmentant la valeur d’un bien immbilier.

Exemples d’externalités négatives :

  • Bruit

  • Pollution

  • Coûts sociaux/médicaux.

Q2 : L’existence d’externalité s’explique par la non-intégration spontanée de ces coûts sur les prix du marché qui conduit à leurs non prise en charge par les agents économiques.

Q3 : Le déversement d’hydrocarbures en mer provoque une diminution des ressources halieutiques et du tourisme et entraîne des coûts de dépollution importants.

Doc. 6 : Solutions au problème des externalités.

Q1 : Les situations évoquées dans ce document sont toutes des externalités positives ou négatives car elles ont toutes des effets sur la collectivité.

Mesures Financières

Avantages fiscaux ; Quotas avec bénéfices en cas d’excédents.

Mécanismes de Marché

Brevets

Règlementation

Règlementation des modèles de voiture ; Loi contre le trouble du calme.

Doc. 7 : Les biens collectifs, une défaillance du marché.

Q1 : Les biens collectifs ne peuvent être produits par les mécanismes marchands traditionnels car on ne peut en individualiser le prix.

Les biens collectifs sont non rivaux (la consommation d’un agent ne diminue pas la consommation d’un autre) et non exclusifs (tout le monde peut en bénéficier gratuitement.

Q2 : Selon l’auteur, les biens collectifs doivent être produits par l’Etat car personne ne serait disposé à payer pour un bien dont ils peuvent bénéficier gratuitement, surtout si on ne peut en individualiser la consommation.

L’Etat seul peut produire les biens collectifs car il y a défaillance dans le marché. Ces biens collectifs produits par l’Etat sont financés par les prélèvements obligatoires.

Certains marchés connaissent des défaillances



Biens Collectifs

Externalités

Asymétrie d’information




Pas de demande solvable




Négatives



Risque moral ; anti-sélection ; mimétisme







Positives





L’Etat doit organiser les productions de ces biens




L’Etat doit en limiter les effets.




L’Etat doit les encourager et parfois les produire




Nécessité de certifications permettant de réduire les risques. Des tarifications différentielles obligent le consommateur à révéler ses préférences (cas du risque moral).

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