Essai historique








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Maurice COURANT

ESSAI HISTORIQUE

sur la

MUSIQUE CLASSIQUE

DES CHINOIS




à partir de :

Essai historique sur la musique classique des Chinois

par Maurice COURANT (1865-1935)

secrétaire interprète du ministère des Affaires Étrangères pour les langues chinoise et japonaise, professeur près la chambre de commerce de Lyon, maître de conférences à la faculté des lettres de Lyon.

Pages 77-211 du volume I de l'

Encyclopédie de la musique et dictionnaire du Conservatoire, sous la direction d'Albert Lavignac. Ch. Delagrave, Paris, 1913.

Le texte est disponible en mode image sur gallica ici, sur archive.org ici. L'index des mots chinois n'a pas été repris, hormis pour les morceaux dont la partie musicale est transcrite dans l'ouvrage : il est disponible sur gallica ici, sur archive.org ici.

Mise en format texte par

Pierre Palpant

www.chineancienne.fr

octobre 2012

TABLE DES MATIÈRES

Introduction

Chapitres

Théorie musicale

I. Le hwang-tchong.

II. L'échelle des lyu.

III. Les degrés et la transposition.

IV. Les systèmes.

V. L'harmonie et le rythme.

VI. La danse.

Instruments

VII. Instruments autophones : ClochesGongsCymbalesLames accordéesDivers.

VIII. Instruments à membranes : Tambours de basqueTimbalesTambours.

IX. Instruments à vent : FlûtesInstruments à embouchureInstruments à ancheOcarinasInstruments à réservoir d'air.

X. Instruments à cordes : Cordes pincéesCordes percutéesCordes frottées.

Orchestres et chœurs

XI. Période des Tcheou (avant 206 A. C.).

XII. Période des Han et de l'anarchie (206 A.C.-618 P.C.) : l'orchestre.

XIII. Période des Thang et des Song (618-1278) : Les rites majeurs — Les rites moyens — Les rites mineurs, les chœurs barbares, les divertissements — Les orchestres de marche.

XIV. Période moderne depuis les Yuen (XIIIe s.-) : Musique des Yuen. — Musique des Ming et des Tshing. — Orchestres des Ming et des Tshing.

XV. Les idées cosmologiques et philosophiques

Table des exemples musicaux et des figures.

Liste des principaux ouvrages consultés.

Index des mots chinois. (morceaux dont la partie musicale est transcrite dans l'ouvrage)

TABLE DES EXEMPLES MUSICAUX ET DES FIGURES

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Figures

151. 204 Tchwen du prince Tsai-yu

152. 204 Tchwen du prince Tsai-yu

153. 203 Hwang-tchong tchhi

154. Sections des hwang-tchong successifs

155. Succession harmonique des lyu et des lyu

156. Succession cosmographique des lyu

Hymne pour le sacrifice à Confucius (dynastie des Ming)

Hymne pour le sacrifice à Confucius (dynastie des Tshing)

Hymne au dieu de la Littérature, début

Hymne aux Ancêtres impériaux (dynastie des Ming)

Formules d'accompagnement

Ode Kwan tshyu, partitions

Ode Kwan tshyu, transcriptions des mesures 1 à 5.

Ode Kwan tshyu, transcription réduite

Ode Tcheou yu, transcription réduite

Hymne Ki tswei, transcription réduite

Hymne du temple des Ancêtres (dynastie des Ming), transcription réduite

Hymne du temple des Ancêtres, partition

Hymne à Confucius (dynastie des Yuen), début

Hymne au dieu de la Guerre, début

Hymne Seu wen, partition

Hymne Seu wen, transcription réduite

Hymne Chwei hwo, fin

Hymne Li wo, transcription réduite

157. Position du danseur

158. Danseur civil

159. Danseur militaire

160. Tchwei tchao

161. Tchwei tchao de la danse rurale

162. Caractère thai figuré par les danseurs

Instruments autophones :

163. 2 Pyen tchong

164. 3 Chwen

165. 11 Tcheng

166. 13 Yun lo. Échelle

167. 16 Nao

168. 21 Sing

169. 23 The khing

170. 25 Fang hyang

171. 26 Kheou khin

172. 27 Pa-ta-la

173. 29 Yu

174. 31 Pho pan

175. 32 Tchhong tou

176. 34 Tchou

177. 35 Po fou

Instruments à membranes :

178. 37 Ta-pou

179. 39 Cheou kou

180. 41 Na-ko-la

181. 43 Ta-pou-la

182. 44 Kyen kou

183. 49 Po Fou

184. 51 Hyuen kou

185. 53 Yao kou

186. 56 Long kou

187. 59 Tchang kou

188. 60 Hing kou

189. 62 Thao

190. 73 Pang-tcha

Instruments à vent :

191. 75 Phai syao. Échelle

192. 77 Syao. Échelles

Échelle du pou-lei 79

193. 80 Tchhi. Échelle

id. Échelle

194. 81 Long theou ti

195. 81 a). Ti. Échelles

Syang kyang lang tyao, accompagnement de flûte

196. 87 Ta thong kyo

197. 88 Syao thong kyo

198. 89 Kwan. Échelles

199. 90 Hou kya. Échelle

200. 91 Pi-li. Échelle

201. 92 Hwa kyo

202. 93 Mong-kou kyo

203. 94 Kin kheou kyo. Échelle

Échelles du sou-eul-nai 96

Échelle du pa-la-man 100

204. 101 Hyuen. Échelles

205. 103 Cheng de l'orchestre impérial

206. 103a). Tuyau du cheng

207. 103b). Cheng vulgaire

Échelle du cheng

Pa pan, air pour le cheng

Instruments à cordes :

208. 112 Khin

Échelles officielles du khin

Accords classiques du khin

Tablature du système de prime

Prélude en prime dominante

Prélude en seconde dominante

Prélude en sixte dominante

L'aurore printanière, etc., fragment

La mouette, etc., fragment

Confucius lisant, etc., fragment

Vent d'automne, fragment

Conversation bouddhique, fragment

Lamentation du vent, etc., fragment

Ah ! les iris, fragment

Promenade du génie, etc., fragment

Au printemps, etc., fragment

La vigueur du coursier, fragment

Cornet tartare, fragment

Phing cha, fragments

Phing cha lo yen, fragments

Kao chan, fragments

Musique de khin

209. 115 Mi-khyong-tsong

210. 116 Profil du se

211. 116a). Chevalet mobile

Échelle du se

212. 116b). Table du se et disposition des chevalets

213. 117 Tcheng

214. 122 Tsong-kao-ki

215. 123 Phi-pha. Accord et échelle

Phing cha lo yen, air pour phi-pha, début

216. 133 Tan-pou-la

217. 134 Yue khin. Échelle

218. 135 Yue khin

219. 137 San hyen. Échelle

220. 138 Eul hyen

221. 139 Hwo-pou-seu

222. 140 Sai-tho-eul

223. 141 La-pa-pou

224. 143 Kho-eul-nai. Échelle

225. 144 Yang khin. Échelle

226. 146 Hi khin

227. 147 Hou khin

228. 148 Hou khin

Échelle du 149 thi khin

229. 150 Té-yo-tsong

230. 151 Thi khin

231. 152 Seu hwo. Échelles

Échelle du eul hyen

232. 154 Ngo-eul-tcha-khe

233. 155 Si-lang-tsi

234. Disposition de l'orchestre hyen hyuen.
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INTRODUCTION

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p.077 La musique, je veux dire la poésie chantée, soutenue par les instruments et accompagnée par les danses, a pendant de longs siècles joué un premier rôle dans la vie chinoise : elle élevait les enfants des patriciens, elle figurait dans les palais et dans les temples. Pour être déchue de ce haut rang, elle n'occupe pas moins une large place dans la Chine actuelle, soit sous des formes savantes provenant peut-être de l'antiquité, conservées à travers les âges, classiques enfin (ya yo), soit dans les bonzeries et dans les théâtres où elle est revêtue d'aspects partiellement nouveaux et populaires. Elle a été cultivée avec zèle par des virtuoses et par des lettrés, par des sages, par des guerriers et par des empereurs qui en ont fait un art délicat et puissant, une science souvent subtile ; tandis qu'elle affinait le peuple dans les limites de l'empire, elle échangeait avec l'étranger ses harmonies de sons et de danses, dans un de ces trocs séculaires en quoi se résume une bonne moitié de la culture humaine : elle mérite donc d'être étudiée, et son histoire est un chapitre de l'histoire de la civilisation.

De ce chapitre je tente d'écrire seulement une partie, n'ignorant pas les lacunes de mon information : sur la musique bouddhiste et sur la musique populaire, sur le théâtre, j'ai trop peu de documents pour essayer de formuler des idées. La musique de khin, ancienne, essentiellement raffinée, a d'abord été signalée à mon attention par mon maître, Gabriel Devéria, dont je suis heureux de saluer ici la mémoire ; c'est du même instrument que je me suis occupé en Chine, pendant les courts loisirs que j'ai pu dérober à des devoirs absorbants ; partant de ce point, j'ai été naturellement amené à quelques recherches sur les théories des Chinois, et le temps m'a manqué pour prendre une connaissance suffisante de la musique populaire : cette dernière recherche d'ailleurs devrait être poursuivie séparément dans les divers groupes de provinces et dépasserait la force d'un seul homme. Rentré en France, je ne pensais plus à utiliser des observations qui me semblaient trop incomplètes, quand les trésors de la Bibliothèque Nationale m'ont fourni un nouveau filon : c'est donc l'histoire de la théorie musicale et de la musique savante ou classique que je présente au lecteur. Pour insuffisant que soit cet essai, il établit quelques faits et dégage quelques principes qui n'avaient pas encore été aperçus : j'espère donc que mon travail ne semblera pas inutile et que, dans l'aire ainsi délimitée, de jeunes musiciens sinologues viendront un jour creuser plus avant.

Instruments, système général de la musique, rythme et danse, emploi des chœurs et des danses dans les sacrifices et dans les banquets, valeur psychique et politique de la musique : toutes ces questions sont traitées ou indiquées par les ouvrages chinois énumérés dans le premier appendice et qui permettent d'acquérir une idée assez nette de la musique chinoise depuis deux mille ans, d'avoir même quelques notions sur sa condition antique. Mais les détails précis du rythme et de la danse datent du XVIe siècle (nos 75 et sq.), et les plus anciens airs notés, à deux ou trois exceptions près, se trouvent dans des ouvrages de la même époque (nos 97, 98), encore que mélodies, danses et rythmes soient donnés comme plus anciens. Thang Yi-ming, auteur d'un traité de khin (n° 103), déclare expressément que pour cet instrument il n'a pu voir aucun recueil antérieur au milieu du XVIe siècle. Nous réussirons peut-être à apercevoir le reflet, à imaginer l'écho des chœurs de danse de l'âge des Thang ou des époques antiques, mais nous ne les verrons ni ne les entendrons : tout cela a péri sans retour, et la notation précise, si elle a existé, n'en est pas descendue jusqu'à nous.

Si les ouvrages sur la théorie musicale sont nombreux, ceux qui traitent de la technique sont p.078 beaucoup plus rares. Pour ne considérer que ces derniers, des titres ou sous-titres, tels que « liste de chants » et quelques autres, ceux par exemple des nos 91, 92, 93, 94 (les deux derniers sont déjà mentionnés dans le Thang chou), pourraient faire illusion, semblant indiquer des recueils d'airs : mais les termes sont ambigus, tyao, yo fou et autres expressions analogues s'appliquant aussi bien aux poésies qu'aux mélodies ; en fait, les quatre ouvrages cités ne parlent que de poèmes destinés à être chantés, la musique en est absente. Nous pouvons douter qu'il en fût autrement dans la plupart des traités portant des titres de ce genre et dont nous avons seulement l'indication. Il est à remarquer, d'ailleurs, que les livres musicaux ont péri en grand nombre ; bornant toujours notre examen aux traités techniques au moins d'apparence, nous trouvons que, en dehors des nos 93 et 94, le Catalogue Impérial cite seulement trois ouvrages antérieurs aux Ming ; deux sont de la dynastie des Yuen, un de la dynastie des Song 1. Le Thang chou (liv. 57, f. 9 v°), le Kyeou thang chou (liv. 46, f. 10 v°), le Swei chou (liv. 32, f. 13 v°) mentionnent environ quarante ouvrages qui paraissent être des traités musicaux techniques ; mais la plus récente de ces histoires dynastiques ne rappelle pas plus d'une quinzaine des ouvrages cités par les deux autres ; il semble donc que le reste avait disparu. Quant aux trois traités de khin présentés aux empereurs Han au 1er siècle A. C. (Han chou, liv. 30, f. 5 r°), ils ne se trouvent plus dans le Swei chou.

Enfin la notation musicale ne parait pas remonter plus haut que les Thang ; le Catalogue Impérial (liv. 38, préambule, f. 1 r°) dit, il est vrai, que « les principes de la musique étaient contenus dans les rituels, les chants dans les recueils poétiques, la partie musicale et chorégraphique se transmettait chez les musiciens officiels » ; il ajoute que, sous les Han, la famille Tchi rassembla les registres subsistants, yi phou. Cette expression indique des documents écrits, mais je ne la crois pas juste : le Han chou (liv. 22, f. 8 v°) rappelle le même fait sans mentionner les registres et indique plutôt une transmission traditionnelle (voir p. 80).

Ces diverses considérations expliquent la perte définitive de la vieille musique chinoise ; seulement par l'étude critique des airs notés qui sont conservés depuis le XVIe siècle, on pourrait tenter de démêler ce qui s'y trouve d'antique ; mais je me bornerai à indiquer en passant les raisons pour et contre la conservation fidèle de quelques vieux airs.

Employant les documents caractérisés plus haut, j'ai arrêté ainsi qu'il suit les divisions de cet essai : [c. a. : Voir la table des matières].

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THÉORIE MUSICALE

CHAPITRE PREMIER

Le hwang-tchong

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La musique est fondée sur les lyu
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