La Famille : clef usée, clef perdue








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La Famille : clef usée, clef perdue

ou clef de voûte du bonheur et de notre société

Bazas, salle des conférences, le 15 mars 2011

nb : les références à l’enquête sur la famille qui sert de soutien à cette conférence ne sont pas reprises ci-dessous, elles sont faciles à retrouver sur le site « égliseenbazadais ».
Introduction
Merci mon Père (Père Sylvain Arnaud, responsable du secteur pastoral du Bazadais) pour ces mots d’accueil. Bonsoir à tous, je suis très heureux d’être avec vous. Permettez-moi tout d’abord, état d’esprit oblige, de dédier cette conférence à Marie-Agnès, mon épouse, véritable alpha de notre famille, votre serviteur n’en étant pas forcément le béta mais tout simplement un epsilon.

Merci, monsieur le Maire, d’être présent avec votre épouse. Par le prêt de cette salle des conférences et, principalement, par votre présence, vous montrez ce qu’est la vraie laïcité, le respect de tous et non le refus de tous.

Je suis donc le président de la fédération des Associations Familiales Catholiques de Gironde et c’est à ce titre que je vais vous dire quelques mots sur la famille, en espérant répondre à la question que j’ai moi-même posée : « la famille, clef usée, clef perdue ou clef de voûte du bonheur et de notre société ». Je ne suis pas plus compétent que vous pour cet exercice, je suis un simple laïc mais, dans les Actes des Apôtres, il est écrit à propos des laïcs : « le Christ en fait des témoins en les pourvoyant du sens de la Foi et de la grâce de la Parole ». Témoins : ce mot est le lien entre mon introduction et ma conclusion, je vous laisse deviner.

Cette conférence s’inscrit dans le cadre du chantier sur la famille choisi par le secteur pastoral, elle est la deuxième phase d’un triptyque : il y a d’abord eu l’enquête sur la famille à laquelle ont répondu une soixantaine de personnes, dont plusieurs du Lot et Garonne. Je salue bien amicalement la présidente des AFC de ce département qui est parmi nous ce soir et je la remercie pour sa présence. La troisième phase du triptyque se déroulera le 21 mai lors d’une grande journée des familles, à Cudos, journée lors de laquelle nous organiserons des carrefours sur différents thèmes qui seront définis en temps utile.

J’ai une grande expérience des conférences et je n’ai pas l’intention de lutter contre mon défaut principal qui consiste à parler vite. De même, ma méthode consiste à vous emmener sur des pistes et à les quitter aussi vite pour vous laisser réfléchir par vous-mêmes. Bon courage donc.

Enfin, je voudrais vous rappeler que cette conférence est construite à partir de notre enquête et de textes de référence correspondant à la doctrine sociale de l’Eglise catholique que je vous conseille de lire ou de relire.
Avant de véritablement commencer, je voudrais vous remercier pour la richesse des réponses à l’enquête. J’ai d’ailleurs été très ému en lisant vos trois meilleurs souvenirs de 2010 ou de votre vie. J’ai même eu l’impression d’entrer dans votre vie privée. A propos des meilleurs souvenirs de 2010, vous apprécierez, mon Père, que soient cités les pèlerinages mais aussi des premières étapes de baptême. Il est aussi question des « vendredis où on se retrouve en famille » et des réunions familiales.

A propos des meilleurs moments de vie, notons sans analyser quelques expressions : couple uni, enfants bien élevés, accompagnement des vieux parents, transmission de la foi et des valeurs chrétiennes aux enfants, mariage, naissances, cercle d’amis, « aimer être fidèle à mon mari », notre vie de couple malgré la maladie et nos différences, les relations d’amour et de confiance envers ma mère malade, la solidité de notre couple et le sérieux de notre fille. Tout ceci se passe de commentaires.
J’ai l’intention de nous replacer tout d’abord dans notre environnement sociétal et notre cadre de vie avant un paragraphe intitulé « et pourtant ! » puis quelques références dans notre Eglise. Ensuite nous tenterons une définition de la famille… durable et du bonheur pour, enfin, répondre à la question posée.

Se placer dans notre environnement sociétal
Monsieur Sygmunt Bauman, né en 1923 si mes souvenirs sont bons, a défini la notion de société liquide, liquide dans le sens où Il n’y a plus de relations durables, seulement des liaisons flexibles, des connexions temporaires avec les autres ; ceci concernant les plans affectif et sexuel, le niveau du voisinage, les engagements au sein de la société…
Dans cette société liquide, on jauge, on évalue, on choisit, on jette, on passe des contrats et des deals temporaires. Pratiquement : tu me plais puis tu ne me plais plus, je te prends je te quitte, les couples se composent, se décomposent, se recomposent. Au premier obstacle, je change de but et d’itinéraire. J’abandonne mes études à 3 mois du BAC… Mais aussi… Je t’aime, je cherche un plaisir égoïste avec toi, et si je ne t’aime plus je te jette. Je n’accepte ni tes défauts, ni tes rides, ni tes problèmes, ni tes soucis, ni tes relations, ni ta différence…

De plus, nous sommes dans une société de la communication… où on ne se parle pas.
Cette notion de société liquide a une portée particulière pour nous. Elle est en relation avec l’eau, avec la mer. Dans l’Evangile il est dit que Jésus marche sur les eaux qui représentent les forces inconnues et le mal !
Plus grave, une théorie, dite théorie du genre, nous vient des Etats-Unis. Il s’agit d’un individualisme à outrance et d’une proposition de vie selon ses propres instincts. C’est le domaine de la self morale. En résumé : ce que je fais est bien !
Voir dans la synthèse de l’enquête la question n°6.
Notre cadre de vie :
Il est impossible de définir notre cadre de vie de façon exhaustive. Quelques coups de projecteur nous permettront néanmoins de bien le comprendre :
Il y a tout d’abord le mythe de l’évolution selon lequel tout ce qui change est bon, et le politique veille à légiférer pour officialiser des comportements sociaux souvent atypiques. On parle de mariage d’homosexuels, d’adoption par des « ensembles » homosexuels… Selon Benoît XVI nous vivons «une dictature d’opinion antichrétienne».
Ensuite, les médias nous créent un monde virtuel ! Les contre-valeurs y sont… valorisées, de l’abêtissement à la violence. Je vous mets au défi de trouver une chaîne sans violence, y compris dans les mots… Par apolitisme, faisons vite « un droite gauche » : le président peut dire « casse-toi pauvre con » tandis que la première secrétaire du parti socialiste précise qu’on « ne se fait plus la gueule au parti socialiste ».

J’ajoute que la raison première des médias est de gagner de l’argent !!! Surtout sur le dos des plus faibles, intellectuellement et financièrement.
Plus grave sans doute, nous manquons d’exemples au plus haut niveau et nous subissons la force des « people » : pouvoir, argent, sexe mais aussi futilité, bêtise voire idiotie et surtout absence de la notion d’amour… Nous sommes réduits au niveau des journaux que vous trouvez dans les salles d’attente ! Ainsi, la couverture de Paris match la semaine dernière (nb : le 10 mars) nous présentait Adriana Karembeu qui annonçait par voie de presse son divorce… à son mari. La Lybie, la Tunisie, l’Algérie, le Yémen et tous ces pays où les peuples sont en révolte étaient des sujets secondaires !

Très prudent, je ne peux vous parler de tourisme sexuel, de drogue et de télévision, de football et de prostitution, de football et de prostitution, je le dis volontairement deux fois, de remariages de gens importants souvent avec… une plus jeune, de mère sans père, de l’ancien sportif aux 1000 femmes…
Enfin, je voudrais vous sensibiliser au fait que notre cadre de vie est marqué par le temps. Si vous ne vous annoncez pas surbooké, vous vous sentez dévalorisé. Donc « je ne vais plus à la messe car je n’ai pas le temps ; je fais partie d’un club de cyclotouristes ou j’ai le BAC qui approche (ça fait 18 ans que c’est prévu…) Et pourtant il faudrait savoir perdre du temps pour être heureux : une promenade, un bon livre, la rencontre d’amis, un temps d’adoration, une conférence… Au fait ne regardez pas vos montres, je vous préviendrai quand il sera minuit !
Et pourtant !
Oui, et pourtant ! La solitude a été décidée grande cause nationale 2011 même si la famille pourrait apparaître comme une prévention contre la solitude et mieux, puisque ceci plaît aux politiques, comme un bon principe de précaution contre la solitude !

Et pourtant, le nombre de morts d’homosexuels par le SIDA augmente,

Et pourtant, on découvre le traumatisme des enfants de divorcés (30000 divorces en 1960, plus de 130000 cette année), 2,9 millions d’enfants ne vivent pas avec leurs deux parents… C’est la génération pyjama et sac à dos ! Qui aura de 6 mois à un an de retard dans les études.

Et pourtant les contentieux familiaux représentent 65% de l’activité des tribunaux de grande instance !

Et pourtant, en Allemagne, on vient d’embaucher un homme par « kinder garten » pour que les enfants n’aient pas une sensibilité seulement féminine alors que certains se demandent si un père est utile dans une famille.

Et pourtant, plus de 90% des Français disent leur intérêt pour le repas de famille du dimanche ! Quand il y a une table de salle à manger car, vous le savez peut-être, dans certaines familles elle a disparu ; c’est la méthode frigo et télévision !
Mais que dit-on à ce sujet dans notre Eglise ?
La référence majeure est constituée par les Evangiles dont Saint Paul. Je ne peux en parler dans le détail, d’autant plus en présence de deux prêtres, mais quelle richesse !!! Lazare et le mauvais riche, parabole à laquelle correspond bien la doctrine sociale de l’Eglise Catholique, la Parabole des talents… On y reviendra !!!

Citons Saint Matthieu : « Rendez à César ce qui appartient à César et à Dieu ce qui est à Dieu » ; Oui mais, après une domination politique de l’Eglise, nous vivons la domination de César ! Alors ? L’euthanasie, César ou Dieu ? L’avortement, César ou Dieu ? Le respect du travail des moins nantis, César ou Dieu ? Le respect de son propre corps, César ou Dieu ? Le bricolage génétique, César ou Dieu ? L’extrémisme qui conduit à la guerre, César ou Dieu ?
La différence est grande entre les comportements sociaux et les comportements moraux ! Les comportements sociaux se rapportant à César et les comportements moraux à Dieu.
Benoît XVI, à la page 86 du livre « Lumière du monde (LDM) » écrit : « La structure de l’homme est fondée sur le péché originel ; que le paganisme perce toujours à nouveau en lui, c’est une expérience qui traverse tous les siècles. La vérité du péché originel se confirme. L’homme retombe sans cesse en deçà de la foi, il veut de nouveau n’être que lui-même, il devient païen au sens le plus profond du mot ».
Faisons néanmoins nous-mêmes attention de ne pas tomber dans un piège et relisons la Parabole du publicain et du pharisien pour la façon de défendre nos convictions au sein de la société ! Ne disons pas : Seigneur ma famille n’est pas comme toutes ces familles cabossées, elle est pratiquante et unie… Ceci est du pharisianisme ! A l’image du Christ, nous ne devons pas juger ! Un vrai Chrétien doit faire preuve d’ouverture et de tolérance. Même si, en corollaire, il doit imposer le respect de ses convictions !
L’encyclique « Familiaris Consortio » de 1981, Jean-Paul II étant alors le Saint Père, nous indique : « Il y a une corruption du concept et de l’expérience de la liberté, celle-ci étant comprise non comme la capacité de réaliser la vérité du projet de Dieu sur le mariage et la famille mais comme une force autonome d’affirmation de soi, assez souvent contre les autres pour son bien-être égoïste ».
Et « Caritas in Veritate », en 2009, ajoute : « le point déterminant pour l’homme est la tenue morale de la société dans son ensemble » et plus loin « Une des pauvretés les plus profondes que l’homme puisse expérimenter est la solitude ». Tiens quelle bonne nouvelle ! Notre gouvernement a lu cette encyclique avant de décréter la solitude comme grande cause nationale pour 2011.
Je ne saurais trop vous recommander la lecture de « Lumière du Monde », de Benoît XVI écrit en novembre 2010. Ecoutez bien toutes ces citations qui constituent naturellement le socle de notre réflexion et de nos engagements :

« Le bien et le mal sont devenus interchangeables. ». Je pensais naïvement qu’il s’agissait seulement d’une frontière floue entre le bien et le mal, la réalité est beaucoup plus grave : ce qui est mal un jour peut apparaître comme bien un autre jour ! 

« L’athéisme pratique est aujourd’hui la règle normale de vie » Ceci concerne la gestion du temps mais aussi la morale !

« Le relativisme (discours d’ouverture du conclave pour l’élection du pape, Benoît XVI, 29 avril 2005) … donne comme mesure ultime uniquement son ego et ses désirs. »

Prenons deux dernières citations de « Lumière du Monde » tant elles sont opportunes :

« Comment s’en sortir dans un monde qui est lui-même sa propre menace ? »

Et enfin : « Les statistiques ne sont pas la norme de la morale ».
Le Père Pédro, dans son livre « Combattant de l’espérance », nous incite à réagir : « Rien n’est plus tragique que de rencontrer un individu à bout de souffle ». Je lisais dernièrement une homélie qui, à propos des tentations de Satan, parlait de la tentation du désespoir.
Je n’ose vous citer une phrase extraite de la page 233 du père Pédro. Vous savez bien que, lorsqu’un conférencier vous dit ceci, c’est qu’il va le faire ! Allons-y ! « L’expansion de l’individualisme est, à l’Ouest, la preuve de la capitulation de l’Eglise catholique.

Définition de la famille… durable
Tout ceci étant posé, venons-en à la définition de la famille durable. Et pour commencer, écoutez-vous !
Voir dans la synthèse de l’enquête les questions n°1 et 2.
Citons d’abord « Caritas in Veritate » qui dit : « la beauté de la famille et du mariage ».

Le mot famille vient du mot latin « fama » qui veut dire réputation. Tout un programme ! Pour nous la famille c’est, en me limitant évidemment ; un couple fait d’un homme et d’une femme, l’accueil et l’éducation des enfants, une solidarité intergénérationnelle, une famille élargie et des amis, le travail et des loisirs.

Tout ceci conjugué conduisant au bonheur, qui n’est pas l’absence de difficultés : déjà le mariage est… pour le meilleur et pour le pire !
Un couple, homme et femme, unis devant Dieu et les hommes : un engagement mutuel
Le couple est l’élément fondamental et central de toute famille, il se constitue par un engagement libre, réciproque et durable d’un homme et d’une femme. Je ne parlerai pas du mariage religieux, ici bien connu, cet engagement devant Dieu : un sacrement, une préparation, un témoignage…
Je voudrais plutôt nous rappeler la définition du mot mariage, mariage quel beau mot ! Lisons la définition du Larousse : « Acte solennel par lequel un homme et une femme établissent entre eux une union dont les conditions, les effets et la dissolution sont régis par le Code civil (mariage civil) ou par les lois religieuses (mariage religieux) ». 

Vous avez bien entendu ! Il s’agit d’un acte solennel, donc ce n’est pas un accord temporaire et administratif. On parle aussi d’un homme et d’une femme ! Donc la notion de mariage homosexuel est un non sens et, si on veut officialiser des unions homosexuelles, il faut trouver un autre mot.
Passons quelques instants à parler du mariage civil, obligatoire avant le mariage religieux depuis le 20 septembre 1792 sous peine d’une amende de 7500 € ! Félicitons les Associations Familiales Catholiques pour cette définition du mariage civil : « expression institutionnelle commune à l’ensemble des citoyens, quels que soient leurs choix philosophiques ou religieux, source de cohésion sociale et fondateur de la solidarité intergénérationnelle et interpersonnelle ».
Monsieur le Maire, je voudrais vous féliciter également pour tous ces mariages civils que vous présidez et noter qu’il faudrait une véritable préparation à ces mariages tant est grand l’engagement qu’ils impliquent. Lisons ensemble quelques articles :
* Article 212 ~ Les époux se doivent mutuellement fidélité, secours et assistance. Les époux assurent la direction morale et matérielle de la famille.

Vous entendez ces termes « fidélité » et « direction morale de la famille ». Au fait, que veut dire la notion de direction morale ?
* Article 213 ~ Ils pourvoient à l'éducation des enfants et préparent leur avenir.
* Article 371-1 ~ L’autorité parentale est un ensemble de droits et de devoirs ayant pour finalité l’intérêt de l’enfant. Elle appartient au père et mère jusqu’à la majorité ou l’émancipation de l’enfant pour le protéger dans sa sécurité, sa santé et sa moralité, pour assurer son éducation et permettre son développement dans le respect dû à sa personne. Les parents associent l’enfant aux décisions qui le concernent, selon son âge et son degré de maturité.

Notez donc qu’on parle notamment d’un père et d’une mère et de moralité. Une fois de plus, qui peut définir cette moralité ?
J’insiste sur le fait que, lorsque nous parlons des familles, nous ne nous limitons pas aux familles catholiques mais nous pensons à toutes les familles à condition qu’elles respectent certains principes simples : l’union librement consentie d’un homme et d’une femme, une égalité totale entre eux, une monogamie absolue, le respect et l’éducation des enfants notamment.
Accueil et éducation des enfants :
Bernanos écrivait : « Les pères et les mères sont les héros des temps modernes ». Et « Familiaris Consortio » ajoute : « l’ouverture à la vie est au centre du vrai développement. »
Les enfants sont les fruits de l’amour du couple, respectés et indisponibles dès leur conception. Retenez bien cette notion d’indisponibilité : à partir des premiers instants de son existence, un embryon est totalement indisponible et il n’appartient qu’à lui-même et personne ne peut en disposer.

Ils naissent pour eux-mêmes et non pour une satisfaction du type je veux un chat pour Noël, ou une PSP, ou une panoplie de docteur… On parle alors de droit de l’enfant et non de droit à l’enfant. Peu importe qu’une femme veuille un enfant à 60 ou 70 ans, peu importe sa satisfaction personnelle d’enfanter à cet âge, il faut analyser cette situation en pensant à l’enfant qui pourrait naître.

De plus, pour nous, le corps et l’esprit sont indivisibles. J’ai été impressionné par les JMJ de 1997 avec comme question : « Maître, où demeures-tu, » et la réponse : « en chacun de nous ! ». Ainsi, le corps et l’esprit sont indivisibles et ils sont, par le baptême, temple de Dieu.
Nous sommes donc dans une logique naturelle : un père, une mère, beaucoup d’Amour et des enfants comme fruit de cet Amour ! « Caritas in Veritate » parle d’écologie humaine.
Il serait prétentieux de vouloir aborder la bioéthique ce soir tant le sujet est difficile. Signalons simplement qu’il s’agit de ne pas confondre pouvoir faire et vouloir faire, ou avoir le droit moral de faire. « Caritas in Veritate » intervient : « La conscience n’est appelée à prendre acte que d’une pure possibilité technique. » Rappelons que la loi réserve la Procréation Médicalement Assistée aux couples mariés sans possibilité de procréation.

A propos des mères porteuses, soulignons que ce serait un vrai bonheur pour des stars siliconées qui pourraient trouver des pauvres pour porter leur enfant. Il y aurait ainsi des ventres à photos et des ventres à gosses. Avez-vous, de plus, réfléchi qu’un enfant pourrait avoir trois mères : la mère donneuse d’ovule, la mère porteuse et la mère… destinataire. Trois à condition qu’il n’y ait pas de divorce !

Vatican II nous dit : « Plus que toute autre, notre époque a besoin de sagesse pour humaniser ses propres découvertes ».
Je pense que le fait d’avoir des enfants est une forme d’éternité : j’existe dans le corps de mes enfants, de mes petits enfants… d’où le respect et l’admiration que nous devons avoir pour ceux, principalement prêtres et religieuses, qui, en plus de choisir le célibat, renoncent à la paternité ou à la maternité pour suivre Dieu !
S’ouvrir à la vie, c’est aussi accepter la différence d’enfants handicapés et supporter le regard d’une société marquée par les standards de la beauté du corps et de la perfection intellectuelle. Je ne peux développer de discours sur le handicap car il faut le vivre pour pouvoir en parler. Je voudrais néanmoins vous parler de Fanette et Olivier, couple de 30 - 35 ans environ, ayant trois enfants. Ils ont décidé d’adopter une petite mongolienne qu’ils ont appelée Benoîte et baptisée à Notre Dame du Laus. J’ai la plus grande admiration pour eux.
Quelques remarques sur l’éducation. Il s’agit d’élever, de former un enfant, un jeune homme ou une jeune fille, de développer ses facultés intellectuelles et morales. Comme catholiques, nous ajoutons l’éducation religieuse ; en résumé : l’apprentissage de l’Amour et de la Miséricorde de Dieu.
Lisons Jean-Paul II dans « Familiaris Consortio » :

« Pour construire la communion de la famille, un élément est fondamental, celui de l’échange éducatif entre parents et enfants qui permet à chacun de donner et de recevoir. »

« A travers l’amour, le respect, l’obéissance à l’égard des parents, les enfants apportent leur part spécifique et irremplaçable à l’édification d’une famille authentique, humaine et chrétienne. Cela sera plus facile si les parents exercent sans faiblesse leur autorité comme un véritable ministère, ou plutôt comme un service ordonné au bien humain et chrétien des enfants et plus particulièrement à leur faire acquérir une liberté vraiment responsable. »

Et le Père Pédro d’insister sur le fait que : «  l’autorité est un encouragement ».
Chacun est éducateur de ses enfants et co-éducateurs des enfants des autres. Vous l’avez très bien dit dans l’enquête :
Voir dans la synthèse de l’enquête les questions n°3 et 4.
A propos d’Internet, nous sommes généralement très négatifs. Pourtant, si vous écrivez sur Google « égliseenbazadais », vous ne tombez pas sur un site pornographique. J’ai moi-même relu les encycliques sur internet… Dans le cadre d’une information tirée, on ne prend sur internet que ce que l’on choisit !
Pour ce qui concerne la télévision, laissez-moi vous donner quelques chiffres.

Entre 4 et 14 ans, un enfant a 850 h d’école et il passe 1400 heures devant la télévision.

4 enfants sur 10 regardent seuls la télévision à 20h30 et 50% des enfants ont une télévision dans leur chambre.

Au Canada, je suis désolé de ne pas avoir les chiffres pour la France, à 12 ans un enfant a vu 8000 meurtres et 100000 actes de violence !
Je n’ose vous parler de pornographie, et pourtant 1/3 des grands adolescents avouent que leur sexualité est marquée par les images pornographiques vues à la télévision.
Et nos adolescents ! Pauvres adolescents selon l’enquête et tous ces mots par lesquels vous les caractérisez :
Voir dans la synthèse de l’enquête la question n°5.
Jouons au jeu de la devinette avec 3 citations qui m’ont été données par mon fils prêtre, ici présent, que je remercie :
« Les jeunes d'aujourd'hui aiment le luxe, ils sont mal élevés, ils méprisent l'autorité, n'ont aucun respect pour leurs aînés et bavardent au lieu de travailler. »

Socrate. 470-399 av. J-C

« Cette jeunesse est pourrie depuis le fond du cœur. Les jeunes sont malfaisants et paresseux. Ils ne seront jamais comme la jeunesse d'autrefois. Ceux d'aujourd'hui ne seront pas capables de maintenir notre culture. »

Inscription babylonienne. Plus de 3000 av. J-C

« Notre monde a atteint un stade critique. Les enfants n'écoutent plus leurs parents. La fin du monde ne peut être très loin. »

Prêtre égyptien. 2000 av. J-C
En quelques mots, l’adolescent veut être auteur de lui-même. Il est tout en énergie potentielle et cherche une direction pour la canaliser. Il est fragile car sans défense naturelle, autre que celle que lui donnent ses parents et son éducation. Il juge tout et il est prêt à partager… son inexpérience.

Pour être court le défi se résume à :

- lui donner des repères et de vrais modèles par des « témoins authentiques » et une indépendance face aux modèles du moment, concrètement l’inciter à faire la différence entre ce qui est liquide et ce qui est solide !

- l’aider à définir son projet de vie (en conséquence, au lycée je travaille pour mon avenir et non pas pour satisfaire mes parents ou en fonction de la tête du prof !) ;

- lui apprendre la frustration.
L’expérience est chez vous !
La solidarité intergénérationnelle :
La solidarité intergénérationnelle aura de plus en plus d’importance ! Entre 2000 et 2040, le nombre des plus de 75 ans augmentera de 250%, soit… 10 millions de personnes. Nous sommes déjà passés de trois à quatre générations qui coexistent avec des devoirs de plus en plus importants pour les générations charnières qui s’occupent à la fois de leurs parents et de leurs enfants.

On dit séniors pour personnes âgées, voire vieux ou vieillards, car dans notre société du paraître elles ne sont pas forcément la meilleure image de la société.

Pour nous on peut assimiler séniors à sagesse, expérience… Les plus anciens parmi nous sont sans doute marqués par la mise en avant de contre-valeurs… Il sera (serait) bon de les écouter sur ce sujet. Et ce n’est pas parce que l’on n’est pas un spécialiste de l’écran tactile, de la Wifi ou de la PSP qu’on est forcément dépassé.

Positivons : les arrières grands-parents ont toute leur place pour aider leurs arrière petits-enfants dans leur éducation.
Famille élargie et amis :
La famille vit avec un environnement qui agit sur elle. Les parents et enfants constituent un 1er cercle qui est au centre d’autres cercles : celui de la famille élargie, oncles et tantes, cousins et cousines… celui formé par le cercle d’amis. Vous connaissez tous ces situations que vous vivez tous différemment. Enfin, n’oublions pas qu’au sein du 1er cercle apparaissent les beaux enfants et les petits enfants avec d’éventuelles modifications des équilibres internes.
Un travail :
Voir dans la synthèse de l’enquête la question n°7.
Avec, un peu d’humour, réalisons que le mot travail vient du latin tripalare qui veut dire tourmenter ou torturer. Réalisons aussi qu’on parle de travail de bénédictin pour labeur considérable.

Vous vous êtes bien exprimés sur le travail qui peut être vu comme activité économique ou comme valeur idéologique et je ne voudrais choisir qu’un seul aspect : le rapport entre le travail et le salaire puisque ; je vous le rappelle, notre base est la doctrine sociale de l’Eglise.
Une famille ne peut connaître certaines satisfactions de base sans travail, au moins pour l’un des parents, et un travail correctement rémunéré. La question qui se pose alors est la suivante : le travail est-il rémunéré à sa juste valeur et n’y a-t-il pas, dans notre société, de fortes anomalies dans les écarts de salaires ?

Si Jésus-Christ venait aujourd’hui sur terre, serait-il plus proche des patrons du CAC 40, des vedettes du sport ou du showbiz que des bas salaires ? Est-ce tout simplement moral de gagner plusieurs millions d’euros par an ? Et comment comprendre que ceux qui sont dans le virage sud chez les Girondins ont du mal à se payer leur place pour voir jouer des gens qui gagnent parfois plusieurs centaines de milliers d’euros par mois !
Frédéric Ozanam, qui a joué un rôle déterminant, en 1883, pour la création de la société Saint Vincent de Paul, écrivait : «  La question aujourd’hui c’est de savoir qui l’emportera de l’esprit d’égoïsme ou de l’esprit de sacrifice, si la société ne sera qu’une grande exploitation au profit des plus forts ou une consécration de chacun pour le bien de tous, pour la protection des plus faibles ».
Des loisirs :
Voir dans la synthèse de l’enquête la question n°8.
Certains m’ont piégé à propos des loisirs car je pensais que vous parleriez tous de loisirs en famille alors que vous m’avez précisé qu’ils passent après la famille.
Les loisirs en famille demeurent des occasions de partage et d’écoute, pendant des instants où il est possible de se retrouver autrement. Il s’agit de prendre le temps de vivre ensemble, de prendre le temps de vivre tout simplement, chacun étant temporairement débarrassé de ses tracas du moment : le patron obsédé par les indicateurs de vente, la table de multiplication, le nettoyage de printemps, la voiture à faire entretenir, le jouet cassé, le premier chagrin d’amour, le retard des trains, la petite douleur à la hanche, le goûter à organiser pour les copains, la réunion syndicale…

Le bonheur :
Le dictionnaire parle de plénitude et de satisfaction complète. C’est un peu court ! Car nous voulons un bonheur vrai, pas seulement matériel !
Je tente donc un essai de définition :
Le bonheur en famille, c’est comme le jardin : il faut le cultiver et donc lui accorder beaucoup de temps. Il faut en connaître les limites, le protéger des prédateurs externes et des mauvaises herbes internes, il faut entretenir les vieilles pousses et en ajouter de nouvelles. Il faut en profiter aux beaux jours pour ne pas le regretter en hiver. Il faut toujours avoir un projet d’embellissement pour ne pas tomber dans la routine et, in fine, dans le désintérêt.

Et surtout, il faut l’arroser de plein d’amour et laisser Dieu l’éclairer. Et quand nous pensons que Dieu est absent, c’est parce qu’il est caché par les nuages de nos manques d’amour et de nos indifférences.
Je rappelle que cette définition n’est pas une citation.

Avons-nous d’autres définitions de la famille ?
Certaines situations sociales sont complexes !
Et je veux d’abord avoir une pensée pour ceux et pour celles, beaucoup plus nombreuses, qui vivent un veuvage. La famille n’est pas cassée aux yeux de Dieu. Heureusement, la foi nous offre l’espérance et la communion des Saints et nous devons conserver ou renforcer un fort soutien par la famille et les amis sans oublier la nécessité d’offrir une véritable considération…
Aux côtés de la famille dite nucléaire, celle que nous avons définie, on voit apparaître des familles dites recomposées. Cherchons-en la définition… sur internet :

Je cite « La famille recomposée comprend un couple d’adultes mariés ou non, et au moins un enfant né d’une union précédente, qui aura soit une belle-mère ou un beau-père. Les demi-frères et demi-sœurs nés de cette nouvelle union font également partie de cette famille.

Les beaux-parents jouent un rôle éducatif considérable au quotidien sans qu’aucune autorité ne leur soit accordée par la loi.

Dans le cas où l’un des parents s’installe avec un nouveau conjoint, l’enfant est confronté non plus à deux parents, mais à trois voire quatre adultes qui exercent sur lui leur autorité. Devant cette situation parfois confuse, l’enfant peut avoir des réactions conflictuelles, rendant les relations des nouveaux couples difficiles.

L’enfant perçoit le (la) nouvel (le) ami(e) de sa mère ou de son père comme un intrus qui rompt l’intimité, acquise lors de la séparation de ses parents. Volontairement ou inconsciemment, il peut chercher à mettre en échec cette nouvelle relation. »

Vous vous rendez compte à quel point c’est compliqué !

Pour moi, et je m’engage fortement, la notion de familles recomposées ne veut rien dire. Je préfère parler de couples recomposés. Les enfants n’ont rien demandé, rien choisi, on ne leur a pas demandé leur avis. Généralement, le couple recomposé, avec autour de lui plein de petits satellites nommés mes enfants, tes enfants, nos enfants, a tout d’abord besoin de se construire pour durer. Le taux de divorce des couples recomposés étant plus élevé (de l’ordre de 2 à 3 fois) que celui des couples qui en sont, pardon pour l’expression, à leur premier mariage.


Quelques mots sur les familles monoparentales qui sont le résultat d’un divorce, d’une situation de veuvage ou de célibat avec enfants. Elles comprennent un parent isolé et un ou plusieurs enfants. A ce jour, il y a 1.760.000 familles monoparentales en France !

Généralement, les problèmes financiers sont d’une importance majeure car il est naturellement plus facile de payer un loyer avec deux salaires qu’avec un seul. Et 30% des familles monoparentales sont en-dessous du seuil de pauvreté !!!

Si vous retournez sur internet, vous trouvez comme mots associés à familles monoparentales : démission parentale, délinquance, perte de repères.


Et s’il me fallait repondre a la question posee ?
La famille, clef perdue, clef usée ou clef de voûte du bonheur et de notre société ?
C’est vrai que le plus difficile pour un conférencier est de répondre à la question qu’il s’est posée ! Je vais donc essayer !

Tout d’abord, je reprendrai la formule du Saint Père : « Les statistiques ne sont pas la norme de la morale », et l’idée selon laquelle il y a une différence entre les comportements sociaux et les comportements moraux.

Et je ferai quelques observations :
A vous lire dans le cadre de la préparation de cette conférence, la famille est et demeure la clef de voûte du bonheur !

Elle crée la vie, elle guide la vie, elle donne un sens à la vie.
Mais constatons le parallèle entre le nombre de familles qui explosent ou ne se forment pas selon nos critères et la baisse de fréquentation de nos cérémonies ou la baisse des vocations. C’est donc une baisse globale de nos valeurs qu’il nous faut constater car, à force d’être une majorité silencieuse, nous ne nous sommes pas aperçus que nous étions devenus une minorité encore plus silencieuse.

Et si nous sommes toujours plus silencieux, nous serons toujours plus une minorité !

Pour ne pas continuer à sombrer, les meilleures solutions sont l’éducation et la communication. Une entreprise qui n’investit plus dans la communication et la formation de ses membres est appelée à disparaître. Il en est de même pour nous !
La clef n’est pas perdue, elle n’est pas usée, elle est cachée, à portée de main mais nous ne voulons pas faire l’effort de la ramasser et de la montrer au grand jour, c'est-à-dire dans notre société où il nous faut nous investir ! Ne soyons pas des familles muettes, soyons des familles solides dans cette société liquide.
Que la famille soit la clef de voûte de la société, c’est évident pour nous mais nous avons de nombreux détracteurs qui confondent instincts parfois amoraux et « évolution » (guillemets !!!) de notre société et qui ont la priorité d’accès dans les médias.
Le gouvernement n’a plus de secrétariat d’état à la famille, mais, heureusement, notre ministre des solidarités et de la cohésion sociale m’a dit qu’elle s’occupe de tout !!! Ah si elle pouvait inventer un vaccin protecteur de la famille et de ses valeurs ! Constatons qu’en ce moment, on parle davantage du « mariage » des homosexuels, d’euthanasie ou de bébés médicaments…

Messieurs les législateurs, c’est la famille qui est le premier lieu de solidarité et la cohésion sociale passe par toutes les cohésions familiales !
Heureusement, l’article 6 de la charte européenne dit que « la famille est la cellule de base de la société. »
Et notre cœur aussi le dit. Et si nous le laissions s’exprimer ? Et si nous devions de laisser s’exprimer !!!
Reprenons la parabole des talents :

Ceux qui n’ont qu’un talent (et j’ajoute que c’est une grâce d’en avoir plusieurs) ont tendance à l’enfouir ; c’est l’athéisme pratique dont j’ai déjà parlé.

Avoir 2 talents, c’est le lot des familles que je nomme régulières, celles qui suivent les règles comportementales dictées par l’Eglise, ces familles qui vivent en auto protection et en vase clos.

Avoir 5 talents correspond aux familles régulières qui vivent pleinement et témoignent au sein de la société.
Témoigner : le mot magique !
Dans un gymnase, aux USA, où s’entrainent des athlètes de très haut niveau il est écrit : « Si tu veux gagner, tu trouveras le chemin et si tu ne le veux pas tu trouveras une excuse ».
Il en est de même pour nous !
Le cardinal André Vingt-Trois écrivait récemment : « Nous sommes bien porteurs d’une parole et d’un message et nous n’avons pas l’intention de les camoufler pour nous conformer aux modes dominantes et à la pensée correcte. Mais le premier moyen de communication de cette parole et de ce message, c’est notre manière de vivre, qui devient source d’interrogation ».
Je ne saurais terminer sans citer à nouveau notre Saint Père (à la page 84 de LDM) :
« On se demande souvent comment il est possible que les chrétiens, qui sont personnellement des êtres croyants, n’aient pas la force de mettre leur foi plus fortement en action sur le plan politique. Nous devons avant tout veiller à ce que les hommes ne perdent pas Dieu du regard. Qu’ils reconnaissent le trésor qu’ils possèdent. Et qu’ensuite, d’eux-mêmes, avec la force de leur propre foi, ils puissent se confronter à la sécularisation et accomplir la séparation des esprits. Cet immense processus est la véritable grande tâche de notre époque. Nous pouvons seulement espérer que la force intérieure de la foi présente dans les hommes acquière aussi une puissance dans la vie publique, en marquant aussi publiquement la pensée, et pour que la société ne tombe pas simplement dans un gouffre sans fond. »
La société et la famille seront donc ce que nous en ferons, évidemment avec « la force de la foi et la grâce de la Parole ».
Merci



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