Chapitre 6 : L’affrontement bipolaire (1945-1991)








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Chapitre 6 : L’affrontement bipolaire (1945-1991)
Introduction : définition
Terme de « Guerre froide » venu de Walter Lippmann, elle a gonflé par clients interposés.

Raymond Aron a parlé de « paix improbable, guerre impossible » : la guerre est impossible car on a l’arme absolue et paix improbable parce qu’on continue à s’affronter de manière feutrée.
Jacques Prévert a défini la Guerre Froide  « martyr c’est pourrir un peu » : « Cas regrettable, éventualité nouveau feu d’artifice mondial. Agir avec dignité pour éviter bouquet »
En janvier 1943, à la Conférence de Casablanca le principe de la reddition sans condition (pas d’armistice ni traité de paix) du Japon et de l’Allemagne ce qui signifie que ces 2 puissances vont être in fine anéantie donc que les 2 autres puissances : USA et URSS vont se retrouver face à face.
I / La Guerre Froide de position (1945-1953)


  1. Des mots aux maux


On a promis beaucoup de choses pendant la Seconde Guerre Mondiale : en novembre 1943 à Téhéran, Staline demande l’ouverture d’un « second front » ce que Roosevelt lui promet car il est en position de faiblesse car il a besoin de l’appui de Staline pour son projet de sécurité collective.

Roosevelt reconnaît également les frontières soviétiques de 1940 donc de fait le Pacte germano-soviétique (annexion des pays baltes, 1/3 de la Pologne,…)

Staline demande, en plus, une occupation de la Mandchourie avec accès à Port-Arthur, l’île de Sakhaline et les îles Kouriles.

A Yalta (en territoire URSS), Staline oblige USA à reconnaître un état de fait (donc pas de partage) : la domination soviétique sur l’Europe Centrale et Orientale. Il sait que la résistance polonaise non communiste a été écrasée par les Allemands (ce qu’il a laissé faire).
Roosevelt accepte tout parce qu’il a besoin de l’URSS pour son projet d’ONU mais il meurt trop tôt (12 avril 1945), son successeur Truman supprime le 10 mai 1945 la loi prêt-bail.

Staline envoie Molotov pour le représenter à la Conférence de San Francisco où il fait admettre comme Etats-membres l’Ukraine et la Biélorussie (dont les républiques n’ont que peu de pouvoir) pour qu’il y ait au moins 3 pays socialistes.

Molotov impose aussi le droit de veto au Conseil de Sécurité.

L’armée russe et l’armée US font jonction à Torgo (où Patton invente la vodka-coca).
Truman a besoin de l’URSS pour achever la guerre contre le Japon et il va donc tout leur passer à la Conférence de Potsdam : URSS chassent tous les Allemands de la Prusse Orientale (11 M d’exilés). Staline dicte les frontières de la Pologne : les Russes retrouvent la ligne Curzon de 1919 qui leur été favorable, la Pologne subit une translation vers l’Ouest et se fixe sur la ligne Oder-Neisse. C’est une véritable épuration ethnique (Polonais à l’Est et Allemands à l’Ouest sont forcés à migrer).
On sait maintenant mieux comment les Alliés se sont soumis aux Soviétiques : 120 000 soldats alliés ont été retenus prisonniers dans les goulags de Sibérie en « otage » pour la Guerre Froide. Ces prisonniers ne seront jamais reconnus par les USA (CIA étouffa l’affaire).
9 février 1946 au Théâtre Bolchoï, Staline abandonne la phraséologie de la guerre et reprend le vocabulaire marxiste (« Camarades ! »). Le journaliste George Kennan, présent, remarque que Joukov a été mis au placard : on a un retour des purs et durs.

Churchill reprend le mot de rideau de fer (qu’il avait déjà employé dans un télégramme en mai 1945) dans le discours de Fulton le 5 mars 1946.

La Guerre Froide éclate vraiment en février-mars 1946 avec déjà des arrière-pensées en 1947.


  1. « Containment » : Iran, Grèce, Turquie


Mot de Truman, ce « containment » va apparaître sous 3 formes :


  1. Iran : « le mur du Sud a tenu », les Soviétiques ont compris que l’Iran avait été vital pour leur ravitaillement. Le PC azéri instrumentalisé par Moscou demande le rattachement de tout le nord de l’Iran à l’URSS mais Staline comprend que le monde n’accepterait pas une annexion pur et simple de l’Iran : le mensonge de libération des peuples » n’est plus crédible. En mars 1946, Staline dit avoir écouté le peuple iranien et décide de se retirer d’Iran : il a en fait échanger un territoire contre une popularité incroyable en Occident. Cette « générosité » va permettre aux PC d’Occident de recruter parmi les intellectuels (Yves Montand, JP Sartre, Simone Signoret,…)




  1. Turquie : l’URSS (ou Russie) a toujours l’impression d’être coincé entre les glaces et la Mer Noire. Staline veut donc pousser vers le Sud, il propose aux Turcs de « partager le poids de la défense des détroits », la Turquie appelle immédiatement USA et UK au secours. La Turquie qui se sent menacée, quitte sa neutralité de la WW2 et se range dans le camp de l’OTAN.




  1. Grèce : Churchill en 1944 veut que la Grèce soit sécurisée pour sa route des Indes. En octobre 1944, le Roi Georges II rentre à Athènes mais ne contrôle que Salonique et Athènes face à un maquis communiste. En octobre 1944, commence la Guerre Civile grecque les royalistes sont soutenus par UK mais l’opinion UK veut arrêter la guerre, UK cède donc la place aux USA qui crée pour l’occasion la VIème flotte en Méditerranée et, par un discours de Truman, élabore la doctrine du « containment ».

Les communistes grecs étaient ravitaillés par la Bulgarie mais rapidement les capétanios ne reçoivent plus leurs armes que par la Yougoslavie. Tito commence cependant à résister à Staline et suivre une voie propre à partir de 1947 : peu à peu la fourniture d’armes s’éteint et en 1949, les communistes grecs sont finalement vaincus.
Staline n’a jamais vraiment tenu compte du « containment » car il va, sans rien faire, recevoir un énorme cadeau : la Chine.

Le 1er octobre 1949, la République Populaire de Chine est proclamée à Pékin et les chinois prennent le Tibet. Cette Grande Chine communise alliée de l’URSS permet aux Soviétiques d’occuper la Mandchourie et Port-Arthur.



  1. Plan Marshall & Doctrine Jdanov


Le 5 juin 1947, Marshall, Secrétaire d’Etat, constate dans son Discours d’Harvard constate que l’Europe ruinée peut faire le jeu des syndicats communistes comme en atteste les grandes grèves de 1947 en France.

Marshall veut donc aider l’Europe par le European Recovery Program dit « Plan Marshall » par 12 Mds de $ d’aide.

16 pays d’Europe crée l’OECE pour se répartir cette aide dont UK, FRA et ALL sont les principaux bénéficiaires, ces « dons » servent aussi à faire tourner la machine économique US.

Cette aide est proposée aux pays d’Europe Centrale ce qui précipite le réaction communiste pour la prise de contrôle de ces pays : « tactique du salami » puis « Coup de Prague ».

Ce plan Marshall est accompagné d’une phobie du communisme : le maccarthysme qui touche même Charlie Chaplin.
Moscou réagit par un « soutien à tous ceux qui lutent contre l’impérialisme » ou « Doctrine Jdanov ». On atteint des sommets à la fin 1947 dans la guerre idéologique.


  1. Le blocus de Berlin (par intervenant)


Idéologie : penser que les idées sont supérieures aux faits

USA auraient pu prendre Berlin à la mi-avril mais pour en pas vexer Staline (besoin de lui au Japon) : grave erreur car ça aurait pu être très facile, les Allemands auraient accueillis les US en libérateurs car ils avaient peur de l’esprit de vengeance des russes.


Rapidement dans Berlin, les Occidentaux sont très mal accueillis par les Russes et les organismes interalliés partagent Berlin et installent les organismes inter-alliés (prison de Spandau,…).

Les partages se font entre miliaires plutôt qu’entre diplomates : les facilités de transit sont mal définies d’où des difficultés plus tard.
Les Russes veulent presque faire disparaître l’Allemagne de la carte mais USA ne veulent pas rééditer l’erreur d’un diktat comme à Versailles.
Les frictions vont apparaître sur le thèmes de la monnaie : un compromis est impossible et dans Berlin 2 monnaies cohabitent.
Soudainement, les généraux soviétiques se retirent de tous les organes de contrôle de la ville et ferment leur zone berlinoise aux alliés.
Les Alliés pensent envoyer des blindés pour percer mais on choisit finalement la solution d’un pont aérien en cherchant tous les avions possibles (même des hydravions se posent sur la rivière)

En 1 an, 278 000 vols atterriront à Berlin uniquement pour ravitailler Berlin-Ouest.

L’aéroport de Tempelhof puis de Tegel (construit de toute pièce par le génie français) est la clé de voûte du pont aérien.

Tous les bâtiments : Rathaus, Freie Universitat Berlin,…sont obligés de démanger vers l’Ouest.
Le 12 mai 1949, Staline cède et arrête le blocus mais durcit la poigne de fer sur la nouvelle RDA. Pour la première fois, les chars T-34 soviétiques tire sur la foule et les Alliés ne bougent pas : on ne peut pas intervenir sur ce qui se passe de l’autre côté du « rideau de fer » (Budapest 1956, Prague 1968,…)
En 1961, pour arrêter l’exil, Khrouchtchev fait construire le Mur de Berlin et à Check Point Charlie les chars des 2 camps frôlent l’attaque.
Dans les 70’s, on a un processus de Détente qui facilite la situation.

Berlin a été un poste d’observation privilégié et un poste d’écoute majeur pour comprendre ce qui se passait dans le glacis soviétique.

Les conditions de vie des soldats URSS étaient effroyables : bagarres à mort entre soldats, brimades, mauvais équipement,…alors que la RDA était sans doute le pays le plus prospère du bloc de l’Est (car aidé en sous-main par la RFA)


  1. la Guerre de Corée


La Guerre de Corée fera 2,5 M de morts, elle commence en fait dès la capitulation japonaise sur le pont du cuirassé Missouri. USA et URSS étaient respectivement chargé de désarmer les japonais au Sud et au Nord selon la mite du 38ème parallèle.

Ces 2 zones d’occupations vont vite devenir 2 Etats distincts. En août 1948, la Corée du Sud est proclamée puis reconnue à l’ONU alors que la Corée du Nord (sept. 1948) n’est reconnue que par Chine et URSS.

Syngman Rhee, dictateur du Sud et Kim Il-Sung, dictateur du Nord se rêvent tous les deux en unificateurs de la Corée.

Kim Il-Sung demande à Staline l’autorisation d’unifier la Corée par les armes : Staline ne répond pas car il est occupée à donner à la République Populaire de Chine le siège permanent de la Chine au Conseil de Sécurité.

Dean Acheson, Secrétaire d’Etat, oublie de mentionner dans un discours la Corée du Sud dans la liste des pays de la sphère d’influence US.
En 1950, les armées du Nord envahissent la Corée du Sud et seule la poche de Pusan résiste.

Le Général Mac Arthur décide de monter une gigantesque opération amphibie et débarque, le 15 septembre 1950 à Inchon avec l’aval de l’AG de l’ONU (sauf les 3 voix d’URSS)

Les chars US arrivent au bord du fleuve Yalu à la limite de Chine et Macarthur veut faire bombarder les usines chinoises pour parachever la victoire : Truman refuse et le limoge.

Les Nord-Coréens aidés des chinois réussissent à repartir et la ligne de front se fixe près du 38ème parallèle jusqu’à la signature de l’armistice de Panmunjom en 1953.

II / La Guerre froide de mouvement (1953-1962)
Guerre de mouvement marquée par la menace nucléaire (1949 : URSS obtient arme nucléaire grâce à savants allemands réquisitionnés) et la concurrence spatiale.

Jean Rostand : « Tant qu’il y aura des dictatures, je n’aurais pas le cœur de critiquer une démocratie »


  1. A l’Est du nouveau


Tout commence par une bonne nouvelle : La mort de Staline, le 5 mars 1953, sa mort est cachée pendant quelques jours. Il souffrait du syndrome de Tibère, voyant des complots partout y compris parmi ses proches.

Apparaît alors une
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