Programme de formation partie : «histoire des religions» : J. Ph. Kaefer








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Professeur : J.-Ph. KAEFER



PHILOSOPHIE ET HISTOIRE DES RELIGIONS :

Programme de formation
PARTIE : « HISTOIRE DES RELIGIONS » : J.PH. KAEFER
1) OBJECTIFS : La culture contemporaine est de plus en plus marquée par le pluralisme religieux. Il devient urgent de mettre sur pied un vrai dialogue « interconvictionnel ». Ce cours visera, dès lors, à favoriser auprès des étudiants « l’hospitalité des convictions » (P. RICOEUR) . L’enjeu devrait être un peu plus de fraternité entre les hommes et la construction, à partir des religions, de l’unité européenne.

La majorité des étudiants fréquentant ce cours donnera le cours de religion : 1 Rég. Français-Religion ; 1 Normal Primaire et 1ère Normal Maternel. Le cours d’ « Histoire des Religions » devrait contribuer à élargir leur formation en « Sciences Religieuses ». Pour les autres étudiants, le cours leur permettra d’enrichir leur connaissance de la culture comme telle. En effet, les religions et le phénomène religieux constituent un aspect de la culture contemporaine. Il n’est pas rare que des questions touchant de près ou de loin à la religion surgissent dans l’actualité.
2) CONTENU : Le cours s’intéressera d’abord au phénomène religieux comme tel : d’où vient la croyance en Dieu ? L’homme contemporain est, dit on, libéré de la religion. Qu’est-ce qui a conduit à cette libération ? D’autre part, le « sentiment » religieux semble bien revenir à la surface de la conscience humaine.

Le contenu portera principalement sur le Christianisme puisque c’est la religion la plus répandue dans nos régions. Nous découvrirons l’origine du Christianisme, les grands axes de l’Evangile de Jésus-Christ et ce qui a amené le mouvement qu’il a fondé à devenir un jour une religion séparée de son berceau : le Judaïsme.

La seconde religion abordée sera l’Islam. Après un bref parcours historique rappelant l’origine de l’Islam, nous tâcherons de voir comment cette religion, au-delà des caricatures et d’une exégèse fondamentaliste du Coran qu’on peut en faire, est une spiritualité digne de l’homme contemporain.

La troisième religion étudiée sera le Judaïsme. Il s’agira notamment d’observer comment le rapport à la Loi révélée peut donner de solides points de repères aux hommes d’aujourd’hui qui en sont souvent démunis.

La conclusion portera sur la question de savoir quelle (bonne) utilisation de la religion peut aider les croyants à construire la paix et à refuser toute violence.
3) METHODOLOGIE : C’est un cours « A ». Il se donnera de manière « ex-cathedra ». Mais cela ne doit pas empêcher les étudiants d’intervenir. Ceux-ci sont invités à prendre des notes. Une projection de l’essentiel de la matière apparaît à l’écran. De plus, un syllabus est aussi mis à leur disposition. Le travail au cours consiste à être attentif à ce qui est dit par le professeur, à voir (et à noter) ce qui se déroule à l’écran et à comparer ces données avec le contenu du syllabus . Les étudiants peuvent répondre par écrit aux questions « type examen » qui se trouvent à la fin du syllabus. Ils pourront ainsi, dès réception des corrections faites par le professeur, se rendre compte si leur compréhension et leur niveau de rigueur sont suffisants.
4) BIBLIOGRAPHIE : Une bibliographie systématique figure dans le syllabus. Elle comporte une liste d’ouvrages d’un bon niveau scientifique, mais aussi des livres destinés à un public d’enfants (ouvrages utiles aux futurs instituteurs) et aux adolescents (ouvrages utiles pour les régents).
5) EVALUATION : QCM et éventuellement questions de connaissances du « type » des questions se trouvant à la fin du syllabus.

PONDERATION : La cote est donnée sur 20 Pts. Mais la cote globale « Philosophie et Histoire des Religions » de 20 Pts comporte l’addition de la cote du cours « Histoire des religions » avec celle du cours de « Philosophie », également coté sur 20 Pts. Le total est alors divisé par 2.
Avant-propos
A) Place du cours dans la formation :
Ce cours, qui appartient à la catégorie des « cours A », ne semble pas, à première vue, directement « pratique », « applicable ».
Néanmoins, pour ceux qui, parmi vous, enseigneront la Religion (N. Mat, N.P. et Régendat Sciences Religieuses), ce cours complète et sert de synthèse pour le cours de Religion. Pour eux, en effet, la formation religieuse forme un tout.
Pour ceux qui n’enseignent pas la religion, à quoi peut bien servir ce cours ?

Je dirai qu’il se place au niveau culturel. Tout professeur est inscrit dans une culture plus large que sa propre discipline, et il est bon que tout professeur soit au courant de cette culture générale.

Or, qu’on le veuille ou non, les Religions font partie de notre culture. La Religion est une réalité qui s’offre à tous, comme l’art, la musique, la cuisine, la politique, l’économie, le sport etc.

Enfin, -et toujours pour cette seconde catégorie d’étudiants (mais cela vaut bien sûr aussi pour la première)- j’espère que ce cours permettra à chacun de découvrir la richesse de la pensée religieuse et, particulièrement, son intérêt pour la vie.
B)







Recommandation 1720 (2005)1

Education et religion



1. L’Assemblée parlementaire réaffirme avec force que la religion de chacun, y inclus l’option de ne pas avoir de religion, relève du domaine strictement privé. Cependant, cela n’est pas incompatible avec la constatation du fait qu’une bonne connaissance générale des religions et par conséquent un sens de la tolérance sont indispensables à l’exercice de la citoyenneté démocratique.

2. Dans sa Recommandation 1396 (1999) sur la religion et la démocratie, l’Assemblée affirmait que «plusieurs problèmes de la société moderne ont aussi une composante religieuse, tels que les mouvements fondamentalistes intolérants et les actes terroristes, le racisme et la xénophobie, les conflits ethniques».

3. La famille joue un rôle primordial dans l’éducation des enfants, y compris dans le choix d’une éducation religieuse. Cependant, dans beaucoup de familles, la connaissance des religions est en train de

se perdre. De plus en plus de jeunes manquent de repères pour bien appréhender les sociétés dans lesquelles ils évoluent et celles auxquelles ils sont confrontés.

4. Les médias – presse écrite et audiovisuel – peuvent avoir un rôle d’information très positif. Cependant, certains d’entre eux, surtout parmi ceux destinés au grand public, font très souvent preuve d’une regrettable méconnaissance des religions, comme l’indiquent par exemple les amalgames fréquents entre l’islam et certains mouvements fondamentalistes et radicaux.

5. La politique et la religion ne devraient pas se mélanger. Cependant, la démocratie et la religion ne doivent pas être incompatibles. En effet, elles doivent être des partenaires valables dans les efforts pour le bien commun. En s’attaquant aux problèmes de société, les autorités publiques peuvent éliminer beaucoup de situations qui favorisent l’extrémisme religieux.

6. L’éducation est essentielle pour combattre l’ignorance, les stéréotypes et l’incompréhension des religions. Les gouvernements devraient aussi faire plus pour garantir la liberté de conscience et d’expression religieuse, pour encourager l’enseignement du fait religieux, pour promouvoir le dialogue avec et entre les religions, et pour favoriser l’expression culturelle et sociale des religions.

7. L’école est un élément majeur de l’éducation, de la formation de l’esprit critique des futurs citoyens et donc du dialogue interculturel. Elle pose les bases d’un comportement tolérant, fondé sur le respect de la dignité de chaque personne humaine. En enseignant aux enfants l’histoire et la philosophie des principales religions avec mesure et objectivité, dans le respect des valeurs de la Convention européenne des Droits de l’Homme, elle luttera efficacement contre le fanatisme. Il est essentiel de comprendre l’histoire des conflits politiques justifiés au nom de la religion.

8. La connaissance des religions fait partie intégrante de celle de l’histoire des hommes et des civilisations. Elle est tout à fait différente de la croyance en une religion donnée et de sa pratique. Même les pays où une confession est largement prédominante se doivent d’enseigner les origines de toutes les religions plutôt que d’en privilégier une ou de promouvoir le prosélytisme.

9. En Europe, diverses situations coexistent. D’une manière générale, les systèmes scolaires – en particulier les écoles publiques dans les pays dits laïques – ne consacrent pas suffisamment de ressources à l’enseignement des religions, ou – en particulier dans les pays à religion d’Etat et dans les établissements confessionnels – privilégient une seule religion. Certains pays ont interdit le port de symboles religieux dans les établissements scolaires. Ces dispositions ont été jugées conformes à la Convention européenne des Droits de l’Homme.

10. Malheureusement, un peu partout en Europe, il n’y a pas assez d’enseignants en mesure d’assurer l’étude comparative des différentes religions, d’où l’intérêt de créer pour cela un institut européen de formation des enseignants (au moins pour les formateurs des futurs enseignants), qui pourra profiter de l’expérience de plusieurs instituts et facultés dans les différents pays membres, faisant depuis longtemps des recherches et donnant des enseignements sur les religions comparées.

11. Le Conseil de l’Europe accorde à l’éducation un rôle central dans la construction d’une société démocratique, mais l’étude des religions dans les écoles n’a pas encore fait l’objet d’une attention particulière.

12. L’Assemblée constate par ailleurs que les trois religions monothéistes du Livre ont des racines communes (Abraham) et partagent beaucoup de valeurs avec d’autres religions, et que ces valeurs sont à l’origine de celles défendues par le Conseil de l’Europe.

13. En conséquence, l’Assemblée recommande au Comité des Ministres:

13.1. d’étudier les approches possibles de l’enseignement des religions pour les niveaux primaire et secondaire, par exemple par des modules de base qui seraient ensuite adaptés aux différents systèmes éducatifs;

13.2. de promouvoir la formation initiale et continue des enseignants du fait religieux dans le respect des principes évoqués dans les paragraphes précédents;

13.3. d’envisager la création d’un institut européen de formation d’enseignants pour l’étude comparative des religions.

14. L’Assemblée recommande aussi au Comité des Ministres d’encourager les gouvernements des Etats membres à veiller à l’enseignement du fait religieux aux niveaux primaire et secondaire de l’éducation nationale, notamment sur la base des critères suivants:

14.1. son objectif doit consister à faire découvrir aux élèves les religions qui se pratiquent dans leur pays et celles de leurs voisins, à leur faire voir que chacun a le même droit de croire que sa religion «est la vraie» et que le fait que d’autres ont une religion différente, ou n’ont pas de religion, ne les rend pas différents en tant qu’êtres humains;

14.2. il devrait inclure l’histoire des principales religions, ainsi que l’option de ne pas avoir de religion, en toute neutralité;

14.3. il devrait donner à la jeunesse des outils pédagogiques lui permettant d’aborder en toute sécurité les partisans d’une approche religieuse fanatique;

14.4. il ne doit pas franchir la limite entre le culturel et le cultuel, même pour un pays à religion d’Etat. Il ne s’agit pas de transmettre une foi, mais de faire comprendre aux jeunes pourquoi des millions de gens puisent à ces sources;

14.5. les enseignants des religions devront avoir une formation spécifique. Il devrait s’agir d’enseignants d’une discipline culturelle ou littéraire. Cependant les spécialistes d’une autre discipline pourraient être chargés de cet enseignement;

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