Et la clef de la paix








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HARRY POTTER

ET LA CLEF DE LA PAIX
CHAPITRE 51 : COURSE DANS LA FORET INTERDITE

    La Gazette du Sorcier du matin n’avait pas apporté d’information particulièrement importante, elle s’était contentée de faire un point sur les évènements récents, et les conclusions qui en avaient été tirées, et il n’y avait cette fois pas d’article de Rita Sketter, ni aucune critique à propos du Ministère. On aurait dit que la Gazette voulait se racheter de ses récents articles, et il était fort à parier que Rita Sketter avait été éjectée.

    Ses dirigeants savaient très bien que l’opinion publique était très largement en faveur du Ministère et que d’un point de vue économique, le fait que le Ministère ait retiré la Gazette de la liste des journaux fiables serait une catastrophe, surtout que la concurrence allait être rude avec l’arrivée du Londonien, le journal du Ministère de la Magie dont le lancement n’était plus qu’une question de temps.

    Hermione s’était ainsi plongée dedans afin d’éviter de trop stresser, pendant que les autres en profitaient pour discuter un peu avant cette longue journée.

    Peu avant la sonnerie, tous les élèves avaient commencé à se rendre sur les lieux de leurs examens, et les septième année avaient dû traverser le parc, ouvert pour l’occasion, afin de se rendre à l’orée de la Forêt Interdite.

    Ils s’étaient ainsi regroupés devant la Forêt Interdite, près de la salle de classe de soins aux créatures magiques de Hagrid.

    Maugrey Fol-Œil, Mrs Bett et le professeur Chourave étaient arrivés juste après eux alors que Hagrid sortait au même instant de la Forêt Interdite. Ils commencèrent à discuter entre eux près des enclos où Hagrid élevait les créatures qu’il faisait étudier à ses élèves.

    Harry fut tout de suite rassuré en le voyant et celui-ci leur adressa d’ailleurs un clin d’œil et leur fit de grands signes de la main.

    Le ciel était couvert, et un vent froid soufflait dans le parc, agitant la cime des arbres et gelant les élèves qui avaient sorti les gants, les écharpes et les vêtements chauds. Les professeurs aussi avaient mis leurs imperméables.

    Voyant que tous les élèves étaient arrivés, Maugrey s’approcha et attendit le silence de leur part, qui ne tarda pas à venir.

  • Bonjour, on va commencer par vous expliquer le fonctionnement de l’épreuve. Comme pour la première, vous devrez passer dans un parcours parsemé d’obstacles divers. Vous serez en permanence sous la surveillance des professeurs et vous pourrez les appelez en cas de besoin, mais vous perdrez bien sûr des points dans ce cas. Il n’y aura cependant qu’une seule partie plus longue. Vous obtiendrez une première note sur trente en fonction de la durée totale de votre épreuve par rapport aux autres. Et vous obtiendrez une seconde note sur vingt en fonction des techniques que vous avez utilisées, note qui reflètera votre application de ce que vous avez appris depuis le début de l’année. Vous partirez tout simultanément et il vous sera interdit de vous entraider. Enfin, le Ministère vous demande de ne pas vous écarter du chemin à suivre en restant entre les palissades qui le délimitent, à cause des dangers présents dans la forêt que vous ne saurez pas encore braver vu l’incompétence générale qui touche votre génération. Je laisse la parole au professeur Chourave qui va vous donner quelques compléments.

  • Oui, bonjour ! Comme pour l’épreuve précédente, j’évaluerai votre performance en ce qui concerne la botanique. Essayez donc d’exploiter au maximum vos connaissances en matière de lutte contre les créatures dangereuses, l’épreuve est à votre portée… en botanique (elle s’était empressée d’ajouter ce complément voyant la perplexité des élèves).

  • Très bien, reprit Maugrey pour combler le silence apparu, on ne va pas perdre de temps, il faut nous rendre au point de départ.

    Il se retourna et s’enfonça le premier dans la Forêt Interdite, suivi des autres professeurs et des élèves.

    Ils marchèrent pendant environ deux minutes sur un chemin dégagé et arrivèrent dans une sorte de clairière.

    Les herbes y avaient été enlevées pour l’occasion et elle était clôturée par des palissades en bois. Plusieurs bancs avaient été placés en cercle tout autour.

    De l’autre côté, en face de l’entrée, un chemin beaucoup plus sombre débutait sous une arche de pierres, délimité par les mêmes palissades en bois.

  • Le parcours débute là ! annonça Maugrey d’une voix forte, pointant l’arche de pierres. L’arrivée se fera ici, le parcours forme en fait une boucle et vous arriverez à une intersection, une flèche vous indiquera le chemin à suivre. Est-ce qu’il y a des questions ?

  • Est-ce que c’est dangereux ? demanda Lavande.

  • Evidemment ! aboya Maugrey, le but est de voir comment vous réagirez face à un danger. Cependant je ne pense pas que quelqu’un mourra cette fois-ci, à moins que vous soyez idiots et imprudents, VIGILANCE CONSTANTE !

    Tous les élèves sursautèrent en même temps ainsi que le professeur Chourave et Mrs Bett faillit tomber de son balai. Hagrid, lui n’avait pas même cillé.

  • Oui, et en cas de véritable danger, Rosy… euh le professeur Bett, peut intervenir rapidement grâce à son Eclair de Feu, elle vous survolera pour ne jamais vous lâcher des yeux… il ne sert donc à rien de tricher en contournant un obstacle, ce serait idiot, si un jour vous vous trouvez coincés dans un tunnel et que vous êtes suivis par des Mangemorts qui veulent vous tuer et qu’une créature se présente devant vous, vous ne pourrez pas faire autrement que la combattre !

    Lavande et Parvati s’étaient mises à glousser depuis que Maugrey avait prononcé le surnom de « Rosy » et elles n’avaient pas vu que son œil magique les avait fixé pendant toute la fin de son discours.

    Maugrey se tourna lentement vers elles et un éclair violet jaillit de manière tout à fait impromptue de sa baguette.

    L’éclair rebondit sur le sol en projetant un nuage de terre et les heurta toutes les deux en même temps.

    Elles furent projetées en l’air, se stoppèrent un instant au sommet de leur trajectoire puis retombèrent lourdement sur le sol.

    Quelques secondes plus tard, Maugrey les avait relevées d’un coup de baguette magique et elles retrouvaient conscience. Par réflexe, elles reculèrent toutes les deux d’un pas, surveillant d’un œil terrifié la baguette qu’il tapotait sur la paume de son autre main.

  • Cependant, en ce qui vous concerne, vous avez vos difficultés habituelles à vous concentrer… et vos chances de survie à l’épreuve sont bien plus minces que celles de vos camarades, alors concentrez-vous et vigilance constante ! Bien, tout a été dit, placez-vous tous face à l’entrée.

    La masse des élèves se plaça lentement devant l’arche, personne ne voulant être le premier.

  • Attention, c’est parti ! s’écria Maugrey en produisant une détonation avec sa baguette magique, qui fit s’envoler des arbres voisins une nuée de petits oiseaux.

    Tous s’élancèrent lentement mais ils étaient de toute évidence plus préoccupés par leur survie que par la réussite de l’épreuve et aucun d’eux ne voulait affronter en premier le premier obstacle.

    Ainsi, les quelques élèves les plus motivés purent prendre le large dès le début. Harry était décidé à terminer le plus rapidement possible, non seulement pour réussir l’épreuve mais aussi pour avoir une après-midi de libre ensuite.

    Il courut ainsi sur une centaine de mètres, suivant Ron de près, qui avait pris la tête, et suivi par un petit groupe de personnes dont il entendait les pas derrière lui.

    Ils rencontrèrent l’intersection dont avait parlé Maugrey. Un panneau en bois leur indiquait qu’il fallait prendre le chemin de gauche.

    Ils le prirent et continuèrent leur course sans rencontrer le moindre obstacle pendant quelques minutes.

    La forêt était très sombre, et pourtant, ils ne s’y étaient pas enfoncés profondément. Ils étaient déjà allés bien plus loin.

    En fait, des haies semblables à celles qui avaient été plantées lors de la troisième tâche du tournoi des Trois sorciers avaient été plantées de manière discontinue le long du chemin, laissant certaines zones bien éclairées et d’autres très sombres.

    Ils commençaient à être essoufflés lorsqu’ils arrivèrent sur le premier obstacle, un cliquetis métallique se fit entendre quelque part, alors que trois gros troncs d’arbres étaient empilés au milieu du chemin.

    Plusieurs Moremplis étaient en train de s’approcher d’eux, venant des côtés du chemin. Harry put d’ailleurs voir la silhouette de Maugrey ainsi que l’ombre de Mrs Bett qui était passée au-dessus de lui sur son balai.

    Ils savaient maintenant très bien les repousser et ce premier obstacle n’était qu’une formalité pour ceux qui maîtrisaient très bien le Patronus.

    Mais les Moremplis n’étaient que des simples capes noires, et les voir ne produisait aucun effet en comparaison aux Détraqueurs, et tous, en se concentrant pouvaient réussir.

    Harry passa sans problème, le cerf argenté fonça dans le tas des Moremplis qui furent projetés en l’air sous l’action conjointe du Patronus de Ron.

    Tous les deux montèrent sur les troncs pour les escalader, n’ayant pas d’autre moyen de passer sans franchir les palissades qui délimitaient l’aire autorisée.

    Harry alluma sa baguette, on n’y voyait de moins en moins, et Ron fit de même à côté. Il commençait déjà à être essoufflé et il se contentait maintenant de marcher vite plutôt que de courir, préférant économiser des forces pour une épreuve qui s’annonçait longue.

    Ils arrivèrent finalement face à un enchevêtrement de Filets du Diable qui obstruait le chemin. Les tiges étaient énormes et certaines avaient un diamètre d’une vingtaine de centimètres. Le Filet du Diable avait d’ailleurs déjà étranglé quelques arbres aux alentours.

    Il y faisait beaucoup plus clair à cet endroit, justement car il n’y avait plus d’arbres. Harry réfléchit alors qu’un petit oiseau venait de se poser sur l’une des branches de la plante. Une liane se referma sur lui et il fut engloutit par la plante sous le regard dégoûté de Ron.

    Ceux qui les suivaient venaient d’arriver, c’était Dean, Ernie, Neville et Wayne Hopkins de Poufsouffle.

    Ils s’associèrent pour utiliser le sortilège Dégénérant qu’ils avaient appris la veille. La plante résistait fortement et ses lianes s’agitaient frénétiquement, s’avançant vers eux malgré les sortilèges qui ne cessaient de la heurter.

    Malgré tous les sortilèges, la plante résistait et tous les autres élèves avaient eu le temps d’arriver. Les professeurs n’avaient apparemment pas prévu la difficulté.

    Ainsi, on vit le professeur Chourave enjamber la palissade derrière eux pour venir les dégager de cet obstacle.

    Mais Harry n’avait pas vu le professeur Chourave qui approchait et…

  • Flamendio !

    Le Filet du Diable s’embrasa en un instant et se rétracta sur lui-même, réduit en grande partie en cendres, ne laissant plus que quelques petites branches inoffensives qui s’étaient recroquevillées.

    Le professeur Chourave s’arrêta la bouche ouverte devant la plante détruite.

  • Ah, et bien continuez alors…

    Harry passa naturellement le premier, les autres le laissant passer respectueusement car il avait vaincu la plante, leur permettant à tous le passage facilement.

    Ils restèrent quasiment tous en groupe sur le chemin qui allait vers le prochain obstacle. Mrs Bett était toujours très près d’eux en balai, et aux sifflements que Harry entendait au-dessus des arbres, il pensa que la Brigade d’Intervention Eclair avait été mobilisée pour la surveillance des élèves.

    La Forêt était de plus en plus dense et la luminosité s’était encore réduite, il faisait très froid à cause du vent mais le fait de courir les réchauffait. Les arbres étaient beaucoup plus hauts et atteignaient une bonne centaine de pieds. Une sorte de brume planait dans la forêt, se mêlant aux buissons épineux qui poussaient au pied des arbres.

    De temps à autres, une rafale plus forte que les autres perçait la couverture végétale que formaient les arbres et s’engouffrait dans la forêt, glaçant le visage et les mains des élèves.

    En travers du chemin, se dressait maintenant un étang à l’eau très limpide, plusieurs gros rochers plats était empilés juste avant le chemin. Harry les contourna et se trouva face à l’étang qui constituait un gué aisément franchissable à pieds.

    Il s’y engouffra sans perdre de temps. A peine il avait mis un pied dans l’eau que deux nappes d’eau rouge sang s’approchaient de lui par la droite et la gauche.

    Il lui restait une dizaine de mètres à franchir pour passer de l’autre côté.

    Derrière lui, tous s’étaient arrêtés et se contentaient de le regarder passer.

    Il courut le plus possible, forçant sur ses jambes pour vaincre la résistance de l’eau. Les deux nappes d’eau s’approchaient de lui et il préférait ne pas y avoir affaire, ne sachant pas quel effet se produirait si elles le touchaient.

    Mais il n’aurait pas le temps d’arriver jusqu’au bout avant que les deux masses d’eau n’arrivent jusqu’à lui. Il sortit sa baguette et fit apparaître un gigantesque Serpent d’Eau qu’il fit tournoyer autour de lui dans l’eau. La force du sortilège repoussa l’eau sur quelques mètres à la ronde, créant une vague qui tint à distance les deux nappes rouges.

    Il put finir sa traversée et décida de continuer sans chercher à savoir comment ses camarades allaient réussir à traverser l’étang, ils trouveraient bien de toutes façons un moyen de passer.

    Il y avait un tournant vers la droite, qui indiquait que le chemin s’enfonçait encore plus profondément dans la forêt.

    Le chemin était de moins en moins praticable, il y avait de petites herbes au sol et quelques ronces qui le traversaient, que Harry prenait soin de contourner pour ne pas trébucher dessus.

    Il gardait sa baguette allumée, éclairant le chemin devant lui pour parer à toute attaque surprise.

    Il approchait d’une masse sombre telle un bâtiment placé en plein milieu du chemin. Il se rendit compte que c’était une sorte de pyramide en grosses pierres qui comportait une entrée sombre en son centre.

    Il y entra tout en restant vigilant, prévoyant que sa vision devrait s’accommoder de la chute de luminosité.

    Il y avait un couloir qui donnait sur une salle circulaire. Il y entra et entendit un bruit métallique derrière lui.

    Il se retourna brusquement : une porte métallique venait de se refermer devant l’ouverture par laquelle il était entré. Il y eut une grondement sourd et Harry eut soudainement beaucoup de mal à rester debout, se sentant attiré vers l’extérieur de la pièce.

    Enfin, le grondement cessa et il put tenir debout sans difficultés, la pièce venait de pivoter et était apparemment descendue.

    Deux pans de murs se retirèrent en même temps et glissèrent sur le côté, laissant apparaître deux cavités d’où sortirent deux crabes de feu.

    Harry réfléchit, il décida de les transformer en crabes, ce qui était plus difficile que de les stupéfixer mais qui lui permettrait au moins d’avoir trouvé enfin une utilité aux sortilèges de Transfert.

    Il envoya le sortilège sur l’un d’eux et se retourna tout en exécutant un enchantement du Dôme, pour contrer le jet de flamme que venait de lui envoyer le second crabe de feu, qu’il avait anticipé grâce au bruit caractéristique.

    Les flammes heurtèrent le Dôme et s’y fondirent en engendrant une onde qui se propagea par vaguelettes à sa surface.

    Il envoya effectua immédiatement le sortilège de Transfert et transforma le second crabe de feu en un simple crabe.

    Il s’assura que le premier était lui aussi inoffensif et essaya de trouver un moyen de sortir.

    En fait, deux chemins s’offraient à lui, les deux cavités d’où étaient sortis les crabes de feu étaient en fait des tunnels.

    Il décida de prendre celui de gauche pour une raison qui lui était inconnue.

    Le tunnel finissait par s’élargir et tournait lentement vers la droite.

    Il avait déjà l’impression d’avoir fait presque un demi-tour de cercle lorsque l’obstacle suivant se dressa devant lui.

    C’était un enchevêtrement impénétrable de lianes et de branches.

    Harry essaya de trouver un moyen de ne pas avoir à le traverser mais il se rendit compte que le tunnel était obstrué jusqu’à son sommet.

    Il savait que cet exercice avait été posé afin de faire appliquer aux élèves les sortilèges qu’ils avaient appris pour contrôler les plantes dangereuses.

  • Folium inelasticus !

    Une sorte de fil de lumière verte sortit de sa baguette et un halo apparut autour des lianes sur lesquelles il avait lancé le sortilège.

    Les lianes étaient devenues flasques et il pouvait les déformer comme il voulait, il fit les écarter pour se créer une ouverture et dut appliquer plusieurs fois le sortilège pour dégager suffisamment de lianes pour pouvoir y entrer.

    Il aurait très bien pu utiliser le sortilège Enmageznem mais il voulait ne pas se fatiguer inutilement ce qui faisait qu’il utiliserait les sortilèges qu’il avait appris spécialement pour cette épreuve.

    Il s’engagea parmi les plantes dont les premières étaient déjà libérées de l’effet du sortilège. La progression était lente mais il avançait quand même.

    Finalement, la densité des plantes diminua lentement mais il se retrouva face à un Filet du Diable.

    Il avait déjà neutralisé sans problèmes ce genre de plantes mais pas en étant emmêlé autour de lianes qui se tortillaient en cherchant à l’étrangler, il avait habituellement toujours été en position de force.

    Il utilisa le sortilège dégénérant afin de faire perdre des forces à la plante.

  • Nervoseva inracimem !

    Il avait lancé le sortilège tout en étant couché au milieu des lianes et des branches qui retrouvaient toutes lentement leur rigidité initiale. Il avait donc tendu le bras en plein dans le Filet du Diable afin d’en affecter les branches principales en son centre.

    Il y eut un gros bruit de succion et les tiges se décolorèrent lentement, les tiges des plantes se recroquevillaient sur elles-mêmes comme des chaussettes que l’on retourne.

    La plante entière fut affectée grâce à la puissance du sortilège de Harry et il n’en restait à la fin que le cœur et les branches les plus irréductibles qui étaient inoffensives provisoirement.

    Cela lui libéra le passage car le Filet du Diable avait occupé toute la place, ne laissant aucune chance aux autres plantes de se développer.

    Harry pouvait donc passer sans difficultés. Mais il fut surpris par une masse qui venait de lui sauter dessus, surgissant de nulle part.

    Il eut un mouvement en arrière par réflexe mais trébucha sur une liane.

    Il envoya au hasard un éclair de stupéfixion qui atteint sa cible en plein cœur.

    Il put se relever et trouva le cadavre, étalé sur le dos, d’une grosse araignée velue.

    Il pensa immédiatement à Ron et à sa peur bleue des araignées, songeant qu’il serait mieux pour lui, qu’il ne sache pas ce qui l’attaquait, comme cela venait d’être le cas pour Harry.

    Au sol, il y avait maintenant un tapis de lianes parmi lesquelles poussaient des grosses fleurs oranges ressemblant à des grosses tulipes aux pétales triangulaires.

    Harry s’en approcha mais toutes les fleurs envoyèrent en même temps un gaz qui lui semblait toxique.

    Il se recula, la meilleure méthode qui lui vint à l’esprit était de brûler toutes les plantes par un sortilège d’Embrasement.

    Mais il remarqua d’abord qu’il y avait une grosse toile d’araignées face à lui, qui obstruait complètement le passage.

    Il décocha une Flèche de Mort qui transperça la toile et la déchirant, y laissant un trou béant par lequel sortirent une dizaine de grosses araignées semblables à celle qu’il venait d’abattre.

  • Flamendio ! s’écria-t-il, la baguette pointée vers la plante.

    Celle-ci s’enflamma, brûlant rapidement avec toutes les araignées qui s’étaient jetées dessus pour aller attaquer Harry.

    Les plantes émirent le même gaz, tentant en vain de se défendre face à cette attaque mais cela ne faisait qu’augmenter l’intensité des flammes.

    Après quelques secondes, il n’en restait plus rien et Harry traversa les cendres pour continuer son chemin.

    Il se rendit compte qu’il n’était pas seul dans le tunnel car des pas se faisaient entendre derrière lui. Il continua sa route sans s’en soucier alors que le professeur Chourave venait de sortir juste derrière lui par une porte qui était apparue dans la paroi du tunnel, pour rétablir les obstacles détruits.

    Harry ne la vit pas et continua son chemin. Il se rendit compte qu’en fait ce tunnel n’était qu’une boucle que l’on pouvait emprunter dans les deux sens car il croisa Neville puis Lisa Turpin et Anthony Goldstein de Serdaigle. Il adressa un sourire à Neville pour l’encourager, qui lui en rendit aussitôt un.

    Il déboucha sur la pièce circulaire et Maugrey s’y tenait au centre.

    Il eut difficilement le temps de réfléchir alors qu’un éclair orange était parti de la baguette de Maugrey pour lui foncer dessus.

    Il maîtrisait encore avec difficultés le Bouclier des Points mais il avait décidé de l’utiliser contre tout ce qu’il ne connaissait pas, car cela avait plus de chances de fonctionner que le Charme du Bouclier.

    Cependant, ses vieilles habitudes l’avaient conduit à faire apparaître le Bouclier d’Argent, c’était maintenant devenu un réflexe dont il serait difficile de se débarrasser. Mais serait-ce vraiment utile de s’en débarrasser ? Pas vraiment, ce Bouclier d’Argent lui avait déjà sauvé à maintes reprises la vie.

    Ainsi, un gros bouclier en argent de forme arrondie était apparu devant le sortilège qui fonçait sur lui.

    Il y eut un gros gong et le Bouclier se plia, enfermant le sortilège avant d’exploser en renversant toutes les personnes qui étaient présentes dans la pièce.

    Maugrey se releva rapidement ainsi que Harry.

  • Bien, Potter, tu vas vite, tu vas emprunter la sortie de secours en attendant que tout le monde soit passé.

    Il pointa sa baguette vers le plafond, approximativement au centre du cercle.

    Une pierre circulaire de un mètre de diamètre tomba, fracassant les dalles au sol, laissant tomber une échelle de cordes.

    Maugrey lui fit signe de l’emprunter et Harry s’y précipita, il était très difficile de la remonter car elle se balançait.

    Mais comme elle était incluse dans un tuyau de diamètre à peine supérieur à Harry, celui-ci pouvait s’appuyer sur le mur pour ne pas que l’échelle se balance.

    En haut de lui, il voyait la sortie, c’était un trou qui lui paraissait minuscule d’où il était, à peine de la taille d’une Noise.

    La montée lui parut une éternité mais il y parvint à la sortie. Il s’extirpa tant bien que mal du tunnel, les bras déjà douloureux.

    Il était en fait au sommet de la pyramide dans laquelle il était entré, au même niveau que la cime des arbres.

    Il faisait maintenant beaucoup plus clair, la brume s’était dissipée, et le soleil était un peu plus haut dans le ciel. Le vent s’était un peu calmé et il ne faisait plus aussi froid qu’au moment du début de l’épreuve.

    Harry s’en réjouit, mais l’épreuve n’était pas terminée, un escalier étroit permettait de descendre de la pyramide.

    Il commença par le descendre en vitesse et manqua de peu de rater une marche. Il ralentit un peu et arriva au pied de la pyramide, il était de toutes façons toujours en avance et il pouvait se permettre de ne pas courir pendant quelques minutes pour se reposer.

    Lorsqu’il arriva en bas, il se rendit compte qu’il était à l’extérieur de la palissade en bois. Le passage qu’il venait d’emprunter devait être réservé aux professeurs.

    Il enjamba la barrière pour se retrouver sur le chemin qui était de plus en plus envahi d’herbes.

    Il se trouva finalement face à un mur infranchissable qu’il ne pourrait pas escalader.

    Il devait utiliser le sortilège de Fragmentation pour le faire s’écrouler.

  • Restrundo !

    Un bruit de raclement venant du mur se fit entendre et des fissures y apparurent, le cassant en des blocs de plus en plus fins, jusqu’à le réduire en un gros tas de poussière.

    Il se trouva alors face à un autre mur identique.

    Il lança à nouveau le sortilège de Fragmentation, un peu surpris d’avoir à faire deux fois cet exercice peu intéressant.

    Mais rien ne se produisit cette fois-ci. Il réessaya alors, sans obtenir plus de résultats que lors de son premier essai.

    Comment pourrait-il franchir ce mur s’il ne pouvait pas le détruire, il n’avait pas son balai et il se douta qu’il ne pouvait pas utiliser le sortilège d’Attraction pour le faire venir jusqu’à lui.

    Alors qu’il réfléchissait, son regard se perdit sur une jeune pousse qui poussait au pied du mur. Il n’y fit pas attention tout d’abord.

    Mais à force de réfléchir, il pensa qu’il n’avait toujours pas utilisé le sortilège qui permettait de transformer une liane en Filet du Diable, analogue selon le professeur Chourave à un sortilège de Transfert.

    Il ne pensa pas tout d’abord à la petite liane qu’il n’avait en réalité même pas remarquée et regarda au-delà de la barrière en bois s’il n’y en avait pas.

    Enfin ! Il l’aperçut. La liane n’était évidemment pas là pour rien, et le sol avait de plus été dégagé juste avant le mur, la laissant bien visible.

    Harry en conclut donc que s’il faisait apparaître des branches suffisamment solides, cela constituerait une échelle qui lui permettrait de franchir le mur.

  • Liane transfera Diablolianus !

    La liane changea soudainement d’aspect après avoir été touchée par le sortilège, elle n’avait déjà plus rien d’une simple pousse inoffensive, sa couleur s’était assombrie et elle avait un petit air agressif bien qu’elle n’avait pas bougé.

    Il restait à Harry à la faire pousser afin qu’elle couvre le mur entier.

  • Diablolianus increscum !

    Le sol trembla légèrement alors que le petit Filet du Diable s’épaississait et s’allongeait, ses branches commençant à se tortiller tels des serpents, grimpant le long du mur et rampant le long du sol.

    Il serait difficile d’empêcher cette plante de l’étrangler alors qu’il serait en train de l’escalader mais il ne connaissait aucun moyen de faire grandir la liane sans l’avoir préalablement transformée en Filet du Diable.

    Il décida de faire le plus vite possible, il prit de l’élan et se jeta le plus haut possible sur la plante, attrapant l’une des plus grosses branches de la plante, celle qui semblait la plus stable et l’escalada.

    Mais rapidement, ses pieds et ses mains étaient pris par la plante. Il devait envoyer sans cesse de la lumière sur les tiges qui s’approchaient de lui pour s’enrouler autour de ses membres.

    Et plus il attaquait la plante, plus elle bougeait, ce qui rendait la tâche plus difficile.

    Il luttait contre la plante, il ne fallait pas qu’il lâche, il fallait qu’il réussisse du premier coup car sinon il serait trop fatigué pour tenter d’autres essais.

    Il lui restait encore deux bons mètres à escalader avant d’atteindre le sommet du mur et la plante bougeait toujours de plus en plus.

    Il avait l’impression de ne quasiment pas progresser, il devait sans cesse repousser les branches qui l’assaillaient et après presque une demi-heure, il lui restait toujours un mètres à parcourir.

    Ceux qui le suivaient venaient d’arriver, il n’eut pas le temps de voir qui était là mais il remarqua qu’Hermione en faisait partie.

    Aux cris aigus qu’il entendait en dessous de lui, il comprit que certains avaient, comme lui, essayé de s’attaquer au Filet du Diable.

    Malgré l’épuisement qui le prenait, il avait pris un meilleur rythme et il progressait beaucoup plus efficacement. Il alternait d’une manière efficace les sortilèges pour se libérer de la plante, l’avancée de ses pieds et de ses mains.

    Le haut était beaucoup plus difficile à escalader étant donné que les branches étaient de plus en plus fines et qu’elles se pliaient sous le poids de Harry.

    Il ne lui restait presque plus rien à escalader, en tendant le bras, il n’était plus qu’a une dizaine de centimètres du haut du mur.

    En dessous de lui, il entendait toujours ses camarades se débattre.

    Il était épuisé et il se fit une frayeur lorsqu’il avait faillit tomber en essayant de sauter pour attraper le haut du mur.

    Il avait en fait été rattrapé par une liane qui s’était enroulée autour de son cou, avec cependant pour but initial de l’étrangler.

    Cela lui avait fait perdre du temps car la plante avait lancé une véritable offensive contre lui, il était attaché par les pieds et un bras, devant prendre sa baguette de la main gauche un moment pour libérer son bras droit.

    Il lui fallut presque encore un quart d’heure pour que ses doigts puissent atteindre le rebord du mur.

    Il l’avait réussi dans une deuxième tentative de l’attraper en sautant, mieux préparée que la première.

  • Ouf, dit Harry épuisé alors qu’il tenait fermement le bord.

    Il pouvait maintenant s’aider de sa main pour se propulser vers le haut et il réussit enfin à se libérer de l’étreinte de la plante.

    Cependant, la descente allait être beaucoup plus difficile, le mur faisait presque cinq mètres de haut, et il n’avait plus rien pour descendre.

    Il était en équilibre en haut, le mur n’était pas large, il faisait à peine la taille d’un pied. Cependant, malgré sa position instable, Harry en profita pour avoir un court instant de repos.

    Il regarda en bas, tous les élèves étaient maintenant sortis de la pyramide et tentaient d’escalader le mur qui était assez large pour que tous puissent passer à côté.

    Cependant, certains n’hésitaient pas à mettre leur pieds sur les épaules de ceux d’en dessous pour se faciliter le travail et Maugrey qui était derrière eux l’avait remarqué.

  • Mrs Li ! Qu’est-ce que j’ai dit ? grogna-t-il.

  • Mais…

    Su Li ne termina pas sa phrase, l’élève de Serdaigle venait de lâcher prise, épuisée, elle tomba s’accrochant à une liane qu’elle arracha pour se retenir, manquant de peu de renverser ceux qui étaient près d’elle.

    A environ un mètre du haut du mur, Hermione avait une large avance sur les autres, et contrairement à Harry, elle semblait l’escalader sans trop de difficultés, contrôlant la plante avec un sortilège que Harry ne connaissait pas.

    Pour descendre, il décida d’attraper l’une des lianes les plus solides et il se suspendit au rebord, accroché à la liane qui s’était de plus enroulée autour de son bras.

    Il se laissa tomber doucement, non sans se râper contre le mur, mais au moins, il était descendu en douceur, étirant la liane lentement jusqu’au sol.

    Il ne perdit pas de temps afin de conserver son avance, il continua sur le chemin, et remarqua encore une fois l’ombre de Mrs Bett qui volait au-dessus de lui, alors qu’il passait dans une zone plus dénuée de végétation.

    A cet endroit, la forêt paraissait beaucoup moins agressive qu’ailleurs, en réalité, il était allé beaucoup plus au Nord que toutes les fois où il s’y était rendu.

    Il passa ensuite dans une zone où les arbres étaient immenses, leurs troncs faisaient près de deux mètres de diamètre, et le chemin contournait leurs racines gigantesques.

    Et bizarrement il trouva une grande tente plantée en plein milieu du chemin. Il devait y entrer pour pouvoir passer.

    Il sortit sa baguette et entra avec vigilance, ne voyant pas ce qu’il y avait à l’intérieur.

    Une lumière s’alluma, il y avait une table derrière laquelle était assise Trelawney, de l’encens se répandait dans la tente, donnant mal de tête à Harry.

    Trelawney ne semblait pas elle-même et on aurait dit qu’elle était possédée.

  • Bonjour monsieur, asseyez-vous face à moi, dit-elle d’une voix rauque, et terminant sa phrase en toussant.

    Harry s’avança et examina les alentours, il ne devait y avoir aucun danger à s’approcher de Trelawney.

    Il tira le fauteuil qui était installé devant la table et s’assit, attendant que Trelawney lui dise ce qu’il devait faire, n’ayant aucune idée de l’utilité de demander à Trelawney de participer à une épreuve de réaction face à une situation périlleuse.

  • Il va vous falloir deviner, voir, sentir la suite de votre parcours…

    Elle toussa à nouveau fortement avant de pouvoir reprendre ses explications. Pendant ce temps, Harry avait observé ses yeux à travers ses lunettes, son regard semblait complètement vide ce qui confirmait le fait qu’elle était possédée. Harry imagina que Maugrey avait dû l’ensorceler.

  • Vous connaissez les tasses de thé, mais cette fois vous allez vous servir de l’essence d’Ellébore et sentir son pouvoir… dit-elle d’une voix toujours aussi dure et mystérieuse.

    Harry se rappelait avoir déjà entendu parler de l’essence d’Ellébore dans son cours de potions mais il avait oublié ses propriétés.

    Trelawney sortit un gros bol en porcelaine d’en dessous la table puis elle posa devant lui. Elle prit ensuite une cruche et versa un peu d’un liquide de couleur ambrée qui émettait une forte odeur sucrée. Elle agita sa baguette au-dessus du bol et l’approcha d’Harry.

  • Respirez les vapeurs et vous verrez… dit-elle.

    Harry regarda le bol et les vapeurs qui s’en échappaient en tourbillonnant, hésitant un peu. Il pensait cependant que si ça faisait partie de l’épreuve, il n’y avait pas de risque.

    Il pencha lentement sa tête, respirant d’abord de loin les vapeurs, se laissant lentement envoûter par leur odeur agréable.

    Il resta presque une minute ainsi à respirer l’odeur, avant qu’une voix dans sa tête lui dise :

  • Voyons, c’est grotesque, tu ne vois rien et tu as toujours été nul en divination, tu n’as pas besoin de ça pour continuer.

    Il y eut une explosion et Trelawney fut renversée en arrière, alors que la table s’était enflammée.

    Harry s’était levé, il avait envoyé un sortilège d’Embrasement sur la table qui était partie en flammes.

    Trelawney hurlait maintenant d’une voix suraiguë, elle devait certainement avoir retrouvé ses esprits et Harry supposa que Maugrey avait dû la forcer à participer à cette épreuve.

    Harry regrettait de s’être laissé envoûter mais il décida de laisser Trelawney et il ressortit de l’autre côté de la tente.

  • Harry Potter ! où suis-je ? revenez ! au secours ! hurlait-elle derrière lui.

    Harry entendit ses hurlements pendant quelques secondes, avant de s’engouffrer à nouveau dans une zone où la forêt était plus dense, et où tout bruit lointain était étouffé.

    Il trouva une nouvelle pyramide semblable à la première et y entra, il n’y avait aucun signe de la présence d’un professeur dans celle-ci, ils devaient certainement être tous en train de surveiller les retardataires.

    Des torches s’allumèrent soudain et il remarqua qu’il y avait de gros cactus plantés contre les murs de la salle circulaire. Ils semblaient inoffensifs et Harry décida de ne pas les toucher.

    Il chercha la sortie parmi ces cactus en parcourant des yeux les murs mais il ne la trouva pas.

    En revanche, il y avait au centre de la pièce un bassin, qui recevait l’eau débordant d’une grande vasque posée sur un pied en son centre.

    Il lui semblait évident que cette vasque n’avait aucune utilité à part pour la décoration et il se dit qu’il devrait peut-être détruire les cactus.

    Mais à peine il s’en approchait, ils se dressaient en pointant leurs longues épines vers lui.

    Il sortit sa baguette et fit apparaître un long Serpent de Feu qu’il dirigea vers les cactus, tentant de les brûler tous.

    Mais c’était sans succès, lorsqu’il avait stoppé son sortilège, les cactus avaient toujours le même aspect dangereux, mais ils n’avaient aucunement l’air d’avoir souffert.

    Harry réfléchit, si ces cactus résistaient au Serpent de Feu, et que de plus il ne les connaissait pas, c’est que forcément il n’avait aucun moyen qu’il aurait appris à l’école de les vaincre. Il en conclut que la sortie devait être accessible par un autre endroit.

    Pendant qu’il réfléchissait, il contemplait la fontaine au centre de la pièce.

  • Mais oui ! dit-il soudain.

    La fontaine devait être probablement la seule issue possible.

    Il s’en approcha et regarda dans l’eau, il ne semblait pas y avoir de fond.

  • Restrundo !

    La fontaine se brisa, ne devenant plus que poussière. Poussière qui fut emportée par le restant de l’eau.

    Lentement, l’écoulement d’eau cessa et un gigantesque trou apparut, il y avait de la lumière au fond, et Harry pouvait apercevoir de l’eau, à seulement cinq mètres en dessous de lui. Il envoya un sortilège d’Embrasement au hasard, uniquement pour voir si c’était vraiment de l’eau et pour savoir s’il pourrait sauter sans danger. Le sortilège se perdit dans l’eau en émettant un fort flash lumineux.

    Il n’y avait de plus aucune trace de la présence d’une créature dangereuse dans l’eau et Harry se décida à sauter.

    Il s’écrasa et coula profondément dans l’eau, sans pour autant toucher un éventuel fond.

    Lorsqu’il refit surface, il regarda autour de lui, en face, il y avait la sortie qui était un tunnel aquatique.

    Il nagea vers ce tunnel et le traversa. Ensuite, il arriva enfin sur une berge et il put sortir de l’eau. Il y avait un escalier en colimaçon sur la droite de la berge, d’où sortait un torrent d’eau. Harry s’y engagea, mais tomba une première fois, se blessant au coude et déchirant une partie de ses vêtements.

    La seconde fois, il fit plus attention et arriva à monter l’escalier jusqu’en haut. La fin était plus facile puisque l’eau n’y coulait pas, elle sortait d’une bouche placée sur le côté du mur.

    L’escalier donnait de l’autre côté de la pyramide, et il se retrouva en plein air, dehors. Le vent soufflait très fort et était encore plus glacial pour Harry qui était maintenant trempé.

  • Hotwind ! dit-il sa baguette pointée sur lui-même.

    Lentement il se sécha et reprit sa route, la forêt était beaucoup moins épaisse et il aperçut cette fois clairement Mrs Bett, et non pas son ombre, elle volait au-dessus de lui, le surveillant spécialement puisqu’il était à l’écart des autres.

    Il finit par retomber sur l’intersection du début, content que tout soit enfin terminé. D’après la position du soleil qui perçait nettement à travers les arbres, il savait que la journée était maintenant bien entamée et il avait extraordinairement faim.

    Il suivi le chemin en sens inverse mais celui-ci ne s’arrêtait pas à l’endroit où ils avaient commencé, il continuait dans le parc et il semblait à Harry qu’il rentrait carrément dans le château.

    Son impression n’était pas fausse, les barricades le forçaient à entrer dans le château par les portes de chêne et il dut ensuite tourner à droite pour aller dans la Grande Salle dont les portes étaient ouvertes.

    Il y entra. Les quatre tables habituelles avaient été enlevées. A la place, il n’y avait que des tables individuelles, comme pour les examens.

    A la table des professeurs était assis le professeur Tofty, à côté de lui, il y avait plusieurs sabliers. Sur chaque table, il y avait des parchemins qui devaient être les sujets et les feuilles de copie.

  • Mr Potter, on venait de m’annoncer votre arrivée, c’était vraiment juste, les autres viennent à peine de sortir. Vous allez donc passer à l’épreuve théorique que vous ont préparée Mr Maugrey et Mrs Bett, asseyez-vous à cette table-ci, le sujet est sur la table, vous avez exactement trois heures mais au cours de l’épreuve, un repas vous sera apporté donc on vous laisse trois heures et demie, ne perdez pas de temps, l’épreuve est très longue. Bon courage.

    Harry s’installa à la table que lui avait indiquée le professeur Tofty et celui-ci retourna un sablier.

    Harry retourna le parchemin, encore essoufflé de la course dans la forêt, qu’il avait dans l’ensemble bien réussie.

    Il ne perdit pas de temps et regarda rapidement le sujet, car celui-ci paraissait extrêmement long d’après l’épaisseur du dossier.



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