Instruction finale








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Ordre Intérieur du Régime Ecossais Rectifié

Grand Prieuré Rectifié de France

Directoire des Loges Ecossaises Rectifiées de France

Convents de Lyon 1778 et de Wilhelmsbad 1782

(édition 2001)
Rituel

de Maître Ecossais de Saint André

TABLE DES MATIERES
Introduction Page 3
Règles générales à observer pour conférer ce grade
et composition de la Loge Ecossaise Page 7
Décoration personnelle des Maîtres Ecossais Page 9
Décoration de la Loge Ecossaise et choses nécessaires pour une réception Page 11
Tableaux nécessaires pour une réception Page 12
Autel d’Orient Page 14
Illumination d’Ordre de la Loge Page 15
Chambre de préparation Page 16
Préparation du candidat Page 17
Ouverture de la Loge Ecossaise Page 19
Fonctions du Maître des Cérémonies auprès du candidat Page 25
Introduction du candidat Page 27
Premier discours du Député Maître au candidat pour lui expliquer le premier
tableau du 4ème grade Page 30
Engagement du candidat Page 34
Second discours du Député-Maître   Récit historique Page 40

Troisième discours du Député Maître Page 44
Explication du troisième tableau, représentant le Maître HIRAM
sortant du tombeau et faisant suite au même discours. Page 47
Instruction finale Page 52
Instruction par demandes et réponses Page 67
Clôture de la Loge Ecossaise Page 75
Appendice, liste récapitulative des objets nécessaires pour une réception Page 78
Planches

INTRODUCTION

Le rituel que nous présentons ici est tiré du manuscrit 5922/2 de la Bibliothèque de la ville de Lyon. Ce manuscrit est l'unique témoin connu du quatrième grade tel qu'il fut rédigé après le Convent de Wilhelmsbad de 1782, selon les directives arrêtées par le Convent.
Auparavant était en usage en France le rituel approuvé par le Convent des Gaules de 1778. Ce rituel correspondait en gros à tout ce qui, dans le présent texte, se trouve avant le quatrième tableau de la Nouvelle Jérusalem. Y manquaient donc ce dernier tableau, avec la figure de Saint André, et les explications qui les accompagnent, ainsi que l'instruction finale qui récapitule l'ensemble de la Maçonnerie Symbolique. Ce sont là, essentiellement, les éléments qui furent ajoutés à la suite de Wilhelmsbad.
Il est bien connu que le Convent n'avait approuvé   pour tous les grades d'ailleurs   que des esquisses des rituels qui devaient être rédigés ultérieurement. Les phases succes­sives de cette rédaction ont été retracées par Jean Baptiste Willermoz dans une lettre à Charles de Hesse du 10 Septembre 1810, lettre qui a été publiée par Emile Dermenghem dans les Sommeils1, et dont il est intéressant de citer ici les principaux passages relatifs au quatrième grade. Willermoz écrit :
“ Votre Altesse se rappelle sans doute que le temps que les députés au Convent Général pouvaient accorder pour la durée de cette assemblée étant insuffisant pour perfection­ner la multitude des travaux projetés, on s'occupa d'abord des plus importants ; on se borna ensuite à esquisser la réforme des grades symboliques et des deux de l'Ordre Intérieur. ( ... ) Les bases du quatrième grade furent aussi arrêtées2, et Votre Altesse me confia personnellement les instructions et l'esquisse du tableau figurant la Nouvelle Jérusalem et la montagne de Sion surmontée de l'Agneau triomphant, le tout écrit de sa propre main et adopté par le Convent pour me diriger dans cette partie du travail. ”
Willermoz expose que la rédaction définitive des rituels avait été confiée à “ une commission spéciale prise dans le sein de l'assemblée parmi les frères d'Auvergne et de Bourgogne connus pour les plus instruits (…) avec la faculté de s'adjoindre, à Lyon et à Strasbourg, les frères qu'ils jugeraient les plus capables de leur aider à perfec­tionner ce grand et important travail ”. Mais “ cette commission, divisée en deux sections à cent lieues de distance l'une de l'autre, reconnut dès la première année de 1783 que les communications par correspondance de chaque parcelle du travail prolongeraient son ensemble pour bien des années ; on chercha donc les moyens de parer à cet inconvénient. Les frères de Bourgogne, pleins de confiance envers ceux d'Auvergne, qui offraient à Lyon un plus grand nombre d'hommes capables qu'à Strasbourg, engagèrent ceux ci à se charger de l'ensemble de l'ouvrage, sauf la communication à leur donner de chaque partie avant qu'elle fût définitive­ment arrêtée ; c'est sur ce plan que tout le travail fut exécuté ”. C'est donc sur les frères lyonnais autour de Willermoz lui même que reposa à peu près entièrement le travail de rédaction.
Le rôle de charnière que joue le quatrième grade entre la Maçonnerie Symbolique et l'Ordre Intérieur amènera les commissaires, après avoir rédigé les trois premiers grades, à achever d'abord les deux de l'Ordre Intérieur, et à réserver pour la fin la rédaction du quatrième, comme Willermoz l'explique très clairement :
“ Après la révision des trois premiers grades symboliques, il paraissait convenable de faire celle du quatrième, ce qui aurait complété cette classe et en aurait accéléré la publication. Mais la commission, se rappelant que le Convent avait considéré ce quatrième [grade] comme intermédiaire entre le Symbolique et 1’Intérieur, comme le complément du premier et préparatoire au second, enfin comme le point de liaison des deux classes, crut devoir en suspendre la révision, et faire auparavant celles des deux rituels de Noviciat et de Chevalerie ; ces dernières n'exigeant point un travail ni long, ni difficile, et n'ayant plus besoin que d'être perfec­tionnées. Ceux ci étant finis, la commission entreprit le travail du quatrième dans les vues qui avaient été apportées de Wilhelmsbad, elle s'en occupa longtemps avec une grande attention, sentant toute l'importance du travail qui lui était confié. Il était très avancé et presque fini lorsque les Etats Généraux de France furent convoqués ”.
Les événements révolutionnaires allaient empêcher l'achèvement du travail. Willermoz poursuit :
“ Plusieurs membres de cette commission, jouissant d'une réputation distinguée, et appartenant aux trois ordres politiques, furent élus pour se rendre à cette assemblée3; leur départ, faisant un grand vide dans la commission, fit suspendre le travail jusqu'à un temps plus favorable pour le reprendre, et ce temps n’est pas revenu. Elle remit entre mes mains tout ce qu'elle avait fait, ainsi que tous les renseignements, instructions et tableaux qui avaient été fournis par le Convent et par Votre Altesse, et j'en suis resté constamment dépositaire jusqu'à ce jour. ”
Willermoz raconte ensuite dans quelles circonstances il a été amené à achever le travail interrompu :
“ J’ai annoncé plus haut à Votre Altesse que le travail de rédaction presque fini du quatrième grade de Maître Ecossais, avait été forcément suspendu en 1789 ; que la commission qui en avait été chargée avait remis entre mes mains, en se séparant, tout ce qui était nécessaire pour l'achever, et que cette lacune dans la totalité de la révision générale avait donné lieu à beaucoup d'instances faites de tout côté, que je n'avais pu satisfaire, n'osant pas prendre sur moi seul de compléter ce travail. Vingt années se sont écoulées en cet état ; mais, l’année dernière, après la grande maladie que j'essuyai, me voyant resté seul de tous ceux qui avaient participé à cet ouvrage, effrayé du danger que je venais de courir et sentant vivement toutes les conséquences fâcheuses qui en résulteraient si cette lacune dans le Régime Rectifié n'était pas remplie avant ma mort, j'osai entreprendre de la faire. Ce rituel a été publié dans les loges réunies de France vers la fin de 1809. ”
On voit donc que, selon Willermoz, c'est seulement en cette année 1809 que la rédaction définitive du grade a été achevée. On peut alors se demander si le texte du manuscrit 5922/2 nous fournit cette rédaction définitive, ou seulement une rédaction partielle antérieure. A cette question on peut répondre avec assurance que nous sommes bien en présence de la rédaction définitive. Outre qu'on ne voit guère quels compléments pourrait encore appeler le texte tel qu'il est, une autre lettre de Willermoz dissipe tous les doutes que nous pourrions avoir à ce sujet. Cette lettre a été publiée par Pierre Chevallier4. La première page en étant perdue, elle ne peut pas être datée avec certitude, mais Pierre Chevallier a montré qu'elle ne pouvait être antérieure, justement, à l'année 1809. Willermoz y décrit le quatrième grade dans les termes suivants :
“ Nous n'avons chez nous qu'un seul grade supérieur et intermédiaire entre les trois grades bleus et l'Ordre Intérieur, dénommé comme je l'ai déjà dit Maître Ecossais de Saint André.(…) Notre Maître Ecossais retrace et met en action dans sa réception toutes les grandes époques histo­riques survenues au Temple de Salomon et à la nation élue : la destruction, la réédification et la deuxième dédicace de l'un, la captivité, le retour et les combats de l'autre ; car nous ne perdons jamais de vue les révolutions de ce Temple unique, ni le grand emblème du Maître Hiram ; tous ces objets sont mis en scène sous les yeux du candidat par divers tableaux, dont le dernier figure le passage de la loi ancienne à la loi nouvelle par Saint André qui quitta son premier maître Jean Baptiste pour suivre invariablement Jésus Christ ; ici finissent les symboles ”. On pourra juger de la conformité de cette description au texte du rituel donné ci après.
Il est difficile de préciser avec certitude ce qui, dans la rédaction finale, remonte aux travaux de la commission d'avant la Révolution, et ce qui doit être attribué au travail ultérieur de Willermoz. Nous inclinons à penser que la plus grande partie du texte actuel était rédigée en 1789, comme Willermoz lui même nous y invite en écrivant à Charles de Hesse que le travail était alors “ presque fini ”. Il est même très possible que Willermoz n'ait rédigé en 1809 que l'instruction finale. En 1804, il expédiait à la loge marseillaise de la Triple Union un rituel (malheu­reusement perdu) du quatrième grade, en précisant que ce rituel “ n'a point d'instruction particulière parce que le grade même est rempli de discours explicatifs et instructifs ”5. Il ne saurait s'agir ici du rituel de 1778, car alors il y aurait manqué bien plus qu'une instruction particulière pour être conforme aux “ bases ” adoptées à Wilhelmsbad ; il ne peut donc guère s'agir que de la rédaction restée entre les mains de Willermoz en 1789, qu'il n'aura eu qu'à reprendre et à compléter.
A cette instruction finale rédigée par lui en 1809, Willermoz attachait, comme le montre sa lettre à Charles de Hesse, une très grande importance, et nous devons dire que nous partageons son opinion à ce sujet. Privé de la récapi­tulation magistrale des grades symboliques qu'elle comporte, privé d'autre part de ce rappel particulièrement précis et solennel du caractère chrétien du Rite Ecossais Rectifié, en même temps que de son œcuménisme, le quatrième grade ne jouerait pas pleinement son rôle de sommet de la Maçonnerie Symbolique et de préparation à l'Ordre Intérieur, si fortement souligné par Willermoz dans ses lettres. C'est pourquoi il nous paraît absolument essentiel de la faire connaître aux nouveaux Maîtres Ecossais de Saint André.
Nous ne nous sommes pas proposés de donner une édition scientifique du texte, mais de procurer aux Loges Ecossaises un outil de travail aussi commodément utilisable que possible. Dans ce but divers aménagements ont été apportés. En particulier, là où le texte se borne à indiquer que les surveillants répètent une annonce du Député Maître, ces répétitions ont été systématiquement explicitées en style direct. Quelques indications pratiques ont été ajoutées là où cela a paru pouvoir faciliter le travail des officiers ou aider au bon déroulement des travaux. Un léger remaniement de la procédure de préparation du candidat, propre à alléger la cérémonie sans en rien ôter d'essentiel a été conseillé, sans qu'on puisse d'ailleurs l'imposer. Enfin l'ordre des chapitres a été quelque peu modifié par rapport au texte original, afin de correspondre au mieux à l'ordre chronologique du déroulement des travaux6. C'est dans le même esprit que nous proposons les planches situées à la fin de ce cahier, à titre de modèles de ce que peuvent être les tableaux du grade. Le manuscrit ne donne aucun dessin des tableaux ; nos planches ont été dessinées en suivant aussi rigoureusement que possible les descriptions du texte.


Eques a Corona Caduca
(Eques a Corona Delapsa, pour certains commentaires, notes et propositions de découpage de discours, avec l’accord du DNLERF, pour en faciliter la lecture et l’écoute).
REGLES GENERALES A OBSERVER

POUR CONFERER CE GRADE

ET COMPOSITION DE LA LOGE ECOSSAISE7

La Loge Ecossaise n'est point permanente ni délibé­rante ; elle n'a point de caisse propre à elle ; elle n'existe que temporairement et seulement pour les cas de réception, de scrutin et d'instruction des nouveaux reçus. Le Député-Maître de 1’Arrondissement, qui est le Président titulaire du Collège Ecossais et fait dans la Loge Ecossaise les fonctions de Vénérable, assisté de ses deux Adjudants, qui y font aussi celles de Surveillants, convoque la Loge Ecossaise quand il le juge convenable et la préside toujours. Tous les Maîtres Ecossais de l'Arrondissement qui n'ont pas démérité doivent y être invités.
Lorsqu'un Frère, Maître Franc Maçon appartenant exclusivement à une Loge réunie du même arrondissement, désire appartenir au quatrième grade, le Député Maître le propose au Collège Ecossais qui tient le premier scrutin entre les membres seulement qui le composent. Si le scrutin du Collège est favorable au proposé, le Député Maître fera tenir de suite un scrutin général confirmatif par tous les Frères Maîtres Ecossais réunis, dans lequel tous les Frères émettront leur opinion particulière seulement par "oui" ou par "non". Cette forme de scrutin est de rigueur et ne peut jamais être changée.
S'il y a dans le scrutin quelque opposition, elle devra être motivée sommairement sur le bulletin, afin que le Collège Ecossais qui est le Tribunal supérieur puisse, après les informations requises, décider de son importance. Si l'opposition n'est pas motivée, elle sera réputée nulle et l'on passera outre. Si cependant il se trouvait dans le scrutin trois oppositions, quoique non motivées, on devrait indispensablement suspendre la réception pour trois mois, après lesquels on tiendrait un nouveau scrutin. Mais pendant cet intervalle, les opposants devront, chacun de leur côté, donner, fraternellement et sans affectation, au proposé, des avis et conseils propres à l'engager à faire cesser les motifs d'opposition.
Après les scrutins définitifs, le Député Maître doit demander les consentements de la Régence du Département pour la réception, si toutefois elle est en activité, et dans le cas contraire, il doit demander le consentement de l'autorité qui régit pour elle le Département; mais pour ne pas préjudicier sans motifs à l'avancement des candidats, si, un mois complet après l'envoi de la demande de consentement, l'autorité compétente n'a point répondu, son silence sera réputé être consentement8.
Ce grade ne peut être conféré légalement que par le Député Maître titulaire et, en son absence et avec son agrément, par son représentant spécial. A défaut du Député Maître titulaire, il ne sera conféré que par un commissaire délégué par la Régence ou, dans le cas précité, par l'autorité qui régit.
Les fonctions d'Orateur, de Secrétaire et de Maître des Cérémonies, de préparateur et d'éléémosynaire sont toutes temporaires. Elles sont remplies à chaque besoin par des Frères nommés par le Député Maître, de l'avis de ses Adjudants, et qui peuvent être choisis indistinctement parmi les Membres du Collège et parmi les Maîtres Ecossais, mais préférablement parmi les premiers. Quoiqu'ils soient tous nommés "ad tempus", les mêmes Frères peuvent remplir habituellement ces fonctions, s'ils le font avec l'intelligence et la décence désirables, mais le Député Maître peut les changer chaque fois, s'il le juge à propos.
La contribution pécuniaire du grade est proposée, s'il y a lieu à quelque modification, par le Collège de la Régence, qui a seule le droit de la déterminer une fois pour toutes et doit, sauf les cas très extraordinaires, la maintenir égale dans tout son Département.
La contribution9 convenue doit être payée par le postulant, avant le jour de sa réception, au Trésorier ; et l'on n'y procédera que sur le vu de la quittance dudit Trésorier qui doit, à son tour, en verser tous les trois mois les produits entre les mains du Trésorier de la Régence, en retenant les dépenses faites pour chaque réception, ou la somme préalablement convenue que la Régence lui aura cédés au profit de sa caisse particulière. Le postulant paiera de plus séparément les frais de sa décoration particulière, qui ne doivent pas être confondus avec les recettes soumises à quelque partage.
Le produit des quêtes et aumônes de chaque assemblée doit être remis de suite, après vérification, au Trésorier du Collège, qui en tiendra compte à part, ce produit étant destiné aux actes journaliers de bienfaisance du Collège.
Le Collège Ecossais est uniquement composé des Membres de l'Ordre Intérieur qui n'ont ni dignité ni charge permanente dans la Régence du Département. Les Membres du Collège font partie essentielle de la Loge Ecossaise, dans laquelle ils sont alors confondus avec les Maîtres Ecossais, sauf le rang de place qui leur appartient.
Les Maîtres Ecossais, et principalement ceux qui sont Membres de l'Ordre Intérieur, forment dans les Loges bleues le conseil particulier du Vénérable Maître, qui le consulte privément dans les affaires délicates et importantes.
DECORATION PERSONNELLE
DES MAITRES ECOSSAIS
La décoration personnelle des Maîtres Ecossais consiste en :
1 - Un tablier de peau blanche, dans la forme ordinaire symbolique, doublé entièrement en taffetas d'un vert clair ; tout autour, au dessus de la bavette, il est bordé, dans la largeur d'un pouce10, de la même étoffe et même couleur; la bavette, rabaissée et doublée aussi de taffetas vert, est rebordée d'un petit ruban couleur de feu dit ponceau ; il est attaché par dessus la bavette par un ruban vert assorti ; il est orné de trois rosettes saillantes, en taffetas couleur de feu, placées triangulairement, l'une au milieu de la bavette, les deux autres au bas du tablier.
2 - Un bijou en vermeil ou en cuivre doré, ayant en tout, dans sa circonférence, deux pouces de diamètre11. Il est composé d'un double triangle entrelacé l'un dans l'autre, uni et brillant sur ses deux faces, formant une étoile à six pointes et entourée d'un cercle guilloché sur ses deux faces, de trois lignes12 de largeur. De chacun des six angles rentrants, sort une flamme dardée contre le cercle. Le milieu du double triangle est plein et est cou­leur rouge vermeil clair. Sur ce fond, sont en petit relief de métal doré les quatre instruments maçonniques : le compas, en haut ; l'équerre, en bas ; le niveau et le perpendiculaire, sur les côtés, et la lettre ‘‘H’’ au milieu. Les six angles intérieurs du double triangle sont en métal doré mat et guilloché.

Au revers et au milieu du double triangle, sur un fond de métal doré, est une figure de Saint André, sur la croix qui le caractérise. Ce bijou est surmonté d'une couronne royale, et au dessus est un anneau suspensoir ; il est placé sur la poitrine, suspendu au col par un ruban moiré d'un vert très clair, liséré sur chaque bord en couleur de feu, de la largeur en tout de trois pouces13. Au bas de ce cordon est un nœud en ruban gros grain, couleur de feu, auquel est suspendu le bijou.
Les Frères admis au premier grade de l'Ordre Intérieur ont pour marque distinctive une petite rosette de taffetas blanc fixée au milieu de celle couleur de feu qui est au bas du cordon et une semblable rosette blanche fixée au milieu de la grande rosette ponceau, sur la bavette du tablier. Les Maîtres Ecossais qui sont parvenus au dernier grade de l'Ordre Intérieur, soit qu'ils en soient Digni­taires, Officiers ou Membres, ont pour marque distinctive une grande rosette blanche au bas du cordon vert, au milieu de laquelle est une autre petite rosette, couleur de feu, et de même au milieu de la bavette du tablier.
Les décorations qui viennent d'être décrites dans ce chapitre sont les seules que les Frères appartenant au Régime Rectifié peuvent porter, suivant leurs grades, dans les Loges qu'ils fréquentent ou visitent, quel que soit leur régime. Toutes autres décorations de grades maçonniques leur sont absolument interdites14.
Les Maîtres Ecossais sont couverts en Loge Ecossaise. Le chapeau est un chapeau de feutre noir ordinaire, comme en Loge bleue.
DECORATION DE LA LOGE ECOSSAISE

ET CHOSES NECESSAIRES POUR UNE RECEPTION15

Les trois parties de l'appartement qui correspondent au Nord, au Midi et à l'Occident, seront tapissées en étoffe de couleur vert clair, avec franges ou galons d'or. La partie qui correspond à l'Orient sera tapissée en étoffe rouge, couleur de feu, avec franges ou galons d'or.
L'autel d'Orient, qui sert de table au Député Maître pour le travail, son fauteuil, le dais qui couvre l'autel, ainsi que les tables et les sièges des Officiers seront de même couverts en rouge et or.
Au fond oriental, au dessus de la tête du Député Maître lorsqu'il est debout, sera placé le symbole du grade, peint sur un tableau qui est éclairé par deux ou trois bougies. Ce tableau représente un lion, sous un ciel chargé de nuages et d'éclairs, se reposant sous l'abri d'un rocher et jouant tranquillement avec des instruments de mathéma­tiques, et au dessous ces deux mots pour devise : ‘‘MELIORA PRAESUMO’’16.
Un peu en avant de ce tableau et au dessus du Député­-Maître sera suspendu au plancher17 pour paraître au moment convenable un double triangle flamboyant, entrelacé l'un dans l'autre, formant une étoile à six pointes, avec une flamme sortant des six angles rentrants. Au centre de cette étoile sera la lettre ‘‘H’’, placée au milieu des quatre instruments maçonniques, qui sont : le compas, l'équerre, le niveau, le perpendiculaire, en tout conforme au bijou de décoration.
Ce double triangle, peint sur un transparent, doit être d'une grandeur proportionnée au local et peut, si le cas l'exige, être éclairé par les mêmes lumières qui éclairent le symbole du grade.
En avant et à la hauteur du dais sera, sur un transparent à fond rouge, le mot ‘‘FORCE’’, qui est la vertu particulière de ce grade et sera éclairé au moment convenable.


TABLEAUX NECESSAIRES POUR UNE RECEPTION

Il faut avoir, pour une réception, quatre tableaux, peints sur toile cirée, en carré long, dans la proportion d'environ six de long sur quatre de large, destinés à être placés successivement sur le parquet, au milieu de l'appartement, entre l'Orient et l'Occident, et d'une grandeur relative au local.
Ces quatre tableaux peuvent se réduire à trois, parce que le premier peut être partagé en deux parties distinctes18, dont la supérieure sera voilée aux yeux du candidat et couverte d'une toile verte légère ou d'une étoffe de soie très mince. La partie inférieure de ce double tableau, qui paraîtra seule lorsque le Candidat est introduit, doit représenter le Temple de Jérusalem détruit, les deux colonnes brisées et renversées, le pavé mosaïque et l'escalier à sept marches en ruines et, à l'entrée du Temple, la Mer d'Airain et ses supports brisés et dispersés. Tout autour de cette représentation seront éparses des chaînes et autres signes de captivité.

La partie supérieure et orientale de ce tableau, destinée pour la seconde partie de la réception et repré­sentant le Temple de Jérusalem reconstruit par Zorobabel au retour de la captivité, doit présenter à la vue du Candidat, d'un côté le Chandelier d'or à sept branches, et de l'autre côté la table des pains de proposition.

Dans le haut, figurant le Sanctuaire, sera l'Arche d'Alliance, surmontée de deux chérubins ; au dessous, figurant le Temple intérieur, sera tracé, entre le Chandelier à sept branches et la table des pains de propo­sition, un carré pour y placer l'autel d'or des parfums, lorsque le Candidat l'aura relevé et replacé. Au dessous, figurant le Porche du Temple, sera la Mer d'Airain, rétablie sur ses supports. Au milieu du tableau, entre la place de l'Autel des Parfums et la Mer d'Airain, sera fixée avec de la cire sur une pierre polie 19, une plaque d'or triangulaire, portant le Mot Sacré JEHOVA, et dans ses angles les trois lettres : J.B.M., qui sont les initiales des trois mots des grades précédents. Aux quatre angles du tableau, seront tracés les quatre principaux emblèmes maçonniques : le compas, l'équerre, le niveau et le perpendiculaire.

A l'angle sud est de ce tableau et un peu en dehors sera, en relief [fait en bois ou en carton ou en métal, et doré] l'Autel d'or des parfums, renversé et couvert d'un voile. Sur la surface supérieure de cet autel, doit être une cavité qui puisse contenir en quantité suffisante l’esprit de vin que le Récipiendaire devra y verser, après l'avoir relevé, et qu'il prendra dans un vase, qui sera placé tout auprès20.
Le troisième tableau, destiné pour la troisième partie de la réception et qui devra être placé sous les précédents, ou après qu'ils auront été enlevés, doit représenter un tombeau, élevé de terre sur trois marches, dont la pierre qui le couvre aura été renversée. Il sera entouré de deux branches vertes de chêne et d'olivier. On doit y voir le Maître HIRAM, dégagé de ses linceuls, ressuscitant et sortant glorieusement de son tombeau.
Vers le haut du tombeau, du côté de la tête, à l'occident, sera dans un triangle rayonnant le Nom de Dieu, en hébreu, et à ses pieds, la couronne de l'immortalité qui l’attend21. Aux quatre coins du tableau seront en inscription, dans des médaillons ou autres formes, les symboles ou les noms des quatre vertus morales d'un Maçon, qui sont la Justice, la Tempérance, la Prudence et la Force.
Le quatrième et dernier tableau, destiné pour la fin de la réception, et à être placé sur le parquet lorsque tous les autres tableaux ont été enlevés, doit représenter la Nouvelle Jérusalem, avec son enceinte formant un carré et ayant trois grandes portes sur chaque face. Au milieu de cette enceinte s'élève une montagne dont le sommet est occupé par l'Agneau triomphant, couronné des sept sceaux et entouré d'une gloire rayonnante. Des jambes de l'Agneau s'élève une longue croix, du haut de laquelle sort horizon­talement un étendard blanc et rouge, partant ces deux lettres initiales : A.D. ou Agnus Dei. Au milieu de la montagne est un triangle flamboyant, au milieu duquel est écrit en hébreu le Nom de Dieu en quatre lettres ; entre ce triangle et l'Agneau, est écrit, en grosses lettres SION.

Au dessous de l'enceinte aux douze portes, à l'occident, est Saint André attaché sur une croix en X.


AUTEL D'ORIENT

Sur cet Autel, qui sert de table au Député Maître, seront :
- le Chandelier à trois branches qui est porté devant lui lorsqu'il entre ;
- la Bible ouverte au Premier Chapitre de Saint Jean ;
- le compas ; le maillet ; une truelle ;
  le Rituel du Grade.

ILLUMINATION D'ORDRE DE LA LOGE

Les murs de l'appartement sont éclairés sur chacune de ses quatre faces par quatre bougies, placées en groupe ou séparément, selon la disposition du local, en tout seize.

De plus, quatre bougies placées autour du tableau ou tapis sur le parquet, dont une à chaque angle22.

Enfin, les trois du Chandelier à trois branches, sur l'Autel d'Orient, et deux sur les tables des deux Surveil­lants. En tout vingt cinq lumières d'Ordre, non compris les trois lumières qui éclaireront, dès l'ouverture de la Loge, le tableau du symbole du grade.
Les lumières qui éclairent le double triangle et le transparent de la vertu du grade ne sont point comprises dans les lumières d'Ordre, ainsi que celles qui pourraient être nécessaires pour éclairer convenablement l'appartement, s'il est vaste, jusqu'à ce que les seize groupées sur les quatre murs aient été allumées, lorsqu'il en sera temps ; une seule bougie sur chaque face peut suffire à ce besoin.

CHAMBRE DE PREPARATION

Cette chambre doit être disposée comme pour les grades précédents.
Sur la table, seront, sur un carton, les trois questions d'Ordre qui ont été proposées au Candidat dès le premier grade ; et, sur un autre carton, toutes les maximes qui lui ont été données dans les trois grades précédents.
De plus, la Bible de l'Ancien et du Nouveau Testament ; un écritoire et du papier, qui serviront au Candidat pour écrire les réflexions que ces objets feront naître, et une sonnette pour appeler au besoin.
Le Parrain du Candidat, nommé quelques jours auparavant par le Député Maître23, doit le conduire dans cette chambre une heure avant l'ouverture du travail ; il lui montrera les trois questions, les neuf maximes et les autres objets mis sous ses yeux ; il l'invitera à se préparer à l'examen qu'il va subir par de sérieuses réflexions, et se retirera, fermant à clef la porte, plaçant en dehors un Frère Servant, pour empêcher que le Candidat soit aucunement distrait.
PREPARATION DU CANDIDAT

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