Bilan de l’année scolaire réalisée à l’Université du Québec à Chicoutimi en 2012/2013








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date de publication03.02.2018
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Audrey DAVERTON

Bilan de l’année scolaire réalisée à l’Université du Québec à Chicoutimi en 2012/2013
Lors d’un voyage touristique en 2011 sur la côte Est de l’Amérique du Nord, j’ai découvert le Canada, ses grands parcs naturels, ses nombreux lacs et ses habitants d’une grande gentillesse. Cela fut l’élément déclencheur dans le choix de cette destination.
La préparation du séjour pour partir dans de bonnes conditions fut très longue et difficile. C’est pourquoi je pense qu’il faut réellement avoir de la volonté pour s’engager dans une aventure telle que celle-ci. Grâce à de nombreuses recherches et la prise de contact avec un ancien étudiant français de l’UQAC, j’ai réussi à collecter toutes les informations nécessaires afin d’obtenir mes papiers d’immigration.

Je vous transmets mon adresse email afin que les étudiants intéressés puissent me contacter : kyodrey@hotmail.fr ou audrey.daverton@gmail.com.
C’est donc le 16 août 2012 que j’ai quitté la France pour prendre mon vol en direction de Québec afin d’y séjourner le temps d’une année scolaire.
Au moment du départ, j’avais conscience que certaines périodes seraient difficiles à traverser notamment au moment des fêtes (Noël) où l’éloignement de ma famille se ferait ressentir. Cependant, avec les progrès des nouvelles technologies, le logiciel « Skype » m’a permis de retrouver mes parents chaque semaine sur internet. http://p7.storage.canalblog.com/78/34/1023302/78562595_o.jpg

« Je me souviens que je suis né sous le lys et que j’ai grandi sous la rose ». Cette devise inscrite sur les plaques d’immatriculation de la « Belle Province » illustre effectivement la vision que j’ai pu avoir du Québec.
Bien que les québécois parlent la langue française (la loi 101 oblige à traduire en français tous les mots anglais), ces derniers vivent sous la culture américaine qui diverge de celle de la France.
Globalement, les québécois sont très sympathiques dès la 1ère approche. Cependant, ce n’est pas parce qu’ils vous inviteront chez eux qu’ils vous considéreront comme un ami proche. C’est vrai que les français sont généralement plus froids au début, mais après les liens d’amitié sont plus fondés.

J’avais pourtant de bonne relation avec des québécois avec lesquels je devais travailler en équipe. Mais je n’ai pas gardé de contact et je ne saurai l’expliquer. La plupart des gens avec qui je parlais étaient français (hormis mes colocataires).
En ce qui concerne la nourriture, les choix proposés par les supermarchés sont plus limités qu'en France comme par exemple les plats préparés qui sont quasiment inexistants. De plus, le pain et le fromage sont beaucoup trop cher (environ 7$ le camembert et 3$ une baguette). Au début, j’essayais de trouver des légumes et d’autres aliments pouvant me convenir comme en France, mais pour ne pas se ruiner et découvrir la culture d’un pays il faut savoir s’adapter et tester de nouvelles saveurs.
Le Canada étant situé en Amérique du Nord, il n’est pas rare que les québécois mangent des hamburgers, sous-marin (nom traduit de sandwich), des croquettes (nuggets) et surtout de la poutine (mélange de frites, fromage style Cheddar et sauce barbecue). http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/6/6c/poutine.jpg/280px-poutine.jpg

Cette dernière est un plat d’origine québécoise qui est souvent présenté aux nouveaux venus. J’ai testé pour m’imprégner de la culture du pays mais je n’ai pas particulièrement apprécié.
Durant le mois d’octobre, j’ai fêté pour la 1ère fois Thanksgiving en dégustant la fameuse dinde. De nombreux évènements tels que celui-ci proviennent de la culture anglaise.

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Par exemple, halloween est très célébrée au Canada alors qu’en France il a peu d’impact dans notre culture.

Bien entendu, la différence la plus flagrante concerne l’accent (pour eux, ce sont les français qui en ont un). La compréhension des premières semaines a été assez difficile et « un sous titrage » n’aurait pas été de trop. Cependant, au fil du temps mes oreilles ont réussi à s’habituer à ce langage.

Par chance, mes colocataires étaient québécoises et françaises, j’ai donc pu avoir l’explication des mots dont je ne connaissais pas la signification.
J'ai décidé de loger en collocation dans un 6 1/2 (c'est à dire quatre chambres, deux salles de bain, un salon et une cuisine) dans les résidences étudiantes de l’UQAC. Ne connaissant personne au Canada, je ne voulais pas être isolée. c:\users\pc\desktop\année au canada (2012-2013)\chicoutimi\résidences\cimg2050.jpg

Ce fût une expérience très agréable car je m’entendais bien avec les filles de mon appartement.
De plus cela m’a permis d'être sur le campus ce qui n’était pas négligeable en hiver lorsque les températures descendent jusqu’à -40°c.
Cependant, il y a un inconvénient concernant le manque de proximité avec les commerces. En effet, ne disposant pas de véhicule, je mettais 40 minutes aller-retour pour aller faire mes courses à « l’épicerie » la plus proche. En été, cela ne me posait pas de problème mais en hiver c’était plus difficile. Je privilégiais l'après-midi pour éviter de me couper la circulation du sang des doigts comme je l’avais fait une fois lors du port de mes courses.

Ce qui était vraiment amusant c’était qu’au centre commercial, beaucoup de personnes me dévisageaient car ma combinaison de ski n’était pas très esthétique, contrairement aux québécois qui étaient habillés en habits de ville. Selon eux, « Il ne fait pas froid, il y a seulement des gens mal habillés ».
Le froid a duré de fin novembre jusqu’à début mai et je ne voyais plus le bout de cet hiver interminable. La chaleur me manquait et j’avais l'impression d'être au ski pendant ces 4 mois alors qu’en France je n’y suis généralement qu’une semaine.
Malgré mes nombreuses glissages sur des plaques de verglas, les paysages enneigés étaient magnifiques. La photo ci-dessous montre une cascade gelée de la rivière du moulin située à Chicoutimi.

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Concernant le système d’éducation, il s’agit vraiment de la mode américaine. Il y a en effet différents programmes d’études dans lesquels plusieurs matières sont proposées. Les étudiants choisissent ensuite à la carte ceux qu’ils souhaitent suivre. C’est pour cela que le nombre d'étudiant par classe varie d'un cours à l'autre (20 à 200 et plus).
Les notes vont de A+ à E (échec), les élèves portent des casquettes, mangent en classe, tutoient les professeurs etc… Cette divergence culturelle est assez choquante au début mais s’est estompée avec le temps.

c:\users\pc\desktop\année au canada (2012-2013)\chicoutimi\l\'uqac\dsc00046.jpg


Il n’y a que 15h de cours par semaine et les horaires peuvent varier entre 8h00 à 21h45.

Cet aménagement d’horaire permet aux étudiants de travailler pendant la semaine afin de financer leurs études, qui même si elles sont réalisées dans une université publique, coutent plus de 2500$/an. C’est une différence culturelle qui m’a heurté car la majorité des québécois que j’ai rencontré avaient un emploi pour subvenir à leur besoin.

Pour ma part, mon emploi du temps s’étalait sur 2 jours. Cela peut paraitre minime par rapport à l’éducation française mais le travail personnel à une importance capital (30h par semaine).

En effet, il est nécessaire de se procurer des manuels scolaires vendus par l’université afin d’effectuer des lectures obligatoires dans chaque matière.
Il y a également des travaux de session à faire en équipe et des devoirs maison qui prennent beaucoup de temps. Je pense qu’il s’agit de l’année d’enseignement supérieur où j’ai eu le plus de travail à fournir.
A la session d’automne, mes cours obligatoires étaient les suivantes : finance, comptabilité (différente du système français), aspect humain des organisations, droit et comme option GRH.
Pour la session d’hiver j’avais comme cours obligatoires de la comptabilité, du management, du marketing, de l’anglais en option ainsi qu’économie internationale.



Il y a également une « Collation des grades » (remise du diplôme) à la fin de l’année scolaire. c:\users\pc\desktop\année au canada (2012-2013)\collation des grades\2013-04-27 14.14.58.jpg

Je me croyais vraiment dans un film américain. Avec les élèves de ma promotion, nous devions monter chacun notre tour sur la scène de l’UQAC pour récupérer notre « Baccalauréat en administration ».

A la fin de la cérémonie, nous avons tous jeté nos chapeaux dans les airs pour fêter notre réussite. Cette collation des grades est une tradition au Québec (comme aux Etats Unis).
La journée s’est clôturée par le bal de fin d’études des « finissants ».

Je trouve dommage qu’il n’y ait pas ce type de cérémonie en France pour marquer l’aboutissement de sa scolarité.
Malgré les nombreuses heures de travail, j’ai réussi à m’allouer du temps pour différentes activités proposées par la vie étudiante de l’UQAC (autodéfense, anglais) afin de me changer les idées.

J’ai également réalisé diverses sorties me permettant de découvrir la Belle Province et sa culture :


  • Sortie au Centre VESINA pour voir un Match de hockey. c:\users\pc\desktop\année au canada (2012-2013)\match de hockey\2012-11-04 15.33.20.jpg

Il s’agit du sport national mais je trouve cela très agressif car les joueurs se tapent les uns sur les autres. Ce n’est pas pour autant que je regrette d’y avoir participé. J’ai découvert l’hymne canadien durant cette rencontre entre les équipes de Saguenay (Chicoutimi) et Drummondville.


  • Sortie à Tadoussac, un petit village de pêcheurs où un Ferryboat permet d’aller à la rencontre de Baleines sur le lac St Laurent.



  • Sortie au zoo de St Félicien où j’ai pu voir un ours polaire, des caribous et même un chameau (le pauvre avec ce froid).



  • Randonnée à la rivière éternité avec les couleurs de l’été indien (jaune, rouge, etc…) qui rendait le paysage vraiment magnifique.

c:\users\pc\desktop\année au canada (2012-2013)\rivière éternité\2012-10-06 10.45.35.jpg

Pour conclure, j’ai vraiment eu de la chance de pouvoir découvrir un pays tout en poursuivant mes études et je recommande à tous ceux qui souhaitent partir à l’étranger de le faire.

Cela permet de prendre du recul par rapport à notre pays d’origine et d’apprécier la chance que l’on peut avoir mais également les défaillances du système.
Cependant cela a un coût très important et je n’aurai pas pu réaliser ce projet sans mes parents. Vous pouvez trouver à la page suivante le budget que ce voyage a nécessité.


Postes de dépenses

Sommes pour

9 mois

% du budget

Papiers d’immigration

Passeport : 120 $ (timbre fiscal)

CAQ : 104 $

Permis d’études : 104 $

2,81 %

Transport (avion, bus, taxi)

1 600 $

13,69 %

Frais de scolarité

Frais de scolarité et institutionnels : 2 662,12 $

Matériel scolaire : 783,63 $ (dont 534 $ de livres)

29,48 %

Logement

3 150 $ pour un 6 ½ en résidence étudiante

26,95 %

Nourriture

1 521,61 $ (approximatif)

13,02 %

Activités sociales et sportives

850 $ (approximatif)

7,27 %

Habillement et autres

792 $

6,78 %

TOTAL

11 687,36 $

100 %


Cette expérience a vraiment été bénéfique et m’a fait réfléchir à mon avenir. Beaucoup de personnes sont toujours étonnées que j'ai pris cette initiative. J’ai en effet été livrée à moi-même durant 9 mois et je pense que cela m’aidera dans ma vie professionnelle.

Dans les circonstances où je ne trouverai aucune opportunité d’emploi en France, je songerai à retourner au Québec afin d’obtenir de l’expérience car les possibilités de carrières sont actuellement plus grandes et c’est un pays magnifique.
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