Module 1 : Maîtrise de la prévention : aspects humains








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Séance N° 3 : Procédures de retrait d’objets illicites ou prohibés


1. Objets encombrants et interdits

Exemples d’objets encombrants dangereux pouvant êtres interdits?

 

Armes à feu

Elles sont aussi bien de guerre que de défense, de tir, de foire, de chasse, de salon, historiques ou de collection, même non soumises à autorisation. Elles comprennent également des objets assimilables à des armes : pistolet de starter, pistolet lance fusée, pistolet d'abattage, fusil d'autodéfense à balle de caoutchouc. Les pièces détachées et les munitions de ces armes font aussi l'objet de l'interdiction.


Armes blanches

I1 s'agit de tous les objets tranchants ou pointus pouvant être dangereux pour la sécurité publique, tels que baïonnette, sabre, épée, poignard, couteau à cran d'arrêt, couteau à lame fixe de plus de 6 cm, hache, machette, tranchoir, pic à glace, rasoir à manche, scalpel, canne épée, canne plombée ou ferrée, bâton de ski, tout matériel de tir à l'arc ou à l'arbalète, lance pierre, etc. .... et tout objet considéré comme arme de 6ème catégorie.


Objets contondants

La liste comprend notamment les objets suivants : casse-tête, équipements de sport tels que batte de base-ball, batte de cricket, club de golf, canne de hockey, instruments d'arts martiaux, bâtons divers pouvant être utilisés comme matraque. A cela s'ajoutent les outils de travail contondants tels que masse, marteau, burin, tournevis, etc.


Substances et matières dangereuses

Elles se résument aux substances détonantes et déflagrantes (pétards, feux d'artifice, détonateurs...), aux matières inflammables (essence, peintures...), aux produits chimiques dangereux, aux gaz et aux matériels d'autodéfense projetant des gaz irritants, urticants ou lacrymogènes.


Objets roulants (rollers, patinettes, planches à roulettes, etc.…)

(rollers, patinettes, planches à roulettes, etc.…)


Boisons, substances

Boissons alcoolisées, substances illicites, bouteille en verre ou en plastique avec bouchon

2. Négociation courtoise

Les qualités requises pour être agent de sécurité privée sont la courtoisie, la diplomatie, le sang froid, le calme et de discuter.

Savoir négocier

Etant donné que dans la vie de tous les jours beaucoup de choses sont négociables et qu'il n'est parfois pas inutile de rappeler des évidences, je vous livre un court extrait sur ce thème qui me parait bien tourné. Après c'est à chacun de voir.

Principes pour discuter sur de bonnes bases :

        • La réussite d'une négociation repose sur la qualité de la relation entre les acteurs. Celle-ci dépend de quelques principes. En les adoptant, vous êtes en droit d'attendre que votre interlocuteur les respecte également.

        • Accepter la diversité des points de vue

        • Toute appréciation est subjective. Non seulement celle de l'interlocuteur, mais également la vôtre. Si vous en êtes conscient, vous resterez ouvert à la discussion.

        • Considérer l'autre partie comme un partenaire

        • Même si la situation est conflictuelle, ne voyez pas en votre interlocuteur un adversaire. Le jeu ne consiste pas à le déstabiliser, mais à gagner son estime pour mener une discussion équilibrée.

        • Se montrer irréprochable

        • Même, et surtout si le partenaire est réfractaire à la négociation, la courtoisie la correction de langage et l'ouverture sont vos meilleurs atouts pour l'amener à adopter une attitude constructive.

        • S'en tenir uniquement aux faits

        • De l'appel à l'amitié au chantage affectif, il n'y a qu'un pas. Toute dérive éloigne d'une solution durable, qui ne peut être fondée que sur les faits.

PRINCIPES DIRECTEURS DE LA PREVENTION DE LA MALVEILLANCE
MODULE 2 : Le circuit de vérification

Séance N° 4 : La ronde


1. Définition

La ronde est l’action qui consiste à parcourir un itinéraire déterminé, et à passer par des points de contrôle obligés, pour vérifier que tout est en bon ordre et que les consignes sont respectées.

C’est une technique de surveillance qui, conjugué avec d’autres comme la patrouille, la garde statique et le contrôle des entrées, concourt à la sécurité de l’entreprise.

2. Les buts

La ronde recouvre plusieurs buts :

  • Prévention : surveiller, s’assurer du respect des consignes, vérifier que tout est en ordre.

  • Dissuasion : décourager, par une présence apparente ou probable, les malfaiteurs.

  • Détection : constater les anomalies de fonctionnement, détecter une intrusion, un incendie, un vol.

  • Information ; informer la hiérarchie, alerter les secours, prévenir les services de police ou de gendarmerie.

  • Intervention ; agir pour juguler le danger, protéger les biens et les personnes, prendre toutes dispositions utiles.

3. L’organisation

  • L’itinéraire

Sa construction dépend des particularités propres à chaque entreprise :

    • Implantation des bâtiments, des clôtures, des voies d’accès ;

      • Nature des dangers encourus (incendie, vol, explosion, espionnage économique, etc.)

Nombre et situation des points vulnérables et des points dangereux en ce qui concerne l’incendie, et des points sensibles en ce qui concerne les intrusions et les vols.

Les points vulnérables sont ceux dont la destruction ou l’arrêt handicaperait gravement l’activité de l’établissement (exemple : la centrale électrique).

Les points dangereux sont ceux où existe un danger permanent inhérent à leur fonction même (exemple : atelier de peinture).

Les points sensibles sont ceux qui sont les plus convoités par les voleurs ou les espions (exemples : magasin de pièces détachées, salle de coffres, bureaux d’études).

Certains points peuvent, d’ailleurs, présenter ces différentes caractéristiques dont le classement est particulier à l’activité de chaque entreprise.

    • L’itinéraire de la ronde devra donc prendre en compte les lieux suivants :

  • Pour l’incendie : les chaufferies, les ateliers à feux continus, les sous-sols et les combles, les dépôts de marchandises, les dépôts d’archives, les stocks de combustible, les salles informatiques

  • Pour l’intrusion et le vol, les points sensibles ci-après :

    • les voies d’accès (portes, vasistas, égouts, gaines de ventilation, plafonds, planchers)

    • les magasins de pièces détachées

    • les salles contenant des caisses ou des coffres

    • les réservoirs de carburants

    • les centres informatiques

    • les bureaux d’études et les salles d’archives

La surveillance d’une entreprise nécessite la construction de plusieurs itinéraires de ronde, dont les parcours doivent couvrir la totalité de la surface à protéger. Certains parcours peuvent se croiser aux points jugés les plus vitaux, afin de multiplier leur contrôle.

Les itinéraires doivent être conçus de manière à surveiller :

  • l’enceinte de l’entreprise

  • la totalité de l’entreprise (locaux, aire de stockage, voies de circulation, etc.)

  • l’intérieur des bâtiments

Ces différents itinéraires sont identifiés par des numéros ou des lettres :

Exemples : ronde n°1 ou A

ronde n°2 ou B

Comme chaque itinéraire part du poste de surveillance et y revient obligatoirement, son parcours peut être effectué dans un sens comme dans l’autre. Si cette technique est retenue, l’identification de la ronde devra être complétée par un nouveau chiffre ou lettre :

Exemples : ronde n°1/A ou 1.1 (sens des aiguilles d’une montre par exemple) ;

ronde n°1/B ou 1.2 (sens inverse des aiguilles d’une montre)

Chaque itinéraire comporte des points de contrôle pour s’assurer de l’exécution de la ronde, du respect de l’itinéraire et de la ponctualité des rondiers.

Les appareils de contrôle, appelés contrôlographe ou mouchards, enregistrent la date et l’heure du pointage. Ils peuvent être plus ou moins perfectionnés (appareils à clef ou à badge magnétique), et reliés ou non à un poste central.

Les systèmes modernes ne comportent plus de mouchard. Une pression sur un bouton aux points de contrôle ou une carte magnétique ou un système à code barres suffit à l’ordinateur pour enregistrer l’heure de passage sur une imprimante.

Chaque point de contrôle porte un numéro d’identification (1, 2, 3, etc.) à l’intérieur de chaque itinéraire. Ces points sont, en général, placés de façon à obliger les rondiers à pénétrer dans les locaux à surveiller. Toutefois, certains locaux contenant des produits dangereux ou toxiques sont interdits d’accès. Leur caractère dangereux figure dans les consignes, et des marques normalisées sont alors apposées sur les portes d’accès.

Si l’itinéraire construit paraît trop long à parcourir, il est préférable de scinder le parcours et d’organiser deux rondes au lieu d’une seule.

Enfin, lorsque l’on a affaire à des surfaces importantes à surveiller ou à des bâtiments disséminés, la construction des rondes s’effectue par secteurs géographiques :

Exemples : secteur n° 1 – ronde A.B.C

secteur n°2 -. ronde D.E.F

  • La fréquence et l’horaire

La durée d’une ronde varie suivant son itinéraire : elle est, en général, comprise entre ½ heure et 2 heures pour éviter la fatigue excessive et la baisse d’attention, 50 minutes paraissant une bonne moyenne.

Des périodes de repos au poste central sont prévues entre chaque ronde.

Chaque entreprise détermine l’heure de départ de chaque ronde, les délais dans lesquels les contrôles doivent être effectués, et la fréquence des rondes suivant :

  • le personnel de surveillance dont elle dispose ;

  • les menaces ou les risques auxquels elle doit faire face.

Les horaires notamment doivent être variables pour tromper un adversaire éventuel, et éviter l’effet d’accoutumance sur les gardiens.

La fréquence des rondes varie avec :

  • le jour et la nuit où les rondes seront plus rapprochées

  • les périodes de fonctionnement de l’entreprise et les périodes de fermeture (week-end, vacances) où la sécurité est plus difficile à assurer :

        • les veilles et les jours de paye ou les jours d’encaissement si l’entreprise entrepose des fonds

        • les périodes de fin d’années ou de fêtes, plus propices aux cambriolages et aux hold-up.

Dans une entreprise importante comprenant plusieurs équipes de rondiers, le départ de ceux-ci sur les différents itinéraires sera échelonné pour :

  • assurer une surveillance continue

  • éviter la présence de tout le personnel en même temps au poste central.

  • pour éviter la monotonie, notamment, la nuit, les itinéraires successifs, attribués à une équipe de ronde, seront aussi variés que possible.

Pour éviter la monotonie, notamment, la nuit, les itinéraires successifs, attribués à une équipe de ronde, seront aussi variés que possible.

Enfin, les horaires, comme les itinéraires doivent être secrets et connus seulement du service de sécurité. Ils doivent, par ailleurs, être périodiquement modifiés pour maintenir leur caractère confidentiel.

4. Les types de rondes

  • Pendant les heures d’activité de l’entreprise

Ces rondes, en général peu nombreuses, ont pour objectif le respect des consignes concernant :

    • La prévention incendie

  • Travaux par point chaud sans permis de feu et sans précautions adaptées au milieu

  • Emploi de chauffage de fortune

  • Encombrement des passages et des accès aux moyens de lutte contre l’incendie

  • Fumeurs en zone interdite



    • La prévention contre la malveillance

  • Circulation de visiteurs ou fournisseurs sans autorisation ;

  • Circulation de membres du personnel non autorisés dans des zones à accès limités ;

  • Circulation ou stationnement de véhicules dans des zones non autorisées, ou hors de la zone de chargement ou de déchargement ;

  • Stationnement de véhicules à proximité de l’entreprise, ou allées, et venues suspectes de véhicules ou de personnes aux alentours ;

  • Marchandises ou pièces détachées entreposées à un endroit inhabituel (près d’une porte d’accès ou d’une clôture) ;

  • Détection de clôtures détériorées, de portes non verrouillées

  • Etc.

Pendant les heures d’activité, une ou plusieurs rondes doivent être organisées pendant les temps de pause, et notamment pendant celle du déjeuner. Ces rondes auront pour but de prévenir ou de réprimer les larcins commis dans les bureaux vides de leurs occupants, et dans les vestiaires.

    • Des rondes spéciales, enfin peuvent être organisées à l’occasion

  • De travaux exécutés par du personnel étranger à l’entreprise

  • De travaux par point chaud (à l’arc ou au chalumeau)



  • Pendant les heures de fermeture de l’entreprise

Ces rondes ont pour but de prévenir et de détecter les différents types de menaces qui pèsent sur l’entreprise ; Trois types de ronde peuvent être différenciés

    • La première ronde

C’est celle qui suit la cessation de l’activité normale. Elle vise essentiellement à s’assurer de la mise en place et du bon fonctionnement de l’ensemble des dispositifs de protection de l’entreprise. La présence avec le rondier du chef de poste ou d’un membre du personnel de sécurité ou de maintenance est souhaitable.

  • Protection Incendie

Suivant les consignes particulières à chaque établissement, les gardiens vérifient :

  • le dégagement des accès, couloirs escaliers

  • le dégagement des sprinklers et détecteurs ;

  • l’accessibilité et l’état de marche des postes d’alarme, des extincteurs et des R.I.A.

  • le retour dans les magasins désignés des produits dangereux ou inflammables ;

  • le rangement de l’outillage ;

  • le fonctionnement de l’éclairage de secours ;

  • l’extinction des incinérateurs, des foyers et des points chauds ;

  • le débranchement des réchauds, radiateurs, ventilateurs et machines diverses ;

  • l’enlèvement des déchets, cartons d’emballages, objets combustibles, à proximités des points chauds.

  • l’absence de foyer d’incendie dans les corbeilles à papier et les récipients de déchets.



  • Protection de l’outil de travail.

  • Fuite de liquide ou de gaz

  • Robinets ouverts ou fermés

  • Echauffement anormal d’une machine outil, un boîtier électrique



  • Protection contre la malveillance ou l’espionnage

  • Fermeture des portes et fenêtres donnant sur l’extérieur

  • Fermeture à l’intérieur de l’établissement

    • des portes de certains bureaux

    • des armoires blindées, des meubles classeurs, des meubles bureaux, etc.

    • des portes donnant accès aux combles aux sous-sols

  • Fermeture (ou ouverture) de la lumière dans certaines pièces ou locaux

  • Ramassage et stockage au poste des documents confidentiels non rangés, des clefs laissées sur les portes

  • Mise en état d’alarme du système de protection électronique

  • Destruction dans les corbeilles à papier de documents ou de carbones non incinérés (pour les entreprises ayant des secrets à protéger).



  • Protection des hommes

  • Vérifier qu’aucun membre du personnel, ou étranger à l’entreprise, n’est enfermé à l’intérieur des locaux (bureau, toilettes etc.)



  • Les rondes intermédiaires

Elles ont pour but de détecter les anomalies de fonctionnement des appareils techniques, et de prévenir ou réprimer les intrusions.

Deux de ces rondes auront lieu, l’une pendant la présence du personnel de nettoyage, notamment ‘il appartient à une société extérieure à l’entreprise, et l’autre, aussitôt après le départ de ce personnel

  • Les autres rondes

Elles s’attacheront à repérer :

  • les grillages d’enceinte cisaillés ou abîmés :

  • les vitres brisées

  • les portes retrouvées anormalement ouvertes ou fermées

  • les bruits insolites

pouvant laisser supposer une intrusion.

    • La dernière ronde

Elle a pour objet :

  • la réouverture des portes et des accès

  • la remise en état de marche de certains appareils

  • le contrôle éventuel des équipes de remise en marche des machines.

5. Les moyens

  • Les moyens de transport

Une ronde peut être effectuée soit à pied, à bicyclette, soit à cyclomoteur ou en voiture.

  • La ronde à pied est toutefois la plus fréquente, parce que la plus efficace. Elle présente, en effet, l’avantage d’être silencieuse et discrète, et seule appropriée pour la surveillance des locaux intérieurs.

  • La ronde à bicyclette offre le même avantage de discrétion et permet de couvrir une distance importante, notamment pour des surveillances extérieures (entrepôts, parkings, clôtures).

  • La ronde à cyclomoteur et en véhicule présent l’inconvénient d’être particulièrement bruyante, et, par conséquent, d’informer l’adversaire de la présence des rondiers. Par ailleurs, le fait de circuler à l’intérieur d’une voiture empêche très souvent de voir et d’entendre ce qui se passe à l’extérieur. C’est pourquoi ce type de ronde est très souvent associé à la ronde à pied, le véhicule étant seulement utilisé pour se rendre d’un secteur à un autre.

    • La ronde peut être effectuée avec un chien. Ce moyen et particulièrement efficace.

  • Les moyens de liaison

Il est essentiel que des liaisons soient organisées entre les rondiers et le poste central, afin que chacun puisse s’informer des incidents rencontrés et des consignes à appliquer. C’est pourquoi des moyens de communication doivent être prévus :

  • Postes téléphoniques tout au long du parcours, et notamment près des contrôleurs de ronde

  • Appareils émetteurs - récepteurs de radio, portatifs

  • Appareils émetteurs – récepteurs de radio émettant automatiquement un signal d’alarme soit dans le cas où son détenteur n’aurait pas contacté le poste central après une certaine période de temps, soit dans le cas où le rondier, pris d’un malaise ou attaqué, serait tombé au sol.



  • Les moyens en personnel

Une ronde s’effectue soit avec un seul gardien, soit avec deux gardiens.

Il est préférable, pour des raisons de sécurité, de faire effectuer les rondes de nuit par deux gardiens, notamment lorsque l’entreprise présente des risques importants de vols ou de malveillance, sera en permanence, soit à une période donnée.

  • Les moyens de liaisons, d’alarme et d’alerte

L’efficacité d’un service de sécurité réside dans sa capacité à détecter et à intervenir rapidement, face à une situation anormale.

Cette nécessité d’agir implique l’existence d’un réseau de communication fiable aux besoins de l’entreprise.

Ce réseau comprend en général :

  • Des moyens de liaisons permettant aux membres du service de sécurité d’échanger des informations

  • Des moyens d’alarme destinés à prévenir les occupants d’un local ou d’un établissement de la présence d’un danger immédiat, et éventuellement d’avoir à évacuer les lieux

  • Des moyens d’alerte pour demander l’intervention d’un service public de secours.

6. Le déroulement de la ronde

  • Avant le départ

Le numéro de la ronde à effectuer, ainsi que l’heure de départ de celle-ci sont indiqués au rondier par le chef du poste de surveillance.

      • La connaissance des lieux

L’itinéraire de la ronde doit être parfaitement connu du rondier qui, pendant sa période d’apprentissage, l’aura parcouru plusieurs fois avec le chef de poste ou un collègue.

Il est indispensable, en effet que l’agent connaisse, notamment s’il est seul la nuit :

  • la topographie des lieux (voies d’accès et de circulation, emplacement des bâtiments et affectation)

  • le fonctionnement de l’entreprise (nature des travaux, processus de fabrication, nature des matières premières, etc.)

  • les points vulnérables et dangereux (ordinateurs, stocks de carburants, point chauds, etc.)

  • les points sensibles (bureaux d’études, salles des coffres, magasins de pièces détachées, matériels ou machines de valeur)

  • l’équipement contre l’incendie : murs et portes coupe – feu, dispositifs de détection, emplacement des extincteurs, des bacs à sables et des R.I.A, emplacements de manœuvre pour les pompiers

  • les installations mécaniques ou électroniques contre la malveillance (porte blindées, détecteurs de chocs ou d’intrusion)

  • les emplacements des interrupteurs généraux d’électricité, de gaz, de matières premières, etc.

  • les moyens de liaison avec le poste de surveillance, et les moyens d’alerte (postes téléphoniques, klaxons, signaux lumineux, etc.).



    • L’équipement et les consignes

Avant de partir en ronde, l’agent doit vérifier sa tenue, son équipement et ses consignes.

  • La tenue d’uniforme, même la nuit, doit être complète et impeccable. Elle constitue, en effet, un signe de reconnaissance et d’identification de la fonction de l’Agent de sécurité, aussi bien pour les personnels de l’entreprise que pour les visiteurs ou les intrus. Elle est donc de nature à faciliter les interventions et à éviter les méprises.

  • L’Equipement, celui-ci dans l’idéal doit comprendre :

  • une montre pour respecter l’horaire

  • une lampe torche puissante, avec des piles de recharge, pour s’éclairer

  • un jeu de clefs ou un passe pour franchir les portes

  • un contrôleur de ronde pour pointer son passage aux différents points de contrôleur de l’itinéraire

  • un poste émetteur – récepteur de radiotéléphone portatif pour rester en liaison radio

  • un carnet et un stylo bille pour noter les incidents

  • Les consignes

Outre les consignes générales qu’il doit connaître, l’agent de sécurité, avant son départ, prend connaissance des instructions particulières concernant la journée en cours :

  • travaux d’entretien

  • présence de personnes étrangères à l’établissement (visiteurs, ouvriers d’entretien)

  • entrepôt exceptionnel de matériel ou marchandises

  • dépôt de fonds importants dans les coffres

  • intervention particulière sur un appareil ou une source d’énergie

  • exercice d’alerte ou d’évacuation

  • interdiction de pénétrer dans telle zone

  • etc.



  • Pendant la ronde

Trois aspects sont à étudier : les points à observer, les techniques et les liaisons.

    • Les points à observer

Ils concernent les différentes menaces qui pèsent en général sur les entreprises (incendie, vol, malveillance, espionnage). Des points particuliers sont, par ailleurs, indiques dans les consignes propres à chaque établissement.

Au cours d’une ronde, toutes les anomalies doivent être obligatoirement notées, même celles qui pourraient apparaître peu importantes, comme un robinet ouvert, une fenêtre entrouverte, une lumière allumée.

La constatation par écrit de ces incidents sur le carnet personnel du rondier, puis ultérieurement sur la main courante, permet de contrôler le travail effectif du rondier et de montrer à l’employeur la conscience professionnelle du service de sécurité.

    • Les techniques

L’itinéraire et l’horaire de la ronde doivent être respectés scrupuleusement. Il est notamment interdit de :

  • utiliser des raccourcis

  • pointer les contrôles dans un ordre différent de celui prescrit.

Toutefois, l’itinéraire, pour tromper l’adversaire éventuel, peur prévoir :

  • des arrêts à certains endroits stratégiques, avec un temps de surveillance en point fixe, pour une durée déterminée

  • des retours en arrière, avec un double passage à un point de contrôle jugé névralgique.

La ronde s’effectue avec un ou deux agents. La nuit ; il est recommandé de se déplacer à deux.

Le rondier doit se déplacer sans bruit et sans fumer pour ne pas signaler sa présence, notamment dans les zones obscures (parking, entrepôt en plein air, clôture extérieure, etc.).

Les locaux visités doivent être inspectés à fond : un coup d’œil à travers une vitre ou du pas de la porte ne peut suffire.

Dans les lieux fermés (bureaux, ateliers, entrepôts), il est préférable de patrouiller toutes lumières allumées pour éviter d’être surpris.

La découverte, au cours d’une ronde de nuit, d’un coffre ou d’une armoire blindée ouverte, d’une porte fracturée, d’une vitre brisée, laisse supposer un vol ou une tentative de vol en cours.

Dans ce cas, il convient de :

  • ne pas toucher aux objets pour éviter de brouiller les empreintes et les indices

  • se tenir immédiatement sur ses gardes

  • alerter le poste central

  • garder les issues et d’observer en attendant les renforts

  • ne jamais jouer les héros en voulant intervenir seul.



    • Les liaisons

Il est essentiel, pour des raisons de sécurité, que le poste central reste en liaison avec les agents qui effectuent des rondes.

Le chef de poste ne peut, en effet, rester, pendant les 50 minutes ou les deux heures de la durée d’une ronde, sans aucune information sur la progression de celle-ci et les incidents rencontrés. C’est pourquoi des liaisons périodiques et obligatoires sont prévues.

Celles-ci s’effectuent pour l’un ou pour plusieurs des moyens suivants :

  • appel par les postes téléphoniques disposés dans l’établissement

  • appel à l’aide de postes radio – portatifs

  • contrôle par le pointage des contrôleurs de ronde, ou les ouvertures de portes, lorsqu’un système électronique de surveillance est mis en place, avec enregistrement sur une imprimante

  • appel radio émettant automatiquement un signal d’alarme vers le poste central lorsque le rondier n’émet pas dans le temps imparti (malaise, accident, agression).

La fréquence des liaisons est, en général, toutes les 15 minutes, elle peut toutefois, en cas de circonstances particulières :

  • être plus rapprochée ou plus longue

  • être permanente avec un poste radio – portatif

L’agent de sécurité qui appartient à une société de surveillance et de gardiennage doit, par ailleurs, signaler au P.C de sa société son départ en ronde, ainsi que son retour.

Tous les incidents, toutes les anomalies constatées tout changement dans l’itinéraire et l’horaire doivent être immédiatement transmis au poste de surveillance.

Enfin, des liaisons efficaces peuvent être établies en cas de danger, ou d’impossibilité de se servir des moyens téléphoniques ou radio, par des coups de sifflet ; ceux-ci peuvent être codés suivant la nature de la menace.

  • Le retour au poste de surveillance

    • La rédaction du compte rendu

La tâche de l’agent ne s’arrête pas à son retour au poste de surveillance. Avant de prendre un repos ou d’effectuer une autre mission, il doit rendre compte par écrit du résultat de sa ronde.

Ce compte rendu systématique s’effectue sur :

  • un cahier de ronde, appelé main courante, au cahier de poste

  • ou sur des feuilles de rapport de ronde.

Les indications à porter doivent répondre aux questions : qui, quand, où, quoi, comment, pourquoi :

  • nom du ou des rondiers

  • identification de la ronde

  • heure de départ

  • heure et lieu des anomalies ou incidents

  • description de ceux-ci

  • alerte au chef de poste

  • mesures prises

  • heure de fin d’incident si celui-ci a duré un certain temps

  • heure de fin de ronde

Il est formellement interdit de rédiger à l’avance les comptes rendus de rondes lorsque l’on prévoit que celles-ci se dérouleront sans incident

La description des incidents doit être limitée à ce que l’agent a vu et entendu personnellement. Il n’a pas à formuler d’opinions ou de suppositions sur les causes et les conséquences, mais seulement à constater des faits.

Le compte rendu est rédigé, en règle générale, avec :

  • des phrases courtes et précises (une idée à la fois)

  • l’emploi du passé composé,

  • un plan facile à mémoriser.

Ce compte rendu peut être amélioré en mentionnant, soit dans la marge, soit en début de rédaction, l’objet de l’intervention.

La rédaction du compte rendu est importante pour l’agent et pour l’entreprise.

Pour l’agent, elle l’engage concrètement et personnellement sur ce qu’il a constaté et fait. En cas d’enquête ultérieure, c’est son rapport qui servira de premier élément de preuve pour la recherche des responsabilités civiles ou pénales.

Pour l’entreprise, c’est le rapport écrit du gardien qui servira de base à l’analyse des faits et à la recherche des causes de l’incident.

Il apparaît donc essentiel que le compte rendu soit sincère, précis et détaillé. C’est pourquoi il est conseillé aux agents de sécurité de :

  • noter immédiatement sur place, sur leur carnet, ce qu’ils voient et ce qu’ils entendent

  • rédiger, dès leur retour au poste, leur compte rendu pendant que leurs souvenirs sont encore présents dans leur mémoire

  • écrire la vérité ; ne pas chercher notamment à masquer une négligence ou une faute pour atténuer leur responsabilité, ou celle d’un tiers, L’enquête démontrerait vite les contractions de leur témoignage, et conduirait à leur licenciement, sinon à leur inculpation par le juge d’instruction en cas d’infractions graves.


PRINCIPES DIRECTEURS DE LA

PREVENTION DE LA MALVEILLANCE
MODULE 2 : Le circuit de vérification

Séance N° 5 : Le contrôleur de ronde (Control manager)



1. Objectifs et fonctionnement des points de contrôle

  • Rappel de la définition

La ronde est l’action qui consiste à parcourir un itinéraire déterminé, et à passer par des points de contrôle obligés, pour vérifier que tout est en bon ordre et que les consignes sont respectées.

C’est une technique de surveillance qui, conjugué avec d’autres comme la patrouille, la garde statique et le contrôle des entrées, concourt à la sécurité de l’entreprise.


  • Objectifs et buts des points de contrôle

Ils recouvrent plusieurs buts ceux-ci étant consigné durablement dans l’appareil.

  • Prévention

  • Dissuasion

  • Détection

  • Information

  • Intervention




  • L’organisation de la ronde pointée
L’itinéraire

Sa construction dépend des particularités propres à chaque entreprise :

    • Implantation des bâtiments, des clôtures, des voies d’accès

    • Nombre et situation des points de passage et de contrôles que sont les endroits vulnérables dangereux en ce qui concerne l’incendie, et sensibles en ce qui concerne les intrusions et les vols.

    • L’Itinéraire de la ronde devra donc les prendre en compte  :


La surveillance d’un site nécessite la mise en place de plusieurs itinéraires de ronde, dont les parcours doivent couvrir la totalité de la surface à protéger. Certains parcours peuvent se croiser aux points jugés les plus vitaux, afin de multiplier leur contrôle.
Les itinéraires doivent être conçus de manière à surveiller :

    • l’enceinte de l’entreprise

    • la totalité de l’entreprise

    • l’intérieur des bâtiments


Ces différents itinéraires de rondes pointées sont identifiés

Comme chaque itinéraire part du poste de surveillance et y revient obligatoirement, son parcours peut être effectué dans un sens comme dans l’autre. Si cette technique est retenue, l’identification de la ronde devra être complétée par un nouveau chiffre ou lettre.

Chaque itinéraire comporte des points de contrôle pour s’assurer de l’exécution de la ronde, du respect de l’itinéraire et de la ponctualité des rondiers.

Les appareils de contrôle, appelés contrôlographe ou mouchards, enregistrent la date et l’heure du pointage. Ils peuvent être plus ou moins perfectionnés (appareils à clef ou à badge magnétique), et reliés ou non à un poste central.

Les systèmes modernes ne comportent plus de mouchard. Une pression sur un bouton aux points de contrôle ou une carte magnétique ou un système à code barres suffit à l’ordinateur pour enregistrer l’heure de passage sur une imprimante.

Chaque point de contrôle porte un numéro d’identification (1, 2, 3, etc.) à l’intérieur de chaque itinéraire. Ces points sont, en général, placés de façon à obliger les rondiers à pénétrer dans les locaux à surveiller. Toutefois, certains locaux contenant des produits dangereux ou toxiques sont interdits d’accès. Leur caractère dangereux figure dans les consignes, et des marques normalisées sont alors apposées sur les portes d’accès.

Enfin, lorsque l’on a affaire à des surfaces importantes à surveiller ou à des bâtiments disséminés, la construction des rondes s’effectue par secteurs géographiques :

Exemple de Gamme de contrôleurs de rondes sans contact

 

























AP-3000V

AP-3000W

AP-3000S

Description

Contrôleur de rondes robuste et économique à affichage LCD, idéal pour les sites utilisant un ou deux contrôleurs avec une récupération hebdomadaire des données

Contrôleur de rondes robuste et économique à affichage LCD, idéal pour les sites utilisant plusieurs contrôleurs avec une récupération multi quotidienne des données

Contrôleur de rondes ultra résistant, à détection continue, idéal pour les sites utilisant plusieurs contrôleurs avec une récupération multi quotidienne des données

Technologie

Sans contact, lecture RFID 125 KHz, jusqu'à 7 cm, activée par touche, sans recharge

Sans contact, lecture RFID 125 KHz, jusqu'à 7 cm, activée par touche, sans recharge

Sans contact, lecture RFID 125 KHz, jusqu'à 5 cm, par détection automatique continue, sans recharge

Connexion

Câble USB ou RS232

Base sans contact

Base sans contact

Boîtier

alliage en aluminium renforcé, finition argent par électrodéposition, assemblage à absorption de chocs, totalement étanche

alliage en aluminium renforcé, finition argent par électrodéposition, assemblage à absorption de chocs, totalement étanche

métal renforcé recouvert d'une protection caoutchouc à grip de préhension, assemblage à absorption de chocs, totalement étanche

Mémoire

30700 enregistrements (mémoire flash 4MB)

30700 enregistrements (mémoire flash 4MB)

30700 enregistrements (mémoire flash 4MB)

Autonomie / alimentation

(base moyenne: 200 pointages / jour)

très faible consommation, 4 ans, par remplacement pile Lithium 3,6 V

très faible consommation, 4 ans, par remplacement pile Lithium 3,6 V

faible consommation, environ 2 ans, par remplacement pile standard CR123 A inclus

Température de fonctionnement

- 20 C / + 70 C

- 20 C / + 70 C

- 40 C / + 70 C

Dimensions

150 x 42 x 26 mm

150 x 42 x 26 mm

130 x 28 x 27 mm

Poids

180 grammes

180 grammes

130 grammes

Exemple de récupération des données de la ronde
Ci-dessus : le rondier Cp600, le câble de transfert,
la housse, une puce électronique et
un systéme de fixation.
Haut de page : le CP600
Ci-contre de haut en bas et
de gauche à droite, trois logiciels :
le logiciel Expert, le logiciel Winkit et
le logiciel WinCpTextes.


PRINCIPES DIRECTEURS DE LA PREVENTION DE LA MALVEILLANCE

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