La Chine continentale d’aujourd’hui correspond à celle qui a été mise en place en 1949 par la République Populaire de Chine (rpc). Par ailleurs, tout un monde








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Chapitre VI



Les minorités



I. Les différentes familles



Lors de la constitution de la RPC, la Chine a été déclaré comme un Etat pluri-national unifié. Le peuple majoritaire est constitué des Han qui se considèrent comme les nationalistes chinois. Ensuite, il y a 8, 9% de populations non Han. Ces derniers peuplent l’intégralité des frontières continentales de la Chine par conséquent ces territoires sont d’une grande importance géostratégique. De plus, ils constituent un véritable échantillon de tous les peuples de l’Asie Centrale à quelques exceptions près (il n’y a pas de minorités japonaises, malaysiennes…). Dans certains livres ont parle 56 minorités dont les Han et une qui est taiwanaise. Cependant il reste encore 1 million de ces peuples qui n’ont pas été identifié.
La famille Altaïque :

C’est le peuple le plus nombreux et ils sont dispersés entre la Corée et le Xinjiang. Ils sont plus de 30 millions appartenants à une vingtaine de familles dont les Mandchous au Nord-Est (9, 10 millions) et les Ouïgours du Xinjiang (7 millions).
La famille Tai-Kadai :

Ils sont environ 20 millions alors qu’elle englobe seulement dix minorités dont le peuple Zhuang (17 millions). Cette minorité est la plus importante de Chine.
La famille Tibéto-Birmane :

Ils sont 18 millions. Il y a trois peuples numériquement dominants : Les Lolos (au moins 6 millions), les Tibétains (5 millions) et les Tujia qui sont presque aussi nombreux que les Tibétains.
La famille Miao-Yao :

Ils sont environ 10 millions regroupés dans deux minorités nationales : les Miao qui sont les plus nombreux et les Yao.
La famille Austro-Asiatique :

Ils sont 500 000 dont 360 000 d’entre eux sont des Wa.
La famille Indo-Européenne :

Ils sont 50 000 dont 35 000 sont des Tadjik et une minorité russe.

La famille Malayo-Polynésienne :

Elle regroupe les vrais indigènes de Taiwan qui sont moins de 400 000 sur l’île.
Une autre minorité importante qui échappe cependant à la classification, les Hui qui parlent chinois mais qui sont des musulmans sinophones (plus de 10 millions de personnes).

Sur tout cet ensemble, seulement dix minorités totalisent à elles seules plus des 2/3 des minorités de Chine, toutes les autres sont une fragmentation plus ou moins importante.

II. Les grands domaines de peuplement


A. Le Sud-Ouest



Cette région à la frontière ce l’Indochine englobe les provinces du Yunnan, du Guizhou, du Guangxi et Hainan. On assiste ici à une marqueterie de peuples Tibéto-Birman, Lolo, Tai, Miao, Yao et Austro-Asiatique. La Yunnan compte à lui seul 25 minorités nationales.

Plus de 30% des 120 millions d’habitants appartiennent à une minorité. Cet espace s’est remplit de peuples aborigènes et réfugiés suite à l’avance chinoise. Ils se distribuent verticalement sur trois niveaux :

Les hauts massifs (2 000-3 000m) : C’est le domaine des Tibéto-Birmans dont leur répartition est assez fragmentée mais on a une dominante des Hanis (1,3 millions) qui se trouvent sur les hauts massifs du Mekong. On a aussi des Austro-Asiatiques et des Wa. Tous ces peuples vivent comme ils peuvent de l’agriculture et de la chasse. Ils se sont particulièrement spécialisés dans la culture du pavot.

Sur les frontières de l’Indochine et jusqu’au Tibet, on a des Lolos qui sont au moins 7 millions. Avant les années 50 ils étaient redoutés et considérés comme une société de castes à trois niveaux : Les maîtres se qualifiaient d’os noirs, ils étaient propriétaires des terres et des troupeaux. Ensuite il y avait les os blancs qui étaient des agriculteurs au service des maîtres. Enfin, les os vils qui étaient soit des Chinois Han ou des personnes de minorités voisines, c’étaient les esclaves…Après la Seconde guerre mondiale, avec la fuite du Guomingdang, des américains ont été fait prisonnier des Lolos et ils en sont devenus les esclaves. Avec la RPC, ils ont fait libérer et une partie des Lolos a été obligé de descendre sur les plateaux.
En moyenne montagne (1 000-1 500m) : Tout le réseau montagnard entre les limites du Yunnan, Guangxi, constitue le pays des Miaos et des Yaos. Ces peuples sont originaires de la Chine centrale d’où ils ont été refoulés et assimilés vers le sud. Au XVIIIème siècle, une partie importante d’entre eux a franchit la frontière et s’est installée au Laos ou en Thaïlande où ils sont devenus des spécialistes du pavot. Lors de la guerre d’Indochine, ces peuples montagnards sont méprisés par les Chinois et les Vietnamiens car ils font alliance avec la France. Suite à l’échec français, ces peuples sont rapatriés en France.

En Chine, ils sont sculptés les montagnes pour en faire des terrasses de rizières.

On trouve aussi des peuples de la famille Tai dont les minorités les plus connues sont les Dongs et les Suis (3 millions) qui attirent de plus en plus de touristes…
Dans les plaines et les vallées : C’est le grand domaine de la famille Tai avec deux types de peuplement, un compact et l’autre continu dans les plaines du Guangxi, il s’agit du peuple Zhuang. Ils sont 17 millions dont la plupart sont des riziculteurs. Ils sont en partie sinisés par la langue, la méthode et la technique.

Il y a une fragmentation Tai qui se trouve essentiellement dans les plaines méridionales du Yunnan, aux frontières de l’Indochine. Ils sont des cousins directs des Laotiens.

B. L’espace tibétain



1. Le Nord-Est sur le haut fleuve Jaune


Cet endroit, dans la province du Qinghai, à plus de 3 000m d’altitude est un carrefour humain de 5,2 millions d’habitants. En tout, les Hans et les Huis sont dans cette région, 3,5 millions et ils en occupent la partie orientale et centrale. Le reste de l’espace est donc localisé sur l’encadrement montagneux du Qinghai. Au Nord, on a entre 1 million et 1,5 millions de population minoritaires. Ils sont surtout des pasteurs mongols, des Kasaks et des Salars. Ces derniers sont des éleveurs. Puis dans les massifs du Sud, c’est le domaine des pasteurs tibétains, le peuple Golok.


2. La région autonome du Tibet


Ce territoire occupe 1,2 millions de km2 avec 2,5 millions d’habitants. Une grande partie de cette population est faite de tibétains cultivateurs sédentaires ou de moines sédentaires. La trilogie tibétaine est : l’orge, le beurre salé de yack et le sel. Par ailleurs, ils élèvent beaucoup de yacks et de moutons qu’après ils troquent. La civilisation tibétaine est un véritable défi géographique.


3. Les hauts massifs méridiens Sichuan-Tibet


Ce domaine fut d’abord peuplé par des Tibétains, puis il a été investit par une colonisation agricole Han. Les Tibétains sont alors devenus plus ou moins sinisés. Une des minorité principale est les Qiang qui sont des agriculteurs, des éleveurs, des chasseurs et des pêcheurs des hautes vallées montagneuses.


C. Le Turkestan chinois : le Xinjiang



Cette province, devenue région autonome en 1955, est essentiellement peuplée de Ouïgours. Elle est restée pendant très longtemps un creuset de l’humanité à dominante turcophone et musulmane. Il y a environ 20 millions d’habitants dont seulement la moitié est des Hans qui commencent à se multiplier. On peut distinguer trois types de turcophones :
Les Ouïgours :Ils sont 8 millions, originaires de la haute Mongolie. En arrivant dans les oasis du Tarim, ils s e sont reconvertis à l’islam au Xème siècle. A ce moment, les oasis n’étaient pas vides, il y avait des Iraniens, des Mandchous, …Ils se sont mélangé ce qui a donné une éthnogénèse. Dans les oasis ouïgours, il y a une polyculture.

Les pasteurs : Les Kazakhs qui sont souvent des éleveurs de moutons et de chevaux. Ils vivent entre le bassin de la Dzoungarie et les Tianshan. Une autre minorité de pasteurs, les Kirghizes qui connaissent la misère.

Les peuples urbains : Ils sont moins de 100 000 dont les plus importants sont les Ouzbeks et les Tatares. Ils sont des commerçants et des artisans. Il y a aussi les Mongols qui sont dispersés au travers une fragmentation dans le Nord du Xinjiang. Ils sont 150 000 pasteurs mongols sur les steppes dzoungares. Il y a aussi un héritage de la dynastie Qing dzoungaise, les Sibos (34 000) qui ont su conserver une véritable isolation linguistique. Enfin, les musulmans Hui, qui sont au nombre de 1,5 millions répartis dans toutes les villes du Xinjiang.

D. L’espace mongol



En 1911, toute la partie actuelle en Chine est incorporé sous le nom de Mongolie Intérieure ; De l’autre côté de la frontière, c’est un territoire indépendant du fait de la rivalité Russie/Chine. En 1924, cette Mongolie «extérieure» est transformé en République Populaire de Mongolie.

En 1947, la Mongolie Intérieure va devenir une région autonome. Ce domaine abrite 24 millions d’habitants dont 4 millions sont des Mongols (il y a aussi beaucoup de Mongols au Xinjiang et en Chine du Nord-Est). Il est intéressant de remarquer que paradoxalement, il y a plus de Mongols en Chine qu’en République Populaire de Mongolie…

Cette Mongolie est l’empire des steppes et par conséquents, les Mongols sont des pasteurs itinérants qui ont avec eux leurs troupeaux (chevaux, moutons, chameaux,…). Leur habitat sont des tentes faites de feutre, à forme cylindrique. Les gigantesques mouvements de ces hommes libres ont été réduits, limités par l’administration.
Sur le plateau mongol, une autre province, le Ningxia qui est aussi une région autonome. C’est le berceau natal des Huis qui sont 2 millions sur une totalité de 5,6 millions d’habitants. Dans cette région, c’est une agriculture d’oasis dont l’essentiel est la culture des céréales. Les Huis parlent uniquement chinois, alors qu’ils sont une ethnie et qu’ils sont musulmans. Ils utilisent l’arabe seulement dans la liturgie. Du temps des routes de la soie, les Chinois arrivaient en masse ainsi que les arabes ce qui a provoquer une formidable éthnogénèse dont sont issue les Huis.

E. La Chine du Nord-Est



Ce domaine est l’ancien foyer des peuples Toungouses, cependant, sur 1,07 millions d’habitants seulement 15% sont des Toungouses. Par ailleurs, ils ont su garder des héritages de leur culture.

Tout d’abord, on a des peuples numériquement résiduels qui vivent dans les forêts et vers les fleuves, dont les plus importants sont les Ewenkis (26 000). Ces derniers sont des éleveurs de rennes. En été ils vivent dans des tentes identiques aux tipis. On trouve aussi des Orochen qui sont 7 000 et qui sont des éleveurs de chevaux. Enfin, un peuple de l’eau, les Hezhe (4 000) qui vivent de la pêche.

Ensuite, on a les Mandchous qui à l’origine étaient des Nüzhens qui peuplaient la Mandchourie. Ils se sont donnés le nom de Mandchous à la fin du XVIème siècle en fondant un véritable état autour de Shenyang (actuelle capitale du Liaoning). Puis en 1664, ils conquièrent la Chine pour fonder la dynastie Qing. Ils se sont très rapidement sinisés et ils ont volontairement abandonné leur langue. En 1970, un recensement estime qu’il y aurait 2 millions de Mandchous. Après la révolution culturelle, en 1982, ils sont 4,3 millions et aujourd’hui ils seraient 10 millions.

Puis, à la frontière coréenne, il y a un district autonome coréen situé dans les vallées de la Mandchourie Orientale. Le peuple qui y habite vit de la riziculture. Bien qu’ils soient 2 millions, ils ont su conserver leur tradition culturelle.

De plus, à l’Ouest, on retrouve des Mongols, environ 1 million qui étaient des pasteurs des steppes.

Enfin, le peuple Daour qui est actuellement installé entre le Nonni et l’Amour, ils sont environ 120 000. Jusqu’au XVIIème siècle, ce peuple était pasteur puis il se serait sédentarisé volontairement sur les riches terres du Nonni pour développer une agriculture céréalière. Leur langue est un mélange entre le mongol ancien et le toungouse. Le front russe a laissé quelques peuples en Chine que Pékin a défini comme minorité national et qui compterait 10 000 personnes.
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