La Chine continentale d’aujourd’hui correspond à celle qui a été mise en place en 1949 par la République Populaire de Chine (rpc). Par ailleurs, tout un monde








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Chapitre IV



Les écosystèmes




Le ciel est divisé en trois parties, il y a la lithosphère, l’hydrosphère qui est élément liquide naturel et l’atmosphère. Ces deux derniers, l’hydrosphère et l’atmosphère, sont constitués d’un biotope qui calque l’environnement physique d’un être naturel.

Sur la lithosphère, il y a une phytocénose, c’est à dire là où naît la végétation. Le biotope la fait vivre ou mourir. Ensuite, il y a la zocénose, où vit al faune terrestre, aérienne et aquatique. Puis, c’est la pédocénose qui est la transformation de sous bassement rocheux en sol. Enfin, la noosphère qui est faîte par l’intervention humaine.

Le biotope et la biocénose constituent des écosystèmes. La noosphère a pris un développement et une action tels qu’il n’y a plus d’écosystème naturel. L’écosystème et la noosphère constituent un écosystème anthropique qui comprend aussi la pollution.

Les géographes chinois ont défini leur écosystème à partir de la combinaison de l’hydrométrie7 et les caractères thermiques. En réponse à cela, on a une opposition entre un Chine orientale qui est plus ou moins humide à une Chine occidentale qui est plus ou moins aride. De plus, les paramètres thermiques opposent un espace tibétain froid à tout le reste de la Chine qui est relativement chaud.

I. La Chine orientale de la mousson



Comme on l’a vu, dans cette partie de la Chine, il y a une conjonction en été de la chaleur et de la pluie. Cette Chine de 5 000km du Nord au Sud présente donc une succession d’écosystèmes plus ou moins différents.

A. La Chine du Nord–Est : temperé, froid et humide



L’écosystème de l’extrémité septentrionale enveloppe un cadre montagneux qui encercle lui-même des grandes plaines intérieures. Il existe ici deux sous écosystèmes.
1. Un écosystème forestier


Cet endroit est géographiquement défini par les montagnes du petit et grand Xing’an. Il s’agit d’une extension méridionale de la Sibérie. C’est le domaine de la taïga qui est constituée de conifères, essentiellement des mélèzes dahour. Ces derniers sont très adaptés aux froids extrêmes. C’est un fait mono-spécifique. Cependant, cette forêt est en voie de destruction suite à une hyper-exploitation et de nombreux incendies.

Parallèles aux Xing’an, il y a les Changbaishan dont un versant est vers la mer et l’autre vers le sud. On retrouve une forêt étagée et diversifiée. A un premier étage (inférieur à 800m), ce sont des arbres à feuilles caduques. Au deuxième étage (entre 800m et 1 800m), il s’agit de conifères extrêmement diversifiés (mélèzes, cèdres coréens, épicéas argentés, pin de l’amour…). Cependant, ici aussi les incendies sont très menaçants.

Ce dispositif correspond à une faine qui est essentiellement faîte de cervidés, de daims sikas dont les prédateurs sont les loups et le tigre de Sibérie (il est en voie de disparition à cause de sa fourrure). On trouve aussi tout un cortège d’animaux à fourrure tels que le renard argenté, la loutre, la marmotte de Sibérie…La faune disparaît petit à petit car on détruit son environnement naturel…

Le Nord – Est dispose de trois grands trésors qui reflétant son écosystème : le ginseng, le daim sika et le tigre de Sibérie.


2. Un écosystème des plaines


Les plaines sont ici régulièrement arrosées car elles sont entourées de toutes parts par des montagnes. Les prairies sont une association inséparable d’un type de sols (sols noirs très riches en matières organiques et en calcium) et d’un type de végétation (formation herbacée de graminées vivaces qui poussent jusqu'à 1m20 et de plantes à bulbes). On peut trouver des gazelles…De plus, dans cette région vit une faune de sol très riche : marmottes, hamsters, pica damau. On trouve aussi des oiseaux : alouettes, faisans et perdrix. De tous ces animaux, il ne reste plus rien, la prairie a été victime de la sécheresse.

La Mandchourie offre des grandes plaines à céréales où sont cultivées du soja et du maïs.

Heureusement, dans la partie septentrionale du Heilongjiang il reste quelques éléments.

B. L’écosystème de la Chine du Nord : tempéré et sub-humide



Dans cette région de la Chine du fleuve Jaune, les températures moyennes annuelles sont supérieures à 10C° et les précipitations sont pareilles à la Chine du Nord – Est. Cependant, les hivers sont ceux des hivers mongols et les étés sont à caractères tropicaux. Ce système climatique à donner lieu à une alternance entre la forêt et la steppe (formation herbacée). Les arbres sont essentiellement des conifères ou des arbres à feuilles caduques. Cependant, il ne reste presque plus rien, un écosystème de 800 000km2 où la forêt ne couvre plus que 7% du territoire. Le biotope est très fragile. On a donc remplacé ces sols par des cultures agricoles intensives telles que le blé, le maïs et le soja.

La faune s’est toutefois adaptée à ces transformations, il y a beaucoup de rongeurs, des renards et tout un cortège de mustélidés : fouines, belettes, hermines…

C. La Chine subtropicale humide



Cette région s’étend sur 1 200 à 1 800 km du Nord au Sud mais elle fait 8 millions de km2, il s’agit du bassin du Changjiang, du Fujian, du Guangdong, du Guizhou et du Yunnan. Les forêts y sont mixtes et pluri-strates, on trouve de tout : conifères, feuillus, géants de 50m et des arbustes à plus de 10m. Le caractère fondamental de cette région est la laurisylve, c’est à dire un étage bas d’arbustes toujours ras avec cent espèces de lauriers, une vingtaine d’espèce de camélias, quinze espèces de magnolias, des arbres à lin et des camphriers. La plupart de ces végétations ne sont plus que des îlots sur les massifs les moins accessibles, ainsi que dans certains temples du Sichuan que les moines ont sus conserver. Du fait de la disparition de cette flore, les sols sont livrés à une véritable érosion.

La faune était exceptionnelle mais il ne reste pratiquement plus rien. Par exemple, il n’y a plus de tigres tropicaux. Il y a aussi une relique aquatique unique au monde qu’on essaye de protéger : l’alligator nain du Poyang qui est en voie de disparition car on a détruit son habitat et l’esturgeon. Quand aux dauphins, ils ne sont plus que deux cents dans le lac Poyang. Il existe aussi des animaux à plumes comme le faisan à casque rouge qui ne sont plus qu’une douzaine dans les forêts du Sichuan. Pour les animaux à poils, on a le singe doré du Yunnan qui est victime de sa splendeur…En ce qui concerne les pandas, il faut savoir que les seuls endroits naturels au monde où l’on peut encore en voir sont dans les massifs forestiers situés entre le Sichuan et le Yunnan. Il en reste seulement 1 000 dont 150 ont été offert par la Chine à différents pays. Dès 1975, des réserves ont été construites. Le panda ne se nourrit que d’une espèce particulière du bambou. L’exploitation d’un grande partie des forêts et leur beauté leur ont porté préjudices.

II. La Chine occidentale



Cette région est constituée d’un écosystème semi-aride et d’un écosystème aride.

A. L’écosystème semi-aride



Il s’agit de la Mongolie centrale et orientale où les précipitations sont inférieures à 300, 400mm. C’est surtout en Mongolie de continentalité accusée où l’on a une faiblesse des précipitations et une brutalité thermique. Il fait –20C° en hiver et 40C° en été…Ici, le biotope est très fragile et il essentiellement fait des steppes. Ce style de végétation est une prairie de formation herbacée mais très pauvre, les herbes ne font pas plus de 30 ou 40 cm de haut. Ce sont moins des graminées que des légumineuses plus ou moins coriaces. La steppe est une formation ouverte qui laisse de place en place le sol à nu et il est pauvre. De plus, l’appareil de racines est obligé de ratisser large et les sous-sols sont encombrés.

La faune est constituée de rongeurs qui creusent des terriers et qui se nourrissent des graines des graminées, on a aussi des oiseaux et des insectes. Les races particulières sont l’outarde et l’antilope mongole (elle court à 100km/h) qui est en voie de disparition. Il y a aussi le loup gris, l’aigle des steppes (qui a 3m d’envergure) qui migre de la Mongolie jusqu’aux pays du Golf. La steppe mongole est aussi le berceau planétaire du cheval Takhi aussi appelé le cheval de Przevalski par les occidentaux. Cependant, il a disparu de la Mongolie à l’état sauvage, mais suite à la captivité on le réintroduit actuellement en Mongolie à partir de Moscou et de Berlin.

B. L’écosystème aride



Ce milieu correspond à l’ensemble de la province du Xinjiang, du Tibet et du désert de Gobi.


1. La Nord du Xinjiang et le bassin du Dzoungarie


Ici se trouve le domaine aride où les précipitations annuelles sont inférieures à 200mm et la brutalité thermique est identique à la Mongolie. La steppe désertique est une formation de plus en plus ouverte où les graminées sont de plus en plus coriaces, on y trouve l’armoise désertique. La faune est celle de la Mongolie, mais on trouve surtout de nombreux loups.


2. Le bassin du Tarim et le désert de Gobi


C’est le domaine hyper-aride qui est l’univers des sables et des pierres oxydées. Il y a moins de 100 mm d’eau par an ou même pas de précipitations du tout. C’est le domaine hyper-continental le plus éloigné des océans et il est enclavé entre des massifs. Le grand univers du sable est le désert du Taklamakan qui est un désert de dunes. Quand au désert de Gobi, il est fait de roches rouges et noires. Autour du Taklamakan, il y a le fleuve Tarim qui est accompagné sur tout son long d’une végétation en ruban. La flore est faite de tamaris, d’arbres nains, de tous petits peupliers et d’arbres du désert, les Xasaouls qui n’ont pas de feuille. La faune est réduite, se sont surtout des petits rongeurs et des reptiles dont le boa des sables.

Vers l’est, c’est la steppe désertique avec juste quelques buissons pleins d’épines et quelques chameaux sauvages.


3. Le domaine tibétain


Ce domaine se situe au Sud de la partie occidentale de la Chine et on a deux écosystèmes qui ont en commun la haute altitude mais l’un est aride et l’autre humide.

Le domaine aride correspond au Tibet de haute altitude, c’est à dire à 5 000, 6 000m où les précipitations sont inférieures à 100mm par an. Des vents terribles y soufflent tout au long de l’année et l’amplitude thermique est poussée à des extrêmes. En juillet, à midi, il fait 20C°, à minuit, il fait 0C° ou moins. C’est l’univers minéral, il n’y a pas d’arbres mais juste des plaques de mousses et de lichens. Au niveau de la faune, c’est le domaine des yacks sauvages.

Le domaine humide est l’auréole qui domine le Sichuan et le Yunnan fait de grandes chaînes où s’encaissent les fleuves géants. C’est un super domaine forestier à étages :

 Jusqu’à 4 000m : Ce sont les grandes forêts de chênes et des dizaines d’espèces différentes.

 De 4 000 à 6 000m : Ce sont des forêts de conifères avec des cèdres, des épicéas, des sapins…tout est immense. C’est le record mondial de l’altitude de la forêt.

 Au-dessus de 6 000m : On trouve la pelouse alpine qui est de l’herbe rase couvrant sol riche de fleurs.
Cependant, tout ce domaine forestier est en voie de disparition, de destructions amies c’était les domaines des grandes forêts. La richesse végétale fait une richesse animale qui comprend des cervidés, des mouflons, des bouquetins tibétains (porteurs de musc), des léopards des neiges et l’ours noir à collier blanc. La faune endémique est composée des dzerens (qui sont plus ou moins des chamois) et de herrines qui ressemblent à un cheval croisé avec un âne.
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