La Chine continentale d’aujourd’hui correspond à celle qui a été mise en place en 1949 par la République Populaire de Chine (rpc). Par ailleurs, tout un monde








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II. Les transports ferroviaires



Contrairement aux transports précédents, la Chine n’a pas de tradition ferroviaire. Se sont les puissances occidentales qui ont construit les premiers réseaux (XIXème–début XXème) et elles y ont laissées 22 000 km de voie ferrée seulement développée sur la façade littorale. Endommagé par la guerre sino-japonaise, la RPC a d’abord dû reconstruire une partie de cet héritage. Puis, avec l’aide soviétique, un réseau national et international est mis en place. Aujourd’hui, 40 000 km ont été ajoutés à cet héritage et cela continue, car malgré ces développements importants ce qui reste à faire est considérable. Ce réseau est vingt fois plus dense que le réseau français et c’est le premier chantier du monde.
Au niveau international, les premières liaisons sont faites avec les voisins communistes (Corée du Nord, Vietnam, URSS). En 1952, on commence par établir une liaison entre Hanoi et Nanning, puis Kunming et Hanoi, c’est un concept stratégique.

Ensuite, on construit le chemin de fer dit des Trois Nations (Chine, Mongolie, URSS), mis en place en 1955 avec l’aide soviétique. Le trajet est Pékin – Mongolie Intérieure - Oulan-Bator – Irkoutsk. Ce réseau est capital car in désenclave les deux Mongolie et on raccourcit la liaison Pékin – Moscou de 1 000km.

Par la suite, le trans-chinois, commencé par les Belges et les Britanniques. Il relie dans un premier temps Lianyugang à Xi’an, car à cause de l’invasion japonaise le train s’arrête. Dans les années 50 – 60, la RPC, avec l’aide soviétique, reprend les travaux et le train traverse 1 000 km de déserts avec des locomotives à vapeur. Au début des années 60, on arrive à Urümqi mais la rupture avec les soviétiques en 1961, fait arrêter les travaux. Toutefois, le Xinjiang est enfin désenclavé. Le projet se fini enfin en 1991, des rails relient Urümqi à Almaty et la liaison avec le réseau de Sibérie méridionale est établie. C’est donc à la fois une connexion internationale qu’un désenclavement national.

Les autorités chinoises s’appliquent également à désenclaver le Sichuan. Avant les années 50, aucuns trains ne reliaient cette province au reste de la Chine. Cependant, depuis cette époque, une série d’axes Nord-Sud et vers Wuhan sont mis en place à travers des montagnes très épaisses. Aujourd’hui, on ne compte que quatre axe pour désenclaver 100 millions d’habitants. Les travaux se poursuivent.

Dans les années 50, alors que Kunming et Nanning sont reliées à Hanoi, toute la Chine n’est pas reliée au Guangdong. La liaison a enfin été établie mais c’est très récent. Entre Canton et Shanghai il n’y a toujours pas de lignes directes.
Le réseau ferroviaire chinois est une véritable épopée mais les lacunes sont aussi considérables. Seulement 20% du réseau est électrifié (80% à la vapeur ou en diesel). Avec l’achèvement des barrages, l’électrisation progresse mais reste encore insuffisante. De plus, les 2/3 de ce réseau est à voie unique. Par exemple, la ligne Pékin-Canton, jusqu’à la fin des années 60 était à voie unique et non-électrifiée.

Dans les années 80, le peuple chinois se sent libéré et prend le droit de circuler, on observe donc des wagons remplis à 180%… Ce peuple a une capacité d’entassement fantastique…

Les progrès ferroviaires continus et la grande réalisation récente la liaison Pékin – Kowloon, c’est une voie double, électrifiée et expresse.

III. Le réseau aérien



C’est l’aspect le plus spectaculaire depuis l’ouverture, aussi bien sur le réseau national qu’international. Avant l’ouverture, en 1974, ces réseaux étaient de 50 000 km, aujourd’hui c’est de l’ordre de 1 million de km dont 60% est international. de la mise en place de la RPC jusqu’en 1965, ce sont les soviétiques qui gèrent l’aviation chinoise. C’est seulement à partir de cette date que le Chine créée sa propre compagnie : CAAC (Administration de l’Aviation Civile de Chine). Jusqu’au milieu des années 70, cette compagnie gère et contrôle tout. Cependant, avec l’ouverture, le début de cet envol va conduire à une remise en cause et en 1987, la CAAC éclate en sept compagnies principales. On distingue alors Air China, qui est en tête et qui est responsable de la plupart des vols internationaux. Les six autres compagnies se partagent l’espace chinois et certains vols internationaux. Rapidement, une vingtaine de filiales se mettent en place, ces compagnies sont pratiquement indépendantes et sont souvent provinciales. L’armée créée elle aussi des compagnies civiles.

Toutes ces compagnies permettent de répondre à un essor fulgurant des deux réseaux :
National : Dans les années 50, l’aviation chinoise ne couvrait que 8 000km de son territoire soit quelques grandes villes et seuls les chefs militaires prenaient l’avion. Aujourd’hui elle couvre 700 000km et dessert environ 200 villes. En ce qui concerne les aéroports, on en compte actuellement une vingtaine qui sont aux normes internationales. Cet essor correspond aussi à celui du tourisme.
International : Malgré que la Chine soit un grand pays avec une population très dense, elle n’était reliée qu’à dix pays jusque dans le milieu des années 70. Ces pays étaient cinq pays frères (Moscou, Bucarest, Tirana, Hanoi, Pyongyang)13 et cinq pays amis (Rangoon, Karachi, Addis-Abeba, Téhéran, Phnom Penh)14. Cette énumération est emblématique dans le phénomène politique et géostratégique. Le 6 septembre 1975, la première liaison Pékin – Paris est faite, c’est la première connexion avec l’occident, mais via Karachi. A partir de là, la Chine ne va pas cesser d’ouvrir des lignes, aujourd’hui, plus de quarante pays (surtout en Asie) sont desservis. Tous les continents sont présents sauf l’Amérique Latine. Il serait même question d’une liaison directe ShanghaiTaipei
Cette mutation en cours implique toute une évolution des aéroports et de la flotte. Avant 1970, tout cet ensemble était à caractère soviétique et très hétéroclite. Il y avait de nombreux hélicoptères, une dizaine d’appareils occidentaux d’occasion, une demi-douzaine de Trident troqués avec le Pakistan contre des MID 19. Des aéroports internationaux existaient seulement à Pékin, Shanghai et Kunming, aujourd’hui, ils sont une dizaine. Cependant, jusqu’à l’arrivée de Air France il n’y avait aucune couverture radar…

En 1973, l’aéronef était composée d’appareils soviétiques, puis c’est le coup d’envois historique en 1973–1974 : la première flotte chinoise de trente Trident tout neuf pour les lignes intérieures et dix Boeing 737. Depuis ce temps historique, la Chine ne va pas cesser de transformer son parc aérien, qui aujourd’hui se compose de 1 000 aéronefs de toutes sortes et cela continu. Cependant, la Chine a un besoin trois fois supérieur. Dans le même temps, la Chine accède à la construction aéronautique sous modèle soviétique. Dans un premier temps c’est uniquement à but militaire. La construction pour le civil commence dans les années 80. A Shanghai, on fabrique des avions cargos, le YUN 12. En 1995, dans une usine à Xi’an, les premiers avions passagers sont construits, les YUN 7, qui peuvent transporter cinquante-six passagers. La Chine commence aussi à exporter. La grande affaire est, à partir de 1985–1986, le montage à Shanghai des grands avions porteurs américains (MD 82) qui peuvent transporter 152 passagers. Ce phénomène est très important, car même s’il s’agit uniquement du montage, cela implique tout de même un transfert de technologie et de personnes compétentes importants. La Chine est en train d’accéder à la construction aéronautique.

IV. Les transports terrestres



Ce développement est encore plus récent que celui de l’aviation, car la Chine part de rien. Lors de la fondation de la RPC, les routes ne sont que quelques tronçons au sortir des grandes villes et c’est tout. La première opération est militaire et a lieu dans les années 50. On construit des axes de pénétrances vers le Heilongjiang, le Xinjiang, le Tibet et le Fujian, les routes sont alors plus ou moins dures…

Il faut attendre le décollage pétrolier des années 70 pour que l’on se mette songer à un réseau de routes nationales. En 1984, c’est une nouvelle étape de franchie, on construit des autoroutes. La première autoroute va de Shenyang à Dalian. Depuis, on amorce des voies autoroutières à partir des plus grandes villes, c’est emblématique.

Certains ouvrages estiment que la Chine possède environ 1 million de km de routes, mais il faut préciser que ces routes se distinguent selon trois types :
Autoroutes : Les voies rapides sont aussi comprises sous cette rubrique ; Le tout fait 3 000km (En France il y a 6 000km)
Routes tout trafic : (tracteur, mulet, camions, voitures…). On a le type supérieur, qui sont des routes en dures (70 000km) et le type inférieur où le dure est improbable en qualité et en continuité (750 000km°
Routes en terres battues : il y en a 300 000km en Chine. Elles caractérisent les campagnes.
Par ailleurs, le trafic mécanisé a été multiplié par vingt en vingt ans mais les routes sont les plus dangereuses du monde.

Dans le même temps, le parc roulant connaît aussi un essor formidable. A la fin des années 70, il y avait un peu plus de 1 million de véhicules à moteur, aujourd’hui il y en a plus de 10 millions (en France, on a 30 millions). En 1955, la Chine commence à fabriquer elle-même ses camions et ses voitures à Changchun (Mandchourie) sous modèle soviétique. Sa capacité de production est alors de 180 000 par an. Aujourd’hui, c’est supérieur à 2 millions par an.

Depuis les années 80, toutes les nouvelles industries sont constituées de sociétés mixtes avec les plus grands transporteurs du monde. Outre la construction proprement chinoise, le coup d’envois occidental est donné en 1984 par Chrysler à Pékin avec la Jeep Cherokee. La première place revient aujourd’hui à Wolkswagen implanté à Shanghai et qui construit la Santana. A la deuxième place, on trouve Citroën. Les productions sont essentiellement destinées à l’exportation, car seuls les nouveaux riches chinois, les taxis drivers et les compagnies peuvent se payer des véhicules.

1 Mousson : terme qui provient de l’arabe musim et qui signifie saison.

2 Cours d’eaux qui ne peuvent pas parvenir à la mer et donc se perdent dans les dépressions intérieures.

3 Privé d’écoulement régulier des eaux (17% des surfaces émergées de la terre sont aréiques).

4 Teneur en troubles, en boues d’un cours d’eau

5 Obstruction du lit d’un cours d’eau par amoncellement de glaçons.

6 Rupture des glaces d’un fleuve gelé.

7 L’hydrométrie : le total des précipitations en pourcentage avec l’évapotranspiration.

8 Citation de Mao Zedong.

9 Matériau de construction constitué de terre argileuse moulée sur place à l’aide de branches.

10 Personne qui habite une grotte ou une demeure creusée dans la roche.

11 Le village est dirigé simultanément par un comité du parti et un comité du village «élu», mais le chef du comité du parti c’est à dire le secrétaire, domine l’ensemble.

12 Association des pays d’Asie du Sud – Est.

13 Pays concernés : Russie, Roumanie, Albanie, Vietnam, Corée du Nord.

14 Pays concernés : Birmanie, Pakistan (plus grand port et ville), Ethiopie, Iran, Cambodge.
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