Systèmes d’explication des sociétés et du gouvernement d’Etat








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date de publication10.07.2017
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Les approches scientifiques des phénomènes de pouvoir

Les analyses sociologiques traditionnelles de l’Etat

Choix de Marx et des néo-utilitaristes car :

  • Période du XIXe : les société étatiques se cherchent (lutte pr l’indépendance, révolution). Les théories du cycles en sont plus satisfaisantes car il y a le besoin d’expliquer les changements en profondeur pr pouvoir les accélérer ou s’y opposer. La liberté est vu comme la clé des différents types d’agencement des rapports entre le social et le politique. Liberté que Marx étudie selon des critères économico-juridiques (K) et que l’école élitiste analyse selon des critères psycho. Quoi qu’il en soit : rupture avc les périodes précédentes.

  • Ils sont les précurseurs de la sociologie moderne :

    • Laïcisation de la sociologie « ce n’est pas la conscience des hommes qui détermine leur existence, c’est au contraire leur existence sociale qui détermine leur conscience »

    • Création d’un vocabulaires, thèmes, concepts… (ex : classes sociales, rapports sociaux, de P…)

  • A l’origine d’un clivage entre : ceux qui tente de comprendre le pouvoir et sa dévolution en le confrontant à des éléments extérieurs à lui / ceux qui n’abordent pas de son strict champ d’étude. Les Marxistes envisagent le pouvoir comme csq de l’organisation des rapports de P, de l’histoire, des techniques, de l’éco… Les élitistes mettent l’accent sur la primauté du politique par rapport à l’économique.

  • Ce sont des systèmes d’explication des sociétés et du gouvernement d’Etat. Ils entre ds la catégorie des idéologies. Car : elles comportent des jugements de valeurs + repose sur des impressions subjectives des observations et interprétations partiales.

I) Karl Marx (1818 – 1883) et le marxisme

A) Les sources du marxisme

Acolyte Friedrich Engels : Le manifeste du PC, Critique de l’économie politique, le Capital. La dynamique politique n’est que l’expression de la dynamique sociale.

Les mvt de l’histoire dépendent de rapports de P, dépendant de la Technique. Quelque soit l’époque, les H sont regroupés en deux classes antagonistes. Il y a les propriétaires des moyens de P et les prolétaires (force de L). Appauvrissement des prolétaires car accaparement de la plus value. Cela est particulièrement vrai au XIXe où le mode de P est collectif au sein de GE grâce à l’évolution des techniques, alors que la propriété est restés individuelle. L’organisation sociale est en décalage avec le mode de P ce qui génère des inégalités. Le Prolétariat doit renverser l’appareil d’Etat capitaliste et ensuite réaliser la société communiste idéale.

Théorie pluridisciplinaire et philosophie de la praxis (action). Il s’appuie sur des théories partielles antérieure :

Le matérialisme dialectique : a aussi inspiré les encyclopédistes français au XVIII. Matérialisme : La natures serait une réalité objective, explicable par la logique. Dialectique : méthode de discussion pr cerner la vérité (Tout mvt peut se décomposer en thèse, antithèse et synthèse). Hegel l’applique à la société et observe une contradiction entre intérêt particuliers et général. Le dépassement de cette contradiction repose sur l’Etat, sphère de conciliations de l’universel et du particulier. Idéal représenté par l’Etat prussien du début du XIXe (=conservateur dc de D). Marx conserve d’Hegel son actium premier suivant lequel l’idée crée la réalité des choses. ??? Ya un blem parceque ça s’appelle de l’idéalisme ça.

Augustin Thierry + Guizot : l’histoire serait une suite ininterrompue de luttes pr le pouvoir des classes sociales. Mais ces auteurs l’arrrètent à la RF, alors que Marx n’y fixe par de limite chronologique. Il fait de l’histoire, le moteur général et universel de l’avancée des sociétés.

Adam Smith + Ricardo : reprend les concepts pr les critiquer et annoncer la mort du capitalisme par ses propre contradictions, remplacé par le socialisme.

B) Le matérialisme historique et dialectique

1) Chez Marx et Engels, toute société donnée est caractéristique à 3 points de vue

Le développement technologique au sens large = mode de P =force productives + les objets du L (CI) + les H (adoption de la maxime libérale selon laquelle il n’est de richesse que les H).

L’apport de la théorie marxiste au point de vue économique : prise en compte des rapports que les H entretiennent entre eux, de manière indépendante de la nature.

Un certain paysage social : existence de classe sociales, non définie par Marx mais par Lénine1. « L’histoire de toute société jusqu’à nos jours, c’est l’histoire de la lutte des classes ».

2) L’explication marxiste de la dynamique sociale par la lutte des classes

Equilibre impossible entre les forces productives et les rapports de P. Contradiction qui peut être dépassé par la synthèse, cad la socialisation des moyens de P. Les rapports de classes sont détermines par l’infrastructure (=lois, règlements, moral...) et la superstructure (= l’idéologie de la classe dominante). Il y a survivance, cad retard de la conscience sur la situation objective. Pr lutter contre la bourgeoisie propriétaire, Marx propose d’activer l’idéologie révolutionnaire en faisant a révolution prolétarienne pr réaliser une société sans classe. Etapes : révolution > dictature du prolétariat > société sans classe.

C)Portée de l’analyse marxiste de la dynamique sociale et question du primat du politique

A la lumière de Mattei Dogan et Dominique Pelassy : Platon et Aristote développaient cette idée de conflit sociaux animant l’histoire.

Max Weber : le savant et le politique : au sein de l’Etat existe un rapport de domination de l’homme sur l’homme. Rapports qui repose sur l’exercice de la violence légitime.

Louis Althusser, Contradiction et surdétermination : la révolution bolchévique a eut lieu ds une Russie peu concernée par la lutte des classes car peu industrialisée.

Roger Garaudy et Nicos Poulantza : Pouvoir politique et classe sociales de l’Etat capitalistes  + Claude Henry : Concentration Capitalistique + Ralph Miliband :ds nos sociétés occidentales K, le pouvoir n’était pas détenu que par la bourgeoisie possédante.

Raymond Aron : rôle primordial du politique sur l’économie.

II) L’école des machiavéliens, et le primat du politique, envisagés à travers les notions d’élites et de circulation des élites

Pourquoi certains individus gouvernent plutôt que d’autres ? Vision réaliste, empreinte de pessimisme : de tout temps, partout, une minorité s’impose aux majorités.

A) Les définitions de l’élite

1) L’approche psychologique de Vilfredo Pareto

Discerne des constantes psychologiques appelées résidus, force motrice de l’histoire. ≠ dérivations (doctrines, idéo…). Les résidus seraient des instincts des civilisations (≠lutte des classes Marx).

Analyse du pouvoir : minorité >majorité, il voit une dénominateur commun à ces élites : des qualités psycho, viriles (de virtus). Il distingue la couche inférieure, classe étrangère à l’élite, et la couche supérieur qui se divise entre élite gouvernementale et élite non gouvernementale.

Ambigüité de sa pensée relevé par Duverger ds Sociologie de la Politique : il définit l’élite par la nature des rôles sociaux. Il laisse à penser que ceux sont les plus compétents.

2) Cette ambigüité est levée par la conception de l’élite de Gaetano Mosca

Théorie : le pouvoir ne peux exercé que par une minorité, la classe dirigeant. Plus la communauté est grande, plus la minorité gouvernante sera petite par rapport à elle, et plus sera difficile à la majorité d’organiser sa résistance à la minorité.

Sa théorie, il l’applique à tous les régimes. Au sein de la classe dirigeante il y a les chefs supérieurs et les chefs secondaires. Elle peut être démocratique (ouverte) ou aristocratique (fermé). Il peut exister des régimes libéraux aristocratiques et des autocraties démocratiques (ex : Eglise).

3) D’autres définitions de la notion d’élite

Robert Michels, les Partis politiques, définit l’élite par son status au sens wébérien. Il démontre que la suprématie des masses est illusoire. Les dirigeants sont toujours victorieux sur les masses s’ils restent unis. Cette théorie générale des organisations fait appel à une professionnalisation : qui dit organisation, dit oligarchie.

James Burnham, Ere de organisateurs, remarque que la bourgeoisie du XIXe a vécu parce que la propriété s’est effrité entre des milliers d’actionnaires. Aussi, le pouvoir ne peut appartenir qu’aux managers (dirigeants des GE). Les managers seraient les nouveaux dépositaires du pouvoir moderne.

David Riesman, the lonely crowd, il faut parler d’élite conjoncturelle et non permanente. Chaque élite résout un problème. Ce sont des élites en miettes

Robert Dahl, Who governs, chaque société connait plusieurs élites dominantes. Wright Mills, The power Elite, il y a 3 élites au pouvoir aux EU : l’armée + l’institution industrielle + l’institution politique. Cependant, derrière un émiettement, l’élite au pouvoir est un conglomérat. Thèse poursuivie par Pierre Birnbaum, le Pouvoir politique et Roger Gérard Schwartzenberg.

Ferdinand Lundberg, the rich and the super rich, chercher à voir dans les grands industriels et financiers une super-élite. Idem pr Noam Chomsky, L’Amérique et ses nouveaux mandarins, la trouve chez les universitaires.

B) La circulation des élites

Réduit l’histoire à la lutte des élites pr le pouvoir. C’est la dynamique sociale qui est réduite à la dynamique politique.

1) Pareto

Concept de circulation des élites = remplacement continuel d’une élite par une autre. Car l’appartenance à une élite repose sur des qualités qui ne sont pas héréditaires. Ds toutes société, il y a une circulation relativement libre des élites. Dès qu’une élite au pouvoir se ferme, elle génère la révolution.

2) Mosca

Il distingue les sociétés immobiles et les sociétés mobiles. Les sociétés modernes démocratiques lui semblent mobiles. Il y voit un important mouvement entre les différents groupes sociaux.

3) Les néo-élitistes

Lowell Field, John Higley, Michael Burton: ds la démocratie, le renouvellement des élites fait l’objet du plus large consensus. Cette association entre élite et démocratie est nouvelle. En occident, la sélection des élites se fait pas les grandes écoles, tout du moins par un fort niveau d’instruction. Leclerc : les problèmes d’élites ne se posent pas ds les mêmes termes ds le tiers-monde et dans les sociétés postindustriels. Ds le premier la question est de parvenir à être les acteurs du changement social. Ds les seconds, la question de la stabilité et de l’élargissement se pose. Giovanni Busino ; Les élites sans démocraties provoquent conflits, tentions, révoltes despotisme. La démocratie à notre époque ne peut prospérer que par des élites ouvertes se renouvelant.

Dahl et les pluralistes : le recrutement politique serait l’apanage des démocraties.

C) La critique de la théorie élitiste

1) Critique théorique et empirique de l’école élitiste

Les études vont dans le sens de l’existence de classes sociales. Ex : la faible mobilités, certaines trajectoires relevant de l’exception. Bourdieu, Passeron : les Héritiers, la Reproduction.

Les grandes écoles sont critiquées car elles permettraient une main mise de l’Etat sur une haute classe dirigeante. L’important est alors le réseau relationnel plus que l’enseignement. Pierre Birnbaum, la classe dirigeant française + Yves Mény, la corruption de la République + Esra Suleiman, les Hauts fonctionnaires et la politique

2) La dynamique politique dans les régimes constitutionnels pluralistes de type occidental

Raymond Aron voit 4 ennemis : les traditionnalistes/réactionnaires + les privilégiés économiques + le sous-prolétariat + les masses populaires. Ces forces peuvent entrainer la fin des régimes par un consensus mou ou un excès de passion partisane.

3) Le degré d’autonomie du champ politique, dans la société globale

Ces deux théories sont réductrices et trahissent la réalité des rapports sociaux. Le sociologue aujourd’hui ne doit pas se contenter d’un monisme explicatif mais tenter de surmonter les contradictions pr une meilleur explication.

1 On appelle classes sociales de grands groupements humains se distinguant par leur place dans un système historique déterminé de production sociale, par leurs rapports (le plus souvent fixés par la loi), avec les moyens de production, par leur rôle dans leur manière de recevoir leur part de la richesse sociale, ainsi que par la grandeur de cette part. Les classes sociales sont des groupements humains dont l’un peut s’approprier le travail de l’autre par suite de la place qu’il occupe dans un régime économique donné


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