«Que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel», littéralement








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Chapitre VI

Soit ta volonté

comme au ciel, de même aussi sur terre

Nous méditons ce soir cette demande du Pater : « Que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel », littéralement : « Soit ta volonté comme au ciel, de même aussi sur terre ». Nous aurons à parler de la tonalité dans laquelle on entend une expression de ce genre. Nous aurons à examiner la teneur du mot volonté et les tenants les plus usuels de ce mot, mais aussi le tenant de cette phrase dans l'ensemble du Notre Père. Nous allons commencer par là. Ce sont des indications provisoires.

I – Réflexions générales

1) Écouter cette phrase à la lumière de Jn 4, 34.

a) Rattacher cette mention au don de la nourriture.

Nous avons remarqué que cette phrase du Notre Père se trouve chez saint Matthieu, mais pas chez saint Luc où la demande du pain intervient aussitôt après le règne. Cependant, cette notion de volonté a une grande importance.

En un certain sens, on est tenté de référer cette demande aux demandes précédentes : Soit consacré ton nom, vienne ton règne, qui présentent une structure analogue à soit ta volonté ; et en revanche les demandes suivantes : Notre pain substantiel donne-nous ce jour, et lève nos dettes comme nous les levons à ceux qui nous doivent, semblent relever d'une autre structure.

D’un autre point de vue, pour le sens et surtout pour une lecture johannique du texte matthéen, il semblerait que « Soit ta volonté faite…» soit plutôt à rapprocher de « Donne-nous notre pain ». Cette phrase qui est peut-être une addition matthéenne, préparerait la demande « donne-nous notre pain » plutôt qu'elle ne conclurait les trois premières demandes.

Nous n'allons pas en décider maintenant, d'autant moins qu'il faut se garder de décider de façon surplombante du plan d'un texte avant de l'avoir parcouru.

b) Le rapport nourriture / volonté du Père (Jn 4, 31-34).

Pour attester ce que je viens de dire, nous allons prendre un texte de Jean, au chapitre 4. À la fin de l'épisode de la Samaritaine, lorsque celle-ci est partie à la ville pour inviter les autres à "venir voir," les disciples, de retour s'adressent à Jésus.

« Les disciples le questionnaient en disant : “Rabbi, mange.” 32Celui-ci leur dit : “J'ai à manger une nourriture que vous ne savez pas.” 33Les disciples se disaient donc les uns aux autres : “Est-ce que quelqu'un lui a apporté à manger ?” Nous avons ici une structure classique chez Jean pour préparer l'intelligence de la parole qui suit.

34Jésus leur dit : “Ma nourriture est que je fasse la volonté de celui qui m'a envoyé et que j'achève son œuvre.” » Cette expression est étrange, on pourrait penser qu'il s'agit d'une figure de style. En réalité, elle signifie que la nourriture est un des autres noms de la vie : ce qui me tient en vie, ce qui garde l'essence de ma vie. Nous disons parfois : moi, ma vie, c'est de faire ceci ou cela. Ici : « ma nourriture est que je fasse la volonté de celui qui m'a envoyé ».

Cette phrase risque d'être entendue dans une sorte de crispation : « faire la volonté d’un autre c'est cela qui me tient en vie ». Bien sûr nous aurons à entendre cela, à mettre en leur lieu et place ces mots de nourriture et de volonté.

c) "Faire" la volonté ?

L'expression faire la volonté n'est du reste pas dans le Notre Père. Nous traduisons « genêthêthô to thélêma sou » par « que ta volonté soit faite », mais le verbe faire ne s'y trouve pas. De toute façon dans le Nouveau Testament le verbe faire n'a jamais le sens de fabriquer, il signifie : laisser venir ce qui a à être. L'allemand lassen est pour cela très intéressant : il signifie laisser dans le sens positif du terme et également faire. Il faudrait penser le laisser-faire (le grand, le vrai) comme la plus haute pointe de l'activité possible pour l'homme.

d) Le rapport volonté / œuvre accomplie.

« Ma nourriture est que je fasse la volonté de celui qui m'a envoyé et que j'achève son œuvre. » Ici nous avons une indication sur le rapport œuvre / volonté : faire la volonté, c'est achever l'œuvre. En effet l'œuvre du Père n'est pas achevée, il est donné au Christ de l'achever. Telle est sa "nourriture" : faire l'œuvre du Père, c'est ce qui tient en vie le Fils comme Fils. Et accueillir l'œuvre, laisser qu'elle s'accomplisse en nous (autrement dit la foi), telle est la nourriture qui tient en vie l'homme.

Le mot œuvre, chez Jean, signifie toujours la Mort-Résurrection du Christ et simultanément l'accomplissement de la totalité de l'humanité. Il faut repérer ces deux sens du mot œuvre, quitte à méditer longuement comment ces deux expressions peuvent dire la même chose.

Ce petit passage de Jn 4 a apporté en propre les mots de volonté et d'œuvre accomplie : la volonté n'est pas quelque chose d'extérieur à l'œuvre, elle est la semence de l'œuvre. Accomplir l'œuvre c'est faire venir cette semence à fruit, et le fruit c'est que l'homme vive. Nous trouvons ici une structure de pensée qui est une des plus fondamentales, c'est celle qui conduit de de la semence au fruit, ou de la volonté à l'œuvre accomplie, ou du mustêrion c'est-à-dire du caché, tenu en secret, à l'apocalupsis, au dévoilement accomplissant. J'ai souvent indiqué ces choses1.

e) Bien entendre Que ta volonté soit faite.

Cette structure semence / fruit est une structure de base car, dans cette perspective, le fruit est selon la semence.

Voyez l'insistance avec laquelle la Genèse prend soin de dire : « la semence selon l'espèce (kata to génos)2 ». Le mot selon est le mot décisif. D'une certaine manière, c'est la semence qui précède, mais nous ne connaissons la semence que par le fruit.

Et, comme pour le Nouveau Testament, l'œuvre accomplie c'est la résurrection, la résurrection est donc selon la semence, c'est-à-dire selon la volonté insue de Dieu qui n'est sue que par la résurrection. Ainsi toutes les demandes suivantes signifient la même chose : « que ta volonté soit faite », « que la résurrection s'accomplisse », « que ton règne vienne », « que ton nom soit consacré ». Tous ces termes s'éclairent mutuellement. Et là il faudrait mettre en évidence la signification du caché (du mustêrion) c'est-à-dire de l'insu.

Et justement, dans la première mention « Notre Père qui es aux cieux », les cieux désignent ce que nous ne fréquentons pas, ce que nous ne connaissons pas ; ils désignent le bienheureux insu. C'est quelque chose qui n'est pas su, mais cela ne veut pas dire que nous n'avons par rapport avec lui. L'orientation même déjà est une façon de se rapporter.

Le mot de Père lui-même tel qu'il est employé ici est quasiment comme l'aspiration, il n'est rien d'autre que d'attirer : « Personne ne vient vers moi si le Père qui m'a envoyé ne le tire » (Jn 6), le Père étant insu puisque « Philippe, qui me voit, voit le Père », c'est-à-dire qu'il n'y a rien d'autre à voir que le Christ, et pourtant le Père et le Christ sont deux.

Le caractère de vection, de tournure vers, d'approche de je ne sais quoi, c'est ce qui est essentiel à la prière. Et la prière entendue en ce sens est ce qui est essentiel à la parole. Bien sûr, nous pensons la parole à partir d'autres lieux. Ce que l'Occident a privilégié dans la parole c'est le jugement prédicatif – « ceci est cela » –, et l'essentiel de la parole est par là manqué. La parole a le trait de l'adresse, de la "tournure vers".

D'autre part cette tournure vers le Père n'est qu'une réponse car nul ne peut dire « Notre Père » s'il n'a pas entendu, le sachant ou ne le sachant pas, « Tu es mon fils » qui est l'annonce d'ouverture de l'Évangile, annonce adressée au Christ un, mais en lui à la totalité des enfants dispersés. C'est donc une tournure qui est une réponse à un appel. Entendez bien qu'il ne s'agit pas d'entendre d'abord l'appel et ensuite de répondre. Cela signifie que structurellement nul ne peut dire « Notre Père » si je ne présume secrètement en lui d'avoir entendu « Tu es mon fils », car c'est la même chose.

f) Comme au ciel de même aussi sur terre3.

La volonté appartient donc au moment du caché, à l'insu qui est lui-même une des significations du ciel. Donc « que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel » signifie que le secret de mon être vienne à jour sur terre comme cela est dans le secret déjà au ciel, au ciel en tant qu'il est l'insu ».

Il faut bien voir que le "comme" n'implique pas de soi que l'un soit le modèle de l'autre, nous reverrons ça à propos du pardon des péchés4.

Par ailleurs il y a une sorte d'équivalence qui a été pensée entre d'une part le haut et le bas, et d'autre part l'intérieur (le centre) et la circonférence. Effectivement, ce sont des choses qui s'égalent en un certain sens. Souvent j'ai dit : si vous avez des difficultés à dire « Notre Père qui êtes aux cieux », dites « Notre Père qui êtes au creux ». Le ciel peut absolument se refléter dans le plus intime.

Mais attention, les mots de ciel et de terre ne sont pas univoques : il y a terre et terre comme il y a ciel et ciel, comme il y a bas et bas. Le bas peut être entendu comme vil mais il peut être l'égal du haut, c'est ce qu'on peut lire dans une des Odes de Salomon, l'Ode 34 que je cite dans la traduction de Marie-Joseph Pierre à laquelle j'ai participé.

« 3Où atourne de partout le Beau, rien là qui soit séparé.

4Sa semblance, c'est l'en bas, lui est en haut.

5Lors toute chose est en haut, en bas n'est rien sinon mécompte

pour tels en qui n'est pas la connaissance. »5

Autrement dit ce qui est en bas est semblance de ce qui est en haut, mais, pour celui qui connaît, tout est en haut. C'est magnifique.

Je vous ai souvent parlé des premières dualités. Or dans les premiers deux, il y a ciel et terre qui sont généralement traités comme mâle et femelle : le ciel est mâle et la terre et femelle, le mâle étant la semence, la semence invisible, et la femelle étant soit quelque chose qui comporte une déficience si elle est toute seule, soit la fécondité-même et d'une certaine façon quasiment le fils si elle est accomplie et vue à partir de la semence, à partir d'en haut.

En effet dès qu'il y a deux, il y a quatre.

  • Si je vois la terre à partir du ciel, c'est une nouvelle terre, c'est la terre en haut ;

  • et si je vois la terre à partir de la terre, c'est la terre en bas.

De même pour voir le ciel. Nous sommes là dans les quatre premières choses. C'est le lieu le plus habituel de ma méditation, ciel et terre qui sont quatre.

N'ayez pas peur, ce n'est pas un principe mécanique qu'on fera fonctionner à la manivelle comme la dialectique hégélienne. Pas du tout. Une méditation de ces deux premières choses donne de l'ouverture sur l'ensemble, sur la totalité, sur l'Un et sur les multiples. Mais en même temps cela ne permet pas de tout résoudre par une formule. C'est une invitation à habiter les multiples dualités.

2) Le don comme ce qui structure le Notre Père.

a) La parole de Dieu comme parole donnante.

« Que ta volonté soit faite… » signifie : donne-nous que ta volonté soit faite, donne-nous le pain, la nourriture. Il s'agit d'une demande, et le verbe donner est déjà entendu dans le mot volonté, de même que le mot de pain.

Pour illustrer cela on peut repartir de ce qui est l'essentiel de l'Évangile : la parole de Dieu est une parole donnante, c'est une parole qui donne ce qu'elle dit, ce qui fait qu'elle se distingue d'une parole de loi, c'est-à-dire d'une parole de droit et de devoir, comme aussi bien elle se distingue d'une parole de violence.

b) Le droit et la violence récusés au profit du don.

Quand je dis cela j'esquisse par avance ce que nous allons méditer au troisième trimestre : « pardonne-nous nos péchés » qui, en saint Matthieu se lit ainsi : « n'exige pas la dette », donc « sors de la sphère du devoir ». On trouve ici la critique paulinienne de la loi qui chez saint Jean est une critique de l'exigence de la dette, et de la revendication du droit. Dans notre Écriture il est parlé beaucoup de la dette, et dans le Notre Père le mot péché lui-même désigne également une dette, puisque c'est le mot qui, chez Luc, correspond au mot dette chez Matthieu. Or il est question de la dette (du péché) dans l'Écriture non pas pour que la dette soit exigée mais pour que cette dette soit levée.

Plusieurs termes sont ainsi récusés : le droit, le devoir, la loi, la parole de jugement… Cette parole de jugement, il en est traité au chapitre 3 donc au chapitre qui précède celui de la Samaritaine : « 17Dieu n'a pas envoyé son Fils vers le monde pour qu'il juge le monde, mais pour que par lui le monde soit saufle monde ici ce sont les siens qui sont dans le monde18Qui croit en lui (qui l'entend) n'est pas jugé, qui ne croit pas (qui n'entend pas), est déjà jugé d'avance du fait qu'il n'a pas cru dans (pas entendu) le nom du Fils Monogène de Dieu. » Il y a donc apparemment quand même du jugement, et cela semble contradictoire, mais c'est dû au fait que nous sommes nativement dans une parole de jugement et que, si je n'entends pas la nouveauté de la parole de Dieu comme parole de don et non pas parole de jugement, je reste dans l'espace de jugement.

Ça correspond à ce que disent les synoptiques : « Ne jugez pas et vous ne serez pas jugés », ce qui ne signifie pas : « si vous avez la gentillesse de ne pas juger vos camarades, en récompense plus tard, Dieu ne vous jugera pas ». Ça signifie : l'espace de jugement je suis dedans pour autant que je juge, et pour autant que je juge je suis jugé puisque je suis dans la qualité d'espace de jugement.

Donc voilà des termes qui sont donc d'une certaine façon récusés : la loi, le droit, le devoir, le jugement. Il faudrait bien voir ce que cela signifie. Tout l'Évangile est fait pour dire que la parole de Dieu n'est pas une parole de ce genre, mais que c'est une parole qui donne, et c'est pourquoi on peut lui dire : « Donne-nous ».

Alors nous avons beaucoup de mal à entendre cela parce que nous pouvons l'affirmer et être constitués de telle façon que tout cela soit par notre oreille sourdement perverti : la parole donnante est impérieuse dans le moment même qu'elle donne.

Et ce n'est pas par hasard que cette parole est difficile à entendre, puisque le verbe donner qui est ici en question est un verbe que nous n'entendons pas au sens où il est dit. C'est Jésus en saint Jean qui nous le précise au chapitre 14 : « Je ne donne pas comme le monde donne » c'est-à-dire que le concept mondain de don, celui dont nous héritons dans notre langue et qui est issu de nos usages, ne rend pas compte de ce que veut dire donner quand Jésus dit « Je vous donne ». Et il vient de dire juste avant « Je vous donne ma paix ».

Ce que j'ai voulu marquer ici c'est donc ceci : la parole de Dieu est une parole donnante, mais nous l'avons toujours entendue comme une parole de loi.

Si bien que Paul se pose la question : d'où cela vient-il ? La parole de Dieu est une parole efficace puisque quand elle dit « Lumière soit » la lumière est. Mais quand elle dit « Tu ne mangeras pas du fruit », ça mange : qu'est-ce qui se passe ? La façon mythique de rendre compte de cette situation, c'est de dire qu'il y a entre la parole de Dieu et l'oreille d'Adam la réinterprétation du falsificateur. En effet le serpent reprend la parole de Dieu et la redit presque dans les termes où Dieu l'a dite, mais dans une tonalité telle que cette parole devient une parole jalouse, une parole de propriétaire qui veut se garder pour soi et donc qui interdit. D'où ce thème du falsificateur qui est la première chose pour caractériser le fait que nous ne sommes pas dans l'espace de Dieu.

Le monde, chez Jean, c'est le monde régi par le prince de ce monde qui est premièrement le falsificateur, ensuite le meurtrier puis l'adultère, vous avez ces titres en Jn 8.

La garde de la parole authentique et l'agapê du frère sont deux choses qui se tiennent ensemble, dans l'évangile de Jean en général, mais tout particulièrement dans sa première lettre. Nous verrons, quand nous serons dans ces demandes du Notre Père que j'ai un peu anticipées, comment par exemple Jean, quand il veut caractériser le bon berger qui donne sa vie, il le caractérise négativement par opposition au salarié (au mercenaire) et par opposition au violent. Cela veut dire que la loi, le droit, le devoir appartiennent à la région non proprement christique et sont des violences, mais de moindres violences ; pour autant cela ne les constitue nullement sauveurs de l'essence humaine. La violence sera mise ensuite dans le Notre Père sous le thème de l'épreuve de force qu'on traduit par "tentation" et qui, elle, est de l'ordre de la violence proprement dite.

Cette définition du propre de la parole par opposition aux différentes paroles qui structurent notre natif, notre vie courante, cette distinction court au long de l'évangile de Jean, ne serait-ce que dans le passage du chapitre 4 que nous avons lu : les disciples arrivent et ils viennent d'acheter des nourritures, ce qui prépare le chapitre 6 où c'est Jésus qui pose la question à Philippe pour le tenter, donc pour l'éprouver : « Où achèterons-nous des pains ? » Et cette question prépare à comprendre que le pain véritable ne s'achète pas, et donc n'est pas de l'ordre du droit et du devoir, de la justice distributive, mais il se donne : « Le pain que je donnerai c'est moi-même pour la vie du monde ». C'est au cœur du chapitre 6.

Nous avons là un ensemble tenant très précis, très rigoureux auquel il faut faire attention. Il y a une grande consonance entre Paul et Jean sur ce point, dans un vocabulaire différent : saint Paul est surtout dans la critique de la loi, pas simplement de la loi mosaïque, mais du concept même de loi (nomos), et saint Jean est plutôt dans la critique de la dette, du salaire, du jugement, autant de choses qui appartiennent à notre mode d'être.

Ne vous inquiétez pas, le droit a le bénéfice d'être une violence moindre, donc c'est très précieux et très important, mais ce n'est pas à partir de cela que peut s'entendre le rapport le plus intime de l'homme à Dieu ni de l'homme à l'homme. Le rapport le plus intime de l'homme à l'homme et de l'homme à Dieu n'est pas de l'ordre de la loi, ni du jugement, ni du droit ou du devoir, pas plus que de la violence déclarée comme telle.

Petit résumé sur ce qui a été aperçu de la structure du Notre Père.

Voilà un regard sur l'ensemble du Notre Père. Nous avions vu Père, Fils, Esprit. La volonté intervient ici pour introduire la demande du pain, la demande du pain elle-même atteste la notion de don, et la notion de don se précise en opposition à la dette (donc au devoir) et à la violence (à l'épreuve de force ou tentation). Voilà une structure. Elle n'est pas la seule, elle n'est pas définitive, elle n'est pas absolue. Tous ces mots jouent les uns avec les autres, ce n'est pas un plan, mais nous venons d'apercevoir des lignes de correspondance, des résonances entre différents aspects de ce Notre Père. Ce qui devrait nous requérir maintenant, c'est le terme de volonté.
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