Cours de morale








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Etre animal et/ou homme ?





Qu’est-ce qui fait la spécificité de l’animalité ? Qu’est-ce qui rapproche l’animal de l’homme ?



Comment bien élever son humain ?


Comment

Vous les trouvez mignons et rigolos. Mais les humains ne s’élèvent pas comme nos autres animaux de compagnie. Petit tour d’horizon avec notre spécialiste, M. Bernard Werber.

Introduction


Nid de l’oiseau

Nid de l’humain
Nous avons tous, lorsque nous étions enfants, eu des humains d’appartement qu’on faisait jouer dans des cages avec des roues tournantes ou bien qu’on gardait en vivarium au milieu d’un décor artificiel. Pourtant en dehors de ces animaux décoratifs ou ludiques, il existe des humains qui ne sont pas apprivoisés. Ils n’ont rien à voir avec nos humains des égouts ni nos humains des greniers qui prolifèrent et qu’on doit chasser à l’humanicide. On sait en effet depuis quelques temps qu’il existe une planète où vivent les humains à l’état sauvage qui ne se doutent même pas de notre présence !

On situe ce lieu étrange près du raccourci 33. Là, ils vivent en totale liberté. Nous le répétons, ils sont différents de nos humains d’appartement ou de nos humains des égouts. Ils ont créé de grands nids, ils savent utiliser des outils, ils ont même un système de communication à base de petits piaillements qui leur est spécifique.


Papier de chiffon avec lequel ils « achètent » quantité de choses inutiles
Beaucoup de légendes circulent sur cette planète mythique où règnent les humains. On prétend qu’ils ont des bombes capables de tout faire exploser ou qu’ils utilisent comme monnaie des morceaux de papiers chiffons. Certains racontent que les humains se mangent entre eux ou qu’ils fabriquent des villes sous la mer. Pour faire la part des choses entre la réalité et la mythologie, notre gouvernement a envoyé depuis 12008 (sous le fameux programme baptisé : « ne les tuons pas sans les comprendre ») des explorateurs transparents, invisibles à leurs yeux qui ont pu les étudier. Si vous le souhaitez, dans cette leçon de choses, nous allons donc faire le bilan de ces recherches mal connues. Voici le plan :

  • Les êtres humains sauvages et leur milieu ;

  • Leurs mœurs, leur mode de reproduction ;

  • Comment les élever en appartement.

  1. Les êtres humains dans leur milieu

Où les trouve-t-on ?

On trouve des êtres humains un peu partout dans nos galaxies, mais le seul endroit où ils ont pu connaître un développement autonome est sur la planète Terre. Où se trouve la Terre ? Il n’est pas rare, lorsqu’on part en vacances, qu’on ait envie d’éviter les grands encombrements cosmiques des périodes estivales. On prend alors le raccourci 33 qui est plus long mais plus fluide. Aux alentours de la 700 milliardième unité de distance, si on ralentit un peu, on arrive à distinguer une galaxie jaunâtre assez peu brillante. Garons notre véhicule spatial et approchons-nous.

Dans la banlieue d’un bras de cette galaxie, on trouvera un système solaire assez vieux et défraîchi et dans ce système solaire, la Terre est la seule planète où l’on trouve des traces de vie. On comprend dès lors que les humains aient pu se développer en dehors de la captivité. Dans un coin aussi reculé de l’espace, personne ne pense en effet à venir les déranger. On raconte que ce système solaire a d’ailleurs été découvert par hasard, par un touriste qui était tombé en panne dans ce coin perdu et qui cherchait de l’aide. La Terre est recouverte de vapeurs blanches et sa surface est plutôt bleutée. Ce phénomène est dû à une très grande abondance d’hydrogène. Une curiosité locale qui a entraîné la pousse de végétaux et la naissance de plusieurs océans.

Comment les reconnaître ?

Tout d’abord, il ne faut pas confondre l’humain avec le cachalot ou le grizzli qui sont deux espèces qui vivent aussi sur Terre. L’humain est plus petit que le cachalot et moins poilu que le grizzli. Il ne faudra non plus confondre l’humain avec l’éléphant : ses dents sont plus petites. Ni avec l’escargot : l’humain n’a pas de coquille et est un tout petit moins baveux.


Trou broyeur d’une humaine femelle
Prenons une loupe et examinons l’un de leur spécimen cobaye plus attentivement. Les humains de la Terre, ressemblent à nos humains d’appartement ou à nos humains d’égout ou à nos humains de greniers. Ils ont des poils serrés sur le sommet du crâne, la peau rose ou brune. Leurs mains sont remplies de doigts et leurs pieds aussi. Les humains tiennent en équilibre sur leurs pattes arrières, les fesses légèrement en arrière. Au milieu de leur tête, on trouve toute une série de trous. Un grand trou bordé d’une ligne rouge qui leur sert de broyeur d’aliment et d’émetteur de sons. Deux petits trous qui leur servent à respirer (de l’oxygène essentiellement, les humains respirent de l’oxygène, ne l’oublions pas), plus deux trous qui leur servent à percevoir les sons, et deux trous qui leur servent à percevoir les modulations de lumière (expérience de Kreg : si on met un bandeau sur le visage des humains, ils trébuchent partout. Donc, la vue est un sens important chez les humains).

Les humains n’ont pas de queue

Les humains n’ont aucun système radar qui leur permet d’évoluer dans le noir (au contraire des dauphins ou des chauves-souris) ce qui explique que leur activité nocturne est bien plus faible. La nuit, les humains se réfugient dans leurs nids (certains préfèrent cependant s’entasser dans des lieux appelés « boites de nuit », nous verrons pourquoi plus loin). Les humains ont peur du noir comme nous le prouve l’expérience de Brons : plongeons un être humain dans une boite de conserve et bouchons le couvercle. Au bout d’un moment, l’humain pousse des piaillements désespérés.

Les humains n’ont pas de fourrure, ni de griffes. C’est pourquoi ils se protègent derrière toutes sortes de chiffons colorés appelés « vêtements ». Cela leur permet de ne pas souffrir du froid.

Les humains sentent une odeur caractéristique assez forte, ce que nous appelons l’odeur d’humain et que nous percevons d’autant plus fort que nous oublions de leur changer la litière de leur cage.

Comment trouver des humains sur Terre ?

Il y a plusieurs moyens pour les débusquer. Tout d’abord suivre les fumées. On peut aussi tenter de repérer l’une de leur piste. Elles sont très longues et grises. Les humains les éclairent la nuit pour ne pas avoir peur.

Les zones où vivent les humains sont enfin facilement repérables de nuit par leurs petites lumières (rappel : ils ont peur du noir). Parfois même dans les forêts, en poussant délicatement de la pointe de la tentacule un groupe d’arbres, on peut débusquer des humains campeurs ou des humains paysans ou des humains scouts. On a plutôt intérêt à piquer ceux-là car ça ne déclenche pas de réaction de panique des humains avoisinants.

Il existe plusieurs sous-espèces d’humains sur terre : les humains-aquatiques qui ont les pieds palmés et noirs, les humains volants qui ont une grande aile triangulaire sur le dos, les humains-fumants qui produisent en permanence de la fumée par leur bouche (ces derniers sont toxiques et ne doivent donc pas être mangés).

Comment les aborder ?


Les humains-fumants inhalent des substances depuis longtemps prohibées dans notre galaxie comme le plomb, l’arsenic, le mercure ou le phénol. Cela ne semble pas les gêner même si nous avons observé que les humains-fumants vivent moins longtemps que leurs congénères non-fumants.
Il ne faut surtout pas les effrayer. N’oublions pas que les humains sauvages de la planète Terre NE SAVENT PAS QUE NOUS EXISTONS. La plupart sont même persuadés qu’au-delà de leur système solaire, il n’y a rien. Ils se croient seuls dans l’univers. Plusieurs de nos touristes ont essayé de leur apparaître pour communiquer avec eux. A chaque fois, l’effet a été radical : ils crient, puis ils tombent en arrière, livides. Un simple examen suffit dès lors à diagnostiquer ce qu’ils ont. Ils sont… morts de peur. Ne nous en offusquons pas. Il faut être conscient que pour des animaux aussi isolés, les critères esthétiques sont différents de ceux qui circulent en général dans l’univers. ILS SE TROUVENT BEAUX et ILS NOUS TROUVENT HIDEUX ! Non, ne riez pas, c’est normal.

Le fait qu’ils meurent de peur semble même laisser à penser qu’ils nous trouvent vraiment très très laids. Ils trouvent leurs « mains » jolies et nos tentacules « effrayantes » ! Ce qui est d’autant plus amusant que l’on a tous vu nos humains de cirque se grimer et tenter de mimer nos gestes et notre beauté…

Quelques uns de nos touristes ont certes essayé d’apparaître déguisés en ustensiles ménagers, et, s’ils ont certes évité l’effet « mort de peur », ils ont entraîné toutes sortes de quiproquos. Ce que les humains autochtones ont nommé l’effet « soucoupe volante ». Ils croyaient qu’un des nôtres, déguisé en soucoupe de tasse à café, était un « véhicule de transport » ! Donc, il faut surtout éviter de les aborder directement en apparaissant. On doit toujours à leur contact rester invisibles et indétectables. De toute manière, leur technologie est tellement archaïque que vous ne risquez pas d’être surpris.

Nota : Attention ! En se baladant en forêt, on peut aussi se prendre dans ce qu’ils nomment des pièges à ours. Ca fait mal aux tentacules…

  1. Leurs mœurs, leur mode de reproduction


Fig. 1
L’endroit idéal pour observer les humains reste encore leur nid. C’est là qu’ils se sentent le plus en sécurité. Ils dorment couchés sur des paillasses épaisses et les femelles aiment à s’entourer de représentations animales de tailles réduites (figure 1). Nous n’en avons pas encore compris la signification exacte. Au réveil, les femelles ont besoin de se regarder dans un miroir pour vérifier si elles n’ont pas trop changé durant nuit. Les mâles sont aisément reconnaissables car ils sont en général plus poilus que les femelles et sont les seuls à arborer une crinière sur le visage.

La locomotion


Fig. 3

Fig. 2
Les humains avancent généralement en équilibre sur leurs deux pattes arrières. Ils peuvent se déplacer au pas, au trot et même au galop. Les humains les plus vieux (ceux dont la crinière est devenue blanche) doivent parfois s’aider d’un bâton pour avancer. Les plus maladroits dans la marche s’aident de systèmes avec des roues (fig.2 et fig. 3). On en trouve à deux, trois et même quatre roues. Les humains aiment tellement ces engins à quatre roues que des milliers d’entre eux y ont élu domicile. Ils n’en sortent que très rarement. Leurs cités sont donc envahies de ces coquilles de métal qui rejettent des gaz toxiques dans l’atmosphère. Nos archéologues pensent que, jadis, nos propres ancêtres ont failli détruire notre planète avec des machines similaires.

Alimentation

Les humains ne peuvent se contenter d’air. Il leur faut aussi de la nourriture. Comme chez les lions, ce sont souvent les femelles qui partent en quête de pitance. Leur alimentation se trouve généralement concentrée dans de vastes hangars où les humains poussent des charrettes en métal, choisissant leurs repas, frais ou congelés. Repas qu’ils doivent payer à l’aide de papiers de chiffon. Remarque : rien n’est gratuit chez les humains.

Mais ce qui est le plus amusant a été observé dans ce qu’ils appellent « restaurant ». Les humains aiment se retrouver dans de grandes pièces fermées et attendre que leur ravitaillement leur arrive. Mais que mangent-ils ? Attention, âmes sensibles s’abstenir. D’après nos analyses, les humains seraient particulièrement friands de chairs d’autres espèces animales. Certains humains mangeraient également des fœtus, parfois présentés dans des barquettes en papier épais. Cet amalgame d’animaux morts ferait partie de leur alimentation. Mais les humains peuvent également se nourrir de feuilles de plante. Une fois ingérées, elles sont noyées de salive et forment des boulettes lubrifiées qui vont pouvoir passer dans le tuyau qui relie leur tête à leur ventre. Le fait de ruminer semble beaucoup les apaiser. Les humains/terriens n’arrêtent pas de manger. Parfois trois prises de nourriture dans la même journée.

Leur mode de reproduction :

la parade nuptiale


Expérience de Wilms : plus le porte-monnaie du mâle sera épais, plus jolie la femelle sera.
Lorsque vient la période des amours, les humains se livrent à leur parade nuptiale. Contrairement au paon, que nous connaissons tous, ce n’est pas le mâle mais la femelle qui affiche des couleurs bariolées et déploie ses atouts. Comme les humaines ne sont pas dotées de plumes, ni de crêtes, ni de jabots gonflants, elles enfilent des morceaux de tissus bariolés qui attirent l’attention visuelle des mâles. Chose curieuse, les femelles couvrent certaines zones de tissus et en dévoilent d’autres. En général, durant leur période de chaleurs, les femelles couvrent leurs fesses et dévoilent le sommet de leur pis. Pour compléter leur pouvoir attractif, elles mettent de la graisse de baleine sur leur bouche et de la poudre de charbon sur leurs paupières. Enfin, elles s’aspergent de parfums subtilisés aux glandes sexuelles d’autres animaux terriens, comme le bouquetin dont elles extraient le musc pour s’en badigeonner. Elles volent même les glandes sexuelles de fleurs pour obtenir de fausses odeurs de patchouli, lavande, rose.

En période de chaleur, le mâle, pour sa part, se met à faire plein de bruits avec sa bouche, sorte de roucoulement (qu’il peut accompagner en grattant des boyaux de chats sur une calebasse). Ce comportement assez proche de celui du grillon champêtre ne s’avère pas forcément efficace. Alors, selon l’espèce, le mâle peut aussi faire sa parade en se passant de la graisse de porc dans les cheveux (gomina). Ou bien en gonflant son porte-monnaie comme un jabot. Cette dernière forme de parade est la plus efficace.
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