Relations internationales








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Relations internationales

Semestre 2
Avant propos.
Depuis un peu plus d'une semaine (janvier 2013), il y a eu l'intervention militaire au Mali, cette intervention militaire dans un pays souverain à la demande de son président. C'est un problème de relations internationales car il met en relation deux pays (la France et le Mali).

Nous sommes aussi face à un autre phénomène : le terrorisme international. Ce phénomène date depuis une quinzaine d'années, il tend à devenir mondial. Et c'est pourquoi pour lutter contre ce phénomène, des actions de relations internationales sont organisées (depuis le 11 septembre 2001 surtout).
Quand il y a une guerre (seconde guerre mondiale par exemple) on identifie notre ennemi. En ce qui concerne le terrorisme international, l'adversaire n'est pas identifiable, il convient donc de l'identifier. Les relations internationales ont un rapport direct avec l'actualité.
En novembre et décembre 2010, un vendeur ambulant sur une place en Tunisie s’immole par le feu. Cela a été l'élément déclencheur de la révolution. Ce phénomène a eu un impact sur d'autres pays. Le régime de transition qui s'est installé a exigé au pays qui a hébergé l'ancien président de le lui rendre pour le juger mais l'Arabie Saoudite a refusé. Ce phénomène a fait tâche d'huile, et l’Égypte sera touchée par un certains nombre de manifestations. Cela a forcé le président égyptien à démissionner, ce qui a eu des conséquences internationales (les pays voisins (Israël) s'inquiètent en ce qui concerne les anciens accords de paix contractés avec lui). De plus, les USA ont des relations importantes avec l’Égypte, et les USA se demandent s'ils vont continuer à financer l'Egypte avec un régime islamiste.
Autre exemple : Kadhafi a fait de nombreux attentats, et c'est la raison pour laquelle des sanctions internationales ont été portées contre la Libye (embargo). Cela a eu des conséquences pour les pays qui avaient des relations avec la Libye. Un autre problème est celui des armes de destruction massive qui se développent dans certains pays comme la Libye, Kadhafi avait abandonné son projet de développement des armes de destruction massive face à la pression internationale.
À la fin 2010 il y a des manifestations qui se développent en Libye, Kadhafi décide alors de réprimer ces manifestations dans le sang. Ceci constitue des violations massives aux droits de l'homme. Le conseil de sécurité de l'ONU autorise une intervention militaire pour lutter contre ce régime ( résolution 1973 adoptée en 2011). Le Conseil de Sécurité intervient comme un gendarme du monde.
5 membres permanents du conseil de sécurité de l'ONU : USA, Russie, Chine, RU, France
D'après la charte des nations unies, chaque membre peut apposer un droit de veto pour s'opposer aux décisions de l'ONU. La Chine et la Russie étaient très réservés pour cette affaire, mais ils n'ont pas réagi. Le régime sera balayé par la mort de Kadhafi en novembre 2011.
autre exemple : la Syrie pose problème avec une guerre civile entre les opposants au pouvoir et le régime en place, (l'Arabie Saoudite et le le Qatar aident cette résistance) depuis plus de deux ans, qui a fait jusqu'à 60.000 morts.
L'Afghanistan est toujours en guerre contre le terrorisme international alors que 42 pays faisant partie d'une coalition internationale interviennent dans ce pays depuis octobre 2011.

Quelques exemples de paix :
→ un peu moins de 20 % des relations internationales concernent des exemples de guerre, 80% de paix.

→ Depuis 11 ans, il y a eu beaucoup d'efforts de paix pour stabiliser l'Afghanistan (guerre civile 1992/1996, guerre des talibans 1996 jusqu'en octobre 2001, 6 millions de réfugiés)

→ Coopération à l'échelle mondiale en matière de droits de l'homme.

→ développement et solidarité internationale (tremblements de terre, tsunamis...)

→ crise économique, financière et intervention pour aider les populations (dispositifs pour aider la Grèce, l'Espagne).
Cette matière est une découverte et d'ouverture. Le mot « relations » signifie les rapports, les contacts, les rapports plus ou moins durables (collectivités, pays...). Quand les relations dépassent la frontière d'un pays, elle deviennent internationales.
Les relations internationales sont très anciennes, les exemples montrent que les relations internationales deviennent difficiles à comprendre, à appréhender... Il-y-a plus d'aspects, de faits, de conséquences. On appelle cette matière « matière de découverte et d'ouverture » car il s'agit de découvrir le monde dans le cadre de relations qui se tissent. Cette matière permet d'aller dans ce sens, voir les problèmes de relations internationales dans certaines régions à l'échelle régionale, inter régionale et mondiale. C'est aussi une matière d'ouverture, elle fait appelle au droit et à la science politique, ainsi qu'à la sociologie, l'anthropologie, c'est une matière hybride.
Quel est l'intérêt pratique d'une formation relations internationales ? Cette matière permet de se préparer en cas d'une orientation éventuelle dans l'international.
Plan du Cours :

  • Avant propos

  • Partie introductive : les relations internationales en mouvement

  • Chapitre 1 : aspects fondamentaux de l'étude des relations internationales

  • section 1 : méthode d'analyse et de recherche

  • §1. présentation

  • §2. courants doctrinaux

  • §3. recherche en relations internationales

  • section 2 : les facteurs déterminants des relations internationales

  • §1. l'espace

  • §2. les hommes et leurs actions

  • §3. les règles de droit

  • Chapitre 2 : principale étapes historiques

  • section 1 : la guerre et la paix entre Etats nations organisés du 16e au 17e siècle

  • §1. les courants doctrinaux

  • §2. les conflits croisés entre Etats

  • section 2 : tentatives de réglementation et d'organisation au 19e siècle et début 20e sicèle

  • §1. alliances

  • §2. révolution industrielle et aventure coloniale

  • §3. recherche de la paix (conférences de Berlin et de la Haye)

  • section 3. la société internationale institutionnalisée

  • §1. la société des nations et l'entre-deux guerre

  • §2. les nations unies et l'après-guerre

  • §3. la guerre froide et la décolonisation

  • §4. la construction européenne et la coopération régionale

  • §5. l'effondrement du communisme soviétique et ses conséquences

  • §6. mondialisation et globalisation économique

  • §7. le défit contre le terrorisme international

  • §8. le défit pour faire face à la crise financière et européenne économique

  • Partie 1 : droit des relations internationales

  • Chapitre 1. le droit conventionnel des relations internationales

  • §1. élaboration du droit conventionnel, conditions de forme

  • a. les règles générales

  • b. les règles conventionnelles

  • §2. conditions de fond

  • a. capacité des parties contractantes

  • b. réalité du consentement des parties

  • c. le respect des normes impératives de droit des relations internationales (jus cogens)

  • §3. effets

  • a. effets entre les parties

  • b. effets à l'égard des tiers

  • c. fin et suspension du traité

  • Chapitre 2. droit non conventionnel des relations internationales

  • section 1. droit conventionnel traditionnel

  • §1. droit coutumier

  • §2. autres sources non conventionnelles

  • §3. les actes des organisations internationales (nature juridique et leur portée)

  • Partie 2. les institutions des relations internationales

  • chapitre 1. les états

  • section 1. la notion d'état

  • a. éléments contitutifs de l'état

  • b. la souveraineté de l'état

  • section 2. formation et transformations de l'état

  • §1. les états créés dans le cadre de la décolonisation

  • §2. les états créés en dehors de la décolonisation

  • §3. la reconnaissance d'Etat

  • §4. la succession de l'Etat

  • section 3. les compétences

  • §1. les compétences territoriales

  • §2. les compétences personnelles

  • §3. les compétences concurrentes

  • chapitre 2. les organisations internationales

  • section 1. notion

  • §1. définition

  • §2. historique

  • §3. acte constitutif et personnalité juridique

  • section 2. la structure organique et fonctionnement des institutions internationales

  • section 3. les compétences et la diversité des organisations internationales

  • §1. le principe de spécificité

  • §2. compétence explicite et implicite

  • §3. diversité des domaines d'action

  • chapitre 3. les autres institutions non étatiques

  • section 1. les institutions non étatique

  • §1. ONG

  • §2. les entreprises internationales

  • l'individu dans la société internationale

  • Partie 1. les principaux domaines des relations internationales

  • chapitre 1. la paix et la sécurité internationale

  • section 1. le maintien de la paix dans le cadre des nations unies

  • §1. le maintien de la paix dans le cadre de la charte

  • section 2. le désarmement et la maîtrise du réarmement

  • §1. dans le cadre des NU

  • §2. dans les relations Est Ouest

  • §3. dans les fonds marins et l'espace

  • Section 3. la guerre froide et la paix chaude

  • §1. les tensions est ouest

  • §2. la coexistence pacifique et la détente

  • §3. la décolonisation et le non alignement

  • §4. l'éclatement du tiers monde

  • §5.la désagrégation de l'empire soviétique

  • §6. les conflits régionaux

é§7. les guerres ethniques et les conflits internes

  • section 4. le règlement pacifique des conflits et des différents

  • §1. les règlements non juridictionnels

  • §2. les règlements juridictionnels

  • chapitre 2. la coopération économique et technique & solidarité pour le développement

  • section 1. la coopération monétaire et financière internationale

  • §1. dans le cadre de la banque mondiale et du FMI

  • §2. le financement bilatéral et multilatéral du développement

  • §3. le rôle des banques continentales

  • section 2. la coopération financière et technique

  • §1.coopération industrielle

  • §2.technique

  • §3.pour la protection de l'environnement

  • section 3. la production et le commerce

  • §1. dans le cadre du GATT et de l'OMC

  • §2commerce et développement dans le cadre de la CNUCED

  • §3. aide et sécurité alimentaire

  • §4. exploitation de patrimoine commun de l'humanité

  • §5. la coopération internationale : les relations entre la communauté européenne et les pays ACP (Afrique, Caraïbes et Pacifique)

  • chapitre 3. développement du régionalisme

  • section 1. en Europe

  • Section 2. sur le contient américain

  • Section 3. sur le continent africain et asiatique




Bibliographie :

→ « les nouveaux monde, carnets d'après guerre froide » & « que sais-je ? »

→ le monde diplomatique & « guerre et paix entre nations »

→ la revue québécoise de relations internationales

Méthode de rédaction d'une thèse :

→ un ouvrage commence toujours par un ou plusieurs noms d'auteurs. La première ou les premières lettres des prénoms doivent avoir une majuscule, on doit mettre le titre exact. Sur ordinateur, on doit mettre en italique le titre, on doit mettre le nom de l'éditeur qui a publié le livre, ville de l'éditeur, année de publication, nombre de pages.
Méthodes de rédactions bibliographiques : un ouvrage commence toujours par un ou plusieurs noms d’auteurs, la première ou les premières lettres des prénoms. Il faut mettre le titre exact de l’ouvrage, il faut souligner et mettre le nom de l’éditeur. Il arrive qu’un ouvrage soit écrit par deux ou plusieurs auteurs Un périodique peut être une revue, un magazine etc. Il faut mettre le nom du périodique en italique. Si on a des textes et document, c’est ce qu’on appelle un recueil de texte et document, si ils sont dans des sources officiels et mettre le titre entre guillemet du document. Il ne faut pas oublier les sites internet

Contenu d’une bibliographie : il y a les ouvrages, les articles, les textes et documents officiels et les sites internet. Il y a des sous parties ensuite : les manuels, les traités, les mémentos.

Ouvrages :

  • manuels : vulgarisé, familiarise les étudiants avec la matière, simple et complet.

  • Traités : pour la recherche, servent à approfondir

  • mémentos :



Partie introductive : les relations internationales en mouvement.
Chapitre 1 : les aspects fondamentaux de l'étude des relations internationales
section 1 : contenu et méthode d'analyse et de recherche en relations internationales
§1. présentation des relations internationales.
La présentation des relations internationales correspond à celle de la société internationale, c'est à dire qu'il existe une société composée d’États souverains, et aussi d'organisations internationales et des institutions non étatiques. C'est la société internationale. Elle est largement inter étatique (parmi toutes les composantes, les plus importantes sont les États).
Historique : cette société s'agrandit, s'élargit, sans parler de l'époque antérieure à la création de l'ONU, dans la société de 1945 il y a eu 50 États qui ont fondé l'ONU qu'on appelle organisation mondiale, conformément à l'image du monde dans lequel nous vivons. En 1964 (lendemain de la décolonisation, de l'avènement d'un certain nombre d’États nouveaux, avec le « droit des peuples à disposer d'eux mêmes »), il y a eu 120 pays membres des nations unies. Aujourd'hui il y en a 194, le dernier est le Soudan Sud.
Ce nombre est tellement important que si on va à N.Y à la salle de l'assemblée générale, on remarque que les chaises sont de plus en plus petites. Dans cette société internationale se développe à la fois des échanges internationaux individuels et collectifs. Avec ERASMUS les échanges peuvent être individuels et collectifs, il en est de même pour les relations entre les pays. Les échanges sont aussi de pays avec des organisations internationales, et ainsi ce qui se passe à l'intérieur des organisations internationales. C'est cela qui enrichit et complique les relations internationales.
Lorsque l'on parle de la société internationale, on en parle avec la société interne. Les deux sociétés sont différentes.


  • La société interne est une société composée d'individus, on l'étudie à l'intérieur d'un pays en particulier. Quelques soient les pays, les dimensions, l'intensité des relations, le degré de développement, ces sociétés internes sont des sociétés délimitées par des frontières. Mais l'Europe a partiellement fait disparaître ces frontières. C'est aussi une société organisée avec des pouvoirs politiques, publics, qui ont tous des structures pyramidales, verticales. À la base on trouve, les habitants soumis aux pouvoirs locaux et au pouvoir central (sur le plan civil, politique....).




  • Société internationale : à la différence de la société interne, la société internationale est une société fictive, il n'y a de société internationale parce qu'on la pense. Cette société n'a pas de structure pyramidale, elle n'est composée que de pouvoirs latéraux et horizontaux. Dans la charte des Nations Unies, on y trouve le passage : « fondé sur le principe de l'égalité souveraine des États ». tous les États se trouvent sur le même plan. Il n'y a pas non plus de gouvernement mondial, pas d'armée. Les casques bleus sont des forces armées nationales mises pour un temps déterminé au commandement des Nations Unies (idem pour les forces de l'OTAN). Force national sous le commandement international.


Il y-a tout de même 3 caractéristiques communes entre cette société et la société interne : Ce sont des sociétés conflictuelles. Dès qu'on met les pieds dans une société, on y rejoint le conflit. Ensuite, les 2 sociétés sont soumises à des degrés différents, à des degrés de sanction et d'efficacité différents à des règles de droits. De plus, dans les sociétés internationales, il y a toujours l'omniprésence des États. Or cette omniprésence des États a connu 2 difficultés :


  • De la part des marxistes léninistes : dans leur réflexion, ils disent que l'existence de l’État au plan interne, dans les rapports internationaux, sont des États d'oppression. Cela ne s'est jamais produit, au contraire, les États capitalistes sont les plus puissants. Les états sont dans les mains de capitalistes nationaux qui veulent maitriser, exploiter. Il faut une dictature du prolétariat pour mettre fin à tout cela. Dans les états socialistes, les états sont les plus puissants, ils ne disparaissent pas, cette théorie n’a jamais eu jusqu’à nos jours de vérifications concrètes pratique

  • Lorsque il y a eu la généralisation de l'économie de marché à partir du milieu des 80-s, la Chine a eu tantôt des comportements capitaliste, tantôt des comportements communistes. La désagrégation de l'union soviétique va en être la conséquence. Certains on prédis le dépérissement de l’État. Mais ce qui compte ce ne sont pas les États mais les organisations non étatiques. Les rapports deviennent alors transnationaux.


La crise financière de 2007 va montrer à quel point les États sont impliqués dans les relations internationales (Grèce, Portugal, Espagne...). Qui agit pour sauver les banques ? Ce sont les États. Certains n'hésitent pas à nationaliser des banques (USA, Royaume Uni...).
L'étude des relations internationales est l'étude de cette société internationale. Jusqu'à la fin du 19e-s, les composantes essentielles étaient les États. Désormais on trouve des ONG, des entreprises internationales, la protection des droits humains : il faut que les individus arrivent à se défendre au plan international. En mai 1949 n'avait à l'origine que 10 États membres, les individus peuvent aller défendre leurs droits au sein du conseil de l’Europe devant la cour européenne des droits de l'homme. On est pas obligé d'être ressortissant de l'UE pour aller devant cette cour.

Cette société élargit ses composantes, le nombre de ses composantes augmente, mais malgré toutes ces évolutions les États sont les entités les plus importantes.



§2. des courants doctrinaux.
Pour des raisons didactiques, on va étudier les courants doctrinaux qui mettent l'accent sur les conflits et les compétitions et ceux qui mettent l'accent sur l'interdépendance, la coopération dans les relations internationales. Traditionnellement les courants conflictuels étaient les plus abordés, mais nous vivons dans un monde réduit, le nombre de pays augmentent, mais les progrès technologiques nous rapprochent. Il suffit d'un fait divers à l'autre bout du monde pour en avoir connaissance. On va parler de « village planétaire » (Dupy). Le monde devient interdépendant économiquement, militairement, socialement. Le N°40 de « géostratégies » sera consacré à pôle nord et pôle sud (niveau des océans montent mais ce sont des milieux riches en pétrole). Il faut créer une solidarité internationale des uns et des autres.
Si on compare les deux catégories de courants doctrinaux, la 2e catégorie est bien plus importante.
Les courants doctrinaux mettant l'accent sur la compétition et les conflits :


  • courants qui privilégient les grands conflits internationaux (1ère guerre mondiale, 2e guerre mondiale) : provoquer des grands conflits aurait du être favorable à certains pays. Mais ces pays sont sortis en ruine de ces conflits.

  • courants qui mettent l'accent sur les facteurs géopolitiques comme les allemands qui mettaient l'accent sur l'espace vital (nazis), les dimensions géographiques et locales sont importants (entre Union Soviétique et la Chine dans les années 60). Les chinois avaient développé une théorie disant que plus la population est importante, plus l'espace doit être important.

  • Approche des marxistes léninistes qui met l'accent sur la lutte des classes : sur le plan interne il y a les capitalistes et les ouvriers. C'est une lutte interminable entre la classe des oppresseurs et la classe des opprimés. Il faut aller à la victoire de la classe paysanne et ouvrière. Cette doctrine n'a pas dans la réalité abouti à quelque chose. En mettant cette doctrine au plan international, en s'inspirant de Lénine, il y aurait de l'impérialisme mondial.

  • L'approche tiers-mondiste (50-s 60-s) : cette approche met l'accent sur la théorie de la dépendance du centre et de la périphérie (pays en voie de développement) ; L'expression « Tiers-monde » est une expansion de l'expression « Tiers État ». Alfred Sauvy dans les années 50 a transposé l'expression Tiers État avec l'expression Tiers Monde.

  • Approche réaliste ou néoréaliste d'origine américaine qui met l'accent sur les relations politiques, sur le facteur puissance, et sur la notion d'intérêt national (ne préconise pas de conflit armé, il considère qu'il est important de sauvegarder l'intérêt national).La dernière approche est celle appelée « approche réaliste ou néo réaliste » mettant l’accent sur les relations politiques, sur le facteur puissance mais aussi dans certains cas sur la notion d’intérêt national

Les courants qui mettent l'accent sur la coopération et l'interdépendance :


  • Approche fédéraliste des relations internationales : apparaît au 19e-s avec Proudhon, et au 20e-s avec les réflexions de Georges Scelle. Les fédéralistes voulaient propager cette approche en Europe. En ce qui concerne la politique de désarmement, on voulait toujours faire le 1er pas mais ça ne marchait pas. Il faut commencer par la CECA (communauté européenne du charbon et de l'acier) (1950-1951). Mettre en commun le charbon et l'acier français et allemand a permis de faire un pas dans la coopération suivi de EURATOM, l'Union douanière... jusqu'en 1992 avec le Traité de Maastricht. Cette approche européenne a fait tâche d'huile et a permis de sauvegarder la paix en Europe. Dans l'Europe communautaire, il n'y a pas eu de conflit majeur entre pays qui faisaient traditionnellement la guerre (Prusse, 1ere guerre, 2nd guerre)

  • Approche systémique : la société internationale est aussi une société de réseaux divers et d'échanges, et ces réseaux développent les organisations internationales. Tout ce qui ne relève pas des États prend une importante capitale. Ces courants sont partis des USA, les facteurs technologiques, les progrès scientifiques. Même pour conclure des accords de paix, les américains ont pris l'initiative de mener les négociations avec les composantes de l'ex Yougoslavie pour aboutir à des accords de paix. L'utilisation d'ordinateurs les avaient beaucoup aidés pour signer des accords de paix sur l'ex Yougoslavie. La tendance existe et on peut les utiliser dans les relations internationales.


Approche conflictuelle : Dans ces courants il y a 2 approches, premièrement celui qui met l'accent sur les grands conflits mondiaux. Lorsqu'il y a des grands conflits, ces événements sont des déclenchements et ce qu'il faut faire après les conflits intéressent aussi les relations internationales, ainsi que pendant le conflit. Pendant le premier conflit mondial, le conflit armé fut déclenché par les allemands. Ils veulent consolider leurs positions et leur emprise sur l’Alsace/Lorraine et déclenchent la 1ère guerre mondiale, la France est visée directement. Les américains s'impliquent et cette guerre fut une guerre très meurtrière qui laissera les différents pays avec des dégâts, des pertes humaines et matérielles.
Les conséquences pour l'Allemagne à la conférence de Versailles ont été dramatiques, la guerre les a beaucoup appauvris, ce qui a fait apparaître Adolphe Hitler. De grands dirigeants veulent garantir la paix dans le monde par le droit (celui des relations internationales). C'est ainsi qu'à Versailles est créée la Société Des Nations. On va assister à l'avènement de projets de coopération européenne dans le domaine économique.... dans l'entre deux guerre il va y avoir une redistribution des cartes géographiques à l'échelle mondiale (dislocation de l'empire ottoman, création du Liban et de la Syrie).
La SDN n'arrivera jamais à régler certains conflits où certaines puissances sont impliquées (Chine et Japon). Lorsque Hitler arrive au pouvoir il crée le régime nazi qui a pour ambition d'agrandir l'Allemagne, les accords de Munich en 1938 constituent des manœuvres de coopération, mais Hitler commence à envahir ses voisins ce qui aura des conséquences après la guerre :
→ conséquences de l'échec de la SDN, on met en place une nouvelle organisation internationale en 1945 avec des règles de fonctionnement nouvelles.

→ avènements de nouveaux régimes politiques en Europe.

→ utilisation de la bombe A en 1945 (Hiroshima et Nagasaki) et possession par certains pays de cette arme (influence la configuration du monde).

→ arrivé de la guerre froide (1948-1991) et émergence de nouveaux conflits.
Les grands conflits ont des conséquences sur les relations internationales ainsi que les conflits locaux (Chine communiste arrive sur la scène internationale, les soviétiques sont au côtés de la Chine, lorsque Staline meurt les crimes staliniens sont dénoncés). La Chine au début des 60-s commencent à remettre en cause le régime de l'URSS, jugeant l'URSS pas assez radicaux. Dans la région de Sing Kiang les chinois ont commencé à remettre en cause la frontière avec l'Union soviétique, le gouvernement chinois commence à l'époque à remettre en avant la théorie de l'espace vital des nazis, ils reprochent aux soviétiques d'avoir pris une portion de leur territoire lors du tracé de frontières.
Autre approche : celle qui met l'accent sur la lutte des classes, les marxistes considèrent qu'il y a une lutte des classes entre les prolétaires et les possédants et ils souhaitent une révolution pour mettre en place la dictature du prolétariat. Ils considéraient que l'Etat était un moyen d'oppression et qu'on pouvait s'en passer. À l'échelle internationale les marxistes léninistes et en particulier après la publication de l'ouvrage « l'impérialisme, stade suprême du capitalisme » de Lénine. Il considérait qu'on pouvait transposer la lutte des classes à l'échelle mondiale (entre pays riches et pays émergeants).

L'approche tiers-mondiste avec Raoul Presbish et Mirdal distinguent les pays du centre, les pays industrialisés et développés et les pays en développement.
Approche réaliste et néoréaliste mettent l'accent sur le facteur puissance dans les relations internationales, la notion d'intérêt national.
L'islamisme radical (autre notion) était à l’origine au milieu du 20es, certains courants de pensée apparaissent dans les pays sous domination coloniale (Egypte), et certains penseurs considéraient qu'il fallait développer le panarabisme ou le panislamisme en parallèlement au panaméricanisme. Après les guerres mondiales certains pays ont accédé à l'indépendance et certains dirigeants arabes pensent qu'on pourrait développer le nationalisme arabe. Nasser fait partie d'un groupe d'officiers qui organise un coup d'état qui chasse le roi Farouk, il essaie ensuite de développer le panarabisme qui ne prend pas pied. Les pays musulmans créent une organisation de coopération (organisation de la coopération islamique). Avec le conflit afghan et le conflit irakien, il y a une nouvelle tendance qui apparaît qui attire un certain islamisme. Les américains favorisent les mouvements islamistes pour lutter contre les soviétiques, mais ces mouvements vont changer de position avec la guerre d'Irak. En occident, on prend conscience de cette erreur. Les révolutions arabes ont été récupérées par les mouvements islamistes. l'Iran est une république dirigée par les islamistes. Ensuite on voit une nouvelle tendance qui favorise certains extrémismes musulmans et en particulier à partir de l’Afghanistan. Les américains favorisent ces extrémismes pour lutter contre le communisme soviétique, les américains les aident financièrement. Ben Laden travaillait d’ailleurs pour les américains. Or à partir de la guerre avec l’Irak, Ben Laden décide de lutter contre les américains. Donc en Occident on prend conscience de tout cela. Des musulmans extrémistes arrivent alors au pouvoir pendant les élections. Ils essaient aujourd’hui de gagner du poids dans les relations internationales. Aujourd’hui la république islamiste d’Iran veut imposer l’islamisme dans le monde.
Approche sur l'interdépendance : les organisations humanitaires ont leur importance dans la mesure où elles sont financées de moitié par la communauté européenne. Ils considèrent que laisser les gens pauvres en l'état est dangereux pour eux même mais aussi pour les riches. Il faut donc mettre en place une coopération ; il y a une inter dépendance entre pays développés et pays en développement. Il faut créer une solidarité internationale entre pays développés et pays en développement. Les premiers qui ont développé ces courants étaient les fédéralistes européens. La 1ère approche est l'approche fédéraliste, à commencer par l'approche européenne.
On voit maintenant l’approche mettant l’accent sur la coopération, l’interdépendance internationale. Actuellement il y a un débat au sein des dirigeants de la communauté européenne : certains veulent restreindre les dépenses communautaires (comme l’Allemagne) d’autres veulent les maintenir (la France). Des organisations humanitaires comme le secours populaire disent qu’ils distribuent chaque année des millions de repas et que cela est financé par la communauté européenne, si on diminue les dépenses européennes ces ONG seront bloquées et ne pourront plus travailler. C’est ça l’interdépendance. Si la pauvreté se développe d’avantage dans les pays en développement et qu’elle devient très importante, la conséquence est que l’immigration dans les pays développés va augmenter encore plus. Tout le monde dépend de tout le monde, il faut donc créer une solidarité internationale notamment entre les pays développés et les pays en développement.

La pensée fédéraliste des relations internationales a pris pied après la 2e guerre mondiale. Dans l'entre deux guerre, il y a avait des courants de pensée qui voulaient développer la coopération internationale, mais politique avant tout. L’Europe à cette époque n'était pas prête. Après la 2e guerre mondiale, les fédéraliste européens (Robert Schuman...) ont commencé à développer la politique fédéraliste petit à petit. La première chose en 1950 sera de mettre en commun le charbon et l'acier (CEE en 1957 par le traité de Rome et la communauté européenne de l’énergie atomique par le 2e CEEA), vient ensuite dans les 70-s l'union douanière, et en 1992 on conclut le 7 février le traité de Maastricht.

L'approche systémique dont les caractéristique font que les relations reposent sur les organismes internationaux et des réseaux sociaux.

§3. l'analyse et la recherche en relations internationales.
La question qui se pose ici est de savoir si on veut étudier de façon spécifique les relations internationales et se spécialiser en relations internationales. Dans les fac tout dépend du diplôme. Ces écoles spécialisées se trouvent aux USA majoritairement avec des moyens d'action plus importants. Quand on fait de la science politique, il faut bénéficier d'une liberté d'expression et de penser, qui touchent également la recherche car il n'y a pas de contrôle d'état. Ensuite, il y a toujours un lien entre le chercheur et le monde du travail aux USA, souvent les entreprises financent la recherche.
Aux USA beaucoup de dirigeants importants viennent de ces centres de recherche et d'analyse en relations internationales. Elles existent également en Allemagne et au Royaume Uni. En France, on étudie de manière spécifique les relations internationales. L'institut politique a subis des évolutions car sciences po de Paris a essayé d'ouvrir ses portes à des personnes qui ne pouvaient pas normalement y accéder financièrement. Autre évolution : l'institut d'études politique de Paris n'est plus la seule institution dans ce domaine (Bordeaux, Toulouse...). Science po de paris a essayé d’ouvrir ses portes avec des bourses et science po a créé des antennes ailleurs, 1 au havre et une autre près de la frontière italienne à Montant. Les droits d’inscription sont élevés mais les conditions ne sont pas les mêmes. L’institut politique de paris n’est plus la seule institution puisque maintenant il y a d’autres instituts politique en France comme à Toulouse. À côté de science po, il y a la fondation des sciences politiques, et dans le domaine de la défense.
En matière de recherche, il y a l'IFRI (l’institut français de relations internationales )qui prend des étudiants avancés en stage. L'IFRI a 2 ouvrages : la politique étrangère et RAMSES. En ce qui concerne les pays de l'Est, chaque pays a des instituts de relations internationales. La Russie a transformé l'institut russe de l'économie mondiale à Moscou. En Inde, au Pakistan, en Argentine, au Maroc également. Au sein des organisations internationales, il y a l 'université des nations unies qui finance des manifestations scientifiques consacrées au droit international. Une grande partie de son budget est financée par le Japon. Aux USA ?? destiné à la formation des cadres en provenance de pays en développement.
À Genève il y a l'institut des nations unies pour la recherche et le désarmement (UNIDIR). À La Haye, l'académie de droit international existe depuis 1923, le nombre de volumes de l'académie atteint un prix entre 150 et 500 euros. Les étudiants peuvent aller suivre des cours de droit international privé et de droit international public. L'académie de la Haye se trouve au palais de la paix comme la CIJ.
section 2 : facteurs déterminants des relations internationales
les relations internationales se déroulent sur la terre et avec des hommes, le 1er facteur déterminant est l'espace.
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