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Pierre Bréchon

Professeur de science politique, directeur honoraire de
l’Institut d’études politiques de Grenoble
(1976)

La famille
Idées traditionnelles,
idées nouvelles.


Un document produit en version numérique par Réjeanne Toussaint, ouvrière
bénévole, Chomedey, Ville Laval, Québec

Courriel: rtoussaint@aei.ca
Dans le cadre de la collection: "Les classiques des sciences sociales"

Site web: http://www.uqac.ca/Classiques_des_sciences_sociales/
Une collection développée en collaboration avec la Bibliothèque

Paul-Émile-Boulet de l'Université du Québec à Chicoutimi

Site web: http://bibliotheque.uqac.uquebec.ca/index.htm


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Jean-Marie Tremblay, sociologue

Fondateur et Président-directeur général,

LES CLASSIQUES DES SCIENCES SOCIALES.

Cette édition électronique a été réalisée par Réjeanne Toussaint, bénévole,

Courriel: rtoussaint@aei.ca
à partir de :
Pierre Bréchon

Professeur de science politique, directeur honoraire de
l’Institut d’études politiques de Grenoble
LA FAMILLE. Idées traditionnelles, idées nouvelles.
Paris : Les Éditions Le Centurion, 1976, 197 pp. Collection : Socioguides, no 13.

[Autorisation formelle accordée par l’auteur le 18 février 2011 de diffuser ce livre dans Les Classiques des sciences sociales.]
Courriel : pierre.brechon@iep-grenoble.fr

Polices de caractères utilisée : Comic Sans, 12 points.
Édition électronique réalisée avec le traitement de textes Microsoft Word 2008 pour Macintosh.
Mise en page sur papier format : LETTRE US, 8.5’’ x 11’’
Édition numérique réalisée le 18 octobre 2011 à Chicoutimi, Ville de Saguenay, Québec.

Pierre Bréchon

Professeur de science politique, directeur honoraire de
l’Institut d’études politiques de Grenoble
LA FAMILLE.
Idées traditionnelles, idées nouvelles..

Paris : Les Éditions Le Centurion, 1976, 197 pp. Collection : Socioguides, no 13.

[195]


Table des matières

Quatrième de couverture

Avant-propos

Première partie

FAMILLE, TRADITIONALISME ET CONSERVATISME SOCIAL
Chapitre 1. Les idées traditionalistes au XIXe siècle
L'inégalité, principe de la famille et de la société

La société politique et l'Église, à l'image de la famille

Garantir l'autorité du père

Famille saine, société saine
Chapitre 2. La répartition inégalitaire des rôles familiaux
Chez les traditionalistes : la soumission de la femme

Dans l'Église catholique : le modèle de la Sainte Famille

La famille dans l'opinion publique aujourd'hui

Rôles différenciés selon le sexe et « famille à double carrière »
Chapitre 3. La famille, cellule de base de la société : présence du traditionalisme aujourd'hui
La conception catholique

La famille chez les hommes politiques conservateurs

La famille havre de paix

Deuxième partie

MARXISME ET FAMILLE
Chapitre 4. Les théoriciens marxistes
La pensée de Marx et d'Engels

La pensée de Bebel et Lénine

La pensée de B. Muldworf
Chapitre 5. Trois exemples significatifs
Le parti communiste français

Le mouvement de libération des femmes

La famille en Chine populaire
Troisième partie

ANARCHISME ET FAMILLE
Chapitre 6. Les théoriciens du XIXe siècle
Godwin et Proudhon

Charles Fourier

Emile Henry

James Guillaume

Les partisans du divorce et de l'union libre
Chapitre 7. L'anarchisme familial aujourd’hui
A Wilhehm Reich
Sexualité et culture : l'opposition entre Freud et Reich

Révolution sociale et révolution sexuelle

Les fonctions de la famille et du mariage monogame

Famille autoritaire et montée du fascisme
B Herbert Marcuse
Le tract du docteur Carpentier

Trois contestations actuelles du mariage et de la famille
- Relations prénuptiales et union libre

- Les communautés
Quatrième partie

PERSONNALISME ET FAMILLE
Chapitre 8. La réconciliation entre amour et institution
Emmanuel Mounier

Gabriel Madinier et Gabriel Marcel

Jean Lacroix
Chapitre 9. Personnalisme et familles aujourd'hui
L'évolution de la conception catholique du mariage, du couple et de la famille

Amour et institution familiale aujourd'hui

Pour un personnalisme renouvelé : François Chirpaz

La famille, une structure ouverte

CONCLUSION

*
* *
Annexe. Considérations prospectives sur l'avenir de la famille

LA FAMILLE.

Idées traditionnelles, idées nouvelles.

Quatrième de couverture

Retour à la table des matières

Les changements de mœurs et de société touchent profondément l'institution familiale. Les idées sur le mariage, le couple, la femme, l'éducation, mais aussi beaucoup d'aspects de la vie économique, sociale et politique sont en cause dans cette évolution. Et la famille ne laisse personne indifférent. On en parle beaucoup aujourd'hui, pour la défendre ou la critiquer, pour la sacraliser ou la démythiser. Parler de la famille n'est jamais neutre. On en parle de manière différente suivant les courants de pensée dont on est marqué, parfois sans le savoir. Pierre Bréchon clarifie nos discussions actuelles sur la famille en exposant successivement et en confrontant ces grands courants dont elles dépendent : traditionalisme, marxisme, anarchisme, personnalisme.

Les idées sur la famille que l'on croit nouvelles ont des racines plus anciennes, les idées reconnues d'habitude pour traditionnelles continuent d'imprégner la pensée et la pratique. Ce livre montre comment ces courants opposés sont présents chez les penseurs contemporains et servent de base à des politiques familiales. On les trouve, plus qu'en filigrane, dans les prises de position politiques ou simplement dans la diversité de l'opinion publique. Plus profondément encore ils jouent un rôle important dans nos réactions et prises de position les plus quotidiennes.

Ce livre important servira d'instrument de travail et de réflexion pour tous ceux - travailleurs sociaux, responsables, étudiants... - qui veulent comprendre la réalité familiale d'aujourd'hui et ses problèmes, tant pour des raisons personnelles que pour des préoccupations professionnelles.
Pierre Bréchon, né en 1947 à Grenoble, marié, diplômé d’Études Supérieures en Sciences Politiques, est chargé d'enseignement à l'Institut d'Études Politiques de Grenoble et collabore avec le Centre théologique de Meylan dont la qualité des recherches interdisciplinaires est largement reconnue. Il a entrepris successivement des recherches systématiques sur l'idéologie familiale dans le Parti Communiste Français puis dans l'Église catholique.

[5]

À Marie-Hélène

« Nous n'irons pas au but un par un mais par deux

Nous connaissant par deux nous nous connaîtrons tous

Nous nous aimerons tous et nos enfants riront

De la légende noire où pleure un solitaire. »
Paul Eluard.

[7]


LA FAMILLE.
Idées traditionnelles, idées nouvelles.


AVANT-PROPOS

Retour à la table des matières

À une époque où l'on parle de crise de la famille, où l'on entend parfois reprendre la formule célèbre de Gide « Familles, je vous hais » 1, comment les Français perçoivent-ils la famille ? La considèrent-ils comme une réalité dépassée ou au contraire estiment-ils qu'elle est le lieu du bonheur et de l'épanouissement des individus ?

De fait la famille est fortement valorisée par l'opinion publique. Dans une enquête réalisée sur l'agglomération grenobloise 2, à la question : « Pour vous, qu'est-ce que la famille ? », 80% des interviewés répondaient par une appréciation nettement positive sur la réalité familiale. Certaines formules employées étaient très laudatives : la famille, « c'est tout dans la vie », « c'est ce qu'il y a de plus beau », « c'est le seul moyen de vivre », c’est la seule chose qui compte ».

L'enquête sur la famille lancée en mars 1972 par l'hebdomadaire La Vie Catholique 3, en lien avec l’I.F.O.P., apporte des conclusions semblables. [8] 130 000 réponses aux 2 questionnaires sont parvenues au journal, accompagnées de 6 000 lettres de lecteurs. Ce nombre constitue un record absolu par rapport à toutes les enquêtes lancées en France par un organe de presse. Ceci montre l'écho qu'ont les problèmes familiaux dans l'opinion publique. La publication des résultats fin 1972 montrait que, si la famine évolue, dans un monde lui-même en changement, elle continue à se porter - somme toute - assez bien. Les Français continuent à lui faire confiance.

D'après ces enquêtes, la famille apparaît donc comme une réalité largement admise et elle est même considérée comme une valeur, un moyen de se réaliser et d'être heureux. S'il y a aujourd'hui des contestations de la famille, elles ne sont le fait que d'une portion limitée de la population. D'ailleurs le mariage, institution qui crée légalement la famille, est toujours beaucoup pratiqué en France. 92 % des Françaises se marient. Ce pourcentage paraît assez stable depuis plusieurs années 4.

La situation française est très différente de celle de la Suède où le nombre des mariages est passé de 61 000 en 1966 à 41 000 en 1971, tandis que le nombre des naissances extra-matrimoniales passait de 12 000 en 1961 à 25 000 en 1971. L'union libre y progresse beaucoup, ce qui n'est pas le cas dans notre pays.

Si on conteste peu la famille, on parle beaucoup aujourd'hui des réalités familiales, directement ou indirectement. C’est un sujet qui passionne. Les problèmes du divorce, de la contraception et de l'avortement, de la place de la femme dans la société, de l'éducation sexuelle et de l'abaissement de l'âge de la majorité, ont été récemment des points chauds de l'actualité. Toute loi nouvelle, touchant de près ou de loin à l'institution familiale, est l’occasion de prises de positions nombreuses dans l'opinion. A travers les idées débattues, on peut voir se profiler des conceptions différentes de la famille. Ainsi, si l'on pense qu'admettre le divorce par consentement mutuel anéantit la famille, c'est au nom d'une conception de la famille structure indissoluble ; l'indissolubilité est alors considérée comme un élément nécessaire de la définition de la famille. De même, les positions que l'on prend en matière d'éducation sexuelle montrent la conception que l'on a des rapports parents-enfants.

Cet engouement pour les problèmes de la famille a-t-il toujours existé ou est-il un phénomène récent ? Je me référerai en la matière au livre classique [9] de Philippe Ariès, L'enfant et la vie familiale sous l'Ancien Régime 5 qui fait autorité et démolit allègrement quelques idées toutes faites. Nous croyons généralement assez spontanément que la famille a toujours été un des lieux fondamentaux de la structuration des individus, comme si elle avait toujours été elle-même une réalité très consistante. Or Ph. Ariès nous montre que la structure familiale sous l’Ancien Régime avait beaucoup moins d'importance que de nos jours. Certes on naissait dans une famille qui donnait un nom et prédestinait dans une certaine mesure l'avenir de l'individu. Mais les enfants quittaient très vite leur famille pour « l'apprentissage » chez un maître, dans une autre famille. Parfois on ne connaissait pas l'existence de ses frères et sœurs. La mort d'un enfant n'apparaissait pas aux parents aussi dramatique qu'aujourd'hui ; car l'enfant n'était pas valorisé comme il l'est actuellement. Ce n'était ni l'école ni la famille qui assuraient l'éducation de l'enfant ; celle-ci se faisait plutôt « sur le tas », au cours de l'apprentissage d'un métier, dans une famille où l'enfant ne se distinguait pas d'un serviteur ou d'un domestique. Les familles duraient peu, étant donné la forte mortalité 6. Si la vie familiale existait au Moyen Age « elle subsistait dans le silence, elle n'éveillait pas un sentiment assez fort pour inspirer poète ou artiste 7 ». Ariès explique ce phénomène : « La vie d'autrefois, jusqu'au XVIIe siècle, se passait en public (...) la densité sociale ne laissait pas de place à la famille 8. »

Ce n'est que très progressivement, à partir du XVIe siècle, que le sentiment de la famille va se former parallèlement à la montée du sentiment de l'enfance. L'enfant sera choyé ; objet d'affection, on se souciera de plus en plus de son éducation, il devient le centre de la vie familiale, vie familiale qui s'étoffe et devient plus intime. La famille éprouve le besoin de se « retirer du monde », la maison devient un lieu familial alors qu'elle était pratiquement auparavant un lieu public : dans la même pièce de la maison, on mangeait, on dormait et on recevait les « clients ». Les fêtes collectives deviennent progressivement des fêtes familiales.

Ce sentiment de la famille qui devient très fort au XVIIIe siècle, surtout chez les nobles et les bourgeois, concerne la famille conjugale et non pas la famille élargie, réunissant sous le même toit plusieurs générations. « Cette famille, ou sinon la famille elle-même, du moins l'idée qu'on s'en faisait quand on voulait la représenter et l'exalter, paraît tout à fait semblable [10] à la nôtre 9. » Elle est construite sur le triangle père, mère, enfant. Certains traditionalistes qui, au XIXe siècle et encore aujourd'hui, regrettent la mort de la famille patriarcale et de la famille souche 10, regrettent en fait la mort d'un mythe qui n'a jamais correspondu à une réalité de façon durable en France. La thèse d'Ariès sur la quasi-inexistence sociale de la famille élargie est aujourd'hui confirmée par de nombreuses monographies 11 et ne peut sérieusement être contestée. Ce n'est que dans les classes aisées de la noblesse que l'on a vu, au Moyen Âge, à certaines époques de troubles où l'État était spécialement faible, la famille s'élargir à plus de deux générations.

Les idéologies traditionalistes constituent le premier système de pensée qui ait insisté sur la réalité familiale. Et ceci se comprend. On ne pouvait pas réfléchir sur la famille tant qu'elle n'avait pas une consistance propre, tant qu'elle ne constituait pas un lieu important de structuration des individus, tant qu'elle n'était pas un tissu dense de relations affectives. Ainsi les penseurs catholiques, depuis une époque très ancienne, développent une conception du mariage, indissoluble et monogame, ayant pour finalité la procréation ; on trouve aussi chez eux une certaine suspicion à l'égard de la sexualité et des passions, notamment de l'amour, mais pas de pensée structurée et cohérente sur la réalité familiale. Ce n'est qu'au XIXe siècle que les papes parleront de la famille, dégageant une sorte de modèle de famille à promouvoir, modèle de famille qui doit beaucoup à celui que désiraient les traditionalistes.

D'autres courants de pensée, notamment l'anarchisme et le marxisme, s'opposeront à la pensée traditionaliste et catholique. Le XIXe siècle sera ainsi une époque de lutte idéologique autour des questions familiales : conception de l'institution familiale, conception du couple, option pour ou contre l'autorisation du divorce.

Ces débats ne sont pas morts même s'ils se présentent d'une façon nouvelle. Il faudra étudier les différentes thèses en présence au XIXe siècle et voir leurs prolongements aujourd'hui. Si l'on veut saisir les idées modernes sur la famille, il convient de savoir d'où nous venons, il faut rappeler les théories chronologiquement plus anciennes mais qui continuent à marquer notre époque.

[11]

C'est pourquoi, après une première partie consacrée aux théories conservatrices de la famille, nous aborderons dans les deux parties suivantes les systèmes de pensée qui ont contesté le traditionalisme familial, à savoir le marxisme et l'anarchisme. Dans une dernière partie nous traiterons d'un courant de pensée plus récent, le personnalisme, souvent animé par des philosophes chrétiens.

Dans chacune de ces parties, nous ne nous contenterons pas de rapporter la pensée des auteurs les plus représentatifs. Nous chercherons à saisir en quoi ces thèses sont encore actuelles et dans quelle mesure elles sont encore défendues par des organisations, des partis politiques, des associations diverses ou tout simplement « véhiculées » par l'opinion publique. Ainsi nous « naviguerons » entre le passé et le présent, entre les théories rationalisées, les programmes d'action et les idéologies latentes. Ce livre se veut avant tout informatif. Au risque d'être lassant, nous avons cherché à élargir au maximum le champ d'investigation, à classer dans quelques grands courants de pensée le plus possible d'opinions familiales, exprimées par les personnes et les groupes les plus divers. C'est donc un instrument de travail qui vous est proposé ; j'espère qu'il suscitera vos propres réflexions.

[13]


LA FAMILLE.
Idées traditionnelles, idées nouvelles.

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