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« Sous pression »

Depuis le siège du parti où une dizaine de policiers ont pris leurs quartiers dans la salle de réunion, le directeur du centre de coordination électorale de l’AKP, Mehmet Ihsan Aytekin, dénonce quant à lui les pressions que subissent les volontaires affiliés à l’AKP présents dans les bureaux de vote, forcés de fermer les yeux devant les irrégularités, qu’il accuse les assesseurs appartenant au HDP de commettre pour gonfler le score de leurs partis : « Nous voulons participer à cette élection démocratiquement mais en face de nous se trouvent une organisation terroriste qui nous empêche de travailler normalement. »

Dans l’école Turgut Özal du quartier de Sehitlik, un assesseur dépêché par l’AKP, visiblement apeuré, a cependant pu confirmer au Monde les pressions qui s’exerçaient sur lui avant de mettre fin à notre entretien, des membres du HDP nous invitant à quitter les lieux.


Dans un quartier plus cossu de la ville nouvelle — où la participation à la mi-journée était jugée équivalente à celle du dernier scrutin par les membres du bureau de vote établi dans l’école de Yenisehir et l’atmosphère moins tendue qu’ailleurs — les craintes devant l’avenir incertain qui s’ouvre pour la Turquie sont les mêmes. « Nous sommes sous pression. La dernière élection s’est très bien passée. J’ai toujours l’espoir que la paix arrive enfin en Turquie mais je ne fais pas confiance à ce gouvernement, j’ai peur de ce qui pourrait se passer après les élections, » explique Hamdiye Aktas, comptable à Diyarbakir. Au même moment au-dessus de la ville, le vacarme de deux avions de chasse au décollage depuis la base aérienne militaire de Diyarbakir se fait entendre.

Egalement venu voter à Yenisehr, Idris Baluken, candidat du HDP à Diyarbakir en appelle au pouvoir en place à Ankara : « L’AKP doit respecter la volonté du peuple, sinon les violences vont reprendre et nous courons le risque d’une guerre. Je souhaite que nous recueillions encore plus de vote aujourd’hui que lors de la dernière élection. Nous allons faire comprendre à ce gouvernement que la logique de guerre n’est pas possible et c’est à nous [l’opposition] que reviendra la tâche de construire un gouvernement démocratique en Turquie. »

Firhat, étudiant venu voter à l’école de Yenisehir est pessimiste : « J’ai peur qu’une grande guerre éclate dans les villes de Turquie car ce gouvernement peut tout faire pour se maintenir au pouvoir. Je pense déjà à émigrer vers l’Europe si c’est le cas. » Tandis que l’après-midi avance, dans l’attente des résultats qui seront officiellement déclarés à 21 heures, Diyarbakir avance vers l’inconnu dans un concert de klaxons et de slogans émaillé de rares tirs d’armes automatiques.

Allan Kaval (Diyarbakir (Turquie), envoyé spécial)
Journaliste au Monde


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/international/article/2015/11/01/elections-turques-a-diyarbakir-la-majorite-kurde-denonce-des-intimidations_4800977_3210.html#TPXzq6zjuP3oJ9xj.99

Turquie : les résultats improbables

Chroniques de Daniel Fleury novembre 1, 2015novembre 1, 2015 Daniel Fleury

Les élections sous pressions multiples ont vu  une forte affluence dans les bureaux de vote, fermés depuis peu maintenant. On attend les premiers résultats.
Un peu partout, l’armée, la police, des polices « occultes » ou des groupes ultra nationalistes ont tenté d’intimider les électeurs, voire de les dissuader d’aller voter, dans les endroits où l’AKP est sûre d’être perdante.

À Izmir, les électeurs qui votaient dans l’école du quartier d’Asarlik ont remarqué des véhicules sans immatriculation dans la cour. Le genre de voitures utilisées dans les coups tordus de la police. Ces véhicules, après protestations, ont été « éloignés ».
Dans des quartiers et localités comme Cizre, Gewer, Şemzinan ou Çolemerg, les militaires contrôlent, menacent, patrouillent avec leurs armes ostensiblement à la main, soit disant pour la « sécurité du vote ». Mêmes comportements signalés dans le district d’Amed Sur. Des équipes de la police portant des masques circulent dans et autour de Yavuz Selim , Süleyman Nazif , Cemal Yılmaz Alparslan et Mardinkapı, près des bureaux de vote.
À Beyoglu, c’est pire, pendant le vote les pro-akp ont attaqués des pro-HDP , allant jusqu’à tirer.

A Trabzon, Ortahisar, 2 scrutateurs de l’AKP ont été suspendus de leurs fonctions pour avoir voté plusieurs fois.

On a trouvé aussi cette liste de signalements d’irrégularités, sur différents sites qui surveillent de près le déroulement des élections.

– À Amed, Çermik, le candidat d’AKP et son garde ont menacé la délegation d’observateurs anglais.
– À Amed, Sur,dans le village de Karabaş, la délégation des parlementaires européens a été tabassée et expulsée du bureau de vote par le candidat d’AKP Safak Senturk et ses proches.
– À Istanbul, Güngören, suite à une explosion d’un transformateur dans 4 quartiers il n’y a plus d’électricité.
– À Sakarya, Guneslikaya, plus de 50 enveloppes de vote non-cachetées ont été découvertes.
– À Şırnak, les paramilitaire et les membres du HUDA PAR ont forcé les gens au vote ouvert.
– À Siirt Kurtalan, dans le village de Teliba les militaires ont suspendu les votes. Ils prétendaient qu’il y ait eu deux votes sans pièce d’identité.

Il est compliqué de vérifier l’exactitude des « sondages » qui annonceraient une très forte participation.

En tout état de cause, on peut attendre un résultat final faussé par les conditions mêmes de ce vote. Si celui-ci se rapproche de celui des élections de juin, ce sera le signe d’une opposition accrue, quels que soient les chiffres  manipulés qui sortiront.

On peut presque penser que ces irrégularités se font au grand jour, pour préparer une non reconnaissance des résultats par l’AKP, Erdogan et les ultra nationalistes, qui savent parfaitement que ce qui sortira des urnes ce soir, sera une accentuation visible et attestée de la crise politique, des résultats de la division entretenue.

Le dépouillement qui a commencé est loin d’être fini, et des incidents plus graves encore ne peuvent être exclus.

Une première réflexion de bon sens, amène à penser qu’Erdogan, qui se contrefout califement des règles constitutionnelles verrait d’un bon oeil se répandre dans le Pays une défiance par rapport aux votes, une lassitude, un écoeurement, à la suite de cette journée. Faute de pouvoir affaiblir les opposants, les intimider, donner le sentiment que tout cela est une « comédie » l’arrangerait bien, pour présenter son visage « de représentant de la stabilité », de la nécessité d’un parti unique et d’une poigne de fer pour mettre fin aux « errements ». Provoquer un sentiment d’impuissance et de désarroi, dans la population la moins combative, bien qu’opposée à sa politique, peut lui permettre de présenter des mesures de retour à l’ordre qui ne seraient peut être pas totalement dans les clous des fonctionnements constitutionnels. Par là dessus, une nième élection dans quelques mois, serait une mascarade finale.

Où l’ont voit que l’arme de « l’élections piège à cons » pourrait parfaitement tenter un populiste bigot comme Erdogan, quand il s’agit de maintenir son pouvoir et de le renforcer, dans une situation où le rapport des forces est encore loin d’être réellement en faveur de la dynamique populaire enclenchée contre lui.

Les premiers résultats vont tomber  d’ici peu. Mais c’est la suite qui va compter.

Les résultats provisoires à 17hoo donneraient sur les premiers dépouillements :

AKP autour de 52% CHP autour de 23%  HDP autour de 11,5 %  MHP autour de 11% …. Soit des projections en députés de 327, 123, 55 et 45 sièges. La participation s’établirait autour de 87%. Ces chiffres sont basés sur la moitié du dépouillement.

Ces premiers résultats, fortement gonflés, se retrouvaient déjà fort à la baisse pour l’AKP à 17h30… puis à 19h00, où elle n’était plus comptée qu’à 49,30.

On peut constater sans se tromper, que les ultra nationalistes se sont pour près de moitié depuis juin reportés sur le vote AKP, sorte de vote « utile » pour eux, ce qui ne présage rien de bon et confirme l’alliance de fait passée entre bigots et « fascistes » activistes .

Vous pouvez suivre éventuellement ici la progression des résultats, même si cette chaîne n’est pas notre tasse de thé. Elle passait durant Gezi des documentaires sur les pingouins, rappelons-le.

Pour comparaison

Résultats de juin, avec 86,43% de participation           sous réserve d’aujourd’hui chiffres à 21h00

AKP 18 343 747 40,66% 258 sièges                                23.333.163   49,37%   316

CHP 11 338 681 25,13% 132 sièges                                 12.016.524    25,42%   134

MHP 7 423 555 16,45% 80 sièges                                     5.647.978  11,95%      41

HDP 5 847 134 12,96% 80 sièges                                       5.050.742  10,68%      59

Ces chiffres de dépouillement qui seraient dits quasi terminés d’aujourd’hui sont ceux donnés par les TV turques. La réserve est donc de mise…. Il reste 200 000 voix à dépouiller à ce stade… Et la commission officielle est injoignable, alors que des informations circulent sur des manipulations de résultats.

Voir les résultats quasi définitifs ici 

http://www.kedistan.net/2015/11/01/turquie-les-resultats-improbables/

Turquie : Les islamo-conservateurs reprennent la majorité absolue au Parlement

Le Monde.fr | 01.11.2015 à 11h04 • Mis à jour le 02.11.2015 à 08h19

Recep Tayyip Erdogan tient presque sa revanche. Selon des résultats quasi définitifs, son Parti de la justice et du développement (AKP) remporte très largement les élections législatives anticipées de dimanche 1er novembre en Turquie. Il retrouve une majorité absolue au Parlement, perdue pour la première fois depuis 13 ans lors des législatives du 7 juin.

Ce résultat a pris de cours les sondeurs, qui prévoyaient une victoire plus courte, sans majorité absolue. Le parti pro-kurde HDP se maintient de justesse. L’AKP a su ponctionner les électorats nationaliste et kurde conservateur, notamment en rouvrant la guerre avec la rébellion du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK). La campagne s’est déroulée dans un climat de grande violence, culminant dans le double attentat d’Ankara, revendiqué par l’Etat islamique, qui a tué 102 personnes le 10 octobre.

L’AKP reprend le pouvoir

Selon des résultats portant sur 99 % des bulletins dépouillés, l’AKP emporte 49,3 % des suffrages et gagne 316 sièges sur 550 au Parlement. Les résultats définitifs seront connus d’ici onze à douze jours. Il fallait au parti 276 sièges pour retrouver sa majorité absolue.

Le Parti républicain du peuple (CHP, social-démocrate) arrive en deuxième position avec 25,4 % des voix (134 sièges), un résultat égal à celui du mois de juin. La droite nationaliste (Parti de l’action nationaliste, MHP) perd la moitié de ses sièges (41 contre 80 en juin).

Après les législatives du 7 juin, l’AKP avait échoué à former un gouvernement de coalition et convoqué des élections anticipées. La quasi-totalité des sondages lui accordaient au terme de la campagne entre 40 et 43 % des intentions de vote.

Cependant, le parti reste sous la barre des 330 sièges dont il aurait besoin pour voter seul une modification de la constitution, voulue par M. Erdogan, qui lui accorderait des pouvoirs étendus à la présidence. Ce dernier se retrouve donc dans sa position d’avant les élections du mois de juin, qui avaient notamment porté sur l’extension de ses pouvoirs.

Le parti pro-kurde reste au Parlement

Le HDP (Parti démocratique des peuples) obtient 59 sièges contre 80 au mois de juin. Ses partisans ont craint dimanche de ne pas passer la barre des 10 % qui conditionne l’entrée à la chambre. Des heurts ont eu lieu devant le siège du HDP entre des sympathisants du parti et la police, selon l’envoyé spécial du Monde sur place.

Le parti avait passé ce seuil pour la première fois en juin en rassemblant largement dans les zones kurdes du sud-est ainsi qu’au sein de la gauche turque. L’AKP lui a ravi dimanche une partie de l’électorat kurde qu’inquiète le nouveau cycle de violence en cours entre l’Etat et les rebelles du PKK.

Dénonçant « une élection ni équitable, ni juste », le co-président du parti, Selahattin Demirtas, a rappelé qu’il avait préféré renoncer aux rassemblements électoraux après le double attentat suicide d’Ankara contre des manifestants pacifiques, dont beaucoup de militants du HDP. Le parti a reçu une exposition minimale à la télévision durant la campagne.
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