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En Turquie, le contrôle des médias comme arme du pouvoir

Le Journal du Dimanche

1 novembre 2015

La campagne des législatives en Turquie a été marquée par un musèlement des médias. Chaînes de télévisions, journaux... Erdogan ne fait aucune concession.

Les blindés antiémeutes positionnés devant les accès, la police turque a pris d'assaut, mercredi, un groupe d'organes de presse critiques à l'égard du pouvoir. Le faisceau de deux chaînes de télévision, Kanaltürk et Bugün TV, a été coupé sur-le-champ. Et, à quelques jours des élections législatives de ce dimanche, deux quotidiens d'opposition, Bugün et Millet, sont devenus en moins de vingt-quatre heures des tracts de campagne pour le parti AKP du président Recep Tayyip Erdogan. "Il n'y a plus d'État de droit, il a annihilé la justice. Il veut le pouvoir pour lui tout seul", hurle une manifestante devant les locaux assiégés du groupe Koza-Ipek. "J'ai voté deux fois pour l'AKP. C'était une erreur… Je le regrette", poursuit cette musulmane conservatrice qui brandit un écriteau : "Le dernier dictateur".

Médias proches de la confrérie de Gülen

Cette reprise en main est la dernière attaque du gouvernement contre les médias jugés proches de l'opposition. Depuis plusieurs années, les journalistes sont régulièrement pris pour cibles : assassinats, procès, emprisonnements, limogeages et censure ont peu à peu fait taire toute voix dissidente dans la presse et à la télévision.

Mercredi, ce sont des médias proches de la confrérie de Gülen, un groupe religieux en guerre avec Erdogan, très influent également dans le secteur éducatif, qui ont été réduits au silence. Depuis des mois, le président accuse Fethullah Gülen, un intellectuel en exil aux États-Unis, de gangrener la société civile avec pour objectif de renverser le pouvoir. Le mois dernier, des télévisions kurdes ont aussi été censurées et des bouquets satellitaires supprimés. Une centaine de sites Internet et des agences de presse, ont été interdits.

Guillaume Perrier (à Istanbul) - Le Journal du Dimanche

dimanche 01 novembre 201

http://www.lejdd.fr/International/Europe/En-Turquie-le-controle-des-medias-comme-arme-du-pouvoir-757915

Le sud-est de la Turquie croyait en avoir fini avec la guerre

La Croix

Alors que les Turcs étaient appelés aux urnes, dimanche 1er  novembre, l’état d’urgence décrété depuis juillet dans le sud-est du pays rappelle les souvenirs d’un long conflit, entre l’État et la guérilla du Parti des travailleurs du Kurdistan.

1/11/15 - 17 H 12 - Mis à jour le 1/11/15 - 17 H 14
C’est un paysage de désolation. Sur des hectares, les arbres sont calcinés. « En juillet dernier, l’armée a lancé des bombes incendiaires. Ils ont tout brûlé, nous n’avons plus de blé, plus de paille pour nourrir nos bêtes, raconte Faïk Majar, un paysan de 65 ans. Les affrontements ont été très violents. » 

Depuis, toute la commune de Lice est considérée comme une zone de sécurité par l’armée, entravant de fait la liberté de faire campagne pour les élections législatives. Après l’attentat du 20 juillet contre un rassemblement kurde à Suruç, attribué à Daech, le président Erdogan a relancé la guerre contre le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), interrompant du même coup des négociations de paix en cours et espérant ainsi récupérer les voix des nationalistes.

À quelques kilomètres de là, le village de Sise ou plutôt ce qu’il en reste. Dans les années 1990, ce fief du PKK a été vidé de sa population. Il ne reste plus que quelques fermes, comme celle de Mohammed, un Kurde de 43 ans, dans laquelle il cultive des pastèques, des vignes et élève quelques bêtes.

Des obus pour éliminer des combattants du PKK

 « Vendredi (le 30 octobre), des drones de l’armée ont repéré des combattants du PKK, dit-il en montrant une zone boisée juste au-dessus de sa maison. L’armée a tiré des obus à huit reprises. On aurait cru un tremblement de terre. » 

Quinze jours auparavant des accrochages ont aussi eu lieu au cimetière des martyrs du PKK. Huit de ses combattants, dont deux femmes, ont été tués. Perchées au sommet de la colline, 228 tombes de chahid (martyrs) y sont alignées sur un terrain entouré d’un muret peint aux couleurs (jaune, rouge et vert) du mouvement kurde.

Des tombeaux en pierre blanche, ornés d’un plant de romarin et de quelques fleurs. Sur chaque stèle est inscrit le nom et le lieu où a été tué le combattant. Certains l’ont été à Kobané, au Kurdistan syrien, d’autres il y a plusieurs années. « Leurs parents ont voulu qu’ils soient inhumés sur cette terre », explique un jeune « patriote » du PKK.

« C’est la politique du Palais, pas celle du peuple turc ou kurde »,

L’armée, qui suspectait le mouvement d’y avoir enfoui des armes et des munitions, a posé des explosifs tout autour du cimetière et fait sauter la mosquée. L’opération a duré quatre jours, avec un blocus de toute la région. « L’AKP (Parti de la justice et du développement, du président Erdogan) a dit qu’il continuerait à combattre. C’est la politique du Palais, pas celle du peuple turc ou kurde », affirme le jeune homme qui rend le gouvernement responsable de la rupture des négociations de paix.

À une centaine de kilomètres de là, dans la commune de Dicle, le village de Tepebasi paraît beaucoup plus serein. En apparence seulement. Un homme armé d’un fusil de chasse assure la garde de la maison de Mehmet Yasar Bozkurt, mokhtar (élu) du village kurde qui vote majoritairement pour l’AKP.

 Agnès Rotivel

Un élu du village de Dicle assure la garde de la maison de Mehmet Yasar Bozkurt.

Difficile d’être neutre à Tepebasi où les voix des 600 électeurs se répartissent entre l’AKP, un candidat indépendant qui n’est autre que l’oncle de ce député et le HDP (parti pro-kurde).

Un contexte tendu qui rappelle celui du début des années 1990

 « Nous subissons des pressions en permanence, de ceux de la montagne (le PKK) et des autres partis », explique le mokhtar qui rappelle les attaques de la rébellion dans les années 1990-1992. « Ils ont tué dix habitants et en ont kidnappé d’autres qui ont été libérés après paiement d’une rançon. » À l’époque, le village avait été armé par l’État et ses habitants considérés comme des traîtres à la solde d’Ankara.

Les temps ont changé certes, mais pas la philosophie de Mehmet Yasar Bozkurt qu’il résume d’un proverbe kurde : « Pendant la journée tu dois te taire, pendant la nuit tu dois fermer les portes. » Autrement dit ne rien dire pour avoir la paix.

Agnès Rotivel (Sise, Tepebasi, sud-est de la Turquie)
1/11/15 - 17 H 12 - Mis à jour le 1/11/15 - 17 H 14
http://www.la-croix.com/Actualite/Monde/Le-sud-est-de-la-Turquie-croyait-en-avoir-fini-avec-la-guerre-2015-11-01-1375225?utm_medium=Social&utm_source=Twitter&utm_campaign=Echobox&utm_term=Autofeed#link_time=1446394494
En Turquie, le président Erdogan a gagné son pari

Ce 1er novembre son parti l'AKP, est sorti vainqueur des élections législatives. Il retrouve la majorité absolue au Parlement turc. France 3 fait le point. 

 FRANCE 3 Francetv info

Mis à jour le 02/11/2015 | 01:47 , publié le 02/11/2015 | 01:47

Recep Tayyip Erdogan peut avoir le sourire. Ce dimanche 1er novembre, son parti l'AKP, est sorti vainqueur des élections législatives. Il retrouve la majorité absolue au Parlement turc. Comment expliquer ce vote ? La journaliste Constance de Bonnaventure fait le point. 

"Visiblement, le vote AKP de ce soir, c'est une sorte de vote refuge. Il faut savoir qu'en cinq mois depuis les dernières élections législatives de juin dernier, la situation s'est fortement détériorée(...). Le contexte tendu a favorisé le vote AKP puisque 50% des électeurs ont préféré se réfugier derrière ce parti qui gouverne la Turquie depuis plus de 13 ans maintenant", explique la journaliste.

Pas de coalition

Comment ce vote va-t-il redessiner la vie politique en Turquie ? "D'une part ce vote va conforter le pouvoir de Recep Tayyip Erdogan et de son parti l'AKP puisqu’en atteignant quasiment 50%, ils vont pouvoir gouverner seuls, pas de formation de coalition avec d'autres partis politiques. En revanche Recep Tayyip Erdogan n'a pas atteint la majorité nécessaire qui lui aurait permis d'instaurer sa mesure phare à savoir le régime présidentiel. Légalement, le leader turc ne pourra pas modifier la constitution comme bon lui semble", souligne Constance de Bonnaventure. 

http://www.francetvinfo.fr/monde/turquie/en-turquie-le-president-erdogan-a-gagne-son-pari_1155713.html

Elections turques : à Diyarbakir, la majorité kurde dénonce des intimidations

Le Monde.fr | 01.11.2015 à 15h39 • Mis à jour le 01.11.2015 à 17h03 | Par Allan Kaval (Diyarbakir (Turquie), envoyé spécial)

Dans le quartier de Sur, le centre-ville historique de Diyarbakir, dans le sud-est à majorité kurde de la Turquie, les électeurs se rendent aux urnes en longeant dimanche 1er novembre les parois par endroit criblées de balles de leurs maisons et de leurs commerces.

Témoignages de la violence des combats qui ont opposé ici les militants du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) aux forces de police, du 10 au 12 octobre, les impacts de balles voisinent avec des graffitis à la gloire de la guérilla kurde et d’autres, moins fréquents, laissés par les forces de police lors des affrontements. L’un d’entre eux écrit à la peinture noire sur toute la longueur d’une maison abandonnée par ses habitants après les combats prévient la population de ce quartier populaire largement acquis au mouvement kurde : « Nous vous ferons sentir la force turque, le pouvoir de Dieu est infini. »

« Je n’attends plus rien »

L’atmosphère est lourde autour de l’école primaire Yavuz Sultan Selim, où les habitants du quartier sont appelés à voter. Elham Cosanak, étudiant à l’université de Diyarbakir et habitant de Sur, ne fonde plus beaucoup d’espoir dans les élections législatives anticipées qui se tiennent aujourd’hui dans toute la Turquie : « Ces nouvelles élections n’ont pas de sens pour moi, je n’attends plus rien de la démocratie turque. »

Après les élections législatives du 7 juin, le Parti de la justice et du développement (AKP), formation islamiste et conservatrice au pouvoir depuis 2002, n’est pas parvenu à recueillir les suffrages nécessaires pour gouverner seul le pays, affecté par la percée historique du Parti démocratique des peuples (HDP) dans le sud-est du pays. Franchissant avec 13,3 % des voix le barrage constitutionnel de 10 % qui conditionne l’entrée des partis politiques au Parlement turc, le HDP transformait le mouvement kurde en un acteur politique légitime tout en remettant en cause l’hégémonie de l’AKP sur les institutions du pays.

Lire aussi le cadrage : Législatives turques : Erdogan peut-il espérer gouverner seul ?

Dans le contexte de crise politique liée à l’échec des tentatives de formation d’une coalition gouvernementale et à l’organisation de nouvelles élections, la reprise des affrontements entre les forces de sécurité turques et le PKK ont porté la Turquie au bord du chaos, tandis que les attentats attribués à l’Etat islamique contre des manifestants d’opposition à Ankara le 10 octobre achevait de faire plonger le pays dans un climat de peur et de violence.

« Tout a changé depuis le 7 juin. Nous étions remplis d’attentes, d’espérances, nous attendions la paix et la naissance d’une Turquie unie et démocratique, aujourd’hui tout cela appartient au passé », regrette Ilham.

Police et intimidation

Au bureau de vote de l’école Yavuz Sultan Selim, on constate une nette baisse de la participation à la mi-journée. « A cause des violences qui ont lieu, les gens ont peur de venir voter à Sur, ils craignent que le vote dégénère à nouveau », analyse Mehmet, un assesseur.

Dans la cour de récréation de l’école, un véhicule blindé des forces spéciales de la police, celles-là même qui ont affronté la jeunesse du quartier et les militants armés du PKK en octobre dans les rues voisines a pris position. Six policiers armés de fusils d’assauts sont en faction, une mitrailleuse est posée sur le sol à proximité des enfants qui jouent au football en attendant leurs parents. « Je ressens de la haine quand je vois ces hommes dans notre école. Ils nous tuent et ils viennent ici pour empêcher les gens de voter », déplore Emine, une mère de famille du quartier. Ces policiers lourdement armés ont tenté d’empêcher le photographe du Monde de prendre des clichés en lui faisant savoir que le quartier de Sur était une « zone terroriste ».

Pour Feleknaz Ucan, ancienne membre turco-allemande du Parlement européen, aujourd’hui députée HDP, la présence des forces spéciales dans l’enceinte des écoles de ce quartier sensible en ce dimanche d’élection est une grave atteinte au bon déroulement du scrutin : « Il ne peut pas y avoir de vote démocratique quand des hommes armés sont présents près des bureaux de vote. C’est une mesure d’intimidation de la part du pouvoir. » Si certains électeurs s’en accommodent pour des « raisons de sécurité », leur déploiement dans les rues de Sur ajoute à la polarisation qui caractérise le scrutin et à un climat de tension palpable dans d’autres quartiers populaires de la ville.
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«Notre résistance contre le régime fasciste est en train de se mettre en place.»








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