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Un scrutin sous tension

Le scrutin s’est déroulé dans un pays sous tension, confronté à la reprise du conflit kurde, la violence djihadiste venue de Syrie et la dérive autoritaire de son gouvernement.

Près de 400 000 policiers et gendarmes ont d’ailleurs été mobilisés pour assurer la sécurité du scrutin. Dans l’est du pays, les bureaux de vote étaient sous protection policière toute la journée.

Selon le quotidien turc Hürriyet, la police est également intervenue en début d’après-midi dans un bureau de la province de Kocaeli, à l’est d’Istanbul, usant de gaz lacrymogène pour séparer des partisans de l’AKP et du HDP.

http://s1.lemde.fr/medias/web/img/bg/vide.pnghttp://www.lemonde.fr/europe/article/2015/11/01/debut-du-scrutin-legislatif-anticipe-en-turquie-dans-un-climat-de-tensions-et-de-divisions_4800940_3214.html

Turquie : la presse dans le viseur d’Erdogan

Libération
Par Marc Semo, Envoyé spécial à Istanbul — 1 novembre 2015 à 19:46

Accusations de blasphème, d’offense au chef de l’Etat ou de trahison… le pouvoir, qui a triomphé dimanche dans les urnes, intensifie ses efforts pour intimider les journalistes.

En cette soirée du 31 mai, Can Dündar, 54 ans, le directeur du prestigieux quotidien de centre gauche turc Cumhuriyet («la République», 50 000 exemplaires) était à Londres quand les messages ont commencé à affluer sur son portable. En direct sur l’une des nombreuses chaînes de télévision à sa botte, le président islamo-conservateur Recep Tayyip Erdogan le menaçait directement : «Il paiera pour cela, je le traquerai jusqu’au bout.» Le journal venait de publier des photos et une enquête sur des livraisons d’armes organisées par le MIT, les services secrets turcs, à des groupes jihadistes en Syrie. «Je ne savais pas trop comment répondre, alors j’ai tweeté avec exactement les mêmes mots en m’adressant à Erdogan : "Il paiera pour cela, je le traquerai jusqu’au bout"», raconte le journaliste, dans son bureau à Cumhuriyet.

Les mesures de sécurité autour du petit immeuble du quartier stambouliote de Sisli ont été renforcées. Le quotidien, qui avait publié en janvier l’essentiel des caricatures de Charlie Hebdo, est une cible évidente pour les islamistes radicaux. Mais il l’est aussi pour le pouvoir et ses affidés. Quelques jours plus tôt, un homme hurlait sous les fenêtres : «Traîtres ! On vous fera la peau !»

Prison à vie

Les insultes et les messages de menaces sont fréquents, comme pour tous les médias d’opposition. Un mois auparavant, des manifestants pro-AKP avaient attaqué le siège du quotidien Hürriyet, deuxième tirage du pays avec un demi-million d’exemplaires. Quelques jours plus tard, l’un de ses chroniqueurs vedettes, Ahmet Hakan, était tabassé par des inconnus. Pour un tweet jugé insultant pour le chef de l’Etat, Bülent Kenes, rédacteur en chef de Today’s Zaman, a passé cinq jours derrière les barreaux à la mi-octobre. Le directeur de l’hebdo Nokta a, lui, été mis en garde à vue pour sa une avec un photomontage du président Erdogan prenant un selfie devant le cercueil d’un soldat tombé au combat avec la guérilla kurde. «Pour le moment, il n’y a eu aucune suite judiciaire aux menaces d’Erdogan, mais cela risque d’arriver après les élections s’il gagne [lire ci-contre, ndlr]», soupire Can Dündar. Qui ne compte plus les procédures ouvertes à son encontre - au moins une vingtaine - pour avoir dénoncé telle ou telle décision du gouvernement et critiqué le leader charismatique de l’AKP. Les avocats du parti au pouvoir depuis 2002 usent et abusent de l’article 299 du code pénal sanctionnant «les insultes au chef de l’Etat». Plus de 200 poursuites ont été lancées à ce titre contre des journalistes. Mais les chefs d’inculpation potentiels pour la publication de l’enquête sur les trafics d’armes du MIT sont beaucoup plus graves : «trahison» et «espionnage», deux crimes passibles chacun de la prison à vie.

La rédaction a fait bloc, barrant sa une, au lendemain des menaces présidentielles contre leur directeur, d’un immense titre «Nous sommes tous responsables», avec les noms et les photos de tous les journalistes du quotidien. Des intellectuels de renom, dont le romancier et Prix Nobel Orhan Pamuk ou la célèbre chanteuse Sezen Aksu, ont écrit des messages de solidarité. Les autorités hésitent, à cause du prestige du titre fondé en 1922 par Mustapha Kemal lui-même, le père de la République laïque et d’inspiration jacobine créée sur les décombres de l’empire Ottoman après la Première Guerre mondiale.

«Les tabous et les lignes rouges ont bougé en quelques années : avant, c’était l’armée, aujourd’hui, ce sont la police, l’AKP et surtout Erdogan lui-même», explique le directeur de Cumhuriyet. Le journal appartient à une fondation, ce qui le met un peu à l’abri. Mais, bien décidé à faire taire les voix dissonantes, le pouvoir exerce ouvertement des pressions sur les propriétaires des groupes de médias, pour la plupart de grands industriels et financiers dépendant d’une manière ou d’une autre de la bienveillance de l’Etat AKP pour leurs affaires. Des centaines de journalistes, certains de grand renom comme Kadri Gürsel, éditorialiste de politique étrangère du quotidien libéral Milliyet, ont été licenciés de but en blanc pour un article qui a déplu en haut lieu.

«Esprit de Gezi»

Jugé par trop indépendant, le groupe d’Aydin Dogan, qui contrôle notamment Hürriyet et la télé d’info en continu CNN-Turk, a été visé il y a huit ans par un redressement fiscal colossal de 5 milliards de livres turques (1,6 milliard d’euros) dont il conteste toujours la légalité. Erdogan s’acharne tout particulièrement sur les médias liés à la confrérie islamique de Fethullah Gülen, imam septuagénaire réfugié depuis seize ans aux Etats-Unis, longtemps son allié avant de devenir son plus farouche adversaire. Trois jours avant le scrutin de ce dimanche, la police a fermé les chaînes Bugün TV et Kanaltürk, intervention qui faisait suite à la mise sous tutelle du holding Koza-Ipek, réputé proche de la confrérie.

«C’est un avertissement pour nous tous», relève Can Dündar, qui a participé aux manifestations de solidarité. Même s’il n’a pas oublié que, pendant des années, avant leur rupture avec l’AKP, les «gülenistes» massivement infiltrés dans la police et la magistrature étaient le fer de lance des opérations lancées contre l’armée et le camp laïc pour de prétendus complots. Cumhuriyet fut l’une de leurs cibles privilégiées. Mustapha Balbaj, patron de la rédaction d’Ankara, a ainsi passé près de quatre ans derrière les barreaux avant d’être relaxé.

Chroniqueur à l’hebdomadaire Nokta dans les années de sa splendeur, brillant journaliste de télé, Can Dündar avait hésité avant d’accepter, il y a deux ans, de prendre la direction de ce quotidien historique qui s’était peu à peu encroûté dans un intransigeant jacobinisme laïcard. «La tragédie de l’histoire turque est qu’à la différence de la France, la république et la démocratie n’ont pas marché de pair, explique-t-il. Mais les immenses manifestations du printemps 2013 pour la défense du parc Gezi d’Istanbul ont montré que les choses bougeaient dans la société civile et qu’il était possible de combattre ensemble dans le respect de nos différences.» Il a commencé à transformer le journal, en l’ouvrant «à l’esprit de Gezi». Cumhuriyet s’est mis à raconter le pays tel qu’il est. Les ventes ont augmenté, même si cela grince parfois en interne, notamment sur les sujets sensibles comme la question kurde. Le journal n’hésite pas aussi à prendre des risques, comme en publiant en janvier l’intégrale des caricatures du numéro de Charlie qui avait suivi le carnage. Après d’intenses discussions, Can Dündar décide de ne pas reproduire la une de l’hebdo satirique montrant Mahomet. La police fait une perquisition dans la nuit à l’imprimerie, un juge ayant ordonné la saisie pour «insulte à la religion». Le dessin blasphémateur n’y figurant pas, le journal a pu sortir dans les kiosques. Mais deux éditorialistes qui l’ont reproduit en petit dans leurs chroniques ont été inculpés. Dans une République turque théoriquement laïque, ils risquent plusieurs années de prison.

Lors de la deuxième audience de leur procès, à Istanbul il y a quinze jours, une foule hurlait devant le tribunal «punissez-les ou donnez-les nous pour qu’on s’en charge». Can Dündar ne jette pas pour autant l’éponge : «Il est encore possible de faire son métier de journaliste en Turquie, mais il faut aussi être prêt à en assumer le risque.»

Marc Semo Envoyé spécial à Istanbul

http://www.liberation.fr/planete/2015/11/01/turquie-la-presse-dans-le-viseur-d-erdogan_1410496

Le parti d'Erdogan savoure son triomphe

01 novembre 2015 06:22; Act: 01.11.2015 21:46

Le parti du président islamo-conservateur a très largement remporté les élections législatives cruciales disputées dimanche en Turquie.

Le parti de Recep Tayyip Erdogan a remporté haut-la-main les élections législatives. Contre tous les pronostics, l'AKP a réussi son pari de reprendre la majorité absolue qu'il avait perdue il y a cinq mois.

Les Turcs de Suisse plébiscitent le HDP

Les citoyens turcs qui ont participé en Suisse aux législatives turques ont voté à 50,52% pour le Parti démocratique des peuples (HDP), pro-kurde, indique l'agence turque Anadolu. Seuls 27% ont choisi l'AKP du président turc Erdogan, grand vainqueur du scrutin.

Le CHP (parti social-démocrate d'inspiration kémaliste), principal parti d'opposition, obtient 17,28% et les ultra-nationalistes du MHP 3,94%, selon des résultats provisoires.

En Autriche voisine, c'est l'AKP qui a eu les faveurs de la majorité: 69% ont voté pour le parti du président Erdogan. Le HDP pro-kurde a obtenu 12,36%, le CHP 10,42% des voix et le MHP 6,73%.

En Allemagne, c'est aussi le parti islamo-conservateur AKP qui l'emporte, avec 59,3% des suffrages. Le HDP atteint 16,72% et le CHP 15,13%. Le MHP arrive en queue de peloton avec 7,17%.

Quelque 2,9 millions d'électeurs turcs résidant à l'étranger pouvaient voter à l'avance dans les ambassades et consulats de leur pays d'origine. Quarante pourcent d'entre eux ont fait usage de ce droit.

Sur la base de la quasi-totalité des bulletins dépouillés, le Parti de la justice et du développement (AKP) a recueilli 49,2% des suffrages. Il rafle ainsi 316 des 550 sièges de députés, ont annoncé les chaînes NTV et CNN-Türk.

Ce résultat sonne comme une revanche pour M. Erdogan, 61 ans. Le 7 juin, son parti avait perdu le contrôle total qu'il exerçait depuis treize ans sur le Parlement. Il avait dû aussi remiser son rêve d'instaurer une «superprésidence» à sa main dans le pays. L'homme fort du pays avait toutefois reconvoqué des élections anticipées, persuadé de pouvoir renverser les résultats.

«Aujourd'hui est un jour de victoire», s'est réjoui le Premier ministre sortant et chef de l'AKP, Ahmet Davutoglu, dans son fief de Konya (centre). «Aujourd'hui il n'y a pas de perdants mais que des gagnants», a-t-il ajouté en tendant la main à ses rivaux.

Le HDP pro-kurde sauve sa place

Autre surprise de la soirée, le Parti démocratique des peuples (HDP, prokurde), qui avait fait une entrée triomphale au Parlement en juin dernier, n'y a sauvé sa place que d'extrême justesse. Avec un score de 10,4% au niveau national, il a tout juste franchi le seuil nécessaire pour être représenté sur les bancs de l'assemblée.

Cette incertitude a provoqué de brefs affrontements en soirée entre forces de l'ordre et jeunes militants kurdes à Diyarbakir, la grande ville du sud-est à majorité kurde de la Turquie, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Selon les résultats partiels, le Parti républicain du peuple (CHP, social-démocrate) arrivait en deuxième place avec 24,5% des voix, suivi du Parti de l'action nationaliste (MHP, droite) avec près de 12%. Tous deux sont en fort recul par rapport à juin.

La quasi-totalité des sondages avant le scrutin ne créditaient l'AKP que de 40 à 43% des intentions de vote, un score insuffisant pour gouverner seul.

Peur de l'instabilité

«Je suis complètement effondré, mais ces résultats signifient que le peuple s'accommode très bien de la situation actuelle», a réagi Sevim, un étudiant en droit de l'université d'Istanbul. «Le peuple a le gouvernement qu'il mérite».

«La peur de l'instabilité en Turquie, ajoutée à la stratégie d'Erdogan se posant en 'homme fort qui peut vous protéger' l'ont emporté», a pour sa part commenté l'analyste Soner Cagaptay, du Washington Institute, sur son compte Twitter.

Dans un climat de tensions, marqué par la reprise du conflit kurde et la menace djihadiste venue de Syrie, MM. Erdogan et Davutoglu se sont posés en seuls garants de l'unité et de la sécurité du pays. C'était «l'AKP ou le chaos».

Depuis l'élection du 7 juin, le climat politique s'est considérablement alourdi en Turquie. En juillet, le conflit armé qui oppose depuis 1984 les rebelles du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) aux forces de sécurité a repris dans le sud-est du pays, et a enterré le fragile processus de paix engagé il y a trois ans.

«La violence du PKK semble avoir beaucoup coûté au HDP et porté Erdogan à la victoire», a regretté l'ancien député CHP Aykan Erdemir. L'attaque-suicide perpétrée il y a trois semaines à Ankara par deux kamikazes proches du groupe Etat islamique (EI), qui a fait 102 morts, a en outre ravivé dans le pays la peur de la violence djihadiste venue de Syrie.

Encore très populaire

Face au discours du pouvoir, les rivaux de M. Erdogan avaient appelé les électeurs à sanctionner sa dérive autoritaire. Une dérive qui s'est illustrée cette semaine encore par un raid spectaculaire de la police contre le siège de deux chaînes de télévision proches de l'opposition.

«Il se voit comme le chef religieux d'un califat», avait raillé avant le scrutin le chef de file du HDP Selahattin Demirtas. «Certains veulent rétablir le sultanat dans ce pays, ne les y autorisez pas!», avait exhorté son homologue du CHP, Kemal Kiliçdaroglu.

Longtemps salué comme l'homme du miracle économique turc, le chef de l'Etat est, depuis les émeutes de Gezi en 2013, dénoncé pour ses manières fortes. Mais il reste très populaire dans le pays. «Nous croyons en lui, nous lui faisons confiance et, avec l'aide de Dieu, nous pouvons tout réussir», s'est réjoui Yasin Aslan, un des partisans en liesse dans les rues d'Istanbul.

(nxp/ats)

http://www.20min.ch/ro/news/monde/story/Le-parti-d-Erdogan-savoure-son-triomphe-23911062

Turquie : l’AKP triomphe et reprend la majorité absolue au Parlement

euronews

01/11 15:54 CET

  | mise à jour il y a 03:24 mn

  | mise à jour le xx

L’AKP, parti islamo-conservateur du président Recep Tayyip Erdogan, a remporté très largement les élections législatives de ce dimanche en Turquie. Contre tous les pronostics, le parti du chef de l’Etat et du Premier ministre reprend la majorité absolue au Parlement qu’il avait perdu il y a cinq mois.

Sur la base de plus de 98% des bulletins dépouillés, le Parti de la justice et du développement (AKP, islamo-conservateur) recueillait 49,36% des suffrages et raflait plus de 330 des 550 sièges de députés, d’après l’agence de presse Anadolu. Il fallait 276 sièges pour atteindre la majorité absolue. Recep Tayyip Erdogan a donc gagné son pari.

Le parti pro-kurde, le HDP, avec 10,64% des voix, devrait conserver une présence au Parlement. Néanmoins, à Diyarbakir, la grande ville du sud-est à majorité kurde de la Turquie, des incidents ont éclaté en soirée entre forces de l’ordre et jeunes manifestants kurdes.

D’après les résultats partiels, le CHP, principale force d’opposition, laïque, obtiendrait un peu plus de 25 % des suffrages. Les nationalistes du MHP enregistrent le plus fort recul depuis le mois de juin. Avec moins de 12 % des voix, ils passent derrière leurs ennemis jurés du HDP, qui devient la troisième force politique turque.

http://fr.euronews.com/2015/11/01/en-direct-suivez-les-elections-legislatives-en-turquie/
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