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Turquie : Erdogan appelle le monde à respecter le résultat des élections législatives

Le président turc a réagi aux critiques qui visent les résultats des législatives largement remportée par son parti l'AKP, sur fond de tensions sécuritaires.

Par Francetv info avec Reuters

Mis à jour le 02/11/2015 | 09:30 , publié le 02/11/2015 | 09:14

Recep Tayyip Erdogan a décidé de hausser le ton en réaction aux critiques qui ont visé les résultats des élections législatives en Turquie. Ces dernières ont été remportées, dimanche 1er novembre, par l'AKP, le parti du chef de l'Etat, avec un score avoisinant 50% des voix. Lundi matin, à la sortie d'une mosquée d'Istanbul, le président turc a appelé le monde entier à "respecter le résultat de l'élection".

"La nation s'est manifestée, le 1er novembre, en faveur de la stabilité, a déclaré le chef de l'Etat turc. Soyons unis, soyons frères et que la Turquie soit unie." Il a ensuite pointé du doigt les médias mondiaux qui ont critiqué la victoire de l'AKP à l'ampleur inattendue. "Est-ce votre conception de la démocratie ? Désormais un parti comptant 50% des voix détient le pouvoir. Ce devrait être respecté par le monde entier, mais je n'ai pas constaté une telle maturité."

"Un important message pour le PKK"

Plus tôt dans la nuit, Recep Erdogan a également déclaré que cette élection était "un important message" adressé aux séparatistes kurdes du PKK. "L'oppression et l'effusion de sang ne peuvent coexister avec la démocratie" a affirmé le président turc dans un communiqué.

Dans la soirée, le faible score obtenu par le parti pro-kurde HDP a provoqué des scènes de violence dans le sud-est du pays, notamment à Diyarbakir, ville majoritairement kurde dimanche soir. La police a dû faire usage de gaz lacrymogène dimanche soir pour disperser des manifestants qui ont donné libre cours à leur colère à l'annonce des résultats.

http://www.francetvinfo.fr/monde/turquie/turquie-erdogan-appelle-le-monde-a-respecter-le-resultat-des-elections-legislatives_1155793.html

Comment Erdogan a gagné son pari

Boris Mabillard, envoyé spécial à Diyarbakir
Publié dimanche 1 novembre 2015 à 17:25, modifié dimanche 1 novembre 2015 à 17:36.

Pour convaincre ses électeurs, le président turc n’a pas hésité à lancer son pays dans la guerre et à tourner le dos au processus de paix avec le Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK). Surtout, il a divisé le pays et stigmatisé les Kurdes

Recep Tayyip Erdogan a gagné son pari: en convoquant des élections législatives anticipées, quatre mois seulement après un premier scrutin, il parvient à améliorer son score. Il avait obtenu 40,7% ce qui le contraignait à former un gouvernement de coalition, selon les résultats partiels, il obtiendrait près de 50% cette fois-ci, ce qui lui permettrait de gouverner seul et d’asseoir ses prérogatives présidentielles que ne prévoit pas la Constitution mais qu’un gouvernement monocolore issu de son parti ne lui contestera pas. Cette victoire, il ne l’a pas gagnée de manière régulière. Pour convaincre les électeurs de changer d’avis, il n’a pas hésité à lancer son pays dans la guerre, il a tourné le dos à un processus de paix avec le Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK) et, surtout, il a divisé le pays et stigmatisé les Kurdes. Autant de plaies qu’il a ouvertes et qu’il sera difficile de refermer.

Comment a-t-il fait? En jouant avec les peurs qu’a provoqué l’attentat de Suruç, qui a fait 33 morts le 20 juillet dernier, il a lancé sa guerre contre les terroristes de l’État islamique (EI) et du PKK, dans les faits une guerre contre le PKK surtout. Ce faisant, il a appelé à l’union sacrée derrière lui. Un slogan qui a porté chez les patriotes de droite du Parti d’action nationaliste (MHP), très hostiles aux Kurdes. Aujourd’hui, le MHP est le grand perdant du scrutin. Les slogans nationalistes de Recep Erdogan lui ont volé ses suffrages.

Le président a aussi réussi à minimiser le vote en faveur du Parti démocratique des peuples (HDP), pro-kurde. En se présentant comme moderniste, réformateur et défenseur de la cause des femmes, ce dernier avait réussi la prouesse d’élargir son électorat à des non-Kurdes. Une stratégie qui a porté ses fruits le 7 juin dernier, puisqu’avec 13%, le HDP franchissait le seuil fatidique des 10% obligatoires pour entrer au parlement. En insinuant que le HDP était lié aux terroristes du PKK, en posant même une égalité entre PKK et HDP, il a ravalé ce dernier à son identité ethnique kurde, exclusivement.

Enfin, les piètres conditions sécuritaires du scrutin ont fait le reste. Impossibilité pour le HDP de faire campagne, en raison des risques d’attentats qui le visaient directement. En outre, dans certaines localités kurdes, sous le coup de restrictions de mouvement en raison des opérations militaires et de l’insurrection du PKK, les électeurs qui traditionnellement votent HDP n’ont pu se déplacer pour voter.

Et demain? Fort de son éclatante, l’AKP appelle à l’unité. Dès les premiers résultats, le premier ministre Ahmet Davutoglu a tendu la main aux perdants en leur annonçant: «Aujourd’hui, il n’y a que des gagnants.» Mais les divisions dans la société turque sont plus criantes que jamais. D’abord, entre l’est kurde et pauvre et l’ouest prospère. Entre les kémalistes, laïcs et modernistes et les conservateurs islamistes qui ont voté pour l’AKP. Entre les musulmans sunnites majoritaires et les membres des autres religions, les chrétiens et les alévis notamment. Réconcilier la nation sera une gageure, d’autant que la Turquie est sous tension en raison des crises qui secouent la région.

http://www.letemps.ch/monde/2015/11/01/erdogan-gagne-pari

Erdogan s'impose aux législatives turques

Le Figaro

Par Delphine Minoui

Publié le 01/11/2015 à 21:11

L'AKP, le parti du président islamo-conservateur, a regagné, dimanche, la majorité absolue qu'il avait perdue en juin.

Erdogan a gagné son pari. Le parti islamo-conservateur du président turc l'a emporté haut la main lors des législatives anticipées de ce dimanche. Une majorité absolue qu'il avait perdue en juin et qu'il s'était promis de récupérer. Sur la base de 97 % des bulletins dépouillés en fin de journée, le Parti de la justice et du développement (AKP) a recueilli plus de 49 % des voix et 320 des 550 sièges au Parlement turc. Le CHP, principal parti d'opposition, obtient de son côté 25 % des voix, contre 12 % aux ultra-nationalistes du MHP. Quant au parti pro-kurde HDP, il aurait recueilli 10,5 % des voix, conservant ainsi le seuil des 10 % qui lui permet de rester présent au Parlement. Alors que ces chiffres, non définitifs, pouvaient encore évoluer dans la soirée, ils ont aussitôt suscité des cris de victoire au sein de l'AKP. «Le peuple turc a choisi la stabilité pour le pays et pour son économie. (…) La Turquie souhaite rester éloignée de la guerre et des conflits», estime, par téléphone, Haroun Armagan, un des porte-parole du parti gouvernemental. Derrière lui, on pouvait entendre une foule euphorique célébrer les résultats. «Nous allons maintenant pouvoir présenter le projet de système présidentiel, car nous considérons que c'est un bon projet», a-t-il ajouté. Mais la majorité forte obtenue ce dimanche ne devrait pas permettre au parti du chef de l'État de changer la Constitution et de doter la Turquie d'un régime présidentiel - projet vivement controversé au sein de l'opposition, mais soutenu par l'AKP.

En cette journée de législatives anticipées, placée sous haute surveillance, les bureaux de vote n'ont pas désempli. En tout, quelque 54 millions d'électeurs ont été appelés à se rendre aux urnes pour la deuxième fois en cinq mois. Partout, un seul mot d'ordre: «le retour de la stabilité». Un mot sur lequel l'AKP, mais également les différents partis, toutes tendances confondues, ont fait campagne dans un contexte particulièrement tendu. Depuis l'élection du 7 juin, le climat politique s'est en effet considérablement alourdi en Turquie. En juillet, le conflit armé qui oppose depuis 1984 les rebelles du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) aux forces de sécurité turques a repris dans le Sud-Est à majorité kurde du pays et enterré le fragile processus de paix engagé il y a trois ans.

Stratégie de la peur

Par ailleurs, la guerre qui sévit depuis quatre ans en Syrie a débordé sur le sol turc. Après celui de Suruç (Sud) en juillet, un attentat suicide perpétré par deux militants du groupe djihadiste État islamique (EI) a fait 102 morts le 10 octobre à Ankara. Visé par ces actes terroristes - mais également par diverses attaques contre ses bureaux -, le parti prokurde, qui avait fait une percée inédite en juin dernier, accuse le pouvoir d'avoir «facilité», voire «provoqué» ce climat d'insécurité pour regagner des voix en jouant la carte du «nous» ou le «chaos».

Mais si cette stratégie de la peur a porté ses fruits dans les urnes, elle risque de diviser encore plus le pays, selon les experts. «L'AKP a créé un climat de peur et d'incertitude qui a poussé les électeurs à n'avoir d'autre choix que de voter en sa faveur. C'est une victoire sur le court terme. Sur le long terme, ça va coûter cher à la Turquie et à la région. Le jeu d'Erdogan a annihilé le processus de paix avec le PKK et la population kurde. Cela risque de renforcer la guérilla kurde, et de donner raison à sa frange radicale, qui préfère la contestation par les armes au processus politique», observe le chercheur Ranj Alaaldin.

Hier soir, la tension était déjà palpable dans les rues de Diyarbakir. Dans cette ville du Sud-Est du pays, majoritairement kurde, de slogans anti-Erdogan ont aussitôt fusé près du siège du HDP à l'annonce des premiers résultats, racontent les témoins présents sur place. Des affrontements ont éclaté dans la foulée entre la police et de jeunes manifestants kurdes. Signe de la volatilité qui prévaut, des heurts avaient déjà opposé, à la mi-journée, des partisans pro-HDP et pro-AKP dans un bureau de vote du quartier Kocaeli, à Istanbul. La police est intervenue en dispersant la foule avec du gaz lacrymogène.
Delphine Minoui

http://www.lefigaro.fr/international/2015/11/01/01003-20151101ARTFIG00175-erdogan-s-impose-aux-legislatives-turques.php

Il faudra compter avec Erdogan

Tribune de Genève

Par Alain Jourdan Mis à jour à 20h41







Celui qu’on donnait fragilisé a réussi un coup de force en déjouant tous les pronostics. Son parti, l’AKP est le grand vainqueur des législatives de ce dimanche. A 61 ans, Recep Tayyip Erdogan, le «sultan» de la Turquie, s’est remis en selle en jouant sur la peur. C’était lui ou le chaos…

C’est une mauvaise nouvelle pour les journalistes et les intellectuels turcs qui sont déjà dans le collimateur du régime. C’est une mauvaise nouvelle pour l’opposition et les Kurdes, évidemment. Mais c’est surtout une très mauvaise nouvelle pour l’Europe et le reste du monde.

Car il n’est pas sûr que le retour en force d’Erdogan aide à trouver une solution au conflit syrien et à résoudre la crise des migrants. Depuis le début, Ankara joue un double jeu. La manière dont Erdogan s’y est pris pour laisser le champ libre aux islamistes de Daech tout en s’associant aux frappes de la coalition relève du cynisme absolu.

C’est avec cet homme-là qu’il va falloir discuter et aussi négocier les contours d’un retour à la paix dans la région. L’Europe sait à qui elle a affaire. Russes et Américains sont sans illusion. L’ONU le devine.

Reste maintenant à savoir comment convaincre Erdogan de jouer collectif et de ne plus se lancer dans des manœuvres à double tranchant. Pas sûr que la cacophonie du moment autour de la question syrienne, des rapports avec la Russie, l’Iran ou encore l’Arabie saoudite aide à ramener le pouvoir turc dans le camp de la raison. (TDG)

(Créé: 01.11.2015, 20h47)

http://www.tdg.ch/signatures/editorial/Il-faudra-compter-avec-Erdogan/story/14192226

Turquie : Erdogan en passe de récupérer la majorité absolue au Parlement

Le Monde.fr | 01.11.2015 à 11h04 • Mis à jour le 01.11.2015 à 22h14

Recep Tayyip Erdogan tient presque sa revanche. Selon les résultats quasi définitifs, son Parti de la justice et du développement (AKP) remporte très largement les élections législatives en Turquie, dimanche 1er novembre, et assure la majorité absolue au président islamo-conservateur.

Le Parti républicain du peuple (CHP, social-démocrate) arrive en deuxième place, suivi du Parti de l’action nationaliste (MHP, droite nationaliste), tous deux en fort recul par rapport au scrutin législatif de juin.

  • Patience avant les résultats définitifs

Dans la soirée, le président de la commission électorale a tenu une conférence de presse pour préciser que les résultats définitifs du scrutin seront connus d’ici onze à douze jours. Ce délai permettra à la commission d’examiner d’éventuelles protestations, a précisé Sadi Guven.

Plus tôt, les médias turcs, sur la base de 99 % des bulletins de vote dépouillés, ont donné une victoire pour l’AKP sur une base de 49,3 % des suffrages remportés. Ces résultats permettraient au parti du président Erdogan de rafler 316 des 550 sièges de députés.

Pour gouverner seul, il lui fallait en remporter 276 : ce score devrait donc lui permettre de retrouver la majorité absolue au Parlement turc, dont il avait été privé à l’issue du scrutin de juin.

  • Les sondages avaient vu faux

L’issue de ce scrutin anticipé contredit la plupart des sondages d’avant-votes : la quasi-totalité d’entre eux ne créditaient le parti AKP que de 40 à 43 % des intentions de vote. Seul au pouvoir depuis treize ans, M. Erdogan avait perdu la majorité absolue qu’il détenait au Parlement lors du scrutin législatif du 7 juin, ce qui avait enterré provisoirement le rêve de « superprésidence » aux prérogatives renforcées du chef de l’Etat turc.

Lire le portrait : Elections législatives en Turquie : Recep Tayyip Erdogan, ou la dérive autoritaire du président turc

L’AKP était alors certes arrivé en tête avec 40,6 % des suffrages, mais avait également signé sa défaite la plus importante en ne remportant que 258 sièges de députés sur 550.

Après quarante-cinq jours de vains pourparlers avec les autres partis présents au Parlement, le premier ministre, Ahmet Davutoglu, avait échoué à former une coalition. Les 54 millions d’électeurs turcs ont donc été invités à revenir voter dimanche pour les deuxièmes élections législatives en cinq mois.

Entré en juin dernier, le parti pro kurde HDP (Parti démocratique des peuples) reste quant à lui de justesse au Parlement. La crainte de ne pas passer la barre des 10 % qui conditionne l’entrée des partis politiques au Parlement turc avait réveillé la colère des partisans pro-kurdes à Diyarbakir, la « capitale » kurde du sud-est du pays

La tension est montée quelques heures devant le siège du HDP. Après de nombreux tirs en l’air et avoir scandé des slogans anti-Erdogan, les partisans pro-kurdes ont allumé des feux. La police a répondu aux premiers heurts en faisant usage de gaz lacrymogènes, selon l’envoyé spécial du Monde sur place :

Avec ses 13 % obtenus en juin, le parti prokurde était parvenu à entrer au Parlement en perçant dans les régions kurdophones du sud-est du pays, qui avaient toujours été, jusque-là, des réservoirs de voix pour l’AKP.

Lire le reportage : Elections turques : à Diyarbakir, la majorité kurde dénonce des intimidations
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