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Lundi noir (Black Monday en anglais), en octobre 1987, où le Dow Jones, le plus vieil indice boursier du monde, perdit 22 % en une journée.

L'autre point est que c'est rare les gens qui prédisent les crises immobilières et financières. Lorsqu'une personne prédit un scénario de catastrophe, elle se fait dire qu'elle est alarmiste, qu'elle s'inquiète pour rien. Les « experts » utilisent des modèles financiers et économiques plus compliqués les uns que les autres. Ils sont bons pour expliquer ce qui s'est passé, mais peu prédisent bien et régulièrement ce qui va se produire. Il y a un facteur aléatoire qu'ils ne peuvent pas prédire. Le futur est incertain. Même la personne qui fait la meilleure analyse financière ne peut être entièrement certaine de ce qui va se produire.
De la crise de la tulipe en Hollande, la première bulle spéculative enregistrée, en passant par le krach boursier de 1929 jusqu'à la crise de 2008, les bulles spéculatives sont des phénomènes qui se répètent depuis des centaines d'années. L'être humain refait toujours la même erreur. Lorsque l'économie va « bien », plutôt que de se demander s'il y a quelque chose qui ne fonctionne pas, il suit le troupeau. Lorsque l'économie s'écroule, il se dit qu'il aurait dû être plus vigilant.
Peut-être que vous trouvez que ma perspective économique n'est pas rose. Je n'essaie pas d'être alarmiste ou négatif. Peut-être que je me trompe. Peut-être que l'être humain va trouver des nouveaux outils pour stimuler la consommation, encourager l'économie sans que l'endettement ne soit une menace à la croissance. Peut-être va-t-il trouver des nouvelles technologies pour permettre aux ressources de se régénérer suffisamment rapidement pour satisfaire ses besoins insatiables de consommation.
Ce n'est pas le cas en ce moment. Notre économie ne peut pas continuer de fonctionner de cette façon. Les habitudes de consommation de l'être humain ne sont pas soutenables sur le long terme. Il n'utilise pas ses ressources naturelles de manière intelligente.
La seule chose qui reste à faire est de faire de son mieux. En fait, ce n'est pas tout à fait vrai. L'être humain fait toujours de son mieux. Même la personne qui vole, tue ou est désagréable avec les autres fait de son mieux. Chaque personne fait un ensemble d'expériences uniques, que seule elle fait. Selon ses expériences, elle détermine ce qui est le mieux selon elle. La nuance est que ce « mieux » qu'une personne fait peut être amélioré.
Une personne peut être prudente avant d'investir à la bourse. Ce n'est pas parce que tous les « experts » ou presque croient qu'il y a peu de risque d'un krach boursier que c'est le cas. Une personne peut choisir judicieusement ses produits. Elle peut privilégier des entreprises qui respectent l'homme et la nature. Ce n'est pas toutes les entreprises qui utilisent intelligemment nos ressources naturellement. Étonnement, beaucoup de produits étaient plus durables dans les années 70 qu'aujourd'hui. Pourtant, la technologie a évoluée.
Nos habitudes de consommation sont discutables sur le long terme. La façon dont les gens traitent les criminels l'est aussi. C'est fréquent de blâmer, juger les criminels. On leur donne beaucoup d'attention médiatique. Ils sont source de conversations pour bien des gens. Ils vont même jusqu'à servir de souffre-douleur. Ils n'avaient qu'à ne pas commettre de crime. Ils ont mérité ce qu'ils ont eu.
Ce n'est qu'un exemple. C'est une mauvaise habitude collective. Les parents blâment leurs enfants pour des actions qu'eux-mêmes font. Lorsqu'une personne a un conflit avec une autre, elle blâme l'autre plutôt que de porter attention à ses torts. Une personne juge une personne qui n'est pas en santé, alors qu'elle ne l'est pas elle-même. Dans une entreprise, les départements blâment les autres départements lorsqu'un client est insatisfait.
C'est le cas d'une personne qui appelle une entreprise, parce qu'elle est insatisfaite d'un produit : « Cette attente est volontaire de notre part. Votre appel n'est pas important pour nous. Nous ne vous remercions pas de votre appel. Merci de ne plus jamais nous rappeler, mais de quand même faire affaire avec nous. Au revoir. »
Ce n'est pas tout à fait vrai. L'entreprise ne lui dit pas ce message, mais la personne a l'impression que c'est ce qu'on lui dit, indirectement. Les gens lui disent le contraire, mais c'est de l'hypocrisie. Elle a l'impression d'être dans une maison de fous. Elle est continuellement transférée d'un département à un autre. Chaque personne lui dit que sa satisfaction est importante pour elle, mais elle lui démontre le contraire. La personne veut que l'entreprise règle son problème, mais chaque personne met la faute sur quelqu'un d'autre, sur un autre département.
Avec GuidEssence, j'essaie d'être le mentor que j'aurais aimé avoir. Lorsque j'ai changé de mode de vie, ce que j'ai trouvé le plus difficile a été de ne pas avoir de mentor. J'aurais aimé avoir un bon mentor. J'essaie de donner le meilleur de moi-même. J'essaie d'être le plus détaché de ce qui m'arrive. Plus une personne est détachée de ce qui lui arrive, plus elle voit les choses objectivement, meilleures sont les actions qu'elle prend.
Je travaille fort sur moi pour être une meilleure personne depuis 2012, mais je ne peux pas dire que toutes mes actions sont impeccables. Je répète les mêmes erreurs. Ça m'arrive de me fâcher, de trouver qu'il y a des gens qui manquent de savoir-vivre, de trouver qu'il y a des personnes qui font peu d'efforts pour s'améliorer ou pour aider les autres. Pour les gens qui ne font jamais d'erreurs, s'il-vous-plaît, écrivez-moi. Dites-moi comment vous faites.
Pour le reste du monde, tout comme les criminels, qui ne fait jamais d'erreur? Qui ne se fâche jamais? Qui ne s'impatiente jamais? Même les personnes les plus sages font des erreurs. Il n'y a que les gens idiots qui ne se trompent jamais. Qui est le plus criminel : celui qui commet le crime ou celui qui se venge sur le criminel? L'être humain adulte utilise davantage la violence psychologique que la violence physique sur les autres comme sur les criminels, alors qu'il n'y a pas de violence pire qu'une autre. Ce qui détermine comment une agression est nocive est son intensité. Plus elle est intense, pire c'est.
Un autre aspect discutable est notre définition collective de la générosité. On croit que plus une personne donne des gros montants, plus elle est généreuse. Pourtant, la générosité est relative. Elle dépend de l'effort qu'une personne fait envers les autres.
Prenons l'exemple de deux personnes. Chacune d'elles donne la moitié de ses actifs financiers. La première personne possède 1 000 000 $ et donne 500 000 $ à une œuvre de charité. La deuxième personne possède 100 000 $ et donne 50 000 $ à la même œuvre de charité. Laquelle des deux personnes est la plus généreuse? Selon les Codes de la société, la première personne est plus généreuse. Elle donne un plus gros montant : 500 000 $ par rapport à 50 000$. Ceci étant dit, relativement, la deuxième personne est plus généreuse. On peut l'expliquer grâce à l'utilité marginale décroissante.
L'utilité marginale est la satisfaction qu'une personne obtient pour chaque unité supplémentaire qu'elle consomme. Tout ce qu'une personne consomme lui procure une satisfaction. Si elle va au restaurant une fois, elle a une satisfaction due à cette consommation. Si elle retourne au restaurant une deuxième fois, elle a une satisfaction pour cette consommation additionnelle, mais cette satisfaction, ce « bonheur » additionnel est moins grand que pour la première consommation.
Plus une personne consomme un même bien ou service, plus la satisfaction qu'elle obtient pour chaque unité supplémentaire diminue. Sa satisfaction est toujours « positive », mais moins grande pour chaque unité supplémentaire qu'elle consomme. C'est dû à l'utilité marginale décroissante. Si une personne possède 1 000 000 $ et donne 500 000 $, même si le montant qu'elle donne est plus gros, ça lui prend moins d'effort, ça a moins d'impact sur son bonheur qu'une personne qui possède 100 000 $ et qui donne 50 000 $. Dans le premier cas, il reste beaucoup plus d'argent à la personne que dans le deuxième cas.
Nos habitudes de consommation sur le long terme, la manière dont on traite les criminels ainsi que notre définition de la générosité ne sont que quelques exemples. Il y a plusieurs non-sens dans la société. Ils sont considérés normaux par la majorité des gens. Ils font partie des Codes de la société. Une personne peut écrire des livres complets sur ces non-sens, elle peut en parler longtemps, mais ça ne changerait pas grand-chose.
Je ne vous dis pas de me croire ou d'être d'accord sur ce que je dis. C'est plutôt l'inverse. Chaque personne doit se faire sa propre opinion sur la manière dont l'être humain fonctionne. Elle observe, analyse, ressent comment les choses se passent, puis décide sa vérité. Ce n'est pas une autre personne, un expert ou une autorité gouvernementale qui peut la déterminer à sa place. C'est elle. C'est très important de le faire pour la personne qui améliore sa vie, qui prend sa vie en main. Elle ne peut pas être certaine de tout ce que les autres racontent. C'est ce que l'on appelle développer un savoir éclairé. Certaines personnes appellent cela de la sagesse.
Une autre qualité qu'une personne doit développer si elle veut améliorer sa vie est le courage. Elle doit mettre de côté les jugements, les critiques destructives des autres, puis passer à l'action. Plus elle prend des changements qui sortent de l'ordinaire, plus elle se fait juger.
Ça m'est arrivé à plus d'une fois dans ma vie que l'on me demande pourquoi je prenais certaines décisions. Pourquoi je changeais de carrière plutôt que de faire un travail de 8 h à 5 h comme tout le monde ou plutôt que de garder un travail qui me rémunérait bien? Pourquoi je changeais mon alimentation plutôt que de manger la même chose que tout le monde? Pourquoi j'accordais peu d'importance aux fêtes comme Noël et Pâques? Pourquoi j'étais autant méticuleux dans mes achats? Beaucoup de personnes ne me demandaient pas ces questions pour leur apporter quelque chose dans leur vie. Ce n'était pas pour les aider à améliorer quelque chose. C'était principalement, parce qu'ils avaient peurs.
L'être humain a peur. Il n'aime pas ce qu'il est incapable d'expliquer, de l'inconnu. Plus quelque chose est différent ou difficile à comprendre pour une personne, plus il questionne, remet en question l'autre personne. Il a besoin de comprendre. C'est rassurant pour les gens de comprendre pourquoi une personne prend certaines actions, même si ça ne change rien dans leur vie.
Ce n'est pas pour rien que je n'explique pas les décisions que je prends aux autres. Si ça les aide, je vais leur expliquer. Ça me fait plaisir. Si ça ne concerne que moi, je ne les explique pas. Je fais le travail que je fais, je mange ce que je mange, j’utilise mon temps de la façon que je le fais, parce que c’est ce qu’il y a de mieux pour moi. Je prends mes décisions, parce que c'est ce qu'il y a de mieux pour moi. C'est tout. Il n'y a aucune autre explication.
Faire de la mayonnaise est assez simple. Il s'agit d'une émulsion d'ingrédients huileux, comme de l'huile d'olive, et d'ingrédients aqueux, comme du jus de citron. Ce qui fait que la mayonnaise tient est un émulsifiant, comme la lécithine du jaune d'œuf. Sans l'émulsifiant, la mayonnaise ne tient pas.
La sagesse et le courage sont comme l'huile et le jus de citron dans la mayonnaise. Ils sont deux ingrédients primordiaux dans la recette de la vie. Elles sont deux vertus importantes pour toute personne qui veut améliorer sa vie, qui prend sa vie en main, mais elles ne valent pas grand-chose si une personne n'a pas l'ingrédient essentiel, l'émulsifiant, l'aspect le plus important à maîtriser dans la vie. Tôt ou tard, la mayonnaise ne tient plus. Si ses actions sortent de l'ordinaire, elle va se faire critiquer. Elle aura beau avoir de la sagesse et du courage, ils se transformeront en haine.
Certaines entreprises vendent la poudre de baies d'açaï à prix discutables dans des pays où cette baie ne pousse pas. La baie d'açaï est un fruit qui pousse dans les zones tropicales. Elle provient d'un palmier. Elle a de nombreux antioxydants. Elle est considérée comme un superaliment.
Elle est un excellent aliment, sans aucun doute, mais il pousse des excellents fruits dans les pays nordiques comme la canneberge et le bleuet. Ils sont riches en antioxydants. Le bleuet est considéré comme un des fruits avec le plus d'antioxydants. La canneberge et le bleuet sont plus faciles à digérer que les baies d'açai. Une personne les mange frais plutôt qu'en poudre. Elle les mange dans leur état normal. Ils sont moins chers que les baies d'açaï dans les pays nordiques, si les choses sont normales. Ils sont plus faciles d'accès.
Même si certains aliments sont mieux adaptés, meilleurs, les gens préfèrent les aliments chers. Plus un aliment est cher, plus les gens les préfèrent, même s'ils n'ont pas plus d'effets sur eux, voire moins. Ils croient qu'il est meilleur pour leur santé. C'est à cause de l'effet placébo.
À la base, du latin « je plairai », il consistait à donner un médicament n'aillant aucune valeur thérapeutique. Par exemple, des patients ont été guéris avec des pilules de sucre ou avec de l'eau salée. En théorie, ça ne devait pas fonctionner. Évidemment, le médicament n'avait aucune valeur thérapeutique. En pratique, ça fonctionne. Ça fonctionne, parce que les gens y croient.
C'est la même chose avec les médicaments génériques. Ils ont les mêmes molécules et viennent du même procédé de fabrication que les médicaments de marques. Contrairement aux médicaments de marques, ils sont moins connus. Ils viennent de marques peu connues. Ils sont vendus avec peu de publicité. Même si le médicament générique a les mêmes bienfaits qu'un médicament de marques, les gens préfèrent un médicament plus cher ou d'une marque connue, parce qu'ils croient qu'il fonctionne mieux. L'effet placébo est tellement puissant que même si un traitement douloureux n'a pas plus de bienfaits qu'un traitement doux, il fonctionne mieux. Les gens y croient.
L'effet inverse est aussi vrai. C'est ce que l'on appelle l'effet nocebo, du latin « je nuirai ». Lorsqu'un thérapeute dit à une personne qu'un médicament a des effets néfastes sur elle, même si en pratique ce médicament est inoffensif, il a des effets néfastes. Elle y croit. Le même phénomène se réplique avec les aliments. Si une personne mange un produit sain depuis longtemps et régulièrement, même si ça lui fait du bien, elle peut, « mystérieusement », devenir malade du jour au lendemain. Si une instance gouvernementale déclare qu'un produit est dangereux, même si elle se trompe, si cette personne y croit et qu'elle en mange, elle va être malade.
L'effet placébo et nocébo s'appliquent aussi dans la vie. Une personne qui croit impossible d'atteindre un objectif va échouer. La première étape pour atteindre ses objectifs est d'y croire. La personne qui croit, profondément, qu'elle va être en santé devient en santé. Il faut que chaque molécule de son corps y croie. Il s'agit qu'il n'y ait qu'une molécule qui s'en aille dans une direction opposée pour qu'elle échoue. Lorsqu'une personne croit en quelque chose, son subconscient se transforme. Sans qu'elle ne s'en aperçoive, toutes ses actions sont prises pour que cette chose fonctionne.
Dans ce cas, pourquoi les gens ont autant de mauvaises habitudes? Pourquoi sont-ils autant stressés? Ils savent que c'est nocif. Il me semble qu'ils n'ont qu'à arrêter d'être stressé. Ils n'ont qu'à croire, profondément, qu'ils vont être en santé pour le devenir. Ce qui arrive à une personne dépend de ses croyances. Oui, mais encore.
Chaque personne a le potentiel de réapprendre à se sentir bien, à guérir ses blessures émotionnelles peu importe l'état dans lequel elle se trouve. Même pour les personnes qui partent de loin, pour les gens que l'on pourrait croire que c'est impossible, c'est possible. Elle doit réapprendre à s'aimer. L'ingrédient essentiel, l'aspect le plus important à maîtriser dans la vie est l'amour.

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Jeune Enfant a 4 ans. Il n'est pas très différent des autres jeunes enfants. Il est curieux. Il est en période de découverte. Il veut savoir comment fonctionne le monde. Il a hâte d'être grand. Il va fonctionner normalement dans ce monde, comme les Grands. Il va comprendre ce que les Grands appellent La Vérité. On lui explique que « La » et « Vérité » dans La Vérité sont écrites avec un « L » et un « V » majuscule. C'est très important de ne pas les oublier. C'est pour insister sur le fait que cette vérité n'est pas discutable. Elle est absolue. Le reste est faux.
Pour comprendre comment fonctionnent les choses, il demande beaucoup de questions à ses parents. Il ne les pose pas exactement de cette façon, mais pour faciliter leur compréhension, elles ressemblent à : « Pourquoi allez-vous travailler le matin? J'aimerais passer ma journée avec vous. » Ou encore : « Pourquoi dois-je aller à la garderie? Pourquoi dois-je manger des choses que je n'aime pas? » Ses parents font du mieux qu'ils peuvent pour répondre à ses questions, mais parfois, ils en ont assez de ses questions. Il en pose beaucoup trop. Ils lui disent qu'il y a bien des choses qu'il ne peut pas comprendre maintenant. Il n'est qu'un enfant. Il va les comprendre lorsqu'il va être grand.
Il ne comprend pas comment les Grands s'amusent. Il se demande pourquoi ont-ils besoin d'une substance qu'ils appellent « alcool » pour s'amuser? Lui, lorsqu'il joue, il rit ou il danse, il ne recherche pas un état en particulier. Évidemment, il est déjà dans un état agréable : il s'amuse. Même s'il trouve que cette substance goûte dégueulasse et qu'elle sent mauvaise, on lui fait remarquer que ses goûts vont se développer avec le temps. Il n'est pas certain. Il croit plutôt que les goûts s'altèrent avec le temps.
Chaque fois que ses parents boivent trop de cette substance, ils deviennent une autre personne. Ils ont une mauvaise haleine. Leur quotient intellectuel ressemble à celui d'un singe primitif. Au moins, ils sont capables de communiquer avec sa sœur de deux ans. Ils ont le même langage qu'elle : dépourvu de sens et incompréhensible. Le lendemain, ils sont désagréables. Ils ont ce qu'ils appellent « une gueule de bois ».
Il ne comprend pas pourquoi les Grands rient méchamment des autres en disant qu'ils s'amusent. Il ne comprend pas pourquoi les gens aiment rire des malheurs des autres. Il ne comprend pas pourquoi les humoristes rient des personnalités connues. Même si ces personnes sont célèbres, elles ont des émotions aussi. Lui, il ne trouve pas ça drôle. Au contraire, ça lui fait de la peine. Il trouve que les gens rient méchamment des autres, parce qu'ils n'ont rien d'intelligent à dire. C'est leur façon rapide d'attirer l'attention des autres. Ils le font, parce qu'ils souffrent.
Un des très rares humoristes, voire le seul, que son père regarde ne rit pas méchamment des autres. Il rit de situations. Il imite. Il chante. Il « danse ». En plus, il est un des humoristes le plus populaires. Il voit que son père l'aime bien, parce qu'à chaque fois qu'il regarde un de ses DVD, il est mort de rire, et ce, même s'il connaît le trois quart des répliques. Il les a regardés plus d'une fois.
Il remarque la manière dont les adultes font du sport, dont ils dansent et dont ils jouent de la musique. Ils disent que c'est pour s'amuser, mais toujours avec un objectif de montrer qu'ils sont les meilleurs. Les Grands visent des objectifs. Il les comprend. Il fait la même chose lorsqu'il fait un château de sable. Bien que son premier objectif soit de s'amuser, il veut que son château soit beau. Il comprend que les Grands visent des objectifs, mais il ne comprend pas l'intérêt d'une personne de vouloir démontrer qu'elle est meilleure qu'une autre en prétendant qu'elle s'amuse.
Les parents de Jeune Enfant dansent le tango argentin. Jeune Enfant trouve que la musique du tango est belle. Lorsque ses parents se pratiquent, il a envie de laisser la musique lui dire quoi faire. Pour ses parents, c'est un peu différent. Ils suivent une séquence bien précise. Ils font les mouvements d'une manière structurée. Ils ont une posture précise. Lorsqu'ils se trompent, ils recommencent. Il trouve ça compliqué.
Ses parents vont aussi régulièrement à ce qu'ils appellent une « milonga ». Apparemment que c'est un terme pour désigner une soirée de danse de tango argentin. Jeune Enfant est chanceux, parce que certains endroits en font aussi l'après-midi même si ce n'est pas « standard ». Un dimanche après-midi, il accompagne ses parents à une milonga. Il est curieux de voir comment elle se déroule. Il est surpris. Même si certaines personnes ont une très belle technique, il trouve que beaucoup de gens ne s'amusent pas réellement. Ils s'épient entre eux. À peu près tout le monde regarde les actions des autres. Ils se parlent « discrètement » l'un contre l'autre. Jeune Enfant trouve que les Grands sont coincés.
Il ne comprend pas pourquoi les Grands ont autant besoin d'avoir une technique parfaite dans un sport ou dans un art. Ne les font-ils pas pour s'amuser? Il constate l'importance d'avoir une technique de base pour être capable de pratiquer une activité, mais pourquoi en font-ils une obsession? Lorsqu'il joue au soccer avec ses amis, il n'a pas envie que leur entraîneur s'entête à leur montrer comment frapper le ballon et garder leur position. Il veut comprendre le strict minimum et découvrir le reste par lui-même. Son premier objectif est de s'amuser.
Il ne comprend pas pourquoi ses parents se préoccupent toujours de l'avenir. Il comprend bien qu'ils ont besoin d'un bout de papier qu'ils appellent « argent » pour subvenir à leurs besoins, mais pourquoi en font-ils une obsession? Il remarque que son père qui s'amusait beaucoup il n'y a pas si longtemps a arrêté. Il n'a plus le temps. Il est très occupé. Il a plus de responsabilités au travail.
Jeune Enfant aimerait tellement que son père passe plus de temps avec lui. Son père lui fait remarquer que s'il travaille autant, il le fait pour leur bien. Il peut leur acheter tout ce qu'ils veulent en travaillant comme il le fait. Intérieurement, Jeune Enfant n'accorde pas beaucoup d'importance à tous les « cossins » que son père lui achète. Il préfèrerait qu'il passe plus de temps avec lui.
Dans Les douze travaux d'Astérix, 50 ans avant Jésus-Christ, toute la Gaule est occupée par Rome, sauf un village d'irréductibles Gaulois qui résistent à l'Empire. Dans les couloirs du sénat à Rome, pour expliquer « l'invincibilité » des Gaulois, on dit qu'ils sont des dieux. L'empereur, Jules César, n'en croit rien. Il rend visite aux Gaulois. Il leur propose 12 travaux que seuls des dieux peuvent accomplir. Si les Gaulois réussissent, César les considérera comme des dieux. Il se prosternera devant eux. Si les Gaulois échouent, ils deviendront ses esclaves. Ils feront sans relâche ce que César veut d'eux. Sans se poser de question, Abraracourcix, le chef des Gaulois, accepte. C'est Astérix et Obélix qui doivent accomplir les travaux.
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