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C'est exactement ce que fait Ensantéunjour Ensantétoujours. Il est attentif aux signes. Il saisit les opportunités. Sa vie, son mode de vie est équilibré. Sa vie va très bien. Pour certaines personnes, il est un peu comme Ned Flanders des Simpson. Tout le monde l'aime. Il semble innocent, mais il est heureux, en santé. Ça n'a pas toujours été le cas. Il y a plusieurs années, il n'avait pas de santé. Il était insatisfait, parce qu'il n'arrivait jamais à avoir de l'énergie.
Il décida de consulter Thérapeute Guide. Il avait eu des excellents commentaires de ce dernier. Il croyait que grâce à ce thérapeute, il retrouverait la santé. Thérapeute Guide discuta avec Ensantéunjour Ensantétoujours. Il analysa sa situation pour lui proposer des actions adaptées pour lui. Il lui proposa un régime alimentaire, un programme d'entraînements et certaines routines pour l'aider à ravoir de l'énergie. Ensantéunjour Ensantétoujours était un peu déçu. Il ne voulait pas avoir un plan d'actions. Il croyait que Thérapeute Guide le remettrait sur pieds.
Ensantéunjour Ensantétoujours décida d'aller voir Thérapeute Suspicieux. Au moins, ce dernier lui administrerait un traitement. Thérapeute Suspicieux le diagnostiqua, puis lui proposa une opération. Ensantéunjour Ensantétoujours accepta. Il ne vérifia pas si le diagnostic était bon. Il ne vérifia pas s'il y avait une méthode plus douce pour retrouver sa santé. L'opération se passa bien. Il prit congé de son travail. Il se remit graduellement de son opération.
Un mois après l'opération, il ne se sentait pas mieux. De toute façon, il devait voir Thérapeute Suspicieux pour un suivi. Il lui expliqua ce qui ne fonctionnait pas. Thérapeute Suspicieux ne comprenait pas. Tout devrait être correct. Il décida de faire vérifier son patient par son confrère Thérapeute Spécialiste.
Deux mois plus tard, Ensantéunjour Ensantétoujours rencontra Thérapeute Spécialiste. Ensantéunjour Ensantétoujours expliqua son opération, puis comment il se sentait en ce moment. Thérapeute Spécialiste le diagnostiqua. Il réalisa qu'il s'agissait d'une erreur médicale de son confrère. Ensantéunjour Ensantétoujours n'était pas content. Il avait une confiance aveugle en Thérapeute Suspicieux. Après toutes les années d'études et de travail qu'il avait faites, il aurait dû être capable de faire un bon diagnostic. Quel incompétent.
Comble de malheur, Ensantéunjour Ensantétoujours est marié avec Statu Quo depuis 25 ans. Elle passait peu à l'action lorsque quelque chose ne fonctionnait pas. Au début, leur mariage allait bien, mais se dégrada avec le temps. Il faisait des efforts pour qu'il s'améliore, mais il n’y mettait plus d'énergie. Il en avait assez. Si leur mariage n'allait pas bien, c'était à cause d'elle. Il n'y avait pas que lui qui devait faire des efforts. Sa femme aussi devait en faire.
Il en avait assez de ne pas être en santé, que sa vie, son mariage ne se passaient pas comme il le voulait. Il ne pouvait plus tolérer une journée de plus comme ça. Ce fut à ce moment, qu'il réalisa que ça n'existait pas une pilule magique pour revenir en santé instantanément.
Un thérapeute peut aider une personne à déterminer les meilleures actions à prendre pour améliorer sa vie, mais il ne peut pas passer à l'action à sa place. Une fois qu'il détermine avec elle une alimentation saine, un programme d'entraînement, des routines pour améliorer sa santé, c'est elle qui doit passer à l'action, pas le thérapeute.
Une personne se nettoie rapidement le corps et/ou l'esprit grâce à différentes formes de désintoxication comme jeûner régulièrement, méditer, faire du yoga de manière intensive dans un centre de retraite. Une personne peut se faire soigner efficacement par un thérapeute qui utilise une approche intense, comme avec le traitement marma dans l'Ayurvéda. Bien que le traitement ne soit pas avec des aiguilles comme dans l'acupuncture pour la médecine traditionnelle chinoise, le principe derrière y ressemble. Ce sont des pressions sur des points précis pour réactiver des sources d'énergie bloquée.
Toute forme de désintoxication ou thérapeute qui utilise une approche intensive pour soigner une personne peut l'aider. Ça peut aider une personne à « démarrer » si elle ne sait pas par où commencer pour améliorer sa vie. Elle peut lui donner un aperçu de ce que c'est que d'être en santé, lui donner un coup de pouce, mais aucune désintoxication ne redonne la santé véritable. Ses habitudes de vie sont plus importantes. Si une personne reprend ses mauvaises habitudes après une cure de désintoxication ou toute méthode intense pour retrouver la santé, elle revient malade.
L'être humain mange, interagit, travaille, se brosse les dents par habitude. La plupart des comportements de l'être humain sont faits de manière inconsciente, sans qu'il s'en rende compte. Ils sont faits par habitudes. Ils lui permettent d'utiliser son énergie intelligemment. Ils se déclenchent sans qu'ils ne se posent de question, sans qu'il y pense. La santé n'y échappe pas. Une personne ne devient pas en santé du jour au lendemain. Elle le devient par habitude.
Les autres choses que Ensantéunjour Ensantétoujours réalisa furent qu'il ne pouvait pas blâmer un thérapeute à cause d'un « mauvais » diagnostic ni sa femme s'il était malheureux dans son mariage. Lorsqu'une personne reçoit un diagnostic, elle décide ce qu'elle en fait. C'est sa responsabilité. C'est elle qui prend la décision finale, pas le thérapeute. Elle peut l'accepter inconditionnellement ou être sceptique, faire ses recherches avant d'accepter le diagnostic.
Le bonheur d'une personne dépend d'elle-même, pas d'une autre personne. Lorsque les choses ne se passent pas comme elle le veut dans le couple, une personne ne peut pas blâmer l'autre. Elle peut exprimer ses besoins, certes, mais par la suite, si les choses ne se passent pas comme elle veut, elle doit prendre les actions nécessaires. Elle ne peut pas demander à l'autre personne de le faire à sa place.
On peut penser qu'il y a certaines situations/évènements qui peuvent nous rendre profondément heureuses. Par exemple, ma femme et moi nous sommes mariés en campagne, dans un endroit tranquille. On avait invité peu de monde. C'était un petit mariage. On voulait que ce soit intime. Ça permettait aux gens de mieux se connaître plutôt que de se connaître en superficie. C'était à l'automne alors que les feuilles des arbres changeaient de couleur. C'était beau. Le célébrant était une personne intime. Il a fait des liens entre notre mariage et notre rencontre. Il a fait une cérémonie extraordinaire. Je lui suis encore reconnaissant aujourd'hui. Le mariage s'est bien déroulé. Je garde des excellents souvenirs de mon mariage, mais ce n’est pas la plus belle journée de ma vie. Je m’arrange pour que chaque journée de ma vie soit la plus belle.
Le bonheur n’est pas un « cossin » qu’une personne trouve dans une boîte à céréale. Le bonheur n’est pas d’avoir le dernier iPhone ni d’aller dans un magasin et demandez au commis : « Pourriez-vous me vendre du bonheur, s’il-vous-plaît? Donnez-moi une télévision plus grosse et plus puissante. Je serai plus heureux, profondément, par la suite. » Il y a des évènements comme l'attente d'un enfant, se marier ou trouver l'âme sœur qui sont plus agréables que d'autres, mais aucun d'eux ne rend une personne profondément heureuse.
Le bonheur, c’est comme les semences. Si une personne donne de l'engrais à des semences, elles vont peut-être pousser plus rapidement, être plus forte. Ceci étant dit, même en leur donnant un coup de pouce, si la personne arrête de leur donner de l’eau et de la lumière, elles arrêtent de pousser. Éventuellement, elles meurent. Le bonheur se cultive. Il vient des actions d'une personne.
Même si au 16ième siècle, quasiment tout l'Europe était chrétien catholique, de nombreux pratiquants doutaient de l'authenticité de l'Église. Si Dieu existait réellement, pourquoi permettait-il des maladies comme la peste noire? La peste noire fut une épidémie qui a tué entre 30 et 50 % de la population européenne entre 1347 et 1352. Ce fut le début d'une pandémie de peste qui a duré jusqu'au 19ième siècle. Si le pape était « envoyé » par Dieu, pourquoi permettait-il autant de corruption? Au Moyen Âge, l'Église recevait de l'argent d'hommes riches pour construire des églises et des cathédrales. En retour, elle pardonnait les péchés de ces personnes. Elles étaient sauvées.
Une personne qui a questionné l'intégrité de l'Église fut l'Allemand Martin Luther, un membre du clergé. Il écrivit à l'Église pour y indiquer sa déception. Il fit mention du manque de leadeurship ainsi que de la corruption de l'Église. Le document de Martin Luther provoqua de nombreuses réactions négatives de la part de l'Église. D'autres personnes furent en accord avec Martin Luther. Ce fut à ce moment qu'est né le protestantisme.
À la base, Henry VIII, roi d'Angleterre de 1509 à 1547, s'opposa au protestantisme, mais il rejoignit le courant en 1534. L'Église refusait d'invalider son premier mariage avec l'Espagnole Catherine d'Aragon. Elle ne lui donnait pas de fils héritier. En fait, ce n'est pas qu'elle ne lui donnait pas de fils héritier, mais ils mourraient tous en très bas âge. De ses six enfants, seulement Marie 1ère a survécu.
Durant son mariage avec Catherine d'Aragon, vers 1525, il tomba amoureux d'une des servantes de la reine : Anne Boleyn. Lorsque le divorce avec Catherine d'Aragon fut officialisé, il épousa Anne Boleyn. Bien qu'Anne donna naissance à la « célèbre » reine Élisabeth 1ère, elle fut exécutée pour adultère contre le roi trois ans après la naissance de sa fille. Ceci fit perdre le titre de princesse à Élisabeth.
Après la mort d'Henry VIII, Édouard VI, le demi-frère d'Élisabeth et le seul fils légitime d'Henry VIII, monta sur le trône d'Angleterre. Il demeura sur le trône jusqu'à sa mort : une courte période de temps entre 1547 et 1553. Dans son testament, il évinça du trône ses demi-sœurs Élisabeth 1ère et Marie 1ère. Il nomma sa cousine, Jeanne Grey, comme héritière. La prochaine héritière si Jeanne Grey ne survivait pas était Marie 1ère.
À la mort d' Édouard VI, plutôt que de suivre le testament de son demi-frère Édouard VI, Marie 1ière monta une armée et fit décapiter Jeanne Grey. Elle devint reine d'Angleterre. Elle fut d'ailleurs surnommée « Marie la Sanglante ». Son règne ne dura que cinq ans. Elle mourra suite à une épidémie de grippe. Après la mort des deux seuls autres héritiers légitimes d'Henry, Élisabeth 1ère devint reine d'Angleterre en 1558. C'était le dernier héritier légitime d'Henry VIII.
Durant son règne, le théâtre anglais s'est transformé avec des artistes tels William Shakespeare. Elle instaura le protestantisme en Angleterre. Elle échappa à de nombreux complots, entre autres, à cause qu'elle était protestante. Contrairement aux périodes qui l'encadraient, le règne d’Élisabeth 1ère fut une période de paix avec ses pays voisins, sauf contre l'Espagne qui était catholique. Elle se défendit contre des attaques espagnoles, alors que cette dernière était à l'apogée de son règne.
Il était peu probable qu'Élizabeth 1ère devienne reine d'Angleterre, qu'elle assure une aussi grande prospérité économique et culturelle à son pays pour une aussi longue période. Elle était la troisième héritière d'une mère condamnée à mort pour adultère. Elle était protestante, alors que le mouvement était nouveau et s'opposait au Vatican, puissant à l'époque. Elle avait l'Espagne comme ennemi : la puissance mondiale à l'époque. C'est quand même ce qui est arrivé. Le règne de 44 ans d'Élisabeth 1ère est connu comme un âge d'or.
Un peu plus tard dans l'histoire de l'Angleterre, il était peu probable qu'une personne comme Isaac Newton contribue autant dans le domaine des mathématiques et des sciences. Il n'avait pas eu une enfance facile. Son père est mort trois mois avant sa naissance. Il avait survécu à sa prématurité pour ensuite être abandonné par sa mère. Il avait été élevé par ses grands-parents qu'ils ne l'aimaient pas. Ses professeurs le décrivaient comme inattentif. En bas âge, il avait de la difficulté à l'école. C'est quand même ce qui est arrivé. Bien qu'il y ait des débats pour savoir si c'est à Isaac Newton ou à son contemporain l'Allemand Gottfried Wilhelm Leibniz que revient la découverte du calcul infinitésimal, la découverte est plus souvent attribuée à Isaac Newton. Il est aussi connu pour ses théories sur la gravité et sur le mouvement.
En mathématiques, la loi des grands nombres veut que les caractéristiques d’un échantillon aléatoire se rapprochent de celles de la population au fur et à mesure que la taille de cet échantillon augmente. Là vous vous dites : « Qu'est-ce que ça mange en hiver cette affaire-là? » Certainement pas de la salade vert foncé, parce que ça ne pousse pas bien.
Plus sérieusement, pour donner un exemple, si on brasse un dé à six faces, ça ne veut pas dire que chaque face va revenir un sixième du nombre de fois que l'on brasse ce dé. Si on brasse ce dé six fois, ça ne veut pas dire que chaque face va revenir une fois. Si on brasse ce dé douze fois, ça ne veut pas dire que chaque face va revenir deux fois. Par contre, plus on brasse ce dé souvent, plus chaque face va revenir un sixième du nombre de fois que l'on brasse ce dé. Selon la loi des grands nombres, si on brasse ce dé à l'infini, avec certitude, chaque face va revenir un sixième du nombre de fois que l'on brasse ce dé.
On croit qu’il y a des gens malchanceux d’être malheureux, pauvres ou infirmes. On croit qu’il y a des gens chanceux d’être heureux, riches ou en santé. Il y a plusieurs théories qui expliquent pourquoi certaines personnes naissent riches, d’autres pauvres, certaines infirmes et d’autres en santé. Une de celle-là est la loi du karma. Les personnes naissent dans une bonne ou une moins bonne situation à cause de l'ensemble des actions de leurs anciennes vies.
Je ne sais pas si la loi du karma est vraie, mais si une personne mange mal une fois, si elle a des pensées négatives ou si elle est avec des personnes négatives qu’une journée, ça n'aura pas trop d'impact sur elle. C'est une exception. C'est seulement une journée. En revanche, si à tous les jours, elle mange mal, elle a des pensées négatives, elle ne fait pas d’exercice, c'est différent. Le résultat est certain. Elle ne se sentira pas bien. L'ensemble de ses actions sont nocives.
Une des choses que Gautama Bouddha a dit à ses disciples avant de mourir de ne pas avoir de guru, que chaque personne doit tracer sa voie. La vie est un ensemble d’évènements improbables qui ne devraient pas se produire, mais pourtant, ils arrivent. La vie est comme la loi des grands nombres. Une personne fait un très grand nombre de fois les mêmes erreurs et les mêmes bons coups et avec certitude, ça détermine qui elle est. Chaque personne est entièrement responsable de son sort, de ses succès et de ses échecs. Elle est maître de sa vie, personne d'autre. Elle est le résultat de ses actions.
À ce propos, on peut se dire qu'il y a des situations où on ne peut pas faire grand-chose. Même dans les situations les plus difficiles, on peut tout le temps améliorer son sort. Le prisonnier condamné à la prison à perpétuité, ce qui n'est probablement pas une bonne situation pour la majorité des gens, peut apprendre à s'affranchir de son esprit. Qui est le plus libre : l'homme qui vit exclusivement de ses richesses ou le prisonnier qui a appris à s'affranchir de son esprit?
La personne qui a un budget limité, mais qui veut améliorer son alimentation n'a pas besoin de manger des aliments fantaisistes. Elle peut manger des aliments sains qui ne coûtent pas trop chers comme du persil, de la coriandre, des épinards, des légumes vert foncé, du curcuma ou encore cuisiner davantage ou faire ses pousses et germinations. La personne qui est malade, voire condamnée, peut se guérir par des approches holistiques comme le yoga.
Ça a été le cas de B.K.S. Iyengar. Il a été un Indien connu pour avoir fondé le yoga Iyengar. C'est une forme de yoga Hatha enseignée à travers le monde. Il a enseigné à des personnalités connues comme le philosophe indien Jiddu Krishnamurti. Il a vécu jusqu'à l'âge de 95 ans, ce qui est assez vieux pour un Indien. D'autres professeurs de yoga indien sont morts aussi à un âge avancé. Pattabhi Jois a fondé le yoga Ashtanga à Mysore en Inde. Il est mort à l'âge de 93 ans. Bien qu'Indra Devi était russe, elle est morte à l'âge de 102 ans. Tirumalai Krishnamacharya qui a eu ces trois adeptes du yoga comme ses élèves les plus connus est mort à l'âge de 100 ans.
Lorsqu'il était enfant, B.K.S. Iyengar avait une mauvaise santé. Il naquit avec des bras et des jambes maigres. Il avait une grosse tête. Il avait des maladies comme la tuberculose et la malaria. Il passa une bonne partie de son temps au lit plutôt qu'à l'école, lui donnant peu d'éducation. Étant d'une famille pauvre, peu de gens pouvaient l'aider à améliorer sa santé.
C'est à l'âge de 15 ans que sa vie changea. Son beau-frère, l'Indien Tirumalai Krishnamacharya, l'initia au yoga (B.K.S Iyengar a marié la sœur de T. Krishnamacharya). Il ne lui a enseigné que deux ans, jusqu'à ce qu'il devienne son propre mentor et qu'il améliore sa santé. Il se serait guéri et eu une longue existence grâce au yoga, même s'il n'était pas en santé à la base.
Souvent, dans les articles d'un blogue qui fonctionne bien, il y a des liens vers d’autres articles du même site web. Dans le bas de la page, il y a des liens vers des articles similaires. Sur le côté de la page, il y a souvent des liens vers des articles récents ou des articles populaires. Les bloggeurs le font pour générer plus de trafic. Lorsque j'ai commencé mon blogue, j'utilisais cette stratégie. Je le faisais pour deux raisons : aider les gens à avoir l’information pertinente rapidement et aussi pour générer plus de trafic sur mon site web.
Lorsque je vais sur un site web, je veux savoir rapidement ce que l'entreprise a à me vendre. Je suis plus tenté d'acheter d'une entreprise qui me présente ses produits et services rapidement et efficacement. J'utilise la même stratégie. Il y a un onglet « Produits et services » sur mon site web avec tous les produits et services en résumé. Je le fais pour agir avec les gens comme j'aimerais qu'ils agissent envers moi et aussi pour m'aider. Ce que je fais pour ma compagnie, je le fais toujours avec deux intentions : aider les autres et m'aider. J'agis de cette façon, parce que j'ai quelque chose à gagner.
Je vis la même chose avec les gens. Je veux votre bien, mais pas pour les raisons que vous pensez. Je vous le dis. Vous avez bien lu. Je veux votre bien. Peut-être que votre premier réflexe est de vous dire : « Encore un autre charlatan qui nous fait accroire que notre bonheur est sa priorité principale, mais que dans le fond, il dit ça pour bien paraître, pour qu'on lise son livre ou que l'on prenne ses services. » Si c'est votre cas, je vous comprends. Lorsqu'une personne que je ne connais pas ou peu ou encore une entreprise me dit des propos semblables, je suis sceptique. Je doute des intentions de la personne ou de la compagnie. Bien des gens disent que leur première priorité est le bonheur, le bien-être des autres. Ce n'est pas vrai. La première chose que l'être humain veut des autres est qu'ils répondent à ses désirs.
C'est le cas d'un thérapeute. Il dit, littéralement, qu'il veut sauver le monde, que sa priorité principale est le bonheur des autres. Une personne n'a pas cinquante questions techniques à poser à ce thérapeute. Elle ne veut pas abuser du temps de ce thérapeute. Elle sait que, comme tout le monde, il a besoin d'argent pour vivre. Elle n'a qu'une question technique qui prendrait que quinze secondes à répondre. Il ne s'agit que de répondre un « oui » ou un « non ». Cette personne n'est pas encore cliente. Même si ce n'est qu'une question, le thérapeute n'y répond pas. Peut-être qu'un des objectifs de ce thérapeute est le bien-être de ses patients, mais son premier est que les gens deviennent clients. Autrement, il aurait répondu à la question.
Des situations semblables se produisent dans nos relations personnelles. Une personne dit qu'elle veut le bonheur d'un ami de longue date. Elle dit qu'elle ferait n'importe quoi pour lui, qu'elle est chanceuse d'avoir un ami comme lui. Ce dernier décide d'arrêter de la voir. Il avait les mêmes valeurs qu'elle toute sa vie, mais dernièrement, elles ne sont plus les mêmes. Il se dirige dans une direction différente. Il trouve plus important de côtoyer des gens en présence desquels il se sent bien plutôt que de rester ami avec une personne, parce qu'il la connaît depuis longtemps.
Il ne sait pas comment s'y prendre. Il ne sait pas comment son ami va réagir. Il ne veut pas le blesser. Même s'il n'a aucune mauvaise intention en arrêtant de le voir, la première personne est mécontente. Elle voulait le bonheur de son ami, mais soudainement, elle ne le veut plus. Peut-être que cette personne veut le bonheur de son ami, mais ce n'est pas sa priorité première. Autrement, elle n'aurait pas agit de cette façon.
Une belle-mère aime son gendre. Elle dit qu'elle veut son bien. Elle est contente qu'il y ait finalement une personne qui traite sa fille à sa juste valeur. Son gendre voit tout le potentiel de sa fille. Ce n'est pas pour rien que, même s'il ne voulait pas se marier à la base, il l'a épousé. C'est son âme sœur. La belle-mère se souvient d'un de ses anciens gendres qui avait peu de respect pour sa fille. Elle le trouvait imbécile. Évidemment, que c'était à sa fille d'arrêter la relation, mais elle est tellement d'une grande bonté, parfois naïve, qu'elle s'est fait duper à plusieurs reprises par des gens qui manquent de savoir-vivre. Il la trompe. La première fois, elle lui laisse sa chance, mais il le refait. Plus tard, lorsqu'il apprend qu'elle se marie, il essaie de la récupérer.
En fin de compte, le gendre quitte la fille de la belle-mère. Avant, la belle-mère donnait beaucoup d'attention à son gendre, mais elle arrête du jour au lendemain. Ce supposé amour se transforme même en haine. Elle ne veut plus le bien de son gendre. Il « n'apporte » plus de bonheur à sa fille. Ce n'est pas de l'amour. L'amour ne peut pas se transformer en haine. Une personne en aime une autre pour qui elle est, pas pour qui elle voudrait qu'elle soit. Peut-être que la belle-mère voulait le bien-être de son gendre, mais ce n'est pas sa priorité principale. Sa première priorité est qu'il apporte du bonheur à sa fille.
Une personne dit qu'elle veut le bonheur de son amoureux, mais elle démontre le contraire dans ses actions. Peu importe ce qu'il fait, elle n'est jamais satisfaite. Lorsqu'il n'est pas comme elle veut, elle le critique. S'il agit comme elle veut, elle lui dit d'être lui-même. Lorsqu'il est lui-même, elle lui dit que ses comportements sont idiots. L'amoureux en a assez. Il la quitte. Leurs valeurs divergent. Il se sent moins bien avec cette personne. Il veut être avec une personne qui l'aime tel qu'il est.
Soudainement, la personne qui voulait le bonheur de l'autre fait des compromis. Elle lui dit qu'il est parfait tel qu'il est, qu'elle a eu tort d'agir envers lui comme elle l'a fait. Elle veut se racheter. Ce n'est pas le bonheur de son amoureux sa première priorité. Autrement, elle le laisserait être lui-même en tout temps. Elle l'encouragerait à le faire. Comme bien des gens font, elle n'attendrait pas d'être dans une situation critique pour le faire. Sa première priorité est que son amoureux réponde à ses désirs.
Lorsqu'une personne porte attention à la liste des ingrédients des produits alimentaires qu'elle achète, elle se rend compte que ce n'est pas tous les produits qui sont sains. Des entreprises mettent des ingrédients chimiques ou dangereux pour la santé dans leurs produits. Des gens derrière des entreprises le font, parce qu'ils ne se sentent pas bien. Les gens signent des contrats entre eux, parce que ce n'est pas tout le monde qui essaie de trouver un compromis équitable pour les deux parties en cas de mésentente. Tout le monde n'est pas honnête. Lorsqu'une personne fait les choses différemment des autres, certaines personnes jugent ce qu'elle fait. Elles vont même jusqu'à discréditer, « détruire » ce que cette personne fait. Elles le font, parce qu'elles ne se sentent pas bien.
Ce serait idéal de ne jamais avoir à vérifier la liste des ingrédients des produits alimentaires, parce que tous les aliments sont sains. Ce serait idéal de ne jamais devoir signer de contrat entre nous, parce que tout le monde est honnête. Lorsqu'une personne améliore sa vie, ce serait bien que les gens soient là pour l'aider, l'encourager peu importe ce qu'elle fait.
Ce sont des pensées idéalistes, voire impossible, je sais, mais ça se peut. Pour que ça se produise, il faut que les gens se sentent bien. L'être humain adulte ne devrait pas dire aux autres qu'il veut leur bonheur pour bien paraître. Il devrait le vouloir, parce que ça lui apporte quelque chose, parce qu'il a quelque chose à gagner à ce que les gens se sentent bien.
C'est la même chose dans nos relations et interactions. Les parents donnent de leur matériel à leurs enfants lorsqu'ils grandissent, même s'ils l'auraient gardé en temps normal. Ils les laissent inviter des amis hyperactifs chez eux la fin de semaine, même s'ils voudraient avoir la paix. Ils se lèvent tôt pour aller à une pratique sportive de leurs enfants la fin de semaine, même s'ils préfèreraient dormir. Ils leur laissent la dernière pointe de pizza, même s'ils la voudraient.
On peut penser qu'ils sont généreux. C'est vrai, ils font des choses remarquables. Ils posent des gestes qu'ils ne feraient pas pour les autres, mais ils le font parce que c'est leurs enfants, à eux. Ils adoptent des comportements généreux envers leurs enfants, mais pas pour ceux des autres. Ils le font, parce qu'ils ont quelque chose à gagner à le faire.
Devrait-on être authentique ou mentir aux autres? Étrange comme question, je sais, mais réellement, que devrait-on faire? Mentir continuellement aux autres est un peu comme vendre son âme dans un magasin à rabais. C'est ce que beaucoup de gens font. C'est un chemin facile pour se faire facilement accepter par les autres, pour leur dire ce qu'ils veulent entendre afin qu'ils nous « apprécient ».
Pourtant, dès qu'une personne fait comme la majorité des gens, elle doit se poser des questions. Ce n'est pas parce que tout le monde emprunte l'autoroute qu'une personne doit le faire. Il y a des paysages fantastiques dans les chemins peu fréquentés. Ce n'est pas parce que tout le monde suit un guide touristique lorsqu'ils vont en voyage qu'une personne doit le faire. Une personne en apprend davantage sur un pays en vivant comme les locaux.
Une personne obtient plus rapidement ce qu'elle veut des autres lorsqu'elle agit selon ce qu'ils veulent. Elle répond à leurs désirs. En revanche, l'être humain adulte se demande pourquoi il a autant de conflits intérieurs. Lorsqu'il agit selon ses convictions, lorsqu'il est lui-même, il n'a peut-être pas autant de bons résultats avec les autres, pas autant de succès dans son monde extérieur. Les choses risquent de moins bien se passer, particulièrement s'il ne répond pas aux désirs des gens, mais il n'a aucun conflit intérieur. Il a une paix que rien au monde ne peut acheter. Ses actions, ses paroles et ce qu'il ressent sont les mêmes.
Une personne doit être elle-même, honnête avec les autres, mais elle ne doit pas dire n'importe quoi, de n'importe quelle façon aux gens. Même si le monde intérieur d'une personne est plus important que son monde extérieur, ce serait extrémiste de dire qu'il y a seulement son monde intérieur qui compte. Chaque personne est affectée par son monde extérieur. Ce serait vivre dans le déni de ne pas le prendre en considération.
Toute vérité ne vaut pas la peine d'être dite. Elle ne lui apporte pas nécessairement quelque chose. Les gens ne sont pas prêts à tout entendre. Ce qui fâche le plus les gens ne sont pas les mensonges, mais les vérités à leur sujet qu'ils ne veulent pas entendre. Une personne doit dire la vérité aux autres, mais faire attention à ce qu'elle dit et comment elle le dit. Elle doit agir de cette façon, parce qu'elle a tout à gagner le faire.
Lorsque j'avais mon entreprise de lavage de vitres, les franchiseurs m'ont formé. C'était pour que j'apprenne à gérer mon entreprise moi-même. Durant ma formation, on m’a appris que le plus important n'était pas de démontrer l'excellence de mon produit ni d'expliquer tout ce que j'avais à offrir aux clients. Je pouvais avoir le meilleur produit au monde, mais si je ne prenais pas en considération les émotions des gens, je ne vendrais pas. En d’autres mots, je pouvais vendre des produits chers, mais pour le faire, je devais m’intéresser aux clients. Je devais devenir « ami » avec eux pour bien vendre.

Ça m'a perturbé. Naïvement, je croyais que les gens voyaient la qualité, le contenu d'un produit, qu'ils magasinaient les prix, comparaient le rapport qualité/prix entre les produits, qu'ils vérifiaient si un produit respectait l'environnement. Oui, mais pas autant que l'on croit. 90 % des décisions des gens sont émotionnelles.
Ce n'est pas pour rien que les vendeurs sont prudents dans leur approche. Ce n'est pas la qualité de leur produit qui est le plus important, mais comment il s'y prend. À l'extrême, un vendeur avec un produit de moins bonne qualité aura plus de « succès » s'il s'y prend de la bonne façon. Les gens ne sont pas prêts à entendre n'importe quoi. Ils veulent que le vendeur aille du tact. Ils veulent se faire dire les bonnes choses. S'ils sont charmés, ils sont plus tentés d'acheter. L'être humain n'est pas rationnel. Il est un être d'émotions.
C'est la même chose avec les thérapeutes et les écrivains. Les connaissances, la thérapie et le remède ne sont pas les plus importants pour un thérapeute, mais comment il s'y prend. À l'extrême, un thérapeute avec moins de connaissances, mais qui s'y prend de la bonne façon aura plus de succès. Il doit considérer les émotions des gens, autrement son message va moins bien passer ou ne passera pas. Même s'il a une bonne conviction du remède qu'il devrait utiliser sur un patient, s'il ne s'y prend pas de la bonne façon, le message ne passera pas. Même si deux patients devraient avoir un traitement semblable, ils ne sont pas tous prêts à entendre la même information. Chaque patient n'est pas rendu au même endroit dans sa vie.
Ce n'est pas ce qu'un écrivain écrit qui est le plus important, mais comment il s'y prend. Il crée une émotion profonde et agréable chez le lecteur. S'il veut que les gens s'intéressent à son livre, il doit garder leur attention. Il sait que ce n'est pas l'histoire en tant que telle qui est la plus importante. Il y a une multitude d'histoires intéressantes à raconter. Il donne la bonne information ainsi que la bonne quantité au bon moment. Il varie la vitesse à laquelle il raconte l'histoire. Parfois, il est lent, à d'autres moments, rapide. Il varie entre théorie et anecdotes, histoires et exemples pour bien transmettre son message. À certains moments, le contenu est plus profond, à d’autres plus léger, plus facile à comprendre.
Les entreprises qui vivent, survivent sur le long terme ont répondu à une question. En fait, elles ont répondu à la seule question importante : « Pourquoi? Pourquoi est-ce qu'un consommateur achèterait mon produit? Qu'est-ce que j'ai d'unique à offrir à ce consommateur? » Lorsqu'un client achète un produit, il ne le fait premièrement pas pour l'entreprise, mais pour lui. Il le fait parce qu'il a quelque chose à gagner à acheter ce produit.
Toutes les actions qu'une personne prend, c'est toujours pour elle. Elle les prend, parce qu'elle a quelque chose à gagner à le faire. Même les gestes généreux, altruistes, l'être humain les prend à cause de l'effet que ça a sur lui, parce qu'il a quelque chose à gagner.
C'est le cas d'un centre de méditation. Lorsque j'ai commencé à méditer, je suis allé dans un centre de méditation pendant dix jours. J'étais nourri et logé gratuitement. La nourriture était excellente, meilleure que dans bien des restaurants. Les lits étaient confortables. Le bâtiment était bien entretenu. On était deux par chambre. C'était assez intime. À part le fait que c'était un centre où on méditait, ça ressemblait à un très bel hôtel.
L'autre grosse différence est que ce centre ne charge rien. La seule façon de survie du centre est par les dons des anciens étudiants. C’est exemplaire, très altruiste comme geste, mais ceux qui ont commencé ce centre l'ont fait pour eux. Ça leur fait du bien d'aider, de faire ça pour les autres. Ils le font, parce qu'ils ont quelque chose à gagner.
L'être humain prend les actions pour lui, mais pas nécessairement pour les bonnes raisons, profondément. Beaucoup de ses décisions sont basées sur la peur. Certaines personnes en aident d'autres, dont des proches, en leur disant que ça leur fait plaisir, même si, intérieurement, ça ne leur tente pas. Elles se créent un système de dettes virtuelles avec leurs proches. À chaque service qu'elles leur rendent, elles croient qu'elles se feront « rembourser ». Elles calculent les services qu'elles rendent aux autres, pour que plus tard, à leur tour, ces personnes leur rendent un service. Elles les aident, même si ça ne leur tente pas à cause de ce système de dettes, mais aussi parce qu'elles ont peurs de la réaction de leurs proches si elles leur disent qu'elles ne les aideront pas.
Elles font un travail qu'elles n'aiment pas. Ça fait trop longtemps qu'elles font le même emploi. Elles sont trop vieilles. Elles ont étudié longtemps pour obtenir ce genre d'emploi. Elles gardent cet emploi, parce qu'elles ont peur de le quitter. Elles ont peur de ne pas se trouver un aussi « bon » emploi ou d'avoir à se chercher un nouvel emploi. Elles vont dire qu'elles n'ont pas le choix, alors que toutes les décisions qu'une personne prend sont des choix.
Il n'y a pas d'obligation, seulement des choix. Une personne a le choix de se lever le matin pour aller travailler. Elle a le choix de qui elle côtoie. Elle peut refuser les invitations des gens. Elle a le choix d'avoir des enfants. Elle a le choix de faire des sacrifices comme moins dépenser, laisser tomber un excellent salaire ou une bonne carrière pour faire ce qui lui tient à cœur.
Une personne ne peut pas demander aux autres de laver son linge sale à sa place. Elle est responsable de son sort, maître de sa vie, personne d'autre. Si quelque chose ne fonctionne pas dans sa vie, c'est elle qui doit prendre les actions nécessaires. Elle peut demander des conseils aux autres. Elle peut s'entourer des bonnes personnes. Elle peut recevoir de l'aide des autres, mais elle doit prendre sa vie en main. Pour le faire, elle doit prendre les actions pour elle-même. Pour chaque action qu'elle prend, elle doit se demander qu'est-ce qu'elle a à gagner, qu'est-ce que ça lui apporte?


Esprit sauvage

« Être aimé profondément par quelqu'un vous donne de la force tandis qu'aimer quelqu'un profondément vous donne du courage. »

Lao Tseu
Je m'étais fait un pari avec moi-même. Au début des années 2000, je me disais que c'était impossible qu'il y ait plus de « joueurs ». Il ne pouvait pas y avoir une expansion dans le commerce de détail. Les gens ne pouvaient plus continuer à consommer comme ils le faisaient. C'était impossible. Ce qui permettait aux gens de consommer autant était le surendettement. Les gens, les gouvernements des pays industrialisés ainsi que les entreprises étaient endettés à des niveaux alarmants. S'ils s'endettaient davantage, c'était la faillite. S'il continuait à consommer comme il le faisait, l'être humain aurait épuisé rapidement toutes les ressources naturelles qu'il avait. En peu de temps, il n'y aurait plus de forêt, d'eau potable et de minéraux. C'était irresponsable de continuer d'agir de cette façon.
Un peu plus de 15 ans plus tard, je constate que j'ai tort. Il n'y a jamais eu autant de méga centres commerciaux qu'en ce moment. Les gens consomment encore plus en ce moment. Ce n'était pas soutenable, responsable de consommer comme l'être humain le faisait au début des années 2000. Ce l'est encore moins aujourd'hui.
L'être humain dit que c'est correct d'agir de la sorte. Il stimule l'économie. Il crée de l'emploi en encourageant la consommation, mais les gens, les gouvernements des pays industrialisés et les entreprises n'ont jamais été autant endettés qu'en ce moment. L'endettement a ses limites. Si le monde entier consommait comme les États-Unis, il faudrait l'équivalent de quatre terres pour répondre aux besoins en ressources naturelles des gens. Ce chiffre ne s'améliore pas avec le temps. Il s'empire. Il n'est pas flatteur pour les États-Unis, mais il est semblable pour la majorité des pays industrialisés. Ils détruisent la planète en consommant comme ils le font. L'être humain ne peut pas continuer à détruire les ressources naturelles comme il le fait pour consommer de cette façon. Elles sont limitées.

Si ce n'est plus le cas au moment où vous lisez ce texte, il y a des banques centrales comme la Suisse et le Danemark qui ont déjà eu des taux directeurs négatifs. Les gens en finance croyaient que c'était impossible, avec raison, mais ça s'est quand même produit. C’est comme si une personne dépose de l’argent dans un compte bancaire et qu'elle doit payer la banque pour y déposer son argent. Vous avez bien lu. Il n'y a pas d'erreurs d'orthographe. Un taux directeur négatif, c’est comme si une personne dépose de l’argent dans un compte de banque et qu'elle doit payer la banque pour y déposer son argent. Les gouvernements disent qu’ils le font pour dévaluer leur monnaie, stimuler leur économie, mais c’est complètement irresponsable. Ça amplifie le problème de surendettement plutôt que de le régler.
Dans de nombreux pays, un taux d'intérêt « trop » bas mène à une surévaluation de son marché immobilier ainsi qu'un endettement plus élevé de la part des gens. Les gens ont un accès plus facile au crédit. Avec le même revenu, ils peuvent emprunter de plus gros montants. L'autre conséquence d'un taux d'intérêt bas est la stimulation de l'économie. L'accès à l'argent est plus facile. Les gens empruntent pour consommer davantage.
En revanche, lorsque le gouvernement remonte le taux d'intérêt, chose qu'il n'a pas le choix de faire éventuellement pour ralentir son économie, sa marge de manœuvre est limitée. Il ne peut pas l'augmenter trop rapidement. Autrement, ça peut mener à une crise. Lorsque le taux d'intérêt augmente, les versements d'hypothèque des gens augmentent. Chaque personne est déjà endettée à un niveau alarmant, plus que la normale puisque le taux d'intérêt est bas. Si le taux d'intérêt augmente trop, de nombreuses personnes ne sont plus capables de payer leur hypothèque, menant à une crise immobilière.
Un parent permet à son enfant de manger des bonbons sucrés à tous les jours. Ses parents ne lui ont pas donné cette chance lorsqu'il était jeune. Il n'avait pas de bonbons chez lui. Évidemment, il trichait. Lorsqu'il allait chez des amis, il en mangeait. Lorsqu'il avait un peu d'argent, il en achetait en secret. Il ne veut pas faire subir le même sort à son enfant. Il lui permet de manger des bonbons sucrés comme il le veut.
Un jour, il lit une étude scientifique à ce sujet. Il se rend compte que les bonbons sucrés qu'il donne à son enfant sont comme du poison à rats : complètement malsains. Il explique la situation à son enfant. C'est un peu compliqué, parce que son enfant n'a rien à faire des études scientifiques. Il aime les bonbons qu'il mange à tous les jours. Il n'a pas envie de recevoir d'explications. Il a juste envie de manger des bonbons. Le parent lui dit que dès demain, c'est terminé les bonbons. Il le fait pour son bien. Il ne comprend pas maintenant, mais il va le remercier lorsqu'il sera grand. Évidemment que l'enfant n'est pas content. Son parent lui a donné une gâterie à tous les jours depuis qu'il était jeune et il décide, du jour au lendemain, d'arrêter. Il n'y a aucune place à la négociation.
Les gouvernements font exactement la même chose. Ils donnent des bonbons sucrés aux gens. Ils les rendent addictifs à l'endettement et à la surconsommation. Lorsqu'ils vont être dans le trouble, les gouvernements vont demander aux banques de resserrer les critères pour obtenir des prêts. Ils vont couper les dépenses gouvernementales. Ils vont diminuer les services qu'ils offrent aux citoyens. Ils n'auront pas le choix de resserrer leurs finances. Autrement, ils feront faillite. Évidemment que les gens ne seront pas contents. Ils auront eu des bonbons sucrés addictifs toute leur vie, un accès facile à de l'argent, mais les gouvernements vont décider, du jour au lendemain, d'arrêter de donner ces bonbons addictifs.
Les taux d'intérêts sont à des bas historiques dans des pays comme au Canada. Le niveau d'endettement des gens est plus élevé qu'il l'était juste avant le krach bancaire de 2008 aux États-Unis. Ces points ne sont pas en faveur d'un marché immobilier à la hausse au Canada. Il est plus fragile qu'on pourrait le croire. Je parle du Canada, mais le même phénomène de marché immobilier surévalué se répète dans de nombreux pays industrialisés comme l'Australie.
Je sais. Pour les « experts » dans le domaine, vous allez me dire que la situation économique au Canada n'est pas la même qu'aux États-Unis avant le krach bancaire de 2008. Les autorités gouvernementales ne prévoient pas de crise financière ou immobilière majeure. C'est vrai, mais les indicateurs économiques ne sont pas en faveur d'un marché immobilier à la hausse.
Il faut faire attention à ce que les autorités gouvernementales disent. Elles peuvent être prudentes par rapport à leur économie, mais aucune ne va être alarmiste ou prédire un scénario de catastrophe. Aucune. Si elles le font, elles perdent leur emploi.
La dernière chose que les autorités gouvernementales veulent est de semer la peur sur les marchés boursiers. C'est le pire ennemi des marchés boursiers. Les hausses boursières ne sont dues qu'à la confiance des investisseurs. Si les investisseurs perdent cette confiance, c'est un krach qui s'en suit. Cette confiance est beaucoup plus difficile à construire qu'à détruire. Les rendements à la hausse sont beaucoup plus longs à obtenir qu'à la baisse. C'est humain. Il est lent à avoir confiance en quelque chose ; rapide comme Lucky Luke à perdre cette confiance. En quelques secondes, minutes, jours, la peur peut effacer des jours, des semaines, même des mois de rendements boursiers. On peut penser au
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