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prana. Méditer, exprimer de la gratitude, s'entourer des bonnes personnes, faire des activités qu'une personne aime, se promener en nature sont des exemples qui « augmentent » son prana. Aller dans un bar ou au casino, fumer la cigarette, être dans des endroits trop bruyants ou être exposé à la pollution « diminuent » l'énergie vitale d'une personne. Une autre action qui « enlève » du prana à une personne est l'écran.
Même si trop de télévision est malsain, l'être humain la regarde pour se détendre. L'être humain adulte mange trop salé, trop gras, trop sucré, même si ce n'est pas bon pour sa santé. Il mange des « explosions » de saveurs principalement pour se détendre. L’alcool n’a pas ou peu de bienfaits sur la santé. Il en prend beaucoup pour se détendre. Même si la cigarette est nocive, il la fume pour se détendre. Même si l'être humain adulte laisse ses problèmes à l'aéroport pour les reprendre à son retour de vacances toutes incluses, elles n'ont jamais été autant populaires qu'en ce moment.
On se demande comment les générations passées faisaient pour vivre sans la technologie actuelle. En un seul clic sur internet, on est capable de se faire livrer un coli chez lui en quelques jours. On peut obtenir une information instantanément sur le web. Les gens peuvent communiquer facilement entre eux par courriels ou par appels vidéo. Je ne sais pas si la technologie est une bénédiction. Une chose est certaine est que ça a accéléré la vitesse à laquelle on vit. On n’a jamais vécu aussi rapidement qu’en ce moment. On n'a jamais été autant stressé qu'en ce moment.
Les mauvaises habitudes sont comme les maladies. Ce n'est pas parce qu'une personne a une mauvaise habitude qu'elle est la source du problème. Il y a une raison derrière chaque mauvaise habitude. C'est inutile d'essayer de les éliminer. Elles vont revenir tôt ou tard sous une forme ou une autre. Évidemment : la source du problème est toujours là. Pour la plupart des gens, tout comme avec les maladies, la cause principale de leurs mauvaises habitudes est leur stress. Ils peuvent éliminer la majorité de leurs mauvaises habitudes en gérant mieux leur stress.
C'est ce qui m'est arrivé. Lorsque j'ai quitté le milieu corporatif, j'ai arrêté de prendre de l'alcool. Je n'ai pas essayé d'éliminer cette mauvaise habitude. Elle s'est réglée elle-même. J'avais moins de stress. Pour le sucre et la télévision, un phénomène semblable s'est produit. Éventuellement, j'avais naturellement moins envie de sucre. Je ne savais pas trop pourquoi. Sans m’en apercevoir, j'ai été une semaine, deux semaines, un mois sans regarder de film. J'ai arrêté de regarder des films sans essayer d’éliminer cette mauvaise habitude. J'avais adopté des habitudes saines comme faire du yoga le matin, prendre des respirations profondes au besoin, me promener régulièrement en forêt, côtoyer des personnes plus calmes, ce qui m'avait permis de mieux gérer mon stress. J'avais réglé la cause principale de mes mauvaises habitudes.
À un moment, je me suis fait proposer un projet « alternatif ». L'initiateur du projet avait besoin d'une personne pour gérer son entreprise. Lui et son partenaire étaient très occupés. Leur spécialité n'était pas la gestion ni le développement d'affaires, mais le type de produits et services qu'ils offraient. Il m'a expliqué que c'était un beau projet. Selon lui, le projet avait un bon potentiel. Peu d'entreprises œuvraient dans ce domaine, mais il y avait une demande croissante à la hausse de la part des consommateurs pour ce genre de produits et services. C'était un marché sous-développé maintenant, mais dans quelques années, ce serait différent.
Une personne proche me demanda si j'irais de l'avant avec ce projet. Je lui expliquai que ce projet me permettrait de faire davantage ce que je voudrais dans la vie. Il me permettrait de développer des connaissances que j'avais envie d'apprendre beaucoup plus rapidement que si j'allais à l'école ou si je les apprenais moi-même. C'était un beau projet, mais je n'irais pas de l'avant.
La personne me demanda pourquoi. J'étais incapable de l'expliquer. C'était ce que mon intuition me disait de faire. La personne proche me dit que je devrais laisser la chance aux gens ou à un projet avant de les juger. Je ne pouvais pas connaître des gens ou des projets avant de leur avoir laisser leur chance. Autrement, ce n'était que des superstitions. Selon elle, l'initiateur du projet semblait « normal », correct. Elle ne voyait pas ce qui ne fonctionnait pas.
Ce n'était pas des suppositions. Même si l'initiateur du projet projetait une belle image extérieure, il y avait quelque chose qui ne fonctionnait pas avec lui. Il dissimulait un malheur profond. La plupart des gens ne le constataient pas. Ils croyaient qu'il était heureux, bien dans sa peau, parce que cette personne projetait « très bien » cette image, mais ce n'était pas le cas. Je souhaitais le bien de cette personne, mais je ne pouvais pas m'associer avec une personne qui projetait une image opposée de qui elle était, d'une personne profondément malheureuse.
J'ai vécu des situations semblables à d'autres reprises. Couramment, je ressentais des choses chez les gens que la plupart des autres ne ressentaient pas. Je me demandais pourquoi les autres ne les ressentaient pas. C'était évident, pour moi, si une personne cachait un malheur profond ou si elle était heureuse. Je n'avais pas besoin de connaître la personne, seulement la ressentir pour le savoir. Je m'étais même demandé si j'étais fou à ressentir des choses chez les gens que la plupart des autres ne ressentaient pas. Ce n'était pas le cas. Tout le monde a des forces, des choses qu'ils font mieux que les autres.
Certaines personnes ont besoin de beaucoup d'aliments pour cuisiner, d'autres non. Avec un garde-manger « vide », elles font des chefs-d'œuvre. Elles sont capables d'utiliser adéquatement chaque aliment, chaque ressource qu'elles ont pour faire des mets succulents. Elles savent mélanger les bons ingrédients ensemble, à quelle température les cuire, combien de temps. Elles cuisinent bien. Tout comme un alchimiste transforme un métal ordinaire en or, ces personnes utilisent peu d'ingrédients et des ingrédients que la majorité des gens n'auraient pas utilisés pour faire des excellents mets. Elles sont des alchimistes de la cuisine.
Certaines personnes ont besoin de matériel et d'outils spécifiques pour bricoler ou faire de l'art. Si elles n'ont pas tout ce qu'elles ont besoin, elles ont de la difficulté. D'autres utilisent des matières recyclées, du matériel que la majorité des gens auraient jeté pour faire des chefs-d'œuvre. Elles n'ont pas besoin de beaucoup de ressources pour créer. Avec presque rien, elles font des belles œuvres. Elles sont des alchimistes de l'art.
Certaines personnes ont une facilité incroyable à écouter les autres. C'est toute une qualité. Certaines personnes ont une facilité incroyable avec les plantes. Pour d'autres, il est mieux de ne pas leur laisser de plante. C'est un plan pour qu'elles meurent. Certaines personnes sont naturellement convaincantes. Sans se pratiquer, elles persuadent les autres, alors que d'autres doivent se pratiquer devant le miroir longtemps pour que leur message passe au moins à 50 % de ce qu'elles ont en tête.
On a tous des choses que l'on fait mieux que les autres, mais pour chaque force que l'on a, il y a un complément rattaché à cette force : un défaut ou une « faiblesse ». C'est l'idée derrière le Yin et le Yang. Dans la philosophie chinoise, il veut que chaque aspect de la vie ait un opposé et que les deux ensemble forment un tout. On peut penser à l’homme et la femme, le feu et la glace, le blanc et le noir.
La personne aimable peut avoir tendance à se laisser manipuler facilement. Celle qui est solitaire peut devenir antisociable. L'autre qui est disciplinée peut devenir impatiente lorsqu'on la dérange. La personne trop sensible peut être trop affectée par les autres. À ce moment, elle devient une prisonnière de la société. Elle s'en fait trop avec ce que les autres pensent d'elles. À l'extrême, si une personne n'utilise pas une de ses forces de la bonne façon, elle peut devenir un poids, une « malédiction ».
C'est pour ça qu'une personne doit utiliser sa personnalité à son avantage. Ça a été le cas de Tiger Woods. Avec Jack Niclaus, il est considéré comme un des plus grands joueurs de golf de tous les temps. De 1998 à 2009, il a été classé comme joueur numéro 1 mondial, sauf en 2004 où c'était Vijay Singh. Il a remporté 14 tournois majeurs (deuxième joueur de tous les temps) et a 79 victoires sur le PGA Tour (deuxième joueur de tous les temps).
Une de ses plus grandes faiblesses était de sortir d'une trappe de sables. C'est un endroit où un joueur peut perdre beaucoup de coups. Même si Tiger Woods devait savoir comment bien en sortir, plutôt que de passer beaucoup de temps à corriger cette faiblesse, il y passait un minimum de temps. Ça aurait « gâcher » sa performance globale étant donné l'énergie que ça lui aurait prise. Il passait le plus de temps à perfectionner sa force : son swing.
Lorsque ma femme travaillait dans le milieu corporatif, durant une de ses évaluations annuelles, son patron lui a expliqué les faiblesses qu'elle devait corriger. Il ne lui a pas réellement dit qu'elle devait améliorer des points. Il trouvait qu'elle était une excellente employée, qu'elle était exemplaire, mais c'était la politique de l'entreprise de demander à chaque employé, annuellement, de corriger au moins une faiblesse.
Drôle d'affaires. Même lorsqu'il n'y a pas de « problème », l'être humain en cherche. Même s'il y en avait, même si une personne a des faiblesses, pourquoi se concentrer sur elles? Chaque personne a des faiblesses, mais aussi des forces, des choses qu'elle fait mieux que les autres, voire un don. Pour qu'une personne donne le meilleur d'elle, pour que ses traits de personnalité deviennent son plus grand allié, plutôt que son plus grand ennemi, elle doit se concentrer sur ses forces. Personne n'aime se faire reprocher ce qu'elle fait de moins bien. Personne ne veut se faire dire ce qu'elle doit corriger, sauf si elle en fait la demande. Les faiblesses d'une personne sont là pour une raison.
C'est la même chose avec les mauvaises habitudes. Même si pour beaucoup de personnes, la façon la plus efficace d'éliminer leurs mauvaises habitudes est d'adopter des habitudes saines pour les aider à mieux gérer leur stress, ce n'est pas toujours le cas. Chaque personne a des mauvaises habitudes, des côtés sombres, des aspects qui fonctionnent moins bien dans sa vie. Elle a aussi des habitudes saines, des aspects qui fonctionnent mieux. Même dans la plus grande noirceur, chaque personne a de la lumière dans sa vie. Une personne peut obtenir beaucoup plus d'elle-même, éliminer ses mauvaises habitudes, en se concentrant sur cette lumière : ses habitudes saines.

La responsabilité de notre sort

« Celui qui a un Pourquoi? qui lui tient lieu de but, de finalité, peut vivre avec presque n'importe quel Comment? »

― Friedrich Nietzsche
Selon le crudivorisme, une diète, l'être humain ne doit pas manger de viande. Biologiquement, il n'est pas conçu pour en manger. Contrairement aux carnivores qui sont conçus pour manger de la viande, il n’a pas de griffe. Il n’a pas une mâchoire faite pour mastiquer de la viande. Il n’a pas l’estomac conçu pour digérer de la viande.
Il n’est pas conçu pour prendre des produits laitiers. La plupart des aliments dans le régime occidental sont acidifiants. Pour compenser, lorsqu'un aliment acidifie le corps, le sang prend des minéraux dans les os, dont le calcium. C'est le cas du lait, selon ce régime. Il faut savoir que le pH du sang d'une personne doit demeurer dans une fourchette précise. S’il sort en dehors de ça, la personne meurt.
Le crudivore mange principalement des salades vert foncé, des fruits, quelques noix et quelques graines. Il est naturellement fait pour en manger. C'est ce qu'il mangeait, il y a quelques millions d'années. Il ne chauffe pas ses aliments au-dessus de 50-55 °C. Il les mange cru. Il ne veut pas perdre les nutriments et tuer les enzymes nécessaires à une bonne digestion contenus dans les aliments. Il se fait des jus verts. Il pulvérise des salades vert foncé avec des fruits. C'est un concentré de nutriments faciles à digérer. Il mange des germinations et des pousses. Elles sont des bébés plantes qui ont une teneur plus élevée en nutriments que la plante adulte. Elles sont plus faciles à digérer. En consommant les bonnes pousses et les bonnes germinations, une personne a son apport complet en protéines. Le crudivore prend des boissons qui améliorent sa digestion comme le kéfir d’eau et le kombucha.
Une des forces du crudivorisme est son pouvoir curatif. C'est une des meilleures diètes, si ce n'est pas elle, pour détoxifier le corps et l'esprit. La diète occidentale conventionnelle est trop riche et contient trop d'aliments transformés. Elle est trop « lourde » pour beaucoup de gens. Le crudivorisme est une diète principalement de fruits et de légumes, bien qu'il y ait des variantes. Ce sont des aliments plus faciles à digérer.
En revanche, de nombreux auteurs qui prônent le crudivorisme ne sont pas entièrement crudivores. Plusieurs d’entre eux mangent des aliments cuits et/ou de la viande à l’occasion. Le crudivorisme est une diète qui ne soutient pas beaucoup. Pour compenser pour la viande et les protéines, de nombreux crudivores mangent trop de noix. Même les noix trempées, plus faciles à digérer, sont difficiles à digérer. Une poignée de noix contient autant de calories qu'un steak de cent grammes.
Une diète qui est apparue après est le régime paléo. Il se base sur ce que l'homme mangeait à la Paléolithique. L'organisme de l'être humain serait adapté à cette alimentation. À la Paléolithique, soit environ il y a environ 2,6 millions d'années jusqu'à 10 000 ans avant Jésus-Christ, l'être humain était nomade. Les hommes étaient généralement chasseurs et les femmes cueillaient les plantes sauvages. L'être humain ne cultivait pas et ne transformait pas ses aliments. Il ne mangeait pas de produits issus de l'agriculture et de l'élevage comme des légumineuses, des céréales et des produits laitiers. Il mangeait des fruits, des légumes, des noix et de la viande cuite.
Une des lacunes de ce régime est qu'elle recommande de manger beaucoup de viande. Apparemment que la viande aurait rendu l'être humain plus intelligent. Que cette théorie soit vraie ou pas, l'être humain dans la société actuelle mange trop de viande. Une personne moyenne a suffisamment de viande avec une à deux portions de 100 grammes par semaine. Non seulement, l'être humain améliorerait sa santé en mangeant moins de viande, mais il ferait une meilleure utilisation de ses ressources. Pour le même apport nutritif, la viande demande plus d'énergie, de ressources à obtenir que pour des produits végétaux comme les légumineuses, les noix, les germinations et les pousses.
Le régime ayurvédique, originaire de l'Inde, est apparu après le régime paléo, soit il y a environ 4 000 ans. Notre corps serait adapté aux produits de l'agriculture et de l'élevage. Avoir de la difficulté à manger des produits de l'agriculture et de l'élevage serait à cause d'une mauvaise digestion ou un aliment inapproprié pour une personne en tant que telle.
À la différence du crudivorisme et du régime paléo, le régime ayurvédique ne recommande pas la même alimentation pour tout le monde. Une personne nerveuse devrait manger des aliments plus réconfortants comme de l'avoine et du blé. Elle devrait manger des aliments plus huileux et chauds. Une personne « bouillante » de l'intérieur, colérique devrait manger des aliments rafraichissants et crus comme certains fruits et de la salade vert foncé. Une personne qui manque d'énergie devrait manger plus léger, chaud et manger des aliments comme des épices.
Même si, théoriquement, l'Ayurvéda propose une diète adaptée pour chaque personne, elle ne l'est pas. Par exemple, elle recommande du ghee pour pratiquement tout le monde, même si de nombreuses diètes occidentales déconseillent les produits laitiers. Ils seraient difficiles à digérer. Le ghee est un des aliments les plus prisés dans l'Ayurvéda, si ce n'est pas le plus prisé. C'est du beurre clarifié. Il est obtenu en chauffant du beurre à une certaine température pendant un certain temps. Selon l'Ayurvéda, ce procédé fait en sorte que, contrairement au beurre, le ghee n'a plus ou peu de mauvaises protéines pour la santé. Il faut se rappeler que l'Ayurvéda vient de l'Inde. La vache est sacrée en Inde, ce qui fait que ses produits sont prisés.
Est-ce que l'être humain devrait manger de la viande, des céréales ou des produits laitiers? Devrait-il cuire ses aliments? Est-ce que chaque personne devrait avoir une diète personnalisée? Même pour les fruits qui sont un des aliments les plus adaptés pour l'être humain, les diètes ne s'entendent pas. Certaines diètes disent que l'on doit en manger. Apparemment que c'est l'aliment que l'on a le plus de facilité à digérer. Contrairement aux animaux carnivores, les bébés humains ne veulent pas de viande. Ils veulent des fruits.
En revanche, selon d'autres courants de pensée, il faut en manger peu ou les éviter. On dit qu'une pomme par jour éloigne une personne du médecin. C'est peut-être vrai, mais ça ne l'éloigne pas du dentiste. La plupart des fruits d’aujourd’hui n’existaient pas il y a 100 ans. Ils sont beaucoup plus sucrés que les fruits d’origine. Ils ont été modifiés pour être attrayants, « addictifs ».
Je n'essaie pas de vous mélanger avec l'alimentation. Le point est que c'est facile de se perdre entre les diètes. Ceci étant dit, il y a un point qui, règle générale, revient. L'être humain est fait pour manger beaucoup de salade vert foncé. Elle contient beaucoup de nutriments. Elle est facile à digérer, puisque l'être humain en mangeait lorsqu'il ressemblait plus à un singe qu'à un homme.
C'est ce que j'ai fait. Ce n'était pas la seule chose que je mangeais, mais je mangeais beaucoup de salade vert foncé, au minimum 500 grammes par jour. Ça m'a fait perdre du poids, chose que je pensais impossible chez moi. Je suis mince à la base et j'ai eu le même poids toute ma vie. J'avais plus froid. Je n'ai jamais eu aussi froid dans ma vie qu'à ce moment. Une personne a plus froid lorsqu'elle mange de la salade crue que lorsqu'elle mange un repas chaud et cuit comme un potage ou un ragoût, particulièrement pendant une saison froide comme l'hiver. J'étais plus agité. Ça m'a même causé de l'insomnie.
Je me demandais ce que je faisais d'incorrect. Je mangeais beaucoup de salade vert foncé, un des meilleurs aliments pour l'être humain, si ce n'est pas le meilleur, mais ma santé s'était empirée. J'avais vécu le même phénomène que de nombreux crudivores. J'étais débalancé en mangeant trop de salade vert foncé. Même si l'être humain est conçu pour manger de la salade vert foncé, c'est possible de trop en manger.
Il faut qu'une personne en mange beaucoup pour que ça arrive, mais une personne peut s'empoissonner en mangeant trop de salades vert foncé. Toutes les plantes, même les plus comestibles, contiennent de faibles doses de poisons. C'est un mécanisme de défense, de survie de la part de la plante. C'est pour éviter qu'elle soit entièrement mangée, exterminée par les insectes et les animaux.
Lorsqu'un animal ou un insecte aime un aliment, tout comme l'être humain, il a envie d'en manger plus. Pour se défendre, les plantes contiennent de petites doses de poisons qui varient d'une plante à une autre. Lorsqu'un animal, un insecte ou un humain mange trop de la même plante, son envie d'en manger diminue. Le poison de cette plante s'accumule en lui. Éventuellement, s'il n'en mange pas moins, ça lui cause des problèmes de santé.
Le prince Siddharta Gautama a vécu une situation « semblable ». Il venait d'une famille royale indienne. À sa naissance, on avait prédit qu'il deviendrait soit un grand roi ou un grand chef spirituel. Son père tenta de l'isoler de la religion et de la souffrance pour qu'il devienne roi. En vain. À l'âge de 29 ans, il avait un vide. Il ne pouvait pas croire que la vie était seulement l'opulence dans laquelle son père l'avait élevée.
Il décida de s'aventurer en dehors du palais de son père. Il vit un homme âgé, un homme malade, un cadavre et un homme saint. Il fut profondément bouleversé. Il ne savait pas qu'il pouvait y avoir, à la fois, autant de souffrance et de bonté dans le monde. Le jour suivant, il quitta le nid familial. Il mena une vie ascétique. Il médita la majeure partie de ses journées. Lorsqu'il avait des questions auxquelles il était incapable de répondre, il endurait la douleur. Il jeûnait jusqu'à être affamé. Il refusait même de boire de l'eau. Il essaya plusieurs méthodes intenses pour se débarrasser de ses souffrances, mais il n'atteignit jamais le niveau de satisfaction désirée.
Il le fit pendant 6 ans, jusqu'à ce qu'on lui offrit un bol de riz. Soudainement, il réalisa que l'austérité envers son corps n'était pas la façon de se libérer. Il décida de ne plus vivre dans l'opulence comme avant, mais ne mèna pas non plus une vie ascétique, trop pure. Il adopta une vie balancée. À partir du moment où il médita selon la voie du milieu, celui que l'on connaît sous le nom du Bouddha ou Gautama Bouddha, le « fondateur » du bouddhisme, vécut l'illumination.
Méditer relaxe l'esprit d'une personne. Ça lui permet de dormir moins d'heures. Son sommeil est plus récupérateur. Ça nettoie son corps et son esprit. Ça améliore sa concentration. Ça l'aide à être plus neutre par rapport à ce qui lui arrive, à avoir une humeur plus stable. La méditation est bonne pour la santé, mais essayer d'être entièrement pur dans notre société ne l'est pas.
Gautama Bouddha était d'une grande bonté. Après avoir vécu l'illumination, il ne savait pas s'il devait transmettre ses enseignements aux autres. Un esprit lui serait apparu en lui disant de le faire. Il a aidé les autres à se libérer de leurs souffrances jusqu'à sa mort, soit vers 80 ans. Cette bonté de Gautama agaçait un homme. Il ne croyait pas qu'un homme pouvait être aussi bon. Il décida d'injurier Gautama. Le Bouddha demeura calme. Une fois que l'auditeur eut terminé, le Bouddha lui dit : « Tout comme on reprend un cadeau à une personne qui n'en veut pas, vous pouvez garder vos injures, parce que je n'en veux pas. » Le point est que les autres peuvent nous faire du mal seulement si on leur en donne la permission.
La méditation n'est pas la chose qui est bonne à la base, mais qu'une personne peut abuser. Faire de l'exercice est sain à la base, mais si une personne a besoin de friandises ou de boissons gazeuses après son entraînement ou qu'elle développe de l'agressivité, parce qu'elle est trop intense, ça ne l'est plus. C'est malsain. Bien manger est sain à la base, mais ça ne l'est plus si une personne est obligée de se contrôler pour ne pas manger des aliments qu'elle n'a pas le droit ou se forcer pour manger des aliments qu'elle déteste. C'est malsain. Elle finit par tricher, manger des aliments interdits. Lorsqu'elle triche, son désir est amplifié, parce qu'elle s'est contrôlée. Faire un travail qu'une personne aime est sain, mais ça ne l'est plus si elle a besoin de prendre de l'alcool régulièrement, fumer ou rechercher d'autres sensations fortes, parce qu'elle travaille trop intensément.
Tout est une question de balance. N'importe quoi de sain à la base est malsain si c'est fait en excès. Même si un adage populaire dans la société occidentale est : « No pain, no gain » (en français, ça doit être quelque chose comme : « Il faut souffrir pour obtenir des résultats. »), une personne ne devrait pas souffrir à cause des habitudes qu'elles adoptent. Les actions d'une personne ne devraient pas créer des effets secondaires comme des douleurs ou des mauvaises habitudes. Le premier objectif des actions d'une personne est d'améliorer comment elle se sent.
Beaucoup de personnes veulent des résultats instantanés. Ils veulent un corps d'athlète immédiatement même s'ils commencent à peine leur programme d'entraînement. Ils veulent être en santé demain matin même s'ils ont mal mangé toute leur vie. Après, ils se demandent pourquoi leur programme d'entraînement sportif et leur diète ne fonctionnent pas. Pour la plupart d'entre eux, ils ne sont pas mauvais en soi. Ils sont trop intenses pour eux. Les gens ne respectent pas leurs limites. Ils ne sont pas autant intenses que les Spartiates, mais ils veulent des résultats instantanés.
Sparte était une ville dans le sud de la Grèce. Avec Athènes, ces deux villes étaient les plus puissantes de la Grèce entre 550 et 350 avant Jésus-Christ. Les deux villes se battaient continuellement entre elles pour déterminer laquelle aurait le leadeurship de la Grèce. Les rares fois où elles ne se battaient pas, où elles devenaient des « amies » étaient pour unir leur force. C'était pour repousser les invasions perses.
Athènes comptait environ dix fois plus d'habitants. Ce serait à cet endroit qu'a débuté la démocratie. Les Athéniens avaient un entraînement militaire pour être capables de se battre, mais ils accordaient aussi du temps à la culture, aux arts et à la philosophie. Des philosophes tels Socrate, Platon et Aristote sont nés à Athènes durant cette période.
C'était différent pour les Spartiates. Sparte était très rigide. Ils consacraient la majorité de leur temps à leur entraînement militaire. Ils voulaient des gens forts. Les bébés infirmes ou qui avaient des malformations à la naissance étaient jetés dans des ravins. Pour les garçons qui passaient le test, à partir de sept ans jusqu'à l'âge adulte, ils étaient placés hors de la tutelle parentale. Ils marchaient nus pieds. Ils dormaient sur une paillasse de roseaux. On ne leur donnait que la quantité nécessaire de nourriture. On voulait leur montrer ce que c'était que de vivre avec peu. Ils se battaient entre eux pour savoir lequel était le plus fort. Lorsqu'un de leurs tuteurs leur posait une question, s'ils ne répondaient pas assez rapidement, ils étaient punis. Ils pouvaient être flagellés. Pour les Spartiates, aller à la guerre était un jeu d'enfants contrairement à leur entraînement militaire.
Lorsqu'une personne apporte des changements dans sa vie, elle a ce moment d'hésitation avant de passer à l'action. Elle se dit : « Pas aujourd'hui, ça ne me tente pas. » La journée suivante, elle refait la même chose. D'une journée à une autre, elle se trouve des excuses pour ne pas passer à l'action. Elle remet constamment son action à une autre journée, pour finalement ne pas passer à l'action. Tout changement donne un choc physique et mental. Amener des changements demande de l'énergie, et ce avant même de passer à l'action. Plus le changement fait sortir une personne de sa zone de confort, plus le choc est grand.
Lorsqu'une personne adopte une nouvelle habitude, ce n'est pas de s'améliorer ou d'être excellente du jour au lendemain qui compte. Elle ne doit pas être trop intense. Une des raisons principales pour laquelle les gens abandonnent ou recommencent sans cesse leurs nouvelles habitudes est qu'elles sont trop désagréables, intenses pour eux. Son premier objectif est d'éliminer ce moment d'hésitation avant de passer à l'action. Elle veut passer à l'action, sans se poser de question. Elle veut que son habitude fasse partie d'elle.
Tant qu'elle a ce moment d'hésitation avant de passer à l'action, elle doit y aller petit. Elle doit minimiser le choc physique et mental. Elle doit choisir un rythme tellement petit qu'elle ne peut pas le refuser. Même si c'est deux minutes à la fois, c'est correct. C'est mieux d'être la personne qui garde ses habitudes saines plutôt que celle qui les abandonne constamment, parce qu'elle est trop intense.
D'une fois à une autre, elle va graduellement plus loin. Étape par étape, elle sort de sa zone de confort. Lorsque ce moment d'hésitation est complètement éliminé, c'est-à-dire qu'elle ne se pose plus de question avant de passer à l'action, elle se concentre sur la technique ou s'améliore dans son habitude. Pas avant. Si ce moment d'hésitation revient avant de passer à l'action, elle doit diminuer son intensité.
Si c'est d'atteindre un objectif en particulier qui est important pour une personne comme avoir des biceps plus gros que sa tête ou d'être riche rapidement, elle est mieux d'être intense dans ce qu'elle fait. Elle va l'atteindre plus rapidement. En revanche, si c'est d'améliorer comment elle se sent, elle va atteindre son objectif plus rapidement si elle passe à l'action graduellement. À chaque fois qu'elle est trop intense, qu'elle dépasse trop ses limites, son corps et son esprit subissent un choc. Elle se sent moins bien. Les conséquences sont des douleurs ou des mauvaises habitudes qui se développent.
Les rares fois où une personne devrait prendre des actions « désagréables », intenses dans sa vie sont dans des situations critiques ou d'urgence. Un bon exemple est comme Hippocrate faisait.
À la même époque où Sparte et Athènes se battaient continuellement, Hippocrate, un autre Grecque, se concentra sur l'opposé : la guérison. Il a été le premier thérapeute à avancer que la maladie arrivait naturellement et non à cause de dieux ou de superstitions. Il est considéré comme le père de la médecine moderne. Il était capable de diagnostiquer, guérir des maladies, mais il se concentrait plutôt sur la prévention de la maladie. Selon lui, la maladie était la conséquence de l'environnement, de l'alimentation d'une personne : ses habitudes de vie.
Pour les blessures, Hippocrate utilisait seulement de l'eau et du vin. La médecine hippocratique reposait sur le pouvoir curatif de la nature. Il croyait le corps capable de se guérir par lui-même la plupart du temps. Sa médecine était douce et passive. Hippocrate faisait des opérations et donnait des médicaments seulement en cas d'urgence.
Même si la maladie peut sembler de la malchance, elle ne l'est pas. Elle est une opportunité. Elle n'arrive pas soudainement ni par hasard. Elle est présente bien avant d'être une maladie, seulement chaque personne doit être attentif à ce qui lui arrive.
Si une personne a des maux de tête, si elle est fatiguée ou a des douleurs, elle doit corriger ce qui ne fonctionne pas dans sa vie. Elle ne doit pas se faire accroire que tout est normal, alors que ça ne l'est pas. Le corps est bien fait. Lorsqu'une personne a un malaise, il lui donne une chance. Il lui dit qu'elle doit rectifier quelque chose dans sa vie plutôt que d'arrêter instantanément de fonctionner. Plus le malaise est intense, plus elle doit modifier ce qui ne fonctionne pas dans sa vie. Si elle ne le fait pas, le malaise empire. Le corps n'est plus capable de le gérer. Éventuellement, la maladie apparaît. Dans le cas extrême, c'est la mort.
Lorsque j'ai changé de mode de vie, j'ai vécu une situation semblable. Par moment, j'avais envie de revenir en arrière. Je me disais que je n'aurais pas l'emploi de rêves en revenant en finance, mais au moins, ça me paierait bien. J'aurais une carrière plus certaine que d'essayer quelque chose de complètement nouveau. J'avais envie, par moment, de revenir à mon ancienne vie. Au moins, je n'aurais pas tout le stress, l'anxiété que j'avais.
J'ai demandé à la Vie, Dieu, Le ou La PDG de l'Univers (je ne sais pas si c'est un homme ou une femme) d'arrêter de m'aimer autant. Je ne sais pas si quelqu'un vous a dit ça, mais on m'avait dit que lorsque l'on avait des épreuves, des moments difficiles dans notre vie, c’était des opportunités que la Vie, Dieu nous donnait pour nous aider à grandir, parce qu'il nous aimait.
J'appréciais de compter autant pour cette « Entité », « Organisation » qui gouverne l'Univers. Je lui en étais très reconnaissant, mais si Il ou Elle m'aimait autant, Il ou Elle arrêterait de m'envoyer autant d'épreuves. Je ne suis pas égocentrique. Il ou Elle peut aimer, donner du temps, « s'acharner » sur d'autres personnes aussi. Ça m'allait. Rien à faire, la Vie, Dieu devait m'aimer beaucoup. J'en suis venu à me dire que la Vie, Dieu n'existait pas. Si une force ultime existait et qu'elle m'aimait, elle ne me mettrait pas autant de bâtons dans les roues.
Il n'y a rien qui arrive pour rien. La vie est une série d'opportunités qu'il faut saisir plutôt que de se battre contre. Autrement, ça ne fait que créer de la douleur.
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