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Une personne comprend ce concept, mais en superficie. Elle est une bonne employée au bureau. Elle ne cherche pas les problèmes. Elle s'entend bien avec tout le monde. Elle ne s'attribue pas le travail des autres pour des choses qu'elle n'a pas faites, même si elle travaille à cet endroit depuis longtemps. Lorsque son patron lui demande une tâche, elle s'obstine rarement. La plupart du temps, elle le fait sans rien dire. Si elle doit faire du temps supplémentaire, parce que l'entreprise en a besoin, elle le fait. Ce n'est pas la plus fonceuse, ce n'est pas elle qui propose le plus d'idées ni celle qui rapporte le plus de clients, mais elle fait bien son travail. Elle est très loyale. Elle ne partirait pas demain matin pour un emploi qui lui offrirait seulement un salaire plus élevé. Ça lui prendrait une meilleure raison que ça.
En revanche, un autre employé est différent. Il est un peu plus jeune. Ça ne fait pas aussi longtemps que la première personne qu'il travaille au même endroit, mais ça fait longtemps. Il est au même niveau hiérarchique que la première personne. Ce n'est pas dû à ses talents. C'est à cause qu'il parle beaucoup.
Sa priorité est sa carrière. En fait, ce n'est pas sa carrière, mais de faire beaucoup d'argent. Si on lui offrait un meilleur salaire ou des meilleures conditions ailleurs, même si ce n'était pas de beaucoup, il n'hésiterait pas à partir. Il a peu de reconnaissance et de loyauté pour l'entreprise pour qui il travaille.
Il décide que c'en est assez. Si l'entreprise ne lui donne pas un poste de directeur bientôt, il va partir. Il doit monter plus vite que ça en échelon. Il va démontrer à son patron et à l'entreprise pour qui il travaille qu'il est un dirigeant, un vrai de vrai. Il va leur démontrer que les gens vont l'écouter, le suivre.
Sa façon de s'y prendre est assez étrange. Il décide de se mettre sur le dos de personnes comme la première personne. Lorsque son patron n'est pas là, il lui donne des ordres. Même s'il n'est pas son patron, il lui dit quoi faire. Il n'a pas le droit. Il ne le fait pas gentiment d'ailleurs. Il est agressif. Il utilise des propos blessants « subtils », mais qui n'ont pas leur place.
La première fois, la première personne ne dit rien. Voyant que la deuxième personne répète régulièrement ce comportement, elle en parle à son patron. Celui-ci fait la sourde d'oreilles. Il n'en croit rien. Est-ce que son patron a une attirance pour les tyrans?
On ne sait pas pourquoi elle continue à le faire, mais la deuxième personne s'acharne sur la première personne. Elle le fait très subtilement, en l'absence de son patron. Elle lui donne des ordres de plus en plus souvent, de plus en plus agressivement. Elle est blessante. Des semaines, des mois passent. La première personne commence à en avoir assez. Qu'a-t-elle fait pour qu'une personne la traite ainsi? Elle n'a jamais été agressive ni méchante envers elle. Elle a toujours été agréable avec tout le monde. Elle a toujours bien fait son travail. Quel est son problème? Éventuellement, la première personne fait une dépression. Elle prend congé.
Elle porte plainte contre la deuxième personne. Elle n'en serait pas là à cause d'elle. Chose étrange, encore plus, l'entreprise et le patron défendent la deuxième personne. Peut-être veulent-ils des maniaques qui dirigent leur entreprise? Elle ne le sait pas. Elle ne comprend pas. Elle apprend même que, malgré la dépression que cette personne lui a causée, elle est montée en échelon. Quel non-sens! C'est certain qu'elle ne retourne pas travailler là. Elle doit investir en elle, penser à elle avant tout. C'est l'actif le plus important pour une personne. Lorsqu'elle se remet de sa dépression, un ancien collègue de travail lui apprend que la deuxième personne s'est mise sur le dos d'une autre personne. L'entreprise ne fait toujours rien!
Les psychologues nomment cette personne : le manipulateur. Il prend le crédit pour du travail qu'il n'a pas fait. Il parle tout le temps même s’il a rarement quelque chose d’intelligent à dire. S’il y a un remue-méninges où toute idée est sensée être bonne et qu’un introverti lui vole la vedette, il dénigre cet introverti. Il ne veut surtout pas se faire voler la vedette par un introverti. Il a besoin de l'attention des autres. Il doit être apprécié par les autres. Il semble avoir confiance en lui, car il s’exprime bien, mais il a une faible estime de lui. Il a des tendances narcissiques. Il ne se sent pas bien. Il a besoin de déverser son malaise sur les autres, plutôt que d'apprendre à se sentir bien. Il a toujours besoin d’être avec des gens. Il ne se sent pas bien seul. Il ne comprend pas que les gens introvertis ont besoin d’être seuls parfois. Ils se ressourcent en-dedans d’eux et non avec les gens.
Le manipulateur est un mage noir très puissant de la parole. Il ensorcèle les gens. Avec la parole seulement, il leur fait faire ce qu'il veut. Pourtant, il a peu de contenu. Il met toute son énergie sur son image extérieure plutôt que sur son contenu. Il sait que l'être humain adulte se laisse d'abord convaincre par les gens qui s'expriment bien plutôt que par la profondeur, le contenu d'une personne.
C'est exactement dans cette ordre d'idées que le discours I have a dream (J’ai fait un rêve) fut prononcé. Ce fut un discours prononcé par Martin Luther King au Lincoln Memorial à Washington D.C. en 1963 devant 250 000 personnes. Ce fut un point tournant pour les droits civiques des Noirs aux États-Unis. Il est considéré comme un des discours les plus importants du 20ième siècle. Durant ce discours, Martin Luther King a dit qu'il rêvait du jour où ses quatre enfants vivront dans une nation où les gens ne seront pas jugés selon la couleur de leur peau, mais sur leur contenu.
L'être humain adulte se fait une opinion des gens selon leur race, leur couleur, leur sexe, leur statut social, leur âge plutôt que selon leur contenu. Il se laisse convaincre par les gens qui s'expriment bien plutôt que d'être attentif à leur contenu. Il se fait une opinion d'une personne en observant si elle est sympathique plutôt que d'observer si elle de l’empathie, de la compassion pour les autres. Il croit qu'une personne est en santé si elle a un corps d'athlète plutôt que d'observer ce que cette personne dégage de l'intérieur. Il croit que les gens riches et célèbres sont plus heureux plutôt que d'observer comment ils se sentent de l'intérieur. Il préfère les films, les vidéos et la musique sensationnalistes à ceux qui sont profonds. Il trouve une personne belle si elle a un corps refait par la chirurgie esthétique ou si elle a des biceps plus gros que sa tête plutôt que d'observer ce qu'elle dégage de l'intérieur.
Si une personne est attentive, elle peut savoir comment une autre personne est. On peut déterminer réellement qui est une personne en observant ce qu'elle dégage de l'intérieur. Je sais. Peut-être allez-vous me dire : « Philippe (Philippe étant mon nom), c'est beaucoup plus facile à dire qu'à faire. C'est facile de faire des suppositions sur les autres. »
C'est vrai. Il faut être entièrement connecté avec soi-même pour voir ce qu'une personne dégage de l'intérieur. C'est rarement le cas de la majorité des gens. C'est possible de l'être pour une personne qui vit dans une grotte, à l'abri de la civilisation. Autrement, dans notre civilisation, que ce soit à cause de la télévision, du trafic, des gens qui parlent trop, une personne reçoit beaucoup de stimulation. Elle est surstimulée. Cette surstimulation lui génère beaucoup de pensées. Elle crée un brouillard en dedans d'elle. Elle la déconnecte d'elle-même.
Ceci étant dit, même si ce n'est pas toujours facile de déterminer ce qu'une personne dégage de l'intérieur, on peut en savoir long sur une personne qui sort beaucoup de sa zone de confort. Elle n'a plus ses points de repère. Elle est déstabilisée. Elle n'est plus capable de se contrôler pour projeter l'image qu'elle veut aux autres.
Certaines personnes sont « gentilles » dans la vie de tous les jours, mais en voyage, elles sont insupportables. Certaines personnes restent agréables lorsqu'elles passent des moments difficiles dans leur vie d'autres deviennent désagréables. Certaines personnes sont généreuses même si elles n'ont pas beaucoup d'argent, d'autres seulement lorsqu'elles ont beaucoup d'argent.
On peut aussi en savoir long sur une personne qui est en situation de « pouvoir ». Elle n'a plus besoin d'être gentille avec les autres pour obtenir ce qu'elle veut d'eux. Certaines personnes sont gentilles avec leurs patrons, mais différentes avec leurs subordonnés. Certains clients engueulent les employés d'une entreprise lorsque les choses ne se passent pas comme ils le veulent, mais dans la vie de tous les jours, ils sont des « bonnes » personnes. Certaines personnes sont gentilles avec leurs amis, leur famille, mais n'ont aucun respect pour la nature, les mendiants, les animaux et leurs servants. Certaines personnes deviennent insupportables lorsqu'elles deviennent riches ou célèbres.
La troisième façon d'en savoir long sur ce qu'une personne dégage de l'intérieur, comment elle se sent, est par ses mauvaises habitudes. Sur le plan extérieur, ça ne ment pas. Une personne a des mauvaises habitudes, parce qu’il y a quelque chose qui ne fonctionne pas dans sa vie. Lorsqu'une personne se sent bien, elle n'a pas besoin d'alcool, de malbouffe, d'émissions violentes pour décompresser. Elle se sent déjà bien.
Lorsque l'on pense aux mauvaises habitudes, les premières que les gens ont en tête sont de regarder la télévision, manger de la malbouffe ou de fumer la cigarette. Il y a des dirigeants et des chefs religieux qui ont envoyé leurs nations aller se battre contre d'autres nations. Ils leur faisaient accroire que leur salut en dépendait. Ils étaient fortement attachés à une idéologie.
C'était le cas d'Adolf Hitler. Il était attaché à plusieurs idées. Une de celles-ci est qu'il voulait exterminer les Juifs. Les nazis, dont Adolf Hitler était le fondateur et dirigeant, ont orchestré l'Holocauste. C'est un génocide durant lequel 5 à 6 millions de Juifs européens ont été éliminés. Il s'est produit durant la Seconde Guerre mondiale. Entre 65 et 80 millions de personnes ont été tuées durant cette guerre, soit 2 à 3% de la population mondiale à l'époque. C'est le conflit militaire le plus meurtrier de l'histoire de l'homme. Hitler était tellement un fin stratège que même certaines personnes proches comme Traudl Junge, une de ses secrétaires privées, ignorait toutes les atrocités qu'il a commises.
Il n'y a pas une mauvaise habitude qui est pire qu'une autre. C'est correct de boire du vin, manger de la restauration rapide ou de regarder la télévision. Dès qu'elles sont en modération, il n'y a pas de mal. C'est l'excès le problème. Ce qui détermine comment une mauvaise habitude est nocive est son intensité. Plus une personne est accro à quelque chose, plus il y a quelque chose qui ne fonctionne pas dans sa vie, mais comment fait-elle pour éliminer ses mauvaises habitudes?
C'est exactement ce que je m'étais demandé. Je n'étais pas des soirées entières devant la télévision, mais je regardais entre un à trois films par semaine, ce que je considérais trop. Je buvais régulièrement du vin. Je n'étais pas ivre, mais régulièrement, après le travail, je buvais une coupe de vin. Je mangeais beaucoup de sucre, trop de sucre. Je mangeais des friandises ou des collations trop sucrés régulièrement. Je voulais éliminer ces mauvaises habitudes. Je le savais qu'elles n'étaient pas saines, mais je ne savais pas comment faire.
Un jour, j'ai arrêté d'acheter du vin. Je me disais que si je n'en avais plus, je ne pourrais plus en boire. Je n'en aurais plus. Ça a fonctionné quelques jours. Je n'en ai pas bu pendant une courte période de temps, mais l'envie est revenue. J'ai essayé de me contrôler. L'envie a passé, mais jamais complètement. Éventuellement, on m'a offert du vin. J'étais incapable de refuser. Sans être alcoolique ou dépendant, j'en avais envie. Au final, bien que je voulais éliminer cette mauvaise habitude, elle est revenue. J'avais recommencé à boire du vin comme avant.
Ça a été la même chose avec mes autres mauvaises habitudes. J'ai essayé d'arrêter de regarder des films et de couper le sucre. Ça a fonctionné quelques jours. Lorsque j'étais chanceux, c'était quelques semaines. Parfois, j'avais l'impression que j'avais éliminé mes mauvaises habitudes, mais c'était toujours des illusions. Elles diminuaient en intensité par moment, mais elles finissaient toujours, tôt ou tard, par revenir sous une forme ou une autre. Lorsqu'une mauvaise habitude semblait éliminée, elle ne l'était pas réellement. Elle était remplacée par une autre mauvaise habitude aussi pire. Rien à faire. J'ai essayé d'éliminer mes mauvaises habitudes de toutes sortes de façons, mais ça ne fonctionnait jamais.
La médecine moderne se concentre principalement sur le diagnostic de la maladie. On peut penser à la panoplie de médicaments qui existent pour soulager les symptômes ou encore à la quantité de recherches scientifiques qui est faite pour guérir des maladies. Grâce à la médecine moderne, on est capable de traiter des maladies, de faire des opérations que l'on était incapable avant. Il est maintenant possible d'avoir un cœur artificiel. C'est un point important. Les maladies cardio-vasculaires sont les plus meurtrières dans le monde, avant les cancers.
L'Ayurvéda offre une approche différente. Il est possible de guérir des maladies grâce à cette médecine, mais elle met principalement l'accent sur la prévention. Elle est la médecine traditionnelle indienne. Elle est qualifiée comme une médecine alternative, mais c'est le plus ancien système médical complet de l’homme. Elle date d’environ 4 000 ans. Elle a été testée, selon sa méthode, sur des milliers d’années pour garder ce qui fonctionnait le mieux et pour s’adapter au contexte et à la nature changeants des gens.
L'objectif derrière l'Ayurvéda est d'aider chaque personne à prendre soin de sa santé elle-même. Pour y arriver, le thérapeute ayurvédique prend en considération le contexte et la nature de chaque patient, puis donne des recommandations à cette personne. Chaque personne est unique. Même si on a des comportements semblables d'une personne à une autre, on est tous différent les uns des autres dès notre naissance. Même si on est fait pour vivre le jour et dormir la nuit, que l'on vit sur la terre et non dans l’eau, chaque nouveau-né a un poids, une taille, une grandeur, des yeux différents des autres. Même si on peut vivre trois jours sans boire d’eau, que dans les pays industrialisés, l’espérance de vie d'une personne est d’environ quatre-vingt ans, certains nouveau-nés sont plus calmes, dorment mieux, d'autres mangent plus.
Il y a plusieurs différences d'une médecine à une autre. Elles n'utilisent pas les mêmes remèdes, ne voient pas leurs patients de la même façon. Certaines se concentrent sur la prévention, d'autres la guérison. Ceci étant dit, il y a un point qui, règle générale, revient. La cause numéro 1 des maladies est le stress. On peut prévenir, guérir la plupart de nos maladies en gérant mieux notre stress.
Avant de changer de mode de vie, je faisais environ deux heures de sport par jour. Ça me détendait. Je pouvais être deux, trois jours sans en faire, mais pas plus. Autrement, je dormais mal. Je suis naturellement nerveux. Naturellement, mon système fonctionne comme un marathon. Il est en accéléré et s'arrête difficilement. J'ai travaillé fort sur moi pour être calme, posé. À tous les jours dont je travaille, je fais du yoga le matin pour me détendre et je fais de la méditation à la fin de la journée. S’il y a une journée où je travaille plus longtemps devant l’ordinateur, c'est primordial que je me détende le soir-même pour bien dormir. Je parle de moi. Je suis plus nerveux que la majorité des gens, mais je ne suis pas plus stressé. Le stress prend plusieurs formes.
Selon l'Ayurvéda, une personne doit prendre des actions qui « augmente » son prana. Prana est un terme qui vient du sanskrit. Ça veut dire énergie vitale. Toute forme de vie a du
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