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Un guide pour réapprendre à se sentir bien

Philippe Ostiguymacintosh hd:users:philippeostiguy:desktop:entreprise:images:logo et graph:logos:logo_icon.png


Photos et illustrations par : Magalie Laniel (magalune.com)

Droits d'auteur : Tous les contenus (textes, illustrations, styles, photos, images et autres) reproduits dans cette formation sont la propriété exclusive de GuidEssence. Tous les contenus sont également protégés par le droit d'auteur ainsi que le droit de la propriété intellectuelle pour le monde entier. Toute reproduction totale ou partielle de cette formation, sans avoir la permission de GuidEssence, est strictement interdite.

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Remerciements

« Si la seule prière que vous dites jamais dans votre vie entière est merci, ce sera suffisant. »

― Maître Eckhart
Je remercie ma femme, Magalie Laniel, de m'avoir soutenu et aidé dans mon changement de mode de vie. Je ne sais où j'en serais aujourd'hui sans elle, mais je ne serais pas où j'en suis. Merci aussi d'avoir révisé, mis en pages et embelli ce livre.
Je remercie aussi ma belle-mère, Jocelyne Laniel, d'avoir révisé, corrigé les fautes d'orthographe de ce livre. Ce n'est pas une question de vie ou de mort, mais un livre bien écrit est plus agréable pour le lecteur.

Table des matières


Les codes de la société 6

Les mauvaises habitudes 14

La responsabilité de notre sort 24

Esprit sauvage 41

La seule chose qui compte 54

Les super-héros de la société 66

Le réel expert 73

Le succès le plus important 86


Les codes de la société

« Quand vous réalisez qu'il ne manque rien, le monde entier vous appartient. »

Lao Tseu
E.I. vient de terminer d'écrire son livre sur le développement personnel. Un de ses amis, Réviseur Rédacteur, lui propose de le réviser. Il lui explique qu'un réviseur peut détecter des fautes d'orthographe et des erreurs de contenu qu'il ne se serait pas aperçu lui-même. Il ne va rien modifier sans son consentement, seulement proposer des améliorations.
E.I. hésite. Il est incapable d'expliquer pourquoi. C'est ce qu'il ressent. C'est ce que son intuition lui dit de faire. Profondément, il sait que si quelqu'un révise son livre, cette personne va lui donner son opinion. Il n'en veut pas. Il ne veut pas être influencé par les autres. Ce n'est rien de personnel, mais son livre exprime son essence, sa vision des choses, pas celle d'un autre. Finalement, E.I. laisse son ami réviser son livre. Rationnellement, il trouve que c'est une bonne idée.
« Mais attendez si vous appelez dans les trente prochaines minutes nous ferons deux paiements faciles pour vous. Et en plus, vous obtiendrez gratuitement… » Ce n'est pas exactement ce que Réviseur Rédacteur trouve sur la page couverture du livre de son ami, mais ça y ressemble. Il est écrit : « Le meilleur livre sur le développement personnel au monde. » Si ce n'était que de lui, il l'enlèverait. Il sait que c'est courant dans notre société pour une personne d'essayer de montrer qu'elle est la meilleure au monde, beaucoup d'entreprises et d'auteurs le font, mais il trouve que c'est très arrogant. Même si c'était vrai, ça manque d'humilité.
Il ne comprend pas pourquoi son ami utilise cette approche. Ça ne lui ressemble pas. Il me semble qu'il est beaucoup plus terre à terre que ça. Il ne sait pas s'il devrait lui en parler. Même s'il trouve ces propos arrogants, son intention n'est pas de juger son ami. Il ne veut pas l'offusquer ou briser leur relation.
Réviseur Rédacteur comprend plus loin dans le livre pourquoi son ami utilise cette approche. Il explique que sur le court terme, l'être humain adulte projette une image en particulier sur les autres. Il veut bien paraître. La première chose que l'être humain adulte voit n'est pas l'aspect intérieur des choses, mais leur aspect extérieur. Les œuvres d'un auteur et les produits des entreprises n'y échappent pas. Une œuvre, un produit se vend mieux sur le court terme s'il a un bel aspect extérieur. Sur le long terme, c'est une autre histoire. Le plus important est le contenu, la profondeur des choses.
Pour illustrer ce concept, il utilise l'exemple de Wolfgang Amadeus Mozart. Réviseur Rédacteur ne voit pas trop où il veut en venir avec Mozart, mais il lit quand même le texte. Mozart a composé des musiques connues telles Une petite musique de nuit, la Symphonie n° 40 ainsi que Sonate pour piano n° 11, pour en nommer que quelques-unes. De nombreux compositeurs étaient plus connus que Mozart à son époque, mais oubliés aujourd'hui. Mozart est connu pour avoir composé deux choses : de la musique classique et des lettres à ses amis pour demander de l'argent. Il est considéré comme un des plus grands compositeurs de musique classique de tous les temps, mais il est mort pauvre. Il empruntait régulièrement de l'argent à ses amis. Il n'avait pas assez d'argent pour subvenir à ses besoins. Jusque-là tout va bien. Réviseur Rédacteur ne voit aucune faute.
Plus loin, il explique que Mozart est mort pauvre, parce qu'il n'était pas reconnu dans son temps. Il devait se battre pour gagner son argent. Malgré la profondeur de ses œuvres, le souverain qui le payait, Joseph II, ainsi que le peuple préféraient les compositeurs italiens à Mozart. La musique de Mozart était trop « avant-gardiste ». Elle était différente, plus compliquée pour les gens à saisir. C'est faux.
À un autre endroit, son ami utilise de nombreuses citations. Il trouve que c'est une bonne idée. Des citations bien choisies par des auteurs crédibles permettent de renforcir des propos, mais trois d'entre elles sont attribuées à des auteurs par erreur. Il attribue « Sois le changement que tu veux voir dans le monde » à Mahatma Gandhi et « Nous sommes ce que nous faisons à répétition. L’excellence n’est donc pas un acte, mais une habitude » à Aristote.
Réviseur Rédacteur termine le livre. Il donne son opinion à son ami. Il lui explique les erreurs. Ce dernier ne le laisse pas paraître, mais il n'est pas content. Il bouille de l'intérieur. Comment Réviseur Rédacteur peut avancer de telles choses? Il lui dit ces propos, parce qu'il est jaloux. Il veut lui nuire. Il n'a rien de mieux à faire que de l'embêter. C'est courant de la part des auteurs et des entreprises d'utiliser des termes comme « Le meilleur produit au monde ». Tout le monde le fait. Ça fonctionne bien. Pourquoi ne l'utiliserait-il pas? Il connaît assez bien l'histoire de Mozart pour savoir de quoi il parle. Il n'était pas populaire dans son temps. Point. Pour les citations, comment peut-il se tromper? Toutes les sources ou presque sur internet confirment que ces citations viennent des auteurs qu'il a donnés.
En fin de compte, il n'aurait pas dû demander à une autre personne de réviser son livre. Il aurait dû suivre son intuition, plutôt que d'écouter les conseils d'un autre. C'est toujours l'intuition d'une personne qui sait ce qui est le mieux pour elle, pas sa tête.
Il attend quelques jours pour que la poussière tombe. Il n'est plus fâché contre son ami. Après mûres réflexions, il constate que son ami avait raison quant à la description de son livre. Il n'a pas à utiliser « Le meilleur livre sur le développement personnel au monde ».
Des entreprises utilisent des expressions comme « Le Maître de l’alimentation bio », « L’Expert plombier » ou « Les Pros de l’assurance ». D'autres utilisent des expressions encore plus intenses comme « La meilleure pizza au monde », « Le meilleur miel au monde » ou « Le meilleur vin au monde ». Ça manque d'humilité. Les entreprises ont avantage à projeter une belle image. Plutôt que de porter attention à l'aspect intérieur, la première chose que les gens voient est l'aspect extérieur des choses. Sur le long terme, c'est une autre histoire. C'est la qualité, le contenu d'un produit qui est le plus important.
Par la suite, E.I. vérifie l'exactitude des faits. Malgré toutes les recherches qu'il a faites, peut-être s'est-il trompé… Son ami avait raison. Les historiens ne s'entendent pas quant à la relation qu’il y avait entre Antonio Salieri et Mozart. On sait que tout comme Mozart, le compositeur italien Antonio Salieri travaillait pour le souverain Joseph II. C'était ce dernier qui les payait. Selon certaines versions, Antonio Salieri était le rival principal de Mozart. Il était jaloux de ce dernier, à cause de son talent. On aurait même dit qu'Antonio Salieri aurait orchestrée la mort de Mozart (Mozart est mort jeune, à l'âge de 35 ans). Selon d'autres versions, Antonio Salieri n'était pas réellement un rival de Mozart. Il aurait reconnu le génie de Mozart, même assisté à ses funérailles. Il aurait enseigné la musique à un des fils de Mozart, Franz Xaver Wolfgang Mozart.
Une chose plus acceptée par les historiens est qu'au 19ième siècle, des propagandistes ont réclamé l'héritage de Mozart comme le leur. Ils ont dit que Mozart devait se battre pour gagner son argent. C’était pour créer du sensationnalisme à l'entour de la vie de ce dernier.
C'est vrai. Le souverain qui payait Mozart, Joseph II, appréciait davantage les compositeurs italiens, comme Antonio Salieri, mais malgré tout, Mozart a été reconnu comme un génie musical de son vivant. Joseph II le payait bien à l'époque. Il était un des compositeurs de musique classique les mieux payés dans son temps. Il est mort pauvre à cause d'une mauvaise gestion de ses actifs. Lui et sa femme dépensaient beaucoup. Ils vivaient au-dessus de leurs moyens.
Quant aux citations, E.I. constate que « Sois le changement que tu veux voir dans le monde », attribuée à Mahatma Gandhi est très belle, mais il n'y a aucune source fiable pour dire qu'elle vient de lui. Elle est attribuée par erreur à ce dernier. Aucun ouvrage ne confirme qu'Aristote ait cité mot pour mot « Nous sommes ce que nous faisons à répétition. L’excellence n’est donc pas un acte, mais une habitude. » Cette citation vient d'un auteur, Will Durant, qui a résumé la vie de philosophes, dont Aristote, dans son ouvrage The Story of Philosophy.
Après avoir fait le tour des corrections, E.I. est un peu embêté. Non seulement, son ami Réviseur Rédacteur avait raison sur tous les points, mais il ne lui a pas signalé ces erreurs par jalousie ou pour l'embêter. Il l'a fait pour l'aider. Il avait une bonne intention. Il ne sait pas trop quoi faire. Devrait-il s'excuser ou continuer, faire comme si rien ne s'était passé?
Il ne s'excuse pas. S'il s'excuse, il risque de perdre la face. Il va admettre qu'il a eu tort. Son ami pourrait le réprimander. Il ne veut pas de ça. Après tout, c'est courant dans notre société pour une personne de ne pas admettre ses torts aux autres lorsqu'elle fait des erreurs. Pourquoi ne ferait-il pas ce que la majorité des gens font?
Apparemment que l'univers est infini. Il y a une autre chose qui l'est : l'égo de l'être humain adulte. D'accord, c’est un peu intense. Peut-être que l’égo de l’être humain n'est pas infini, mais il est gros.
C'est difficile pour une personne de dire à une autre qu'elle pourrait améliorer des aspects de son travail. Elle va se sentir attaquée. Même si c'est dit avec une bonne intention, impossible pour une personne de dire à une autre que ses enfants pourraient améliorer certains aspects. Cette dernière va le prendre personnel. On peut penser aux enseignants qui disent aux parents que leurs enfants doivent travailler certains aspects. C'est difficile de parler d'alimentation ou de dire à une personne que son alimentation n'est pas impeccable. Même si une personne n'a aucune mauvaise intention en le disant, l'autre personne se sent attaquée. L'alimentation est comme la religion et la politique dans les années 50. C'est un sujet qu'il faut être prudent avant d'en parler. Il ne faut pas en parler à la table.
J'ai vécu une situation semblable lorsque j'ai changé mon alimentation. Avant, je faisais comme beaucoup de gens. Je suivais les recommandations gouvernementales. Je mangeais des fruits, des légumes, des céréales, un peu de viandes et un peu de produits laitiers. À un moment, je suis allé à une présentation sur l'alimentation. La formation a été révélatrice. J'aurais aimé avoir cette information avant. Elle m'a aidé à réaliser plein de choses.
Après la présentation, j'en ai parlé à des gens de mon entourage. Je leur ai expliqué les bienfaits de cette alimentation. Certaines personnes n'ont pas apprécié. J'avais une bonne intention en leur partageant cette information. J'étais content de leur partager cette information. J'espérais qu'ils ne fassent pas les mêmes erreurs que moi, mais ça s'est retourné contre moi. On m'a dit des choses comme : « Au moins ce que je mange, ce n'est pas de la bouffe de lapins. Ça goûte quelque chose ce que je mange. »
C’était un mécanisme de défense de la part de ces personnes. Même si ce n’était pas mon intention, ils se sentaient jugés. Ils sentaient que je leur disais que leur alimentation était nocive. Ils sentaient leur égo attaqué.
Il y a des situations semblables dans la vie de tous les jours. Au travail, avec une personne qu'elles considèrent inférieures, comme un subordonné, certaines personnes disent leur façon de penser. Elles peuvent être désagréables si nécessaire. Avec leur patron, c'est différent. Elles ne disent pas ce qu'elles pensent, surtout pas. Elles lui disent des choses qu'il a envie d'entendre. Elles vont même jusqu'à parler dans son dos et dire des choses différentes devant lui. Elles savent que si elles veulent obtenir ce qu’elles vont de leur patron, elles ne doivent pas attaquer son égo. Elles doivent « l’amadouer ».
Dans une relation de couple, on peut penser aux réponses « automatiques » que les gens se disent entre eux. Par exemple, une épouse demande à son mari « La » question piège. C'est la question que tout mari aimerait avoir un problème d'oreilles ou de voix cette journée. Elle lui demande si elle a pris du poids. Il sait qu'il est dans la merde. S'il dit la vérité, elle va l'engueuler. S'il dit qu'elle n'a pas pris de poids, elle va la traiter de menteur. Quelle situation désagréable! Il décide de mentir, parce que même si sa femme le traite de menteur, il sait que ça passera mieux. Sa femme préfère se faire dire indirectement qu'elle n'a pas besoin de faire attention à son poids, même s'il ne le croit pas.
En revanche, le mari demande à sa femme s'il peut s'acheter une nouvelle moto. Dans le passé, le couple a décidé qu'il était important de consulter l'autre pour un achat dispendieux. Tout comme les ressources naturelles sont limitées sur la terre, leurs ressources financières le sont aussi. Ils ne sont pas Warren Buffet ou Bill Gates. Sa femme sait qu'il n'en a pas besoin. Il en a déjà plusieurs. Il insiste sur le fait que la nouvelle est plus puissante et plus agréable à conduire. Ça va être difficile de le convaincre du contraire. Elle sait qu'il n'y a pas une grosse différence entre son mari et ses jeunes enfants qui chignent continuellement pour avoir de nouveaux jouets. La seule différence est la grosseur de leurs jouets. Même si elle est en désaccord, qu'elle trouve que c'est une mauvaise idée, elle dit qu'elle est d'accord. Elle sait que ça va mieux passer. C’est ce qu’il veut entendre.
Pourquoi l'être humain adulte agit de cette façon? Pourquoi n'est-il pas authentique, la même personne avec tout le monde? Ce n'est pas ce qu'une personne dit qui est le plus important, mais comment elle se sent lorsqu'elle le dit. Lorsqu'une personne demande l'opinion à une autre, si elle n'est pas prête à entendre la vérité, elle n'a qu'à ne pas la demander. Si une personne réagit mal suite à une réponse qu'elle ne veut pas entendre, c'est à elle de mieux gérer son égo. Tant que l'être humain adulte se sent bien et qu'il n'a aucune mauvaise intention en disant la « vérité », il n'y a aucun mal. Il répond du mieux qu'il peut à une question.
C'est vrai, mais l'être humain adulte ne veut pas que l'on attaque son égo. Il est trop gros. L'être humain préfère se faire amadouer. Il veut se faire dire des choses agréables, même si elles ne sont pas vraies. Il préfère entendre des mensonges agréables plutôt que des vérités désagréables.
C’est un comportement qui n’est pas inné. Les jeunes enfants sont le meilleur exemple. Lorsque je marche nus pieds en forêt, à cause des bienfaits sur la santé (il y a moins de problèmes de pieds dans les pays pauvres, comme en Afrique, où les gens marchent nus pieds que dans les pays industrialisés où tout le monde marche avec des souliers), je suis fasciné de voir les réactions opposées des adultes et des enfants.
La plupart des adultes me regardent du coin de l'œil. Lorsqu'ils réalisent que je suis nus pieds, ils regardent une autre fois. Ils m'épient les pieds pour être certains qu'ils ne se trompent pas. Lorsqu'ils se rendent compte que je marche nus pieds, ils changent leur regard de direction. Ils font semblant de rien, mais ça les perturbe. En revanche, les jeunes enfants n'épient pas mes pieds. Ils ne sont pas subtils. Ils ne comprennent pas pourquoi, la plupart du temps, je me promène nus pieds, mais contrairement aux adultes, ils ne font pas semblant de rien. Ils me demandent pourquoi je me promène nus pieds. On sait à quoi s'en tenir avec les jeunes enfants. Ils sont authentiques. Ils disent ce qu’ils pensent.
C'est différent pour l’être humain adulte. Si une personne demande son opinion à une autre sur elle et que cette dernière trouve que c'est une des personnes les plus désagréables qu'elle a rencontrées dans sa vie, elle ne lui dira pas. L’être humain adulte est prudent avant de dire à une personne qu'il n'aime pas un plat qu'elle a cuisiné. Il est prudent avant de dire qu'une personne ne mange pas bien ou ne travaille pas bien. Il dit ce que les gens veulent entendre et ne dit pas ce que les gens ne veulent pas entendre. Il considère qu'il y a des choses qui se disent, qui se font et d'autres qui ne se disent pas, ne se font pas. Ce sont des codes non-écrits, mais approuvés par la majorité des gens : « Les Codes de la société ».
C'est considéré normal pour un adulte de chicaner ses enfants et ses animaux. Apparemment qu'il le fait pour les éduquer. S'il exprime la même colère envers un ami, un collègue, il se fait regarder bizarrement. C'est considéré normal de mépriser les meurtriers, les voleurs, les criminels. Apparemment que c’est ce que ces gens-là ont mérité. S'il méprise son patron ou un ami exactement de la même façon, il perd son emploi ou son ami. Dans le trafic d'une grosse ville, les gens se klaxonnent entre eux. C’est normal d’être agressif, impatient dans le trafic.
La personne égoïste, colérique, paresseuse ou peureuse fait accroire aux autres qu'elle n'est pas comme ça. Ces comportements ne sont pas acceptés dans les Codes de la société. Elle se fait rejeter si elle montre ces comportements. Elle essaie plutôt de faire accroire aux autres qu'elle est généreuse, courageuse ou patiente. Ce sont des comportements qui passent bien. Elle dit qu'elle aime son patron, son travail, sa famille et qu'elle est heureuse, mais lorsque ce n’est pas vrai. Ça paraît mieux.
L'être humain adulte ment continuellement aux autres, mais il fait la même chose avec lui-même. On peut penser à la personne qui reçoit des conseils d'une autre personne par rapport à son alimentation. Elle trouve que ses recommandations sont une idée de génie. Elle a un déclic. Elle doit changer son alimentation. Dès demain, elle va passer à l'action. Le lendemain, elle ne passe pas à l'action. Elle est trop occupée. La journée suivante, elle ne peut pas. Elle a un empêchement de dernière minute. D'une journée à une autre, pour toutes sortes de raisons, apparemment aussi valides les unes que les autres, elle ne passe pas à l'action. Finalement, elle se dit : « Pourquoi je changerais mon alimentation? En fin de compte, je ne mange pas si mal que ça. Il y a des gens qui mangent vraiment moins bien que moi. »
Elle réalise qu'elle n'aime pas son travail. Elle veut faire quelque chose qui lui tient à cœur. Elle se dit que même si elle ne met pas beaucoup de temps à la fois, elle va commencer un projet qui lui tient à cœur dès demain. La première journée, elle se dit que ce n'est pas le bon moment. Tout comme avec son alimentation, pour toutes sortes de raisons, finalement, elle ne passe pas à l'action. Ce n'est jamais le bon moment. Elle se dit : « Dans le fond, c'est un bon travail. Je suis bien payé. J'ai un bon patron. J'ai des bons collègues. J'aime ce que je fais. De toute façon, je n'ai pas le temps de commencer un nouveau projet. »
Étonnement, certaines personnes n'ont pas le temps de voir des gens proches qu'ils apprécient, mais s'ils tombent malades, elles ont le temps d'aller les voir à l'hôpital. S'ils meurent, elles ont le temps d'assister à leurs funérailles. Elles n'ont pas le temps d'adopter des habitudes saines, mais elles ont le temps de procrastiner sur internet. Elles n'ont pas le temps de commencer un projet qui leur tient à cœur, mais elles ont le temps de regarder des émissions de télévision qui ne leur apportent pas grand-chose. L'être humain a le temps pour ce qu'il a envie d'avoir le temps. Le temps est une de ses créations pour justifier ses inactions.
Pour des raisons « mystérieuses », elle voit plus d'annonces commerciales sur l'alimentation que d'habitude. Elle a l'impression que tout le monde lui parle de l'importance de l'alimentation, même si ce n'est pas elle qui aborde le sujet. Elle dort moins bien à cause de l'effet de son alimentation sur elle. Elle est incapable de se convaincre qu'elle n'a pas besoin d'améliorer son alimentation. En ce qui concerne son travail, elle a de plus en plus de difficulté à se lever le matin pour aller travailler. Étrangement, elle s'entend de moins en moins bien avec son patron et ses collègues. Elle n'est plus motivée par ce qu'elle fait. Elle a tout le temps hâte à la fin de semaine et à ses vacances. Elle lit de plus en plus de livres sur le développement personnel.
Dans des courants de pensées comme le bouddhisme, il n'y a pas de direction à suivre. Il n’y a pas de but ni d’objectif à atteindre dans la vie. Une personne suit les signes. Elle vit le plus naturellement possible. Elle saisit les opportunités que la vie lui donne.
C'est ce que cette personne devrait faire, mais elle ne le fait pas. Peu importe l'idée qu'elle ne fait pas, elle ne cesse de lui revenir à son esprit. Elle est incapable de s'en débarrasser. Elle a des signes, des événements, des situations qui lui disent constamment que c'est exactement cette action qu'elle doit prendre, mais elle ne la prend pas. Elle se fait accroire qu'elle est mieux dans l'inaction alors que dans son for intérieur, elle sait que ce n'est pas le cas. Comme beaucoup de gens, elle refuse de prendre une action qu'elle remet constamment à plus tard, alors que c'est la meilleure action qu'elle doit prendre. Elle le fait par peur.
L'être humain adulte ment continuellement aux autres et à lui-même pour justifier ses inactions, mais aussi pour se convaincre d'une image qu'il n'est pas. Intérieurement, il sait que s'il n'est pas comme ce que les autres s'attendent de lui, il se fait automatiquement rejeter. Il n'en veut pas. Il ne veut pas être seul.
Il joue un jeu de rôles avec tout le monde. Il projette une image différente à chaque personne pour se faire accepter d'elle. Pour parvenir à convaincre les autres de cette image, il se convainc d'abord lui-même. Inconsciemment, il se ment à lui-même sur qui il est réellement. Par la suite, il répète ce schéma avec les autres. L'être humain adulte se ment continuellement à lui-même et aux autres pour obtenir ce qu'il veut d'eux, alors que le plus grand courage d'une personne est d'être elle-même dans une société qui lui dicte constamment d'être quelqu'un d'autre. Il n’a rien à gagner à mentir comme il le fait.
Lorsque j'ai changé de mode de vie, on m'a dit : « Depuis que tu as changé de mode de vie, tu es beaucoup plus calme ». J’ai fait un bon bout de chemin dans ma vie. Il y a beaucoup moins de situations qui me dérangent qu’avant, mais je ne suis pas inébranlable. Même si je n’ai pas d’allergie comme aux aliments, venins ou pollen, il y a des choses que je tolère moins bien.
Je suis plus calme qu'avant, mais je ne tolère pas longtemps les gens qui blâment ou jugent toujours les autres. Je ne tolère pas longtemps les gens qui rouspètent constamment contre ce qui ne fonctionne pas dans leur vie, mais ne passent pas à l'action. Je comprends très bien une personne qui vit des situations difficiles et qui ne sait pas quoi faire. Je le sais. Je suis passé par là. Ce qu'une personne a le plus besoin lorsqu'elle traverse des moments difficiles est l'écoute. Ça me fait plaisir de le faire avec les autres, d'écouter une personne qui vit, à un moment dans sa vie des moments difficiles, mais éventuellement, elle doit passer à l'action.
C'est le cas de la personne qui adopte des habitudes saines. C'est normal qu'elle prenne un minimum de temps de réflexion pour déterminer quelle habitude saine elle doit adopter ou quelle action elle doit prendre. Si elle n'a aucune idée, c'est normal de prendre le temps d'y réfléchir. Si elle commence une nouvelle alimentation, elle veut choisir une alimentation appropriée pour elle. Si elle commence un exercice, elle veut savoir quel exercice est le mieux pour elle. Si elle commence un projet, elle veut savoir minimalement où elle s'en va avec ce projet. Elle veut que l'habitude, les actions qu'elle prend fassent une différence dans sa vie. Elle va y consacrer du temps.
Ceci étant dit, si quelque chose ne fonctionne pas dans la vie d’une personne ou si elle a un aperçu de ce qu'elle doit faire, elle doit y aller. Elle ne doit pas essayer de tout planifier. Elle n'a pas besoin de tout savoir dès le début. Elle ne doit pas essayer que tout soit parfait avant de passer à l'action. Si elle adopte une habitude saine, ça se peut qu'elle change la fréquence, l'intensité, la durée de l'habitude. Ça se peut qu'elle change d'habitude en tant que telle. Il y a de fortes chances que les choses ne se passent pas comme elle le veut. Il y a beaucoup de variables qu'une personne ne sait pas tant qu'elle ne passe pas à l'action. Le futur est incertain. C'est en passant à l'action que les choses s'éclaircissent. Plus une personne passe à l'action, plus elle sait exactement ce qu'elle doit faire et ne pas faire.
Une personne peut avoir une excellente idée, intention pour améliorer sa vie ou le monde, mais ça reste une idée, une intention tant et aussi longtemps qu'elle ne passe pas à l'action. Le plus grand des voyages commence avec un premier pas. Il n'y a rien qui arrive par magie. Pour qu'une action devienne concrète, une personne doit passer à l'action.
Les gens avec qui j'ai le plus faible seuil de tolérance sont ceux qui sont méchants et agressifs. La personne agressive, méchante le fait, parce qu'elle ne se sent pas bien. Plus une personne est méchante ou agressive, moins elle se sent bien. Elle croit que le problème est les autres, mais c'est elle. J'ai de la compassion pour ces gens, je leur souhaite qu'ils se sentent bien. Ça me fait plaisir de les aider s'ils sont prêts à s'aider, mais je ne reste pas longtemps en présence d’eux. Ce ne sont pas des gens proches.
C'est la réalité. Évidemment que je pourrais faire semblant aux autres que je ne suis pas affecté par ce genre de personnes. Ça paraîtrait mieux, particulièrement pour une personne qui écrit un livre sur le développement personnel, mais ce serait de l'hypocrisie. Je n'ai rien à gagner à agir de la sorte.
L’être humain est la première personne qu’il punit lorsqu’il ment aux autres pour bien paraître. Peu importe qui une personne a envie de devenir, elle doit voir qui elle est. Elle doit être objective envers elle-même. Comment le peut-elle autrement? Une personne prend les meilleures actions pour elle seulement si elle voit la réalité telle qu'elle est. Ses actions dépendent de son interprétation de la réalité.
La personne qui croit devoir perdre du poids, parce qu'elle a un poids malsain pour sa santé, ne prendra pas les mêmes actions que si elle croit avoir un poids impeccable. Si elle croit que son poids est dangereux pour sa santé, elle va perdre du poids. Si elle croit qu'elle a un poids parfait, elle ne fera rien. La personne qui croit ne pas avoir besoin de beaucoup de matériel pour être heureuse ne prendra pas les mêmes actions qu'une personne qui croit en avoir besoin de beaucoup.

Les mauvaises habitudes

« La tension est qui vous pensez que vous devriez être. La relaxation est qui vous êtes. »

― Proverbe chinois
J'ai eu une entreprise de lavage de vitres pendant cinq ans lorsque j'étais étudiant. Ce n'était pas évident au début. À ce moment, ça aurait été plus facile d'avoir un travail d'étudiants comme tout le monde. Je partais de zéro. Je n'avais jamais eu d'entreprise avant. Je n'avais aucune expérience à gérer des gens. Je n'avais aucun client.
Au début, je ne comptais pas mes heures de travail. C'était trop décourageant. Même s'il a fallu que je travaille fort pour obtenir ce que j'ai eu, avec le temps, j'ai appris à négocier plus facilement avec les clients, les employés et les fournisseurs. Je ne me lassais plus marcher sur les pieds. J'ai appris à avoir une meilleure perspective globale de mon entreprise. Maintenant, j'ai un meilleur sens des affaires grâce à cette expérience. J'ai des aptitudes qui me servent encore aujourd'hui.
Un peu plus tard, j'ai fait des études de deuxième cycle en finance. Les étudiants avaient deux choix : un profil orienté « cours » ou un profil orienté « rédaction de mémoire ». La première option est une maîtrise avec principalement des cours et un essai en entreprise. L'étudiant suit des cours, va en stage quelques mois pour analyser le « problème » d'une entreprise, puis écrit une série de solutions : un essai. Le deuxième choix est une maîtrise avec quelques cours et la rédaction d'un mémoire. Le mémoire académique ressemble à une thèse de doctorat, mais moins long, moins compliqué et moins élaboré.
La majorité des étudiants choisissaient le premier choix. Il est moins long, donc il leur permet d'avoir un travail, souvent bien rémunéré, plus rapidement. Il demande moins de discipline. L'étudiant est plus encadré qu'avec la deuxième option. J'ai choisi la deuxième option. Elle permet à l'étudiant d'approfondir davantage ses connaissances sur un sujet de son choix.
Pour traiter du sujet que je voulais, j'ai dû apprendre à programmer. J'ai appris le C++. Ce n’est pas le langage de programmation le plus simple, surtout pour une personne qui ne sait pas comment programmer. Ça m'a pris du temps avant d'apprendre ce langage de programmation. Grâce à ce mémoire, j'ai développé des connaissances sur un sujet qui m'intéressait, même si ces connaissances étaient de base lorsque j'ai commencé mon mémoire. J'ai travaillé fort et longtemps durant mon mémoire de maîtrise, mais plus tard, ça m'a permis de me démarquer des autres. J'ai développé des aptitudes précises. Après avoir terminé mon mémoire, même si c'était loin d'être certain, j'ai décroché exactement l'emploi que je voulais principalement grâce à mon mémoire de maîtrise.
Après avoir travaillé quelques années en finance, j'ai changé de mode de vie. J'ai été, au moins, quatre ans et demi à amener des changements dans ma vie, à faire des erreurs, des expérimentations. Je voulais avoir une santé impeccable. Il était hors de question que je vive autrement. Ça m'a donné peu ou pas de revenu pendant ce temps-là. Plusieurs personnes m'ont demandé pourquoi je faisais ça plutôt qu'un travail de 8 à 5 h comme tout le monde. Pourquoi je ne continuais pas à travailler en finance? C'était un milieu lucratif. Je n'aurais pas à me poser de questions par rapport à l'argent le reste de mes jours.
Mes expérimentations et mes erreurs m'ont aidé à écrire ce livre. Elle m'aide à offrir des services personnalisés aux gens qui veulent améliorer leur vie. Beaucoup plus important, ça m'a aidé à avoir une santé impeccable. Malgré toutes les années d'université que j'ai faites et autres formations que j'ai suivies, je n'en ai jamais autant appris dans ma vie que dans ses quatre ans et demi à amener des changements dans ma vie. Si ce n'est pas le meilleur, c'est un des meilleurs retours sur investissement que j'ai fait dans ma vie.
Pour plusieurs raisons, lorsque j’ai changé de mode de vie, j’ai vendu tous mes investissements pour avoir de l’argent liquide. Vous allez sûrement trouver ça bizarre d’une personne qui a fait des études de deuxième cycle en finance. Disons que ce n'est pas le meilleur choix pour la planification de la retraite. Je l'ai fait, parce que les actifs financiers accumulés en planification de la retraite ne sont pas l'investissement le plus important. L'actif le plus important, le premier dans lequel une personne doit investir est en elle. C'est le meilleur retour sur investissement qu'elle peut obtenir.
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