Programme «Observatoire genre et gouvernance démocratique» Termes de référence Appel à consultation pour l’évaluation finale externe du programme «Observatoire genre et gouvernance démocratique»








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Programme « Observatoire genre et gouvernance démocratique »
Termes de référence

Appel à consultation pour l’évaluation finale externe du programme « Observatoire genre et gouvernance démocratique »
Réf : MAR/UNW/2015/020


Table des matières


15.Code de conduite 14



  1. Titre de l’évaluation

Evaluation finale externe du programme « Observatoire genre et gouvernance démocratique » (Women’s Elections Watch, WEW). Durée maximale de la consultation : trois mois et demi (du 03 août au 15 novembre 2015).

  1. Contexte, objectif et utilisation de l’évaluation

Le programme « Observatoire genre et gouvernance démocratique » (WEW) est mis en œuvre par des associations de la société civile marocaine actives dans la promotion de la gouvernance démocratique et des droits humains des femmes au Maroc. Il contribue à promouvoir et renforcer la gouvernance démocratique sensible au genre et aux droits humains des femmes à travers la veille sur la redevabilité des élu-e-s et décideurs en matière d’égalité de genre.

Ce programme s’inscrit dans le cadre de l’effet 1 « Accroître le leadership et la participation politique des femmes » du Plan stratégique ONU Femmes 2008-2013, et de l’effet 1 « Les femmes participent à la prise des décision à tous les niveaux» (résultat 1.3 « Les avocats de l’égalité de genre influent les constituions, les lois et les politiques afin d’accroître le leadership et la participation politique des femmes) » du Plan stratégique ONU Femmes 2014-2016. Il est également aligné avec l’axe stratégique 4 « consolidation de la gouvernance démocratique sensible au genre » du Plan cadre pour l’assistance au développement pour le Maroc (UNDAF 2012-2016).

Le programme, qui a été lancé en janvier 2012, dans le cadre d’un partenariat entre le Ministère des Affaires étrangères du Royaume des Pays-Bas et ONU Femmes, est mis en œuvre depuis le 28 juin 2012 et devrait prendre fin le 31 décembre 2015.

ONU Femmes souhaite mener une évaluation finale du programme WEW qui permette d’une part de tirer les meilleures leçons des réalisations et des succès et d’autre part de fournir des informations sur les directions futures. A ce titre, ONU Femmes lance un appel à propositions pour une évaluation sommative orientée vers l’utilisation, visant trois objectifs : (i) rendre compte aux parties prenantes, (ii) tirer des leçons apprises et (iii) fournir des informations sur les directions futures.

  1. Contexte de l’intervention

Le Maroc a enregistré, au cours de la dernière décennie, des avancées significatives en matière de promotion et de protection des droits humains des femmes. Ces avancées ont été fortement influencées par la société civile marocaine, qui constitue une force de proposition et d’influence indéniable. Leur mobilisation et leur plaidoyer ont contribué à ce que la constitution de 2011 consacre l’égalité des sexes et attribue aux organisations de la société civile le rôle de participer à l’élaboration et au suivi et évaluation des politiques publiques.

C’est dans ce contexte que le programme « Observatoire genre et gouvernance démocratique » a été conçu afin de contribuer à promouvoir et renforcer la gouvernance démocratique sensible au genre et aux droits humains des femmes au Maroc.

Au niveau international, le programme s’inscrit dans le cadre référentiel de :

  • La CEDAW, plus précisément son article 7 appelant les états à "éliminer la discrimination contre femmes dans la vie politique et publique " ;

  • La Déclaration de Beijing et la Plateforme d’action adoptée lors de la quatrième Conférence mondiale sur les Femmes en 1995, avec les engagements des états membres dans la mise en œuvre des recommandations. En particulier, la plateforme affirme clairement que « sans la participation active de femmes et l’intégration des perspectives de femmes à tous les niveaux de décision, les objectifs d'égalité, de développement, et de paix ne peuvent pas être réalisés ». La Plateforme d’action a défini le seuil de 30 pour cent pour les femmes dans les parlements nationaux ;

  • La Convention des droits politiques des Femmes (1952), plus précisément les articles 1, 2 et 3 ;

  • Le Pacte international relatif aux droits civils et politiques (1966), plus précisément les articles 2, 3 et 25 ;

  • Les Objectifs du développement du millénaire (OMD) : En 2000, les 191 états membre de l'ONU ont adopté la Déclaration du millénaire et se sont engagés à « promouvoir l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes" avec comme cible « atteindre le tiers dans les instances dirigeantes des pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire et dans toutes les instances de décision » dans la perspective de 2015 ;

  • La résolution 1325 du Conseil de sécurité de l'ONU, adoptée en 2000, qui affirme la nécessité d’assurer « une plus grande représentation des femmes à tous les niveaux de décision à l’échelle nationale, dans les institutions régionales et internationales, et dans les mécanismes pour la prévention, la gestion, et la résolution de conflits."

A l’échelle du Maroc, le programme s’inscrit dans le cadre de :

  • Les recommandations de l’Instance équité et réconciliation1 (IER) qui a appelé au «renforcement des garanties constitutionnelles de l’égalité, en prévoyant l’égalité entre les hommes et les femmes en droits politiques, économiques, sociaux et culturels » ;

  • L’Agenda pour l’égalité lancé par le gouvernement en mars 2011 ;

  • La constitution marocaine de juillet 2011, en particulier dans son préambule, qui consacre «  le choix irréversible de construire un Etat de droit démocratique moderne […] dans une société solidaire où tous jouissent de la sécurité, de la liberté, de l’égalité des chances et du respect de la dignité humaine et de la justice sociale, dans le cadre du principe de la corrélation entre les droits et les devoirs de la citoyenneté» ; les articles 5 et 19 qui introduisent le principe de la suprématie des conventions universelles, reconnaissent pour la première fois dans l'histoire du Maroc indépendant la diversité de l'identité marocaine, et établissent l'égalité entre hommes et femmes en matière civile, politique, droits économiques, culturels et environnementaux; l’article 6 qui affirme l’engagement des pouvoirs publics à œuvrer pour « la création des conditions permettant de généraliser l’effectivité de la liberté et de l’égalité des citoyens et citoyennes, ainsi que leur participation à la vie politique, économique, culturelle et sociale» ; l’engagement de l’Etat à œuvrer à la réalisation de la parité entre les hommes et les femmes et la création, à cet effet, de l’Autorité pour la parité et la lutte contre toutes formes de discrimination; l’affirmation du droit de «tous les citoyens et citoyennes à être électeurs et éligibles » et de la nécessité de prévoir dans la loi « des dispositions de nature à favoriser l’égal accès des femmes et des hommes aux fonctions électives » (article 30), y compris « l’amélioration de la participation des femmes au sein des conseils des collectivités territoriales » (article 164).




  1. Description de l’intervention

Dans un contexte marqué par la nouvelle Constitution de juillet 2011, le programme « Observatoire genre et gouvernance démocratique » (WEW) a été conçu pour appuyer la mobilisation des associations dans le domaine de la veille sur la redevabilité des élus et décideurs en matière de renforcement de la participation politique des femmes et la promotion de l’égalité des sexes.

Le programme a, donc, pour but de contribuer à « promouvoir, défendre et renforcer la gouvernance démocratique sensible au genre et aux droits humains des femmes au Maroc » via l’appui aux projets de plusieurs associations marocaines. Pour ce faire, deux résultats ont été déclinés :

Résultat 1 : Les avocats de l’égalité de genre disposent des connaissances et capacités requises en matière d’EEG pour formuler et transformer les politiques.

  • Produit 1.1 : Les associations sont actives et constituent un lobby important pour la défense de la prise en compte du genre pour la construction d’une gouvernance démocratique ;

  • Produit 1.2 : Les décideurs politiques sont plus respectueux des droits des femmes et engagent des actions affirmatives au sein des partis.

Résultat 2 : Les attitudes et pratiques discriminatoires évoluent vers la promotion de l’égalité de genre.

  • Produit 2.1 : Les populations ont pris conscience des droits des femmes et s’engagent à les défendre ;

  • Produit 2.2 : Les associations de développement, de quartier et de jeunes, adhèrent à la campagne, engagent des actions de proximité et disposent de la connaissance requise pour lever les résistances.

La mise en œuvre du programme s’appuie sur les stratégies suivantes :

  • Le plaidoyer en faveur de l’intégration de l’égalité des sexes dans les lois, les réformes et les politiques publiques, en conformité avec les engagements internationaux et nationaux et du Maroc.

  • Le développement d’une stratégie de communication/sensibilisation en direction des décideurs politiques et de l’opinion publique.

Après la signature de l'accord de financement avec le gouvernement du Royaume des Pays-Bas en décembre 2011 pour un montant total de 1.725.977 US$, ONU Femmes a lancé un appel à propositions en mars 2012 et a sélectionné six projets portés par des organisations de la société civile marocaine à être mis en œuvre dans le cadre du programme. Un séminaire lors duquel chaque organisation partenaire a présenté son projet, les principales activités et les résultats attendus, qui a eu lieu le 28 juin 2012, a marqué le début de la mise en œuvre effective du programme WEW. L’appel a été renouvelé annuellement pendant la durée du programme jusqu’à atteindre un total de dix associations de mise en œuvre. Il s’agit de :

  • Association Démocratique des Femmes du Maroc (ADFM) : basée à Rabat ;

  • Association Ennakhil : basée à Marrakech ;

  • Association Marocaine des Droits Humains (AMDH) : basée à Rabat ;

  • Association Marocaine de lutte contre la violence à l’égard des femmes (AMVEF) : basée à Casablanca ;

  • Fondation YTTO pour l’hébergement et la réhabilitation des femmes victimes de violence (Fondation YTTO) : basée à Casablanca ;

  • Association Tanmia : basée à Rabat ;

  • Fédération de la ligue démocratique des droits des femmes (FLDDF) : basée à Rabat ;

  • Association Alternatives Citoyennes (ALCI) : basée à Fez ;

  • Association des rencontres méditerranéennes du cinéma pour les droits de l’Homme (ARMCDH) : basée à Rabat ;

  • Coalition Printemps de la Dignité, basée à Rabat.

Les propositions de projets soumises par les différentes ONG partenaires du WEW et sélectionnées sur une base annuelle (en 2012, 2013 et 2014) ont été principalement axées sur la promotion de l'égalité des sexes et le plaidoyer pour influer les lois et les politiques, eu égard au contexte politique et aux priorités relatives à la promotion et défense des droits humains des femmes au Maroc.

Les projets mis en œuvre dans le cadre du programme entre 2012 et 2015 sont les suivants :

  • Association Démocratique des Femmes du Maroc (ADFM) : « Veille et plaidoyer pour des mécanismes, des politiques et des programmes gouvernementaux intégrant l’Equité et l’Egalité de Genre » (EEG). Le projet vise la mobilisation des Organisations de la société civile (OSC) en vue de garantir l’institutionnalisation de l’équité et de l’égalité entre les sexes dans les politiques publique, dans les réformes de la justice et des lois et dans les mécanismes de promotion et de protection des droits des Femmes. Phase I : 01/06/2012-30/09/2013 ; Phase II : 01/10/2013-30/06/2015. Portée nationale et régionale.




  • Association Ennakhil : « Vers la parité entre les femmes et les hommes dans les instances élues au Maroc ; une avancée décisive pour la démocratie ». Ce projet vise le renforcement des capacités des femmes élues et futures candidates à travers des formations. Phase I : 01/06/2012-31/05/2013 ; Phase II : 15/03/2014-31/12/2014 ; Phase III : 01/03/2015-31/07/2015. Portée régionale (Marrakech et Ouarzazate). 




  • Association Marocaine des Droits Humains (AMDH) : « Séminaire sur « Laïcité et droits des Femmes ». Le séminaire proposé dans ce projet vise à capitaliser les avancées réalisées aux niveaux national et régional, et de faire de la question des droits des femmes un levier d'action pour faire avancer le débat autour de la laïcité et de consolider les efforts entamés en matière de lutte pour un Etat et une société laïcs. 01/06/2012- 30/04/2014. Portée nationale.




  • Association Marocaine de lutte contre la violence à l’égard des femmes (AMVEF) : « Genre et Gouvernance : Promotion de la redevabilité envers les femmes ». Le projet a pour objectif général de promouvoir une gouvernance sensible au genre en référence au principe de redevabilité et de responsabilité en matière de promotion de droits, d’égalité et d’équité genre. Cette promotion se fera à travers le suivi des actions de politiques publiques et territoriales en matière de lutte contre la violence, et l’égalité et l’équité entre les hommes et les femmes, dans la perspective de la régionalisation avancée. Phase I : 01/06/2012- 31/07/2013 ; Phase II : 01/08/2013-30/10/2014. Portée nationale et locale (Casablanca).




  • Fondation YTTO pour l’hébergement et la réhabilitation des femmes victimes de violence (Fondation YTTO) : « Genre et gouvernance ». Le projet vise à sensibiliser les femmes élues sur son rôle et son importance dans l’échiquier de la politique de gestion de la chose publique et à les inciter, surtout en milieu rural, à participer à la gestion de la chose publique en se présentant aux élections communales et législatives. 01/06/2012- 31/03/2013 / « Caravanes sociales et campagnes nationales : lutte contre les mariages des mineurs pour une réelle égalité et citoyenneté ». Ce projet vise, à travers l'organisation d’une caravane de sensibilisation et de campagnes de régularisation des mariages, à promouvoir et protéger les droits humains des femmes dans des régions reculées du  Maroc. 01/06/2013-31/12/2013 / « Grande campagne de lutte contre le mariage des mineurs. Région pilote : Midelt, entre le Moyen et le Haut Atlas ». Ce projet consiste à l’organisation d’une caravane sociale où seront sensibilisées aussi bien les populations locales que les acteurs et autorités locales, aux droits socioéconomiques et juridiques des femmes et des enfants, et le lancement d’un projet pilote de classes pour la réintégration et la réhabilitation des femmes victimes des mariages des mineures et mariages forcés. 15/03/2014- 31/12/2014 / « Grande campagne de lutte contre le mariage des mineures. Région Souss-Massa-Drâa : entre Zagora et Hassi Labiad ». Ce projet vise, à travers l’organisation d’une caravane sociale dans la région Souss-Massa-Drâa, à sensibiliser les populations ainsi que les acteurs et les autorités locales aux droits socioéconomiques et juridiques des femmes et des enfants, afin de contribuer à l’éradication du mariage des mineures. 01/03/2015-31/08/2015. Portée régionale : Ouarzazate, Béni Mellal, Midelt/Imilchil, Taza/Houceima/Taounate, Oujda/Berkane, Midelt, Sous-Massa-Drâa, Zagora.




  • Association Tanmia : « Click-genre ». Ce projet ambitionne de mettre à la disposition des acteurs de la société civile, notamment, ceux qui œuvrent dans le domaine de droits des femmes, un dispositif de capitalisation, de diffusion, de mise en réseau et de plaidoyer pour une réelle prise en compte de la dimension genre dans le système de gouvernance et dans les départements de l’Etat. Phase I : 01/06/2012-31/12/2013 ; Phase II : 15/03/2014-28/02/2015 ; Phase III : 23/02/2015-31/08/2015. Portée nationale.




  • Fédération de la ligue démocratique des droits des femmes (FLDDF) : « Démocratie et égalité entre les femmes et les hommes ». Le projet a pour objet, à travers l’organisation d’une Conférence régionale, de promouvoir et protéger les droits des femmes en période de changement et de transition démocratique. 24/04/2013-23/10/2013. Portée nationale.




  • Association Alternatives Citoyennes (ALCI) : « Renforcement des capacités de plaidoyer et de participation des organisations de la société civile au processus de budgétisation sensible au genre ». Ce projet vient renforcer le suivi du plaidoyer lancé par le collectif en 2012 pour la prise en compte de l’égalité de genre dans la nouvelle Loi Organique des finances, et lance un nouveau processus de plaidoyer en faveur de l’intégration des principes de la budgétisation sensible au genre de l’égalité de genre dans la loi organique sur la régionalisation. 11/09/2013-31/03/2014. Portée nationale.




  • Association des rencontres méditerranéennes du cinéma pour les droits de l’Homme (ARMCDH) : « Nuit blanche du cinéma et des droits de l'Homme (2ème édition) ». Ce projet de l’ARMCDH consiste à organiser une nuit blanche en plein air sur les droits et les luttes des femmes. 07/06/2013-31/10/2013. Portée locale (Rabat).




  • Coalition Printemps de la Dignité par l’ADFM) : « Coalition Printemps de la Dignité : pour une législation qui protège les femmes contre la discrimination et la violence ». Projet qui vise le plaidoyer pour une législation nationale révisée sur la base des normes universelles d’égalité des sexes et de protection des femmes contre les différentes formes de discrimination et de violences. Phase I : 01/05/2014-31/12/2014 ; Phase II : 01/03/2015-31/06/2015. Portée nationale.

Par ailleurs, le programme a soutenu plusieurs actions portées par d’autres organisations de la société civile et institutions nationales, notamment :

  • Comité de soutien à la scolarisation des filles rurales (CSSF), Rabat ;

  • Genre en action, France ;

  • Association Assaida Al Horra, Tanger ;

  • Conseil national des droits de l’Homme (CNDH), Rabat ;

  • Délégation interministérielle des droits de l’Homme (DIDH), Rabat ;

  • Mouvement pour la démocratie paritaire (MdP) ;

  • Galerie d’art Fan-Dok, Rabat.

En ce qui concerne les arrangements institutionnels et de gestion du projet, le bureau multi pays ONU Femmes pour le Maghreb apporte tout l’appui et le soutien technique nécessaire et assure le suivi de la réalisation des activités par les différents partenaires de la société civile. Il veille également à la coordination du programme et la cohérence de ses projets, notamment par la mise en place d’un comité de pilotage composé des membres de l’ONU Femmes, d’un représentant de l’Ambassade des Pays-Bas à Rabat et des associations partenaires. Le programme dispose d’une cellule de gestion chargée de l’appui technique et de la coordination, et composée d’une coordonnatrice et une assistante sous la supervision de la Représentante.

  1. Portée de l’évaluation

L’évaluation finale du programme « Observatoire genre et gouvernance démocratique » couvrira la période de sa mise en œuvre (2012-2015) au niveau national, régional et local (en fonction de chaque projet mis en œuvre dans le cadre du programme), et s’étalera durant une période maximale de 3 mois et demi (du 03 août au 15 novembre 2015).

L’évaluation devra analyser les résultats du programme et ses mécanismes de gouvernance en mettant l’accent sur les leçons tirées et en traduisant les conclusions en recommandations opérationnelles et stratégiques afin d’orienter les projets à venir des parties prenantes.

Il s’agit d’une évaluation sommative qui contribuera à : (i) rendre compte aux parties prenantes ; (ii) apprendre et tirer les leçons pour servir des projets et programmes à venir.

Le projet sera évalué selon les critères suivants : la pertinence, l’efficacité, l’efficience, l’impact et la durabilité, dans une perspective d’égalité des sexes et de droits humains.

  1. Questions de l’évaluation

Les questions ci-après donnent une indication sur les informations clefs à obtenir. Celles-ci seront développées et définitivement établies durant la phase de démarrage de l’évaluation, notamment dans le rapport de lancement.

Pertinence


  1. Dans quelle mesure le programme a été-t-il conçu en réponse au contexte national en matière d’égalité entre les hommes et les femmes ?

  2. Dans quelle mesure les objectifs du programme ciblent-ils les droits et les besoins des détenteurs de droits ?

  3. Quels droits le programme puise-t-il de la CEDAW, de la Convention des droits politiques des Femmes, du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, des OMD, de la résolution 1325 du Conseil de sécurité de l’ONU, et d’autres engagements internationaux du Maroc ?

  4. Dans quelle mesure le programme a été développé et mis en œuvre selon les approches genre et droits humains ?

  5. Quel est l’avantage comparatif de l’ONU Femmes dans le développement, la mise en œuvre et le suivi de ce programme ?



Efficacité


  1. Dans quelle mesure le programme a-t-il contribué à la promotion, la défense et le renforcement de la gouvernance démocratique sensible au genre et aux droits humains des femmes au Maroc ? ? Et comment ?

  2. Dans quelle mesure le programme a-t-il contribué à des changements aux niveaux des lois et des politiques nationales afin qu’ils soient sensibles au genre ?

  3. Dans quelle mesure le programme et ses projets a-t-il contribué aux effets (outcomes) initialement définis ?

  4. Dans quelle mesure les produits du programme et de ses projets ont été atteints ?

  5. Quel est l’effet direct ou indirect positif ou négatif du programme et de ses projets sur les détenteurs de droits ?

  6. Dans quelle mesure ce programme a-t-il été développé, mis en œuvre, suivi et évalué de manière inclusive et participative ?

  7. e) Quels sont les factures ayant impacté positivement ou négativement l’atteinte des produits et des effets escomptés ?

  8. Dans quelle mesure les capacités des parties prenantes ont été renforcées ?


Efficience

  1. Dans quelle mesure l’usage des ressources financières, humaines et techniques a-t-il été efficient par rapport aux produits et aux effets obtenus ?

  2. Dans quelle mesure les modes de gestion et de gouvernance du programme ont-t-ils servi la mise en œuvre, le suivi et l’appropriation ?

  3. Quel type d'obstacles (relatifs au contexte politique et socioculturel, administratifs et financiers) le programme a-t-il rencontrés et dans quelle mesure cela a-t-il affecté son efficience ?

  4. Le programme a-t-il rencontré des contraintes en matière d’intégration de l’approche droits humains et de l’approche genre et dans quelle mesure cela a influencé son efficience ?


Impact


  1. Dans quelle mesure le programme contribue-t-il à la réalisation de l’objectif de « promouvoir, défendre et renforcer la gouvernance démocratique sensible au genre et aux droits humains des femmes au Maroc » ?

  2. Dans quelle mesure le programme a induit des changements ou est susceptible d’induire des effets positifs et/ou négatifs, prévus et/ou imprévus sur la vie des détenteurs de droits ciblés ou non ?


Durabilité


  1. Dans quelle mesure le programme a-t-il établi des processus et des systèmes qui favorisent la durabilité des résultats atteints ?

  2. Les OSC partenaires disposent-t-elles des capacités techniques suffisantes pour assurer la durabilité des changements ?

  3. Dans quelle mesure le programme a-t-il permis de créer une synergie entre ses projets et avec d’autres acteurs ?




  1. Sources d’informations disponibles

Documents de référence



Documents produits par l’équipe de gestion du projet / ONU Femmes Maghreb

  • Document de projet

  • Rapports annuels et plans de travail annuels

  • Budgets annuels et rapports financiers

  • Rapports de missions

  • Documents stratégiques (Plans stratégiques 2008-2013 et 2014-2016 ONU Femmes Maroc et UNDAF 2012-2016 Maroc)

  • Outils de communication

  • Procès-verbaux des réunions du comité de pilotage

  • Procès-verbaux des réunions du comité de sélection des projets

  • Documents de suivi financier

  • Etudes.


Documents produits par les ONG partenaires

  • Documents de projets

  • Rapports trimestriels et annuels

  • Plans de travail annuels

  • Rapports financiers

  • Rapports d’activités

  • Etudes, memoranda, communiqués de presse, etc.


Les documents mentionnés ci-dessus seront mis à la disposition des évaluateurs-trices par la coordinatrice du projet au début de la consultation et, dans la mesure du possible, sous format électronique.

  1. Approche, processus et méthodes

L’ONU Femmes fait appel à une équipe de consultant-e-s ayant une expérience confirmée dans le domaine de l’évaluation basée sur l’approche genre et droits humains. Une expérience dans le domaine du plaidoyer et/ou des droits des femmes et/ou de la gouvernance démocratique est un atout.
Cette évaluation devra utiliser une approche de méthode mixte qui s’alignera avec la matrice finale des questions et qui sera complétée de manière concertée avec ONU Femmes. La recherche approfondie inclura l’analyse documentaire2, l’organisation d’entretiens individuels et de focus group avec les différentes parties prenantes3 ainsi que tout autre outil quantitatif et/ou qualitatif qui s'avérerait utile pour recueillir des données pertinentes. De plus, les évaluateurs-trices  proposeront des méthodes novatrices afin d’apprécier les outils et les approches de plaidoyer développés par les OSC dans le cadre du programme.
La méthodologie devra assurer l’intégration de l’approche droits humains et de l’approche genre, et ce dans tout le processus d’évaluation (méthodologie, collecte et analyse des données, etc.). Elle devra également assurer la participation et l’inclusion des parties prenantes (détenteurs de droits et débiteurs d’obligation), y compris par le biais de l’organisation et facilitation d’un atelier de partage des conclusions préliminaires et d’un atelier de restitution des résultats finaux et de validation du rapport, et par l’interaction avec le groupe de référence qui sera constitué aux effets de cette évaluation.
La méthodologie devra être décrite en détail dans le cahier de mission/note méthodologique, le rapport préliminaire et final de l'évaluation. Les instruments utilisés pour la collecte et l'analyse des données doivent être annexés aux rapports.
L’évaluation sera conduite en conformité avec le Code de Conduite Ethique (voir chapitre 15).
La consultation s’étalera sur les trois phases suivantes :
Etape 1. Planification de l’évaluation

  • Organisation d’une réunion préparatoire avec le Comité de gestion et la spécialiste régionale en S&E afin de briefer les consultants-es sur les principes d’évaluation d’ONU Femmes et les atteintes sur leur mission ;

  • Organisation des premiers entretiens avec les partenaires clefs ;

  • Première analyse documentaire ;

  • Elaboration du rapport de lancement, qui intégrera la note méthodologique détaillée et adaptée en fonction des résultats de la première analyse documentaire et des premiers entretiens. Ce rapport devra décliner le processus de mise en œuvre de la prestation et inclure la matrice d’évaluation détaillée, les méthodes et les instruments de collecte et d’analyse des données et un plan de travail/échéancier, en concertation avec le Groupe de référence et le Comité de Gestion de l’évaluation.


Livrables : Rapport de lancement.
Etape 2. Collecte, revue documentaire et analyse des donnés

  • Revue de l’ensemble des documents relatifs à la consultation ;

  • Organisation des rencontres (entretiens individuels, focus groupes, etc.) avec les parties prenantes du programme et autres ;

  • Préparation du rapport provisoire d’évaluation et du power point de présentation ;

  • Facilitation d’un atelier de partage des résultats préliminaires de l’évaluation.


Livrable : Rapport provisoire de l’évaluation et présentation power point.
Etape 3. Rapport final

  • Elaboration du rapport final d’évaluation. Ce rapport devra intégrer les commentaires fournis par le Groupe de Référence et le Comité de Gestion de l’évaluation lors de l’étape 2.

  • Facilitation d’un atelier de partage des résultats de l’évaluation.


Livrable : Rapport final de l’évaluation et présentation power point.


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