Les théories du commerce international : remède miracle ou poursuite de la guerre par d’autres moyens ?








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date de publication14.07.2017
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Les théories du commerce international : remède miracle ou poursuite de la guerre par d’autres moyens ?
I Les analyses classiques et néoclassiques : des échanges sources de bienfaits, voire miraculeux :
A] Les analyses classiques et néoclassiques : des échanges sources de bienfaits voire miraculeux :
1°) Smith et la théorie de l’avantage absolu :
1776 : recherche sur la nature et les origines de la richesse des nations.

L’efficacité naît de la division du travail et de la complémentarité des individus dans la société. En se spécialisant, les pays créent une complémentarité et les échanges deviennent fructueux. L’échange stimule l’activité productive du pays. Se produit alors une réduction des coûts, donc une meilleure rentabilité, donc la productivité augmente ainsi que la masse totale des richesses produites. Mais cela implique que tous les pays jouent le jeu de la spécialisation.

Avantage absolu : quand un pays a un petit + : il doit l’exploiter. Ex : RU vers Portugal : draps ; Portugal vers RU : vins. Comment le RU a un avantage absolu en terme de textile, il a intérêt à laisser tomber la production de vins, et inversement pour le Portugal. Si tous les pays font comme ça, il y aura progression des échanges.

Mais le problème : si un pays n’a aucun avantage absolu ?
2°) Ricardo et la théorie de l’avantage comparatif :
Théorie : même ce pays qui n’a pas d’avantage absolu peut trouver une production pour laquelle le désavantage est moins désavantageant qu’une autre. Ex : un avocat est meilleur dactylographe que sa secrétaire. Il a sur elle 2 avantages absolus (avocat et dacty). A-t-il intérêt à taper lui-même à la machine ? Non, sinon il aura moins de temps pour être avocat. Meilleure rentabilité s’il la garde. = avantage comparatif : avocat. La secrétaire n’a pas d’avantage absolu : mais dacty moins désavantageant. « La condition nécessaire et suffisante pour qu’il y ait échange international et qu’il existe une différence entre les coûts comparatifs des biens d’un pays à l’autre chaque nation se spécialisant dans l’activité pour laquelle sa production comparative est plus forte, ou ce qui revient au même, celle dont le coût comparatif es le + faible ».

Ricardo a corrigé une faiblesse de la théorie de Smith. Mais autre problème : n’y a t-il pas de désavantages en terme de prix des marchandises ?
3°) John Stuart Mill et les vertus correctives du libre-échange :
Non seulement il n’y a pas d’avantage, mais le L-E le corrige. Tout peut se réduire à un certain nombre d’heures de travail. Les pays riches finissent par être punis de leurs richesses car ils produisent beaucoup, consomment beaucoup, ce qui raréfient certaines productions et les prix augmentent (ex : pétrole). Les pays riches auront du mal à en trouver ailleurs, ils devront en produire chez eux dans des conditions difficiles et coûteuses. Le L-E a donc des vertus correctrices.


B] L’analyse néoclassique cherche à démontrer les vertus du L-E :
Avant, pour les théoriciens, les prix d’un produit se fixent / au coût. Théorie des néoclassiques : l’offre et la demande. S’il est très demande, les prix vont monter.
1°) L’échange international est un échange de facteurs abondants contre des facteurs rares :
loi des proportions de facteurs par Heckscher et Ohlin : expliquent la spécialisation d’un pays par les qui ressources qui sont à sa disposition. Ex agriculture aux EU : peu de main d’œuvre, grande superficie agriculture intensive céréalière. Industrie : si beaucoup de main d’œuvre : textile, outillage, mais pas industrie lourde (sidérurgie). « l’échange international est un échange de facteurs abondants contre des facteurs rares : un pays exporte les biens dont la production exige une grande quantité de facteurs qui‘il possède en abondance et inversement ».
2°) Le CI tend vers une égalisation de rémunérations des facteurs :
Quand un pays a un facteur abondant : il l’exploite. Petit à petit, il se raréfie et le facteur rare, laissé tombé en ayant recours à l’importation devient de – en – rare. – rare, - coûteux : exploité !

Donc le CI rend moins abondant le facteur pléthorique et atténue la rareté du produit laissé de côté.
C] Les incohérences de l‘analyse classique et néoclassique :
1°) Une analyse statique qui suppose la constance des coûts de production :
Toutes ces théories ne tiennent pas compte que les conditions de production peuvent changer. Grâce à l’économie d’échelle, la mécanisation, si on a les moyens techniques, des produits rares peuvent être exploités grâce à la science et à la diminution de coûts. De plus cette analyse néglige le protectionnisme.
2°) Non prise en compte de la distinction entre ressources transférables et intransférables :
Preuve d’un vision statique : certains facteurs bougent. La main d’œuvre peut se déplacer (le manque de main d’œuvre en fait venir). Les capitaux bougent aussi (investissements, emprunts).
3°) … la question des rendements décroissants des activités primaires :
+ on produit en grande quantité, + les coûts diminuent, + les bénéfices augmentent. Mais on appauvrit les sols à force de les exploiter. Les rendements se réduisent, les recettes diminuent. Il faut donc mettre en culture de nouvelles terres (mais elles sont – bonnes et on doit mobiliser de la main d’œuvre pour exploiter des terres – rentables. Cela réduit la rentabilité agricole. Les engrais n’existaient pas. Donc L-E = sauveur des pays pauvres. Cela leur permet d’incorporer au CI. Mais ils ont aussi pratiquer un protectionnisme.

Vertus du L-E dans l’Union européenne aussi (Grèce, Portugal, Espagne passent de 50-60% du PIB moyen européen à + de 75%. Irlande passe 50-60% à 119% (= tigre celtique)). Le L-E facilite leur industrialisation. Donc leur théorie est naïve.
II L’analyse marxiste ou le CI poursuite de la guerre par d’autres moyens :

Analyse complètement opposée. Combat permanent. Domination, exploitations. Combats qui provoquent ou accentuent des inégalités.
A] L’échange inégal :
1°) Pour Marx, le L-E étend l’exploitation des travailleurs à l’échelle mondiale :
Ce qui fait la valeur d’un produit, c’est le travail. Il admet la théorie des coûts comparatifs. Mais les marxistes pensent que cette inégalité des facteurs de production va s’aggraver. Cet échange incorpore des quantité de travail inégal. Marx est favorable au L-E qui permet d’étendre l’union du prolétariat (prise de conscience de la lutte des classes).
2°) L’échange inégal pour le tiers-mondistes :

Emmanuelle : c’est la valeur du travail qui compte. Pays développés : - de travail pour le même temps de réalisation du produit, mais grâce au machines qui sont elle-mêmes le fruit d’un travail. Pays pauvres : mains d’œuvre plus abondante, donc moins de valeur. Dans les pays développés, réglementations, syndicalisme.

Les prolétaires de tous les pays n’ont pas intérêt à s’unir. Leur intérêt est contraire : ceux du N ont obtenu des avantages qui contribuent à cet échange inégal.
B] Impérialisme et mondialisation transforment les échanges en guerre :
1°)Le CI selon Lénine ou la contrainte des approvisionnements :
1916 : « Impérialisme, stade suprême du capitalisme ». Il formule la baisse tendancielle des taux de profit : pour résister à la concurrence, une entreprise doit inclure des coûts de + en + lourds (innovations, publicité). Conséquences : délocalisations, nouveaux marchés, internationalisation. Face à cette baisse tendancielle, recherche internationale d’approvisionnements.
2°) Le CI selon Rosa Luxembourg ou la contrainte des débouchés :
Le système capitaliste exploite les travailleurs. Donc fermeture des débouchés car les travailleurs ne peuvent pas acheter les produits. Les pays es lancent dans l’impérialisme et la colonisation pour trouver de nouveaux débouchés. Mais ceux-ci ne sont pas infinis. Le capitalisme a trouvé la solution avec le fordisme (augmentation des salaires) et l’Etat (keynésianisme). Pour R. Luxembourg, les entreprises courent à leur perte car elles ne pourront plus s’étendre. Mais ça ne s’est pas passé (marxistes trop, pessimistes).
III Les théories contemporaines du CI offrent une analyse plus nuancée :
¾ des échanges se font entre les pays riches. Ceux-ci produisent ¾ des produits manufacturés. On se vend et on s’achète la même chose.
A] La reformulation du concept de nation en économie :
1°) La nation, une réalité économique jusqu’à la 2nde GM :
nation : espace unifié par certains éléments (monnaie unique, langue, histoire). C’est aussi une structure, un Etat, un pouvoir politique. Plan éco : se caractérise aussi par les firmes installées dans le pays. Les échanges extérieurs sont internationaux. Entreprises françaises n’échange pas avec entreprise F (jusqu’en 45).
2°) Un concept mis à mal par la réalité des échanges depuis la 2ème GM :
Cas de la colo : entreprises
Economie duale (ancienne entreprises (+ modernes) et anciennes agricultures (– modernes)).

Economie désarticulée car partie de l’éco contrôlée par des entreprises étrangères. Balance commerciale diminue (EU : 40% des importations = produits américains des FMN).

Wilson (pas le président des EU) : directeur de General Motors puis secrétaire général sous Eisenhower : « ce qui est bon pour GM est bon pour les EU ». Cette formule n’est plus une réalité. GM délocalise : investissements à l’étranger.

Nation : plus grand sens ?

Economiste japonais : Kenichi Ohmae : à l’origine de la popularisation du mot « Triade » en 85. Il montre que l’Etat décline sous l’effet d’un double mouvement. Par en haut : structure d’association entre les pays. Par en bas : montée en puissance des région (Italie du Nord).
B] Le commerce international et la logique des différences :
Différents créneaux de spécialisation pour les pays à l‘intérieur d’un même produit. Il y a toujours des différences même si l’échange porte sur des groupes de produits différents (ex voitures : solidité allemande, Italie plus sportif).
C] Le commerce international et similarités :
Théorie de la demande représentative (S Burenstoun Linder). Au départ, seuls les surplus étaient destinés à l’exportation. Elle se fera vers un pays ayant le même mode de vie etc… + 2 pays sont proches, + ils échangent. Toutes ces théories influent sur les politiques douanières que vont mener les Etats.
IV Les théories au service d’une pratique : Libre-échange ou protectionnisme ?
A] Prévalence précoce du protectionnisme :

= réflexe le plus ancien, le plus utilisé par les Etats en temps de crise.
1°) Le protectionnisme des mercantilistes :
J Bodin, A de Montchrétien : la richesse d’un pays est avant tout liée au commerce. Il faut protéger le commerce national, les entreprises en leur donnant des monopoles de fabrication (= colbertisme). Espagne garde l’or des colonies d’Amérique, RU (Corn laws, interdiction de l’émigration de l’ouvrier qualifié, actes de navigation).
2°) Les thèses protectionnistes du XIX° siècle :
F. List : à l’origine est 1 libéral mais estime que dans un premier temps, il est nécessaire pour les + faibles de se protéger pour s’éduquer et se développer pour être plus compétitif.

Aux Etats-Unis, A. Hamilton : secrétaire d’Etat au trésor américain (fin XVII) : tarifs douaniers élevés pour se protéger de la concurrence anglaise.
B] Le libre-échange s’est peu à peu développé :
1786, 1860 : traités de libre-échange entre France et RU. On s’aperçoit que le L-E peut rétablir la balance commercial d’un pays qui est en déficit. Les économistes assurent que c’est le protectionnisme qui est responsable des déséquilibres de l balance (crise des 30’s). Depuis 45, le L-E est devenu un des données essentielles de la pensée libérale.
C] Les nouvelles théories économiques relancent le débat :
1°) Le renouveau des théories favorables à l’ouverture :
P. Krugman : voit dans le L-E un élément favorable, car il va donner à chaque pays une spécialisation, 1 compétitivité en produisant à grande échelle. Les gains du commerce sont cumulatifs. L’ouverture doit être la priorité des stratégies de développement. La concurrence est stimulante. Se protéger dans un premier temps, puis s’ouvrir. (ex : Japon).
2°) Le renouveau des thèses protectionnistes :
Lié à la montée en puissance des pays industriels. Crise 70’s a mis à mal certains secteurs (sidérurgie, chantiers navals). Concurrence d’un main d’œuvre – chère. Pratique de la part de certains pays du dumping social (salaires bas, travail des femmes, enfants, prisonniers (Chine)). Réponses : quotas (pour protéger l’emploi minier et sidérurgique), accords multi-fibres (AMF). Ces réponses visent à contingenter les importations (permettent aux pays du 1/3 monde de vendre au moins « tant » chaque année. Mais par la même occasion, ils sont limités.

Augmentation de la liste des produits, de la liste des pays concernés par les quotas. 1991 : décision du démantèlement de ces contingentement (théoriquement). Ces AMF ont pour but de laisser le temps aux pays industrialisés de se préparer à la concurrence des NPI. Les pays du 1/3 monde comptent beaucoup sur le textile (secteur moteur pour décoller (- d’investissements) AMF = problème pour eux !).

Maurice Allais, prix Nobel d’économie en 88, explique que le protectionnisme est nécessaire pour protéger les personnes les + démunies. Au RU, pas de chômage, car peu de protection sociale et flexibilité des salaires à la baisse.

Nouvelle forme de protectionnisme (augmentation des tarifs douaniers plus possible !). Protectionnisme furtif subventions, protectionnisme normatif, protectionnisme monétaire (dévaluation (stimule les exportations), ex : Japon jusqu’aux 70’s)).


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