II/ Le champ disciplinaire de la psychologie








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Résumé :
Sylviane Giampino : psychanalyste spécialiste petite enfance.

Catherine Vidal : neurobiologiste Institut Pasteur
Depuis une vingtaines d’années, il existe de plus en plus de questionnaires et de protocoles standardisés dans les centres dédiés à la petite enfance.

Objectif de ses grilles : prévention ou prédiction ?

Moyen : dépistage précoce des enfants agités (Chez qui le risque de délinquance est statistiquement plus élevé ?)


  1. Les auteurs du texte réfutent ses méthodes :

Dépistage : « Pouvons-nous soutenir que la difficulté à se séparer d’un objet familier à 36 mois est indicatrice d’un trouble du comportement ? »
Expériences de la vie permet de se construire  aide l’enfant. « Que la morsure à deux ans est un indice d’un trouble du comportement agressif ? » ; « mentir à 4 ans est un signe précoce de délinquance ? »
On se demande si les comportements de petits enfants prédisent leur caractère ultérieur.
Donc le développement serait linéaire sans importance de l’influence de l’environnement, ni des situations vécues.
Non, nous ne pouvons pas prédire la dynamique familiale future, ni les évènements de la vie qui orienteront vers un sens la trajectoire.
Les possibilités d’évolution d’un enfant sont infinies.


  • En France, les préventions psychologiques sont en rhizome  actions de prévention diffuses, distillées largement et, le plus souvent discrètement !

Rhizome : actions ciblées indépendantes et surtout discrètes diffuses, pas le même programme à tout le monde car chaque famille est unique.
Cette prévention agit sur 3 registres :

  1. Accompagnement de la vie quotidienne des familles : mettre les enfants dans des conditions qui leur permettent de bien grandir et s’épanouir, ex : maison verte = espace qui accompagne les enfants dans leur développement et qui accueille également les parents.

  2. Soutien psychologique dans les aléas de la vie ordinaire (problème d’éducation) ex : RASED, REAAP, Points Accueil Jeunes = aide les jeunes pour ne pas être dans la rue à ne rien faire.

  3. Aide psychologique dans les accidents grave de la vie, ex : CMPP

Chaque structure a ses objectifs.
Intervenir tôt… Pour quel objectif ?

  • Prévenir l’enfant d’avoir mal ? de souffrir ?

  • N’est-il pas important pour l’enfant de vivre ses propres expériences pour se construire en tant que personne ?

  • Les parents et les professionnels de la santé doivent guider et aider l’enfant dans les passages difficiles mais ne pas empêcher aux enfants de faire ses expériences.


Effets pathogènes des prédictions :

Attention à l’étiquetage : « un regard négatif porté sur un enfant peut avoir des conséquences négatives sur ses capacités cognitives et affectives.»
Pour produire de la prévention nous devons agir comme collectif tout en laissant place à la différence donc à l’individualité.  Il y a toujours des psychologues, infirmières, psychiatres qui travaillent en collectif mais agissent de manière individuelle.

« Avec les enfants un je et un toi peuvent se construire en un nous de complicité et de projet. C’est la socialisation. Mais le on de l’indifférenciation des « populations cibles, et des « grilles de comportements » produit l’impersonnel. » (Giampino et Vidal, 2008, pp 111)
Reportage : Au Canada, ils cherchent des enfants, ils ciblent  souvent les populations des quartiers pauvres (réactions = discriminations).
VI/ Les principales orientations théoriques du développement
A) L’orientation maturationniste : A. Gessel (1880-1961)
Gessel est un psychologue, pédiatre américain.

Pour lui, le développement est comme le développement physique, c’est-à-dire qu’il est dû à la maturation et à l’actualisation du potentiel génétique de l’individu en tant que membre d’une espèce.

Il souligne l’importance de facteurs génétiques et donc l’absence des facteurs environnementaux.

Il décrit les comportements des enfants à différents âges. Il reconnaît l’existence de variations interindividuelles mais elles sont peu importantes par rapport au programme génétique.
Pour les maturationnistes, l’objectif est de souligner le rôle des facteurs génétiques et l’absence de l’influence des facteurs environnementaux.

Méthode jumeau-témoin (jumeaux monozygotes : potentiel génétique est le même).

On compare la capacité de gravir les marches :

Bébé 1 │ Bébé 2

↓ ↓

Apprentissage Ø

= réussi mieux = réussi moins bien
Postulat : la capacité de gravir les marches dépend des facteurs biologiques. Un seul des bébés est entraîné à gravir les marches.

Résultats :

1) Efficacité de l’entraînement dans l’apprentissage

2) Deux semaines après : les deux réussissent de la même manière  rôle prédominant des facteurs internes et l’inefficacité des apprentissages précoces.
Promoteur de Baby- Tests (1925=1er baby test) : évaluation des différents aspects du développement.

Décrire les tendances développementales spécifiques aux différents âges.
B/ L’orientation behavioriste : I. Pavlov (1849-1936) et J. Watson (1878-1958)
Pour le behaviorisme ou comportementalisme (≠ conscience), on étudie les phénomènes observables.

Les différences interindividuelles s’expliquent par le conditionnement. Les émotions, le langage et la pensée sont les résultats du conditionnement du milieu.
I. Pavlov (1849-1936) est un médecin et physiologiste russe. Il a obtenu le prix Nobel de médecine en 1904.

Il identifie deux types de reflexes :

  • Les innés présents depuis la naissance

  • Conditionnels que l’on acquiert avec l’apprentissage/ le conditionnement (réf expérience du chien).


J. Watson (1878-1958) est un psychologue américain considéré comme le fondateur du behaviorisme. Il s’appuie sur l’expérience de Pavlov. Apprentissage stimulus-réponse.

Il voulait que la psychologie soit une science expérimentale.
L’étude des phobies : le cas du petit Albert
1) Présentation d’une souris = pas de réaction

(stimuli neutre) SN (souris)  RN (réaction neutre : pas de pleurs)

2) Présentation souris + bruit violent = réaction de peur

SN (souris) + SI (stimuli inconditionné : bruit)  RI (réaction inconditionnée : l’enfant pleure)

3) Répétition multiple

SC (stimuli conditionnel : souris)  RC (réaction conditionnelle : l’enfant pleure)
Explication des naissances des phobies par conditionnement. L’autre étape de cette expérience était d’enlever la phobie à Albert seulement sa mère l’a retiré de l’étude et sa phobie n’a jamais pût être « soignée ».
C/ L’orientation psychanalytique : S.Freud (1856-1939)
Freud est un médecin, neurologue autrichien et fondateur de la psychanalyse.

Rôle important de l’environnement et des relations interpersonnelles (expériences, vécu de la personne qui prédomine).

Cette théorie n’est pas né de l’observation directe mais à travers une reconstitution. C’est le patient qui raconte ce qu’il s’est passé. L’individu est façonné par les expériences personnelles et les relations interpersonnelles qu’il a développées notamment pendant l’enfance (avec les autres). La période de l’enfance est porteuse d’une construction psychique intense.
D/ L’orientation éthologique : H.Harlow (1905-1995) et J. Bowlby (1907-1990)
Ethologie : c’est l’étude du comportement des espèces animales.

Biologie du comportement :

L’étude des schèmes comportementaux a permis des études taxonomiques (=classement des espèces), anatomiques et physiologiques.
H. Harlow (1905-1995) est un psychologue américain. Il postule que l’apprentissage d’un comportement pendant une période sensible va orienter son développement ultérieur.

Il a commencé à s’intéresser au comportement social des primates (observation).

 Théorie de l’attachement :

Il a trouvé que chez le primate, le besoin de contact social d’attachement à la mère apparaît comme ne besoin primaire (vital) = caractéristique inée de l’espèce.
J. Bowlby (1907-1990) est un psychiatre et psychanalyste anglais. Tant qu’un enfant ne parle pas, on peut utiliser la méthode éthologiste.

Les bébés ont un besoin innée d’attachement avec leur entourage  comportement inné.

Il a montré que les bébés sont actifs pour attirer leur maman….
E/ L’orientation cognitivo-constructive : J. Piaget (1896-1980)
Piaget est un psychologue et biologiste suisse. Il se définit comme un épistémologiste : science de l’étude de la transformation de la connaissance de l’enfance à l’âge adulte.

Il cherche à comprendre d’où vient notre savoir.

Les connaissances s’élaborent au cours des échanges dialectiques ou verbaux entre l’individu et l’environnement.

Les connaissance se structurent progressivement en prenant appui sur les connaissances intérieures et préparent l’intégration des connaissances nouvelles.
F/ L’orientation psychosociale : H. Wallon (1879-1962)
Wallon est un psychologue français. Il étudie le développement des aspects cognitifs, affectifs et sociaux. Il considère que l’enfant est un être social dès sa naissance et qu’il construit progressivement sa personnalité à travers ses relations avec autrui  relations qui permettent de développer des potentialités nouvelles ancré dans le programme génétique.
G/ L’orientation historico-culturelle de Lev Vygotski (1896-1934)
Vygotski est un psychologue russe. Il considère que notre pensée se développe grâce à un ancrage historique et culturel et spécifique à chacun.

L’espèce humaine a créée des outils psychologiques qui permettent le développement psychique. [outils psychologique = langage, maths, l’art….]

Grâce à ses outils, les enfants se les approprient et cela permet leur développement psychique.

Les savoirs se construisent grâce à des situations d’apprentissage suivi par l’adulte. Il apporte une place aux interactions de l’individu avec l’environnement social pour le développement cognitif.

Chapitre II : La théorie psychanaliste de Freud
I/ Introduction :
La théorie du développement affectif de l’enfant est très importante même si Freud n’est pas un psychologue du développement.

Son expérience personnelle et professionnelle influence sa théorie.

Pour Freud, l’étude de la sexualité infantile permet de comprendre les conduites normales et pathologiques à l’âge adulte.

Son étude est basée sur l’observation et la reconstruction des positions infantiles  faire régresser le patient à l’âge de l’enfance.

A partir des expériences cliniques de ses patients avec des pathologies, il créé une théorie générale du psychisme.

Avec la psychanalyse, il veut faire le lien entre la psychologie et la psychiatrie.

La psychanalyse créée une relation entre un évènement infantile, son refoulement et le développement de l’inconscient. Une perturbation/ un trouble du développement affectif créé des disfonctionnement chez l’adulte.

Lorsqu’on identifie le trouble du développement affectif, on peut soigner le disfonctionnement chez l’adulte.

Freud élabore le terme métapsychologie pour désigner une représentation théorique des phénomènes psychiques composés de 3 phénomènes :

-processus ou point de vue économique, dynamique et topique.
II / Le point de vue économique ( + / - d’énergie)
Il décrit la nature de l’énergie psychique.

Energie psychique : c’est ce qui anime l’ensemble de la vue psychique (tt ce qui se passe dans notre tête).

Pour Freud : carburant d’opération de l’appareil psychique.
C’est une quantité d’énergie (quantitatif) = somme d’excitation. Ces énergies se différencient leur destination (où on va l’employer), leur usage (comment on va l’utiliser) et leur mode de régulation (comment on va la calmer).

Plus il y a d’énergie, plus il y a de somme d’excitation.
III/ Le point de vue dynamique (mouvement des énergies)
Cette énergie psychique se créé par des conflits entre deux formes contradictoires (ce que l’on veut et ce qui est acceptable par la société).

D’un point de vue dynamique les phénomènes psychiques sont désignés comme résultant des conflits entre deux formes contradictoires (pulsions, désirs et ce qui est toléré par la société).

Pour Freud, ces échanges d’énergie possèdent des informations qui circulent entre les différentes instances (le conscient, préconscient et inconscient / le ça, la moi et le surmoi)  assurer la survie (santé mentale).

Le point de vue dynamique jour un rôle de défense en utilisant les différents mécanismes de défense.

Mécanisme de défenses = stratagèmes ou procédés dont se sert le Moi (ce que l’on contrôle) dans les conflits intrapsychiques.

Ces mécanismes de défenses sont inconscients, on les utilise pour gérer le conflit entre la pulsion (le ça= désirs) et le moi.
IV/ Le point de vue topique (géo-spatial)
Il concerne la séparation de l’appareil psychique en systèmes différents possédant chacune des propriétés spécifiques et des modes de fonctionnement distinct.

Freud a élaboré deux théories topiques successives :

La 1ère (1895-1920) : différenciation Conscient/ Préconscient/ Inconscient.

La 2ème (1920-1939) : différenciation le Moi/ le ça/ le Surmoi  enrichie le 1er topique.

p


Conscient
Préconscient

Inconscient


Représentation des instances de la 1ère topique

1) Le conscient :
C’est l’instance qui reçoit toutes les informations extérieures et les envoie vers l’appareil psychique.

Il reçoit aussi certaines informations venant de l’intérieur, par ex : les souvenirs.

Le conscient est très lié au préconscient.
2) Le préconscient :
Il regroupe tous les éléments qui ne sont pas présents (immédiatement) à la conscience de l’individu à un moment précis.

Il permet à notre conscience de se concentrer sur certaines activités sans être parasité par des éléments indésirables. [Informations entre conscient et préconscient passent très facilement.]

Le préconscient a comme but de nous adapter à la réalité  régit par le principe de réalité.
3) L’inconscient :
Il est séparé du conscient et préconscient par une « censure » très forte. Cependant, tous les éléments de l’inconscient essayent de revenir à la conscience mais ils sont refoulés par la censure.

Il est régit par le principe du plaisir  pulsions ont pour but la satisfaction immédiate.
Représentation des instances de la 2ème topique :


1) Le « ça »
Le « ça » est le siège de pulsions et de désirs refoulés. Il a un rôle inconscient. Il apparaît avant les apprentissages, l’éducation. On le compare au pôle animal. Il est régit par le principe de plaisir.

Il est toujours en conflit avec le moi et le surmoi.
2) Le Sur-Moi

Il possède un rôle de censure (le juge ou la morale). Il s’est fait avec l’éducation. Cette censure peut être consciente ou inconsciente. Elle se forme par l’intériorisation des interdits parentaux ou sociaux.

C’est par lui que ce fait le refoulement. Il rentre en conflit avec le Moi et le ça  peu créer des troubles de la personnalité.
3) Le Moi
Le Moi est le médiateur entre le Surmoi et le ça, il est la réalité extérieure.

On peut le comparer au raisonnement intellectuel objectif  régler les exigences du surmoi et du ça.

Il est régit par le principe de réalité. Il a une place très fragile au sein de la personnalité et pour se préserver il peut utiliser la censure et met en place les mécanismes de défenses. L’objectif de la cure psychanalytique est de renforcer le Moi.
IV/ Les concepts de base de la psychanalyse
1) Le principe du plaisir et le principe de réalité.
Principe du plaisir : principe économique (déplaisir augmente des quantités d’excitation ; plaisir diminue des quantités d’excitation).

Le fonctionnement mental, l’activité psychique a pour but d’éviter la frustration et de procurer le plaisir.

[Plus on a de la frustration, plus la quantité d’excitation augmente. Plus on a de plaisir, plus les quantités d’excitation diminuent.]

Le principe de plaisir est lié au principe de réalité.
Principe de réalité : il régule le fonctionnement psychique et modifie le principe du plaisir. Il correspond à toutes les sortes d’adaptation que soit subir l’appareil psychique = développement des fonctions conscientes, attention, jugement, mémoire….
Le conscient (Moi) est régit par le principe de réalité.

L’inconscient est soumis au principe de plaisir.
2) La pulsion
C’est le concept le plus important de la pensée freudienne car c’est le moteur de l’activité psychique. La pulsion est une poussée énergétique qui tend l’organisme vers un but.

Pour Freud, il est très important de différencier la pulsion de l’instinct  modèle de comportement hérité propre à une espèce avec peu de variations interindividuelles = instinct très similaire.

La pulsion est « le représentant psychique d’une source continue d’excitation provenant de l’organisme ».

4 éléments principaux :
- La motion (mouvement) ou la poussée pulsionnelle : recouvre une dimension dynamique puisqu’elle est porteuse de mouvement, d’action et de direction.
- La source pulsionnelle : elle indique la zone corporelle dans laquelle prend l’essence de l’excitation et d’autre part l’énergie psychique qui s’y trouve.

- Le but pulsionnel : c’est obtenir la satisfaction/ le plaisir.
- L’objet pulsionnel : avec quoi on va satisfaire la pulsion. Celle où il y a le plus de variabilités interindividuelles  ils sont choisi en fonction de l’histoire propre de chaque individu.
3) La libido
Libido : énergie possédant un caractère sexuel. Elle nous renseigne de la présence du sexuel dans la vie psychique.

Dans son lire, 3 essais sur la sexualité, Freud explique que la sexualité ne peut pas se limiter à la tâche de procréation ≠ entre le sexuel (rien à voir avec la reproduction, but = obtention d’une satisfaction) et le génital.
Dans la théorie freudienne, la sexualité s’étale sur toute la vie. Pendant l’enfance la sexualité est autoérotique. Il met en évidence que le développement de la libido commence par une organisation initiale autonome peu organisée et se développe dans des formes de plus en plus organisées.

La fonction sexuelle passe certains stades avant d’arriver à l’état qui caractérise l’âge adulte. On peut parler du développement libidinal.

Selon Freud, la plupart des activités humaines seraient alimentées par une énergie de nature initialement sexuelle.
4) L’inconscient
L’inconscient c’est « l’ensemble des processus mentaux qui ne sont pas consciemment pensés ». En d’autres termes, l’inconscient qualifie tout processus psychiques dont l’existence nous est démontrée par ces manifestations dont nous ignorons tout.
Pour Freud, l’inconscient est une instance à laquelle la conscience n’a pas accès mais se dévoile par le rêve, le lapsus et les actes manqués.
Rêve : formation de l’inconscient dont le langage permet le déchiffrage et la connaissance par un sujet de son désir.
Le lapsus : fautes que l’on fait par inadvertance en parlant et en écrivant et qui consiste à substituer un mot à un autre mot.
Acte manqué : acte par lequel un sujet substitue malgré lui une attention qu’il vise délibérément, une action totalement imprévue. = ex de manifestations de l’inconscient
Il existe différentes formes d’inconscient :

- les phénomènes latents (et refoulés) qui peuvent venir à la conscience et le refouler qu’en tant que tel ne peut pas revenir à la conscience.

Inconscient = terme statique ≠ refoulé = terme dynamique
V/ Le refoulement
Réponse aux conflits émotionnels ou aux facteurs de stress externe en expulsant de sa conscience de désirs, des pensées ou des expériences perturbantes.

Manifestation du refoulement  actes manqués, rêves, symptômes névrotiques.
3 phases du refoulement :
- la fixation qui précède à tout refoulement = fait qu’une émotion qui n’a pas pu s’accomplir demeure à un stade infantile.
- le refoulement = répression (éminente) après coût qui provient des instances conscientes.
- le retour du refoulé = les choses refoulés qui reviennent à la conscience.
VI/ Les stades du développementaux
Pour Freud, chacun de ses stades portent des problématiques différentes successives qui laissent derrière elles des traces. Aucun stade n’est purement et simplement dépassés, chacun de ses stades portent des thématiques dominantes. Chaque stade a une zone érogène déterminée, un choix d’objet pulsionnel, et une relation spécifique.
1) La naissance :
1ère Théorie : L’angoisse de la naissance est due au traumatisme de la naissance (fait de naître)  afflux brutal d’excitations sensorielles (changement d’environnement) + phénomène de la séparation biologique (séparé de la mère).
2ème Théorie : pas de traumatisme de la naissance parce qu’un enfant ne peut pas éprouver de l’angoisse puisque l’angoisse s’éprouve au niveau du MOI  état immature.
2) Les stades prégénitaux
Ils se divisent en 3 stades :
a – Le stade oral : de 0 à 12 mois = Période consacrée à la préhension : prise d’aliments, mais aussi prise d’informations.
Source pulsionnelle : zone bucco-labiale (+ appareil digestif) faire passer à l’intérieur de soi des éléments de l’environnement extérieur.
Objet pulsionnel représenté par son sein ou substitut : La fonction alimentaire sert de médiateur principale à la relation symbolique mère-enfant  plaisir oral s’étaye sur l’alimentation. L’enfant découvre rapidement que l’excitation buccale procure un plaisir en soi.
Le but pulsionnel est double :

1) Plaisir auto érotique par les stimulations de la zone buccale

2) Désir d’incorporation des objets : posséder l’objet ou être l’objet.
Le stade oral peut être divisé en deux sous stades :
1) Le stade oral primitif (premier semestre)  stade d’absorption passive et pré ambivalent dans le sens que le sein ne peut être perçu en même temps comme bon et mauvais ou gratifiant et frustrant.
2) Le stade oral tardif (deuxième semestre)  extériorisation des pulsions cannibaliques  la succion se complète par des morsures (apparition des dents)  interaction (maîtrise de l’activité) chacun des deux doit maîtriser son agressivité. Ces activités cannibaliques réactivent les activités cannibaliques de la mère = agressive avec l’enfant car elle s’est fait mordre.
Le sevrage c’est le conflit relationnel majeur :

Si le sevrage est trop tardif, à cette période il va être vécu comme frustration ou punition.

Par contre s’il se fait trop tôt dans le stade oral primitif, il y a le risque que l’enfant reste fixer à une relation orale.
La genèse de la relation objectale commence à peine à se développer. Avant la première année de la vie, l’enfant n’a pas conscience du dedans et du dehors, du soi et du non soi.
A la fin de ce stade, l’enfant commence à prendre conscience des objets extérieurs en différenciant les objets familiers des inconnus, des objets aimés et menaçants  autre objets que lui.
Avec l’expérience du manque, l’enfant commence à percevoir les tensions qui se développent en lui. Quand la mère lui donne à manger, la tension s’apaise.
b – Le stade anal : de 1 à 2 ans
C’est une année consacrée à l’emprise.

Ici la source pulsionnelle est l’appareil digestif et l’estomac qui est lié à la volonté de retenir et expulser.

Il y a aussi un double but :

Plaisir auto-érotique = contrôler ce qu’on laisse à l’intérieur et ce qu’on sort.

Recherche relationnel = objets et personnes qu’il commence à différencier.

C’est à ce stade là que l’enfant consolide les frontières extérieur/intérieur, soi et non soi.

Il prend plaisir à manipuler des objets extérieur à lui.
c – Le stade phallique : à partir de 3 ans
Ce stade annonce et instaure la période Œdipienne. C’est la période de l’affirmation du soi.

La source pulsionnelle c’est la zone urino-uretrale.

L’objet pulsionnel concerne la zone érogène (retenu ou expulsé)
But pulsionnel :

Plaisir auto-érotique

Plaisir psychique
A ce stade se manifeste la curiosité sexuelle et prend conscience de la différence sexuelle (présence ou absence de pénis). Il se rend compte de la différence anatomique, il ne l’accepte pas, il la dénie. Garçon : dénie l’existence du sexe féminin et fille envie, imagine que le pénis va venir après.

Ces stades précèdent l’organisation du complexe d’Œdipe.
Représentation des relations stades prégénitaux
Garçon -----------------> Mère

Fille relation privilégiée
3) Le complexe d’Œdipe (4 à 7 ans)
C’est le point central qui structure le groupe familial et de même la société  interdiction inceste.

Pour Freud, c’est le moment fondateur de la vie psychique.
Le complexe d’Œdipe fait référence à l’ensemble des désirs amoureux et agressifs que l’enfant éprouve à l’égard de ses parents.
L’enfant se rend compte de la relation triangulaire qu’il existe entre lui et ses parents.
Le garçon se rend compte que sa mère éprouve un sentiment de tendresse, d’amour envers son père et s’aperçoit qu’il n’est pas le seul objet d’amour de sa mère  agressivité et jalousie marque avec son père. Préoccupation principale de l’enfant est de devenir l’objet unique du désir de sa mère = le père est un rival plus ou moins dangereux qui occupe une place convoité. L’enfant développe une angoisse de castration parce qu’il a peur que son père vienne lui enlever son pénis.
Chez la fille, elle rentre dans le complexe d’Œdipe parce qu’elle n’a pas de pénis = conscience de sa castration. Elle se rend compte que sa mère n’a pas de pénis donc elle veut son père. Ce complexe ne disparaît jamais car on a jamais la satisfaction d’avoir un pénis.
Le complexe d’Œdipe joue un rôle fondamental dans la structuration de la personnalité et des désirs (orienter nos pulsions).
Représentation de relations période Oedipienne

Amour hostilité

Garçon ----> Mère Fille ----- > Mère

Hostilité amour

Père Père
4) La période de latence (7 à 12ans)
Période qui est moins conflictuelle : obsession de la personnalité  le système scolaire profite de ça pour instaurer des rythmes réguliers et une discipline (soumission aux règles).

Permet à l’enfant de se défaire du conflit sexuel (complexe d’Œdipe) = apparition sentiments de tendresse, dévotion et respects envers image parentale.

Cela créé une désexualisation progressive de pensées et des comportements grâce au travail de refoulement permettant les sublimations.
Sublimation : processus psychique inconscient qui permet de remplacer un objet sexuel par un objet non sexuel.

Déplacement buts pulsionnels sexuels  objectifs socialisées  disponibilité apprentissages.
5) La puberté et l’adolescence
C’est un stade qui existe mais Freud a peu écrit dessus.

Période qui vient finaliser la période de latence.

A l’adolescence nous retrouvons une crise narcissique et d’identification + angoisses intenses.

Narcissisme : amour qui porte le sujet à un objet très particulier  lui-même.

Dans cette période, il y a des modifications physiques mais aussi des émergences pulsionnelles qui ressortent et qui viennent déséquilibrer les instances psychiques (ça, sur moi et moi).

Réactivation problématique Œdipienne (sur un artiste…)  déplacement.

Réactivation problématiques prégénitales : tabagisme, anorexie. = Processus chaotique.

Interprétations du jeu de la bobine :
Son petit-fils s’amuse à jeter des objets par terre. Freud fait deux hypothèses sur le jeu de la bobine :
1. Dédommagement pulsionnel : l’enfant renonce à la satisfaction de la pulsion en laissant partir sa mère sans manifester d’oppositions. Selon Freud, l’enfant fait un dédommagement pulsionnel en mettant lui-même en scène avec les objets autour de lui la disparition/retour de la mère.
2 ; Tentative de satisfaction d’une pulsion d’emprise : l’enfant est passif devant le départ de la mère met en scène ce jeu il devient actif et en fait à travers cette emprise de quand il ramène la bobine ou pas il comble cette pulsion.
Les jeux symboliques :
1. Le plaisir est le moteur du jeu.

2. L’enfant joue pour exprimer son agressivité : frustration qui cause cette agressivité. Cette agressivité peut être source de plaisir ou source de culpabilité.

3. Le jeu permet de maîtriser ses angoisses.

4. Le jeu permet d’accroître son expérience et de construire sa personnalité.

5. Le jeu permet la communication.

Chapitre III : Théorie du développement psychosociale de Wallon
I/ Introduction 

La théorie du développement de Wallon est différente de celle de Freud.

Wallon essaye d’expliquer le développement dans sa totalité :

- développement globale = affectivité + intellectuel.
Ces deux influences primordiales sont Darwin (l’évolutionnisme et le rôle prédominant du milieu) et Marx (le milieu est social par nature).

Wallon : le milieu n’est pas seulement biologique ≠ Darwin.

Selon Wallon, depuis sa conception le nouveau né rentre dans des systèmes de relation qui assurent sa survie et son développement.
Wallon créé une continuité entre le biologique et le social  il n’existe pas de positions.

Pour Wallon, en se basant sur les théories de Darwin, il dit qu’il n’y a pas compétition entre les espèces (individus) mais solidarité.  rôle central du milieu ≠ chez Darwin.

L’homme construit un milieu symbolique qui lui est propre transmis par le langage et les idéologies.

Wallon met au centre de sa théorie les relations sociales qui aident la personne à se construire.
II/ Approche multidimensionnelle
Sa manière de travailler repose sur plusieurs observations :

- Comparaison des facteurs internes = comparaison entre enfants.

- Comparaison de facteurs externes = comparaison entre enfant et animal/pathologie/ adulte.

Animal = différence radicale du langage.

Pathologie = son objectif est de stabiliser et systématiser les étapes de l’évolution normale et pathologique (créer des standards). Cela renseigne sur les stades du développement et sur les troubles psychomoteurs.

Adulte = décrire l’évolution et les facteurs essentiels.
III/ Lois fonctionnelles
En faisant ces approches, il a découvert différents stades :

- Développement discontinu (pas linéaire) ≠ stades 1 + 2 = 3  on peut revenir à un stade précédent.

Il a repéré 3 lois fonctionnelles pour 4 dimensions = motricité (biologique), affectivité (affectif), connaissances (cognitif) et construction de la personne (social).
1) Loi d’alternance fonctionnelle : phases centrifuge et centripète.
Les phases centrifuge c’est lorsque l’enfant se tourne vers le monde extérieur, ex = construction de l’intelligence.

Les phases centripète c’est lorsque la phase se centre sur le développement de l’enfant sur lui-même, ex= construction de la personnalité.
2) Loi de succession de prépondérance.
Cette loi dit que dans chaque stade tout se développe mais il y a une dimension dominante.
3) Loi d’intégration fonctionnelle.
Les stades s’enchaînent sans que les fonctions intégrées (acquises) disparaissent.

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