Cours de Philippe Koeppel, octobre 1996-janvier 1997








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III - SON ŒUVRE
1) Les contes
Les contes sont l’expression même de la pensée voltairienne. Les plus connus sont Candide et l’Ingénu ; ce sont ceux qui posent le plus de questions. Voltaire a créé le conte philosophique pour faire passer sa pensée philosophique dans le rire (tout ce qui est écrit au XVIII° siècle est porteur d’idées philosophiques). Voltaire traite ses contes avec un certain mépris. Il faudra attendre 1968 pour que la thèse de Jacques van den Heuvel reconnaisse les contes...
a) Candide (1755)

Voltaire l’écrit alors qu’il est déjà âgé. Ce conte apparaît comme l’expérience de toute une vie ; il représente une sorte de tournant chez Voltaire. En 1755, Voltaire va douter de l’optimisme qui l’animait. C’est l’année du tremblement de terre de Lisbonne, qui pose la question du bonheur : comment est-il possible si la Providence divine a permis un tel désastre ?

Candide pose le problème philosophique des fins dernières (où allons-nous ? où va l’humanité ?), qui aura des réponses tantôt optimistes, tantôt pessimistes. C’est le débat entre Voltaire-Candide et Leibniz-Pangloss, qui pense que quoi qu’il arrive, « tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes possible ». Voltaire remet en partie en question cet optimisme. Contrairement à Leibniz-Pangloss, Voltaire-Candide doute que devant la catastrophe de Lisbonne, les fins dernières soient les meilleures possibles.

À l’époque, l’actualité (présente dans Candide), c’est la Guerre de Sept Ans. Elle frappe l’esprit de Voltaire. Cette violence guerrière devient la forme suprême du mal. Voltaire condamne sous forme humoristique toute politique agressive en Europe.

Le personnage de Candide jette un regard innocent et distancié sur le monde (comme les deux persans des Lettres persanes). Il porte les interrogations de Voltaire. A la fin du conte, Candide a perdu en grande partie son optimisme.

La question que se pose Voltaire, c’est : que faire ? Il ne se laisse néanmoins pas aller au désespoir, et il cherche à donner des réponses : c’est la morale du jardin ; il faut cultiver son jardin (la première interprétation, erronée, est à écarter : ce n’est pas un repliement égoïste sur soi-même).

Il y a le refus de tout système philosophique : il n’y a pas de système philosophique général qui peut nous aider. Il faut essayer de voir et de comprendre les choses de là où nous sommes (le jardin), de prendre conscience de la relativité des choses.

Le devoir du Philosophe, c’est d’assurer une part de bonheur ; pour cela, il faut faire en sorte que là où nous sommes (le jardin), nous fassions marcher le mieux possible ce qui va rendre la vie des hommes la moins malheureuse possible. « Cultiver » notre jardin : c’est l’économie qui assure une part du bonheur de l’homme, il faut être pragmatique. Voltaire est influencé par un petit ouvrage de Mandeville, La Fable des abeilles, qui développe la théorie du luxe: : le luxe n’est pas condamnable, mais au contraire il est doublement positif, car il procure le plaisir aux riches, et fait travailler les autres ; c’est le moteur de l’économie.

Assurons-nous autour de nous le plus de bonheur possible (c’est l’affranchissement des serfs du pays de Gex).

Il y a aussi une forme de sociabilité, idée fondamentale au XVIII° siècle. L’homme est fait pour vivre en société (une petite société, un cercle restreint : il faut essayer de faire autour de soi le bonheur de ses proches).

Il y a aussi un aspect politique. Tout le monde n’est pas admis dans ce jardin. Les Philosophes y sont admis, mais pas le peuple ; il faut rester entre gens de la même condition.

b) L’Ingénu (1767)

Voltaire l’écrit en pleine bataille contre l’infâme. Il pense que ses « frères », les Philosophes, marquent des points et qu’on est en bonne voie (par exemple, en France, les jésuites, soldats du pape, sont interdits). Dans l’Ingénu, toute une série de questions vont se poser. C’est, avec Candide, le conte le plus riche de Voltaire. C’est une attaque directe contre Rousseau et son mythe du bon sauvage, l’homme naturel. Pour Rousseau, l’homme naturel fait son malheur en entrant dans le social. Le bon sauvage de Voltaire, lui, entre avec plaisir dans la société.

L’Ingénu est un feu d’artifice de toutes les idées de Voltaire.
2) Le Dictionnaire philosophique.
a) Sa forme

Il a été écrit de 1760 à 1771. Il contient environ 118-120 articles ; les 2/3 sont dirigés contre l’infâme ; 5 ou 6 articles sont purement politiques ; les autres sont des articles philosophiques (à la gloire des philosophes que Voltaire admire, comme Locke).

Il s’agit de mettre sous forme alphabétique les arguments que peuvent utiliser les « frères » dans leur lutte contre l’infâme.

Il va connaître de 1760 à 1771 plus de dix éditions, qui ajouteront des articles nouveaux.

Voltaire, pour saper l’Église catholique romaine, s’y attaque indirectement. La méthode de Voltaire, c’est de couper ses racines à l’infâme. Il va prendre en compte tout ce que l’on sait sur un sujet donné. Il critique les hébreux, le peuple élu et l’Ancien testament. Sa recherche a un aspect « scientifique » : il critique, mais en s’appuyant sur des éléments historiques (c’est l’homme le plus érudit de son temps en la matière).

Il y a le problème de « l’antisémitisme » voltairien (anti-judaïsme). On en a parlé à la Libération, avec Léon Poliakoff, qui a écrit une Histoire de l’antisémitisme. Il a abordé le problème de Voltaire, mais à partir d’une falsification (des citations de Voltaire coupées de leur contexte). On a un anti-judaïsme de Voltaire, parfois choquant ; il se sert, quand cela l’arrange, d’un peuple pour en dénigrer un autre (sa correspondance ne montre pas franchement de traces d’antisémitisme).
b) Les thèmes du Dictionnaire philosophique.

Il y a des articles portant sur des notions métaphysiques et théologiques (par exemple, sur l’immortalité de l’âme), des articles philosophiques, et surtout ce qui constitue la profession de foi déiste de Voltaire. Il y a plusieurs thèmes :
— La critique des dogmes, ce que le croyant est contraint d’accepter parce que cela échappe à des explications rationnelles, comme le dogme de la Sainte Trinité. Voltaire, indigné, est représentatif de tout un courant important de son temps : le dogme de la Révélation, qui est à abattre (c’est la source même de l’infâme, de l’intolérance). S’il y a une religion révélée, il n’y a qu’une seule vraie religion, et toutes les autres, qui en sont exclues, tombent dans la damnation. Or, un Dieu juste et bon ne peut condamner autant de monde.

Et pourquoi l’Église ne reconnaît-elle que quatre Évangiles, alors qu’il y en a d’autres ?

La bête noire de Voltaire, c’est Saint-Paul. Il va prouver que ses écrits ne sont que des appels au meurtre. L’infâme serait consubstantielle à la religion catholique. Voltaire prend en considération tout ce que l’histoire sérieuse de son temps peut lui apprendre. Il a donc une démarche sérieuse, scientifique. Mais il est aussi polémiste ; il va gauchir du côté qui l’arrange, avec mauvaise foi et humour (pour mettre les lecteurs de son côté).
— La critique de toute idée métaphysique (c’est-à-dire de tout ce qu’on essaie d’expliquer sans avoir les moyens scientifiques, logique, rationnels pour les faire). Par exemple, le problème de l’existence de l’âme et de son immortalité, qui est une épine dans le pied de Voltaire. En tant que déiste, Voltaire n’a pas besoin de l’âme, mais en tant que théiste, il a besoin de son existence et de son immortalité.

Dans le Dictionnaire philosophique, c’est la philosophie sensualiste qui l’emporte, avec le rejet des dogmes et de la métaphysique. Il y a une critique en filigrane de Descartes et de l’innéisme (les idées innées qu’on n’a pas pu démontrer), d’où une affinité avec Locke.
— Les articles philosophiques sont moins nombreux. Il y a des références à la philosophie antique, dont Voltaire se méfie. Voltaire y loue aussi Locke (cf. articles « Locke » et « Sensualisme »). Voltaire est meilleur militant que philosophe.
— La profession de foi de Voltaire. Il y a un exposé de la religion voltairienne (cf. René Pommeau, La religion de Voltaire), qui n’est pas quelque chose de simple. Tantôt Voltaire va apparaître comme un Philosophe déiste, tantôt comme un Philosophe théiste (qui n’est pas indépendant des convictions politiques de Voltaire). Comment fonder une société viable si l’on nie la question des châtiments, de la damnation ? Comment rendre les hommes vertueux s’il n’y a pas cette épée de Damoclès que serait la damnation après la mort ?

Voltaire combat autant l’athéisme qu’il combat l’infâme, car il n’arrive pas à envisager qu’une société civile, constituée d’athées, puisse survivre. Il y a le besoin d’une morale.

Voltaire déiste croit profondément en une transcendance, le Dieu de Newton, c’est-à-dire cette contemplation de l’univers qui persuade Voltaire qu’il y a une intelligence supérieure qui régit tout (le « grand horloger »).

Dans Prière à Dieu, il effectue sa profession de foi déiste. Dieu existe, et tous les hommes aiment le même Dieu sous des noms différents. Il n’y a pas de religion révélée dominante, et toutes les religions doivent se respecter (tolérance).

Toutes les religions dérivent de la religion naturelle, une religion antérieure à toutes les autres, et qui est la même pour tous les hommes sur cette terre, qui refuse tout dogme, se passe de clergé (la relation homme-divinité se fait sans médiation, ou alors par le spectacle de cet univers : « Quand je vois l’ouvre, je vois l’ouvrier »).

Pour les déistes, l’enfer ou le paradis n’existent pas, et l’âme est donc inutile.

Le problème, c’est que les Lumières ne sont pas partagées par tous. Voltaire va donc envisager le théisme (cf. articles « Théiste », « Catéchisme du Chinois », « Catéchisme du bon curé »). C’est une religion qui n’est pas loin du déisme, car c’est une religion sans dogmes. Chacun sera libre d’adorer Dieu, la transcendance, comme il l’entend (ce qui engendre la tolérance). La différence, c’est que le théisme aura un clergé (cf. article « Catéchisme du bon curé », Théotime. Il ne fait pas de métaphysique, et il n’enseigne pas de dogmes. C’est un guide, un instituteur de vertu, un juriste, un être qui sera là pour assurer la cohésion et la bonne entente de la communauté). Pour Voltaire, ce théisme existe (cf. « Catéchisme du Chinois »), c’est le confucianisme, dans le sens où c’est une spiritualité sans dogmes et sans clergé, tolérante.
— La politique de Voltaire. D’un côté, Voltaire se bat pour la tolérance. D’autre part, Voltaire occupe dans la société une place qui lui fait défendre ses intérêts politiques. Voltaire est réactionnaire. Il appartient à la partie la plus aisée du Tiers-État, riche, mais sans aucun pouvoir.

D’un côté, Voltaire se bat contre l’absolutisme pour une monarchie tempérée, dans laquelle les hommes de sa trempe auront une place reconnue (le mérite doit primer sur la naissance).

De l’autre, on a Voltaire propriétaire, M. de Voltaire, qui redoute que le peuple ne reste pas à sa place. Il montre que ce monde est divisé en deux, et que la société a besoin de cette fracture pour fonctionner. Il a besoin d’un peuple laborieux qui reste à sa place et travaille beaucoup.

Bibliographie:

L’Abbé Prévost, Manon Lescaut.

Laclos, Les Liaisons dangereuses.

Marivaux, Le Paysan parvenu.

Rousseau, La Nouvelle Héloïse.

L’attitude des français face au roman est très différente selon le public.

En 1761, on a le premier phénomène de best-seller, la Nouvelle Héloïse. On a un engouement pour le roman qui ne va que se renforcer (mais tout de même moins fort que pour le théâtre), alors que la critique va décrier le roman. (ex: l’abbé Desfontaines, qui s’est penché sur le roman, écrit en 1735 : « Le roman, c’est l’œuvre du diable »). Le roman met en péril la morale ; il est immoral, et il introduit de mauvaises mœurs (il est surtout condamné par la critique ecclésiastique). On trouve aussi souvent sous la plume des critiques que le roman, c’est bon pour les femmes. La prose n’a de valeur que pour exprimer une réalité historique. De plus, le roman n’est pas un genre (dans la Poétique, d’Aristote, on trouve comme différents genres la tragédie, la poésie lyrique et la comédie, mais Aristote n’y classe pas le roman en tant que genre).

Ceci est valable pour le XVII° siècle et la première partie du XVIII° siècle. Dans la seconde partie du XVIII° siècle (après 1730-1740), cela va changer. En effet, de grands romans apparaissent. Le roman va gagner ses lettres de noblesse, notamment grâce à Marivaux (Le Paysan parvenu).

Il y a toujours une condamnation officielle du roman par l’Église, qui critique la description de la passion : « Le roman est la coupe empoisonnée de la prostituée de Babylone ».

Le roman va trouver une voie spécifique au milieu de toutes ces critiques. Il va trouver sa voie dans le réalisme.

Certains, comme Sade, disent que c’est en montrant la dépravation, le vice, qu’on pourra sauver les cœurs purs. Crébillon dit qu’il parle de libertinage pour que le lecteur ne tombe pas dedans (phénomène des préfaces qui expliquent et justifient l’écriture du roman). Laclos (citant Rousseau) : « J’ai vu les mœurs de ce temps et j’ai publié ces lettres ».

Bibliographie :

Marivaux, Le Jeu de l’Amour et du Hasard.

Beaumarchais, Le Barbier de Séville.

Beaumarchais, Les Noces de Figaro.

Le Théâtre au XVIII° siècle (PUF, Que sais-je ?).

Le XVIII° siècle, c’est le siècle du théâtre par excellence (l’équivalent du cinéma pour nous : les actrices de théâtre sont des stars). Paradoxalement, il n’y a eu au XVIII° siècle que deux grands hommes de théâtre, Beaumarchais et Marivaux (il faut compter aussi Voltaire, grand dramaturge, qui écrit des tragédies classiques alors que le genre est en train de mourir, remplacé par la comédie et le drame).

Le théâtre est partout, dans les grandes villes, mais aussi dans les campagnes (troupes itinérantes).
L’opéra occupe la première place (il appartient au genre théâtral). Dans les années 1750 a lieu la Querelle des Bouffons ; la France est partagée en deux, d’un côté les partisans d’un opéra seria (sérieux), et de l’autre les partisans de l’opéra buffa (italien). Les auteurs se doivent d’écrire des livrets (comme Voltaire, qui écrira pour Rameau). Rousseau composera son opéra, qui sera apprécié à l’époque.
La Comédie Française.

Les comédiens y sont pensionnés par le roi, et ne représentent que des œuvres françaises. Marivaux se verra forcé de proposer ses pièces, d’inspiration italienne, à d’autres comédiens.

Le théâtre français craint de perdre sa place prépondérante face au théâtre italien. Il y a une querelle entre les comédiens français et les comédiens italiens. Les comédiens italiens n’ont pas le droit de parler sur scène : ils ont alors chanté (opéra comique), puis après une nouvelle interdiction, cette fois de chanter, ils se sont tournés vers le mime.

Les comédiens sont ceux qui payent l’auteur ; ils peuvent refuser une pièce (c’est Beaumarchais qui sera à l’origine du système des droits d’auteur, après ne pas avoir été payé) ; on a un théâtre français puissant.

Son rival est le théâtre italien, depuis longtemps, avec la commedia dell’arte, un théâtre très vivant, très expressif, avec des personnages-types, et une réelle occupation de l’espace scénique (les français n’avaient pas l’idée de la mise en scène jusqu’à Beaumarchais et Le Mariage de Figaro ; les nobles sont sur la scène, les acteurs sont en costume de ville...). Marivaux sera le premier à chercher à mettre en scène réellement une pièce (il écrira autant de pièces pour le théâtre français que pour le théâtre italien). Le théâtre italien a influencé tous les dramaturges français (même pour Le Mariage de Figaro, qui contient des références à l’Espagne).


Le théâtre se joue dans différents lieux :
À la cour. Le roi commande les pièces (comme pour Molière, avec Louis XIV). Par exemple, Marie-Antoinette tiendra le rôle de Rosine dans le Barbier de Séville, devant la cour.
Le théâtre de société. Tous ceux qui ont de l’argent construisent leur propre théâtre dans leur propriété et y font jouer des pièces — quand ils n’y jouent pas eux-mêmes (comme Voltaire à Ferney).
Le théâtre de foire. Dans toutes les grandes villes, sur le parvis des églises, on représente des pièces pour tout public, dans ce que l’on appelle des « parades ». Elles sont très souvent assez grivoises, et critiques à l’égard du pouvoir en place.
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