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belta folgorante, afin de ne pas perdre le superbe mot créé pour elle à Milan par ses passionnés adorateurs ; la Marana qui, maîtresse avouée d’un roi, avait quitté Naples, les fêtes de Naples, le ciel de Naples, l’apogée de sa vie d’or et de madrigaux, de parfums et de soie, en apprenant par son royal amant les événements d’Espagne et le siège de Tarragone.

– À Tarragone, avant la prise de Tarragone ! s’était-elle écriée. Je veux être dans dix jours à Tarragone...

Et sans se soucier d’une cour, ni d’une couronne, elle était arrivée à Tarragone, munie d’un firman quasi-impérial, munie d’or qui lui permit de traverser l’empire français avec la vélocité d’une fusée et dans tout l’éclat d’une fusée. Pour les mères il n’y a pas d’espace, une vraie mère pressent tout et voit son enfant d’un pôle à l’autre.

– Ma fille ! ma fille ! cria la Marana.

À cette voix, à cette brusque invasion, à l’aspect de cette reine au petit pied, le livre de prières tomba des mains de Perez et de sa femme ; cette voix retentissait comme la foudre, et les yeux de la Marana en lançaient les éclairs.

– Elle est là, répondit le marchand d’un ton calme, après une pause pendant laquelle il se remit de l’émotion que lui avaient causée cette brusque arrivée, le regard et la voix de la Marana. – Elle est là, répéta-t-il en montrant la petite cellule.

– Oui, mais elle n’a pas été malade, elle est toujours...

– Parfaitement bien, dit dona Lagounia.

– Mon Dieu ! jette-moi maintenant dans l’enfer pour l’éternité, si cela te plaît, s’écria la Marana en se laissant aller tout épuisée, à demi morte, dans un fauteuil.

La fausse coloration due à ses anxiétés tomba soudain, elle pâlit. Elle avait eu de la force pour supporter les souffrances, elle n’en avait plus pour sa joie. La joie était plus violente que sa douleur, car elle contenait les échos de la douleur et les angoisses de la joie.

– Cependant, dit-elle, comment avez-vous fait ? Tarragone a été prise d’assaut.

– Oui, reprit Perez. Mais en me voyant vivant, comment m’avez-vous fait une question ? Ne fallait-il pas me tuer pour arriver à Juana ?

À cette réponse, la courtisane saisit la main calleuse de Perez, et la baisa en y jetant des larmes qui lui vinrent aux yeux. C’était tout ce qu’elle avait de plus précieux sous le ciel, elle qui ne pleurait jamais.

– Bon Perez, dit-elle enfin. Mais vous devez avoir eu des militaires à loger ?

– Un seul, répondit l’Espagnol. Par bonheur, nous avons le plus loyal des hommes, un homme jadis Espagnol, un Italien qui hait Bonaparte ; un homme marié, un homme froid... Il se lève tard et se couche de bonne heure. Il est même malade en ce moment.

– Un Italien ! Quel est son nom ?

– Le capitaine Montefiore...

– Alors ce ne peut pas être le marquis de Montefiore...

– Si, senora, lui-même.

– A-t-il vu Juana ?

– Non, dit dona Lagounia.

– Vous vous trompez, ma femme, reprit Perez. Le marquis a dû voir Juana pendant un bien court instant, il est vrai ; mais je pense qu’il l’aura regardée le jour où elle est entrée ici pendant le souper.

– Ah ! je veux voir ma fille.

– Rien de plus facile, dit Perez. Elle dort. Si elle a laissé la clef dans la serrure, il faudra cependant la réveiller.

En se levant pour prendre la double clef de la porte, les yeux du marchand tombèrent par hasard sur la haute croisée. Alors, dans le cercle de lumière projeté sur la noire muraille de la cour intérieure, par la grande vitre ovale de la cellule, il aperçut la silhouette d’un groupe que, jusqu’au gracieux Canova, nul autre sculpteur n’aurait su deviner. L’Espagnol se retourna.

– Je ne sais pas, dit-il à la Marana, où nous avons mis cette clef.

– Vous êtes bien pâle, lui dit-elle.

– Je vais vous dire pourquoi, répondit-il en sautant sur son poignard, qu’il saisit, et dont il frappa violemment la porte de Juana en criant : – Juana, ouvrez ! ouvrez !

Son accent exprimait un épouvantable désespoir qui glaça les deux femmes.

Et Juana n’ouvrit pas, parce qu’il lui fallut quelque temps pour cacher Montefiore. Elle ne savait rien de ce qui se passait dans la salle. Les doubles portières de tapisserie étouffaient les paroles.

– Madame, je vous mens en disant que je ne sais pas où est la clef. La voici, reprit-il en la tirant du buffet. Mais elle est inutile. Celle de Juana est dans la serrure, et sa porte est barricadée. Nous sommes trompés, ma femme ! dit-il en se tournant vers elle. Il y a un homme chez Juana.

– Par mon salut éternel, la chose est impossible, lui dit sa femme.

– Ne jurez pas, dona Lagounia. Notre honneur est mort, et cette femme... il montra la Marana qui s’était levée et restait immobile, foudroyée par ces paroles ; cette femme a le droit de nous mépriser. Elle nous a sauvé vie, fortune, honneur, et nous n’avons su que lui garder ses écus.

– Juana, ouvrez, cria-t-il, ou je brise votre porte.

Et sa voix, croissant en violence, alla retentir jusque dans les greniers de la maison. Mais il était froid et calme. Il tenait en ses mains la vie de Montefiore, et allait laver ses remords avec tout le sang de l’Italien.

– Sortez, sortez, sortez, sortez tous ! cria la Marana en sautant avec l’agilité d’une tigresse sur le poignard qu’elle arracha des mains de Perez étonné.

– Sortez, Perez, reprit-elle avec tranquillité, sortez, vous, votre femme, votre servante et votre apprenti. Il va y avoir un meurtre ici. Vous pourriez être fusillés tous par les Français. N’y soyez pour rien, cela me regarde seule. Entre ma fille et moi, il ne doit y avoir que Dieu. Quant à l’homme, il m’appartient. La terre entière ne l’arracherait pas de mes mains. Allez, allez donc, je vous pardonne. Je le vois, cette fille est une Marana. Vous, votre religion, votre honneur, étiez trop faibles pour lutter contre mon sang.

Elle poussa un soupir affreux et leur montra des yeux secs. Elle avait tout perdu et savait souffrir, elle était courtisane. La porte s’ouvrit. La Marana oublia tout, et Perez, faisant signe à sa femme, put rester à son poste. En vieil Espagnol intraitable sur l’honneur, il voulait aider à la vengeance de la mère trahie. Juana, doucement éclairée, blanchement vêtue, se montra calme au milieu de sa chambre.

– Que me voulez-vous ? dit-elle.

La Marana ne put réprimer un léger frisson.

– Perez, demanda-t-elle, ce cabinet a-t-il une autre issue ?

Perez fit un geste négatif ; et, confiante en ce geste, la courtisane s’avança dans la chambre.

– Juana, je suis votre mère, votre juge, et vous vous êtes mise dans la seule situation où je pusse me découvrir à vous. Vous êtes venue à moi, vous que je voulais au ciel. Ah ! vous êtes tombée bien bas. Il y a chez vous un amant.

– Madame, il ne doit et ne peut s’y trouver que mon époux, répondit-elle. Je suis la marquise de Montefiore.

– Il y en a donc deux ? dit le vieux Perez de sa voix grave. Il m’a dit être marié.

– Montefiore, mon amour ! cria la jeune fille en déchirant les rideaux et montrant l’officier, viens, ces gens te calomnient.

L’Italien se montra pâle et blême, il voyait un poignard dans la main de la Marana, et connaissait la Marana.

Aussi, d’un bond, s’élança-t-il hors de la chambre, en criant d’une voix tonnante : – Au secours ! au secours ! l’on assassine un Français. Soldats du 6e de ligne, courez chercher le capitaine Diard ! Au secours !

Perez avait étreint le marquis, et allait de sa large main lui faire un bâillon naturel, lorsque la courtisane, l’arrêtant, lui dit : – Tenez-le bien, mais laissez-le crier. Ouvrez les portes, laissez-les ouvertes, et sortez tous, je vous le répète. – Quant à toi, reprit-elle en s’adressant à Montefiore, crie, appelle au secours... Quand les pas de tes soldats se feront entendre, tu auras cette lame dans le cœur. – Es-tu marié ? Réponds.

Montefiore, tombé sur le seuil de la porte, à deux pas de Juana, n’entendait plus, ne voyait plus rien, si ce n’est la lame du poignard, dont les rayons luisants l’aveuglaient.

– Il m’aurait donc trompée, dit lentement Juana. Il s’est dit libre.

– Il m’a dit être marié, reprit Perez de sa voix grave.

– Sainte Vierge ! s’écria dona Lagounia.

– Répondras-tu donc, âme de boue ? dit la Marana à voix basse en se penchant à l’oreille du marquis.

– Votre fille, dit Montefiore.

– La fille que j’avais est morte ou va mourir, répliqua la Marana. Je n’ai plus de fille. Ne prononce plus ce mot. Réponds, es-tu marié ?

– Non, madame, dit enfin Montefiore, voulant gagner du temps. Je veux épouser votre fille.

– Mon noble Montefiore ! dit Juana respirant.

– Alors pourquoi fuir et appeler au secours ? demanda l’Espagnol.

Terrible lueur !

Juana ne dit rien, mais elle se tordit les mains et alla s’asseoir dans son fauteuil. En cet instant, il se fit au dehors un tumulte assez facile à distinguer par le profond silence qui régnait au parloir. Un soldat du 6e de ligne, passant par hasard dans la rue au moment où Montefiore criait au secours, était allé prévenir Diard. Le quartier-maître, qui heureusement rentrait chez lui, vint, accompagné de quelques amis.

– Pourquoi fuir, reprit Montefiore en entendant la voix de son ami, parce que je vous disais vrai. Diard ! Diard ! cria-t-il d’une voix perçante.

Mais, sur un mot de son maître, qui voulait que tout chez lui fût du meurtre, l’apprenti ferma la porte, et les soldats furent obligés de l’enfoncer. Avant qu’ils n’entrassent, la Marana put donc donner au coupable un coup de poignard ; mais sa colère concentrée l’empêcha de bien ajuster, et la lame glissa sur l’épaulette de Montefiore. Néanmoins, elle y mit tant de force, que l’Italien alla tomber aux pieds de Juana, qui ne s’en aperçut pas. La Marana sauta sur lui ; puis, cette fois, pour ne pas le manquer, elle le prit à la gorge, le maintint avec un bras de fer, et le visa au cœur.

– Je suis libre et j’épouse ! je le jure par Dieu, par ma mère, par tout ce qu’il y a de plus sacré au monde ; je suis garçon, j’épouse, ma parole d’honneur !

Et il mordait le bras de la courtisane.

– Allez ! ma mère, dit Juana, tuez-le. Il est trop lâche, je n’en veux pas pour époux, fût-il dix fois plus beau.

– Ah ! je retrouve ma fille, cria la mère.

– Que se passe-t-il donc ici ? demanda le quartier-maître survenant.

– Il y a, s’écria Montefiore, que l’on m’assassine au nom de cette fille, qui prétend que je suis son amant, qui m’a entraîné dans un piège, et que l’on veut me forcer d’épouser contre mon gré...

– Tu n’en veux pas, s’écria Diard, frappé de la beauté sublime que l’indignation, le mépris et la haine prêtaient à Juana, déjà si belle ; tu es bien difficile ! s’il lui faut un mari, me voilà. Rengainez vos poignards.

La Marana prit l’Italien, le releva, l’attira près du lit de sa fille, et lui dit à l’oreille : – Si je t’épargne, rends-en grâce à ton dernier mot. Mais, souviens-t’en ! Si ta langue flétrit jamais ma fille, nous nous reverrons. – De quoi peut se composer la dot ? demanda-t-elle à Perez.

– Elle a deux cent mille piastres fortes...

– Ce ne sera pas tout, monsieur, dit la courtisane à Diard. Qui êtes-vous ? – Vous pouvez sortir, reprit-elle en se tournant vers Montefiore.

En entendant parler de deux cent mille piastres fortes, le marquis s’avança disant : – Je suis bien réellement libre...

Un regard de Juana lui ôta la parole. – Vous êtes bien réellement libre de sortir, lui dit-elle.

Et l’Italien sortit.

– Hélas ! monsieur, reprit la jeune fille en s’adressant à Diard, je vous remercie avec admiration. Mon époux est au ciel, ce sera Jésus-Christ. Demain j’entrerai au couvent de...

– Juana, ma Juana, tais-toi ! cria la mère en la serrant dans ses bras. Puis elle lui dit à l’oreille : – Il te faut un autre époux.

Juana pâlit.

– Qui êtes-vous, monsieur ? répéta-t-elle en regardant le Provençal.

– Je ne suis encore, dit-il, que le quartier-maître du 6e de ligne. Mais, pour une telle femme, on se sent le cœur de devenir maréchal de France. Je me nomme Pierre-François Diard. Mon père était prévôt des marchands ; je ne suis donc pas un...

– Eh ! vous êtes honnête homme, n’est-ce pas ? s’écria la Marana. Si vous plaisez à la signora Juana de Mancini, vous pouvez être heureux l’un et l’autre.

– Juana, reprit-elle d’un ton grave, en devenant la femme d’un brave et digne homme, songe que tu seras mère. J’ai juré que tu pourrais embrasser au front tes enfants sans rougir... (là, sa voix s’altéra légèrement). J’ai juré que tu serais une femme vertueuse. Attends-toi donc, dans cette vie, à bien des peines ; mais, quoi qu’il arrive, reste pure, et sois en tout fidèle à ton mari ; sacrifie-lui tout, il sera le père de tes enfants... Un père à tes enfants !... Va ! entre un amant et toi, tu rencontreras toujours ta mère ; je la serai dans les dangers seulement... Vois-tu le poignard de Perez... Il est dans ta dot, dit-elle en prenant l’arme et la jetant sur le lit de Juana, je l’y laisse comme une garantie de ton honneur, tant que j’aurai les yeux ouverts et les bras libres. – Adieu, dit-elle en retenant ses pleurs, fasse le ciel que nous ne nous revoyions jamais.

À cette idée, ses larmes coulèrent en abondance.

– Pauvre enfant ! tu as été bien heureuse dans cette cellule, plus que tu ne le crois ! – Faites qu’elle ne la regrette jamais, dit-elle en regardant son futur gendre.

Ce récit purement introductif n’est point le sujet principal de cette Étude, pour l’intelligence de laquelle il était nécessaire d’expliquer, avant toutes choses, comment il se fit que le capitaine Diard épousa Juana de Mancini, comment Montefiore et Diard se connurent, et de faire comprendre quel cœur, quel sang, quelles passions animaient madame Diard.

Lorsque le capitaine Diard eut rempli les longues et lentes formalités sans lesquelles il n’est pas permis à un militaire français de se marier, il était devenu passionnément amoureux de Juana de Mancini. Juana de Mancini avait eu le temps de réfléchir à sa destinée. Destinée affreuse ! Juana, qui n’avait pour Diard ni estime, ni amour, se trouvait néanmoins liée à lui par une parole, imprudente sans doute, mais nécessaire. Le Provençal n’était ni beau, ni bien fait. Ses manières dépourvues de distinction se ressentaient également du mauvais ton de l’armée, des mœurs de sa province et d’une incomplète éducation. Pouvait-elle donc aimer Diard, cette jeune fille toute grâce et toute élégance, mue par un invincible instinct de luxe et de bon goût, et que sa nature entraînait d’ailleurs vers la sphère des hautes classes sociales ? Quant à l’estime, elle refusait même ce sentiment à Diard, précisément parce que Diard l’épousait. Cette répulsion était toute naturelle. La femme est une sainte et belle créature, mais presque toujours incomprise ; et presque toujours mal jugée, parce qu’elle est incomprise. Si Juana eût aimé Diard, elle l’eût estimé. L’amour crée dans la femme une femme nouvelle ; celle de la veille n’existe plus le lendemain. En revêtant la robe nuptiale d’une passion où il y va de toute la vie, une femme la revêt pure et blanche. Renaissant vertueuse et pudique, il n’y a plus de passé pour elle ; elle est tout avenir et doit tout oublier, pour tout réapprendre. En ce sens, le vers assez célèbre qu’un poète moderne a mis aux lèvres de Marion Delorme était trempé dans le vrai, vers tout cornélien d’ailleurs.

Et l’amour m’a refait une virginité.

Ce vers ne semblait-il pas une réminiscence de quelque tragédie de Corneille, tant y revivait la facture substantivement énergique du père de notre théâtre ? Et cependant le poète a été forcé d’en faire le sacrifice au génie essentiellement vaudevilliste du parterre.

Donc Juana, sans amour, restait la Juana trompée, humiliée, dégradée. Juana ne pouvait pas honorer l’homme qui l’acceptait ainsi. Elle sentait, dans toute la consciencieuse pureté du jeune âge, cette distinction, subtile en apparence, mais d’une vérité sacrée, légale selon le cœur, et que les femmes appliquent instinctivement dans tous leurs sentiments, même les plus irréfléchis. Juana devint profondément triste en découvrant l’étendue de la vie. Elle tourna souvent ses yeux pleins de larmes, fièrement réprimées, et sur Perez et sur dona Lagounia, qui, tous deux, comprenaient les amères pensées contenues dans ces larmes ; mais ils se taisaient. À quoi bon les reproches ? Pourquoi des consolations ? Plus vives elles sont, plus elles élargissent le malheur.

Un soir, Juana, stupide de douleur, entendit, à travers la portière de sa cellule, que les deux époux croyaient fermée, une plainte échappée à sa mère adoptive.

– La pauvre enfant mourra de chagrin.

– Oui, répliqua Perez d’une voir émue. Mais que pouvons-nous ? Irais-je maintenant vanter la chaste beauté de ma pupille au comte d’Arcos, à qui j’espérais la marier ?

– Une faute n’est pas le vice, dit la vieille femme, indulgente autant que pouvait l’être un ange.

– Sa mère l’a donnée, reprit Perez.

– En un moment, et sans la consulter, s’écria dona Lagounia.

– Elle a bien su ce qu’elle faisait.

– En quelles mains ira notre perle !

– N’ajoute pas un mot, ou je cherche querelle à ce... Diard. Et, ce serait un autre malheur.

En entendant ces terribles paroles, Juana comprit alors le bonheur dont le cours avait été troublé par sa faute. Les heures pures et candides de sa douce retraite auraient donc été récompensées par cette éclatante et splendide existence dont elle avait si souvent rêvé les délices, rêves qui avaient causé sa ruine. Tomber du haut de la Grandesse à
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