«rapport provisoire»








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3. DIAGNOSTIC DE LA SITUATION ACTUELLE de la Gestion des pesticides


Le présent diagnostic est le fruit d’une enquête menée, dans le cadre du Projet de Développement de Pôles de Croissance (PDPC) sur le corridor Matadi-Kinshasa-Kikwit, du 20 juillet au 01 août 2012 dans les provinces de Kinshasa, du Bas-Congo et du Bandundu dont l’objet consistait à collecter les informations sur la situation actuelle de lutte antiparasitaire et de gestion des pesticides, à évaluer les aspects techniques de la filière à trois niveaux ; institutionnel et réglementaire, encadrement de la production agricole et de manipulation des pesticides et enfin, circuits existants de distribution et de commercialisation des pesticides.

3.1 Niveau institutionnel et réglementaire


L’Agriculture Congolaise est, depuis le 24 décembre 2011, régit par la loi n° 11/022 portant Principes Fondamentaux Relatifs à l’Agriculture. Elle prend en compte les objectifs de la décentralisation, intègre à la fois les diversités et les spécificités agro-écologiques et vise à :

  • Favoriser la mise en valeur durable des potentialités et de l’espace agricole intégrant les aspects sociaux et environnementaux ;

  • Stimuler la production agricole par l’instauration d’un régime douanier et fiscal particulier dans le but d’atteindre, entre autres, l’autosuffisance alimentaire ;

  • Relancer les exportations des produits agricoles afin de générer des ressources importantes pour les investissements ;

  • Promouvoir l’industrie locale de transformation des produits agricoles ;

  • Attirer de nouvelles technologies d’énergie renouvelable ;

  • Impliquer la province, l’entité territoriale décentralisée et l’exploitant agricole dans la promotion et la mise en œuvre du développement agricole.


Aussi, cette loi apporte-t-elle d’importantes innovations notamment par :

  • La création d’un Fonds National de Développement Agricole et sa gestion en synergie avec les institutions financières bancaires et non bancaires ;

  • L’implication des agriculteurs et des professionnels du secteur agricole dans le processus décisionnel ; ce qui justifie la création du Conseil Consultatif de l’Agriculture aussi bien au niveau national, provincial que local ;

  • La prise en compte des exigences des instruments internationaux relatifs à la conservation et à l’utilisation des ressources phylogénétiques ;

  • La prise en compte de la protection de l’environnement ;

  • Le renforcement du mécanisme de surveillance des terres destinées à l’exploitation agricole et le suivi de la production ;

  • L’institution d’une procédure de conciliation préalable à toute action judiciaire en matière de conflits de terres agricoles.


La loi n° 11/022 fixe à trois la catégorie d’exploitation agricole :

  • Exploitation familiale : toute exploitation dont le personnel est constitué des membres de la famille de l’exploitant ;

  • Exploitation de type familial : toute exploitation familiale qui recourt à une main d’œuvre contractuelle et qui constitue une unité de production d’une capacité moyenne ;

  • Exploitation industrielle : toute exploitation dont l’étendue, les moyens en hommes et en matériels donnent un important potentiel de production.


Elle prend en charge, de façon globale, les conditions de gestion des pesticides au niveau de toute la filière ; de l’importation à l’élimination des contenants vides en passant par le transport, le stockage et l’utilisation des produits. A ce jour, elle manque encore des mesures d’application. Le Conseil Consultatif National de l’Agriculture, cadre de concertation sur toutes les questions relatives à l’agriculture regroupant tous les intervenants publics et privés à l’activité agricole y compris les communautés locales n’est pas encore institué. Il en est de même pour Conseil Consultatif Provincial de l’Agriculture.
La loi n° 11/022 définie les pesticides comme toute substance ou association de substances destinées à repousser, détruire ou combattre les ravageurs, les vecteurs de maladies et les espèces indésirables de plantes ou d’animaux causant des dommages ou se montrant autrement nuisibles durant la production, la transformation, le stockage, le transport ou la commercialisation des produits alimentaires, des produits végétaux, du bois et des produits forestiers non ligneux ;
Pour l’heure, les questions de gestion des pesticides et des services associés à son usage sont assurées par les Services de Régulation des Ministères de l’Agriculture et de l’Environnement ainsi que par l’Office Congolais de Contrôle. Un bon nombre d’Animateurs de ces Services ignore ladite loi, et partant, ne maitrise pas les spécificités de la problématique « pesticides ». Leur mission auprès des organisations de ventes et d’utilisation des pesticides se limite à la traque et à la collecte des taxes et amandes transactionnelles. Cette situation crée, d’ailleurs, une méfiance entre eux et les opérateurs du secteur agricole compromettant ainsi la collaboration.

3.1.2 Cultures prioritaires dans le périmètre du projet


A ce jour, le Projet de Développement des Pôles de Croissance n’a pas spécifiquement défini les cultures prioritaires concernées par le programme. Mais, toutes fois, les principales spéculations agricoles et les élevages trouvés dans le corridor Matadi-Kinshasa-Kikwit et les environs sont :

3.1.2.1 Productions végétales


  • Les cultures vivrières sont composées essentiellement du manioc, riz, haricots, maïs, patate-douces, bananes, arachides, etc. Elles sont pratiquées selon un système traditionnel itinérant sur brulis suivi d’une longue jachère. Seul au Bas-Congo, la société FERONIA/PEK cultive pour cette campagne 1.000 Ha de riz et 1.000 Ha de haricot de façon mécanisée.

  • Les cultures maraichères se développent notamment dans les zones urbaines et périurbaines de Kinshasa, Kasangulu, Madimba, Mbanza-Ngungu et Kikwit.

  • Les cultures industrielles ont connues d’énormes perturbations depuis la zaïrianisation en 1973. Beaucoup d’exploitations industrielles ont été progressivement abandonnées. Dans le Bas-Congo seule la Compagnie Sucrière de Kwilu-Ngongo fonctionne encore normalement.



3.1.2.2 Productions animales


  • L’élevage des caprins rencontré dans le périmètre du projet est de type traditionnel. Les bêtes sont en divagation et souvent sont à la source des conflits entre les habitants.

  • Le Bas-Congo et le Bandundu comptent jusqu’à 41,8 % de la production porcine nationale. Mais face à la demande toujours croissante de la viande porcine à Kinshasa, cette production reste encore déficitaire. Trois contraintes principales à l’augmentation dans ces provinces sont : - le manque de disponibilité de géniteurs performants, - les aléas de la production d’aliments de bétail de bonne qualité en quantité suffisante et – la présence des maladies ravageuses que sont la Peste Porcine Africaine (PPA) et le Rouget.

  • L’élevage de la volaille est majoritairement paysan. Par-ci par-là, on trouve des fermes moyennement structurées dans les trois provinces.

  • L’élevage bovin se pratique dans sa grande majorité par les éleveurs traditionnels. On le retrouve dans la savane de Kwango et de Kwilu ainsi que dans les plaines et les plateaux du Bas-Congo. Dans le périmètre du projet, l’élevage industriel est situé au Bas-Congo à Kolo Fuma et à l’ile de Mateba.



3.1.4 Connaissance des Ravageurs


Les cultures et les produits récoltés vivent en permanence sous les menaces des ravageurs animaux et végétaux. Leur protection contre ces organismes pathogènes est donc recommandée. Il faut, par conséquent, trouver un système de production capable de relever les défis auxquels l’agriculture est confrontée. Ce système de production ne doit pas mettre en péril le développement durable auquel aspire le monde.
Aujourd’hui, l’agriculture s’inscrit dans le développement durable et le processus de production et de protection des plantes doit le respecter. Grâce à la science ainsi qu’à une utilisation responsable des produits phytosanitaires en association avec des techniques biologiques, biotechnologiques et physiques, l’agriculture se rapproche toujours plus de son but : assurer la qualité, la sécurité et la sûreté alimentaire, en respectant les principes de l’agriculture durable.
Aussi, un effort est attendu dans le cadre du PDPC pour mettre progressivement en place des données agro-écologiques montrant la répartition dans l’espace des principaux ennemis des cultures retenues par le Programme et leur évolution dans le temps car la connaissance des ravageurs à combattre est indispensable avant tout programme de protection phytosanitaire efficace évitant, ainsi, tout gaspillage.
Selon les spéculations agricoles, plusieurs ravageurs animaux et végétaux des cultures ainsi que les maladies cryptogamiques sévissent dans la zone du projet comme indiqué par les agriculteurs et les services techniques lors de nos enquêtes préliminaires. Mais très peu des pesticides (en quantité) sont utilisés
Le problème des mauvaises herbes est général et sur toutes les cultures. Les méthodes de lutte préventive sont insuffisantes et ne sont utilisées que par des fermes ayant des moyens mécaniques pour faire le labour et hersage avant semis. Les méthodes curatives sont les plus utilisées ; le désherbage manuel au moyen des équipements aratoires et le désherbage chimique au moyen des herbicides. Certains cultivateurs nous ont déclaré utilisés les produits ci-dessous :


Cultures

Ravageurs/Maladies

Produits

1. Mais

Mauvaises herbes

Atrazine

 

 

Métolachlor

 

 

Alachlor

 

 

Atrazine

 

Insectes

Diméthoate

 

 

Dichlorovos

 

 

Thiodan

 

 

Diazinon

 

 

Deltaméthrine

 

 

Cyperméthrine

2. Riz / Haricots

Mauvaises herbes

Glyphosate

 

Insectes

Chlorpiriphos Ethyl

 

 

Cypermethrine

 

Nématodes

Carbendazim

3. Cultures maraîchères

Insecticides

Diméthoate

 

 

Dichlorovos

 

 

Thiodan

 

 

Diazinon

 

 

Deltaméthrine

 

 

Cyperméthrine

 

Fongicides

Manèbe

 

 

Oxychlorure de Cuivre

 

 

Métalaxyl/Cuivre

 

 

Métalaxyl/Mancozeb

4. Canne à sucre

Herbicides

Pendimethalin

 

 

Bromacil

 

 

Dynamic

 

 

Diuron

 

 

Extreme Plus

 

 

Hexazinone

 

 

MCPA

 

 

Servian

 

 

2,4 D Amine

 

 

Acetochlore

 

 

Ametra

 

 

Bayleton

 

 

Fusilade forte

 

 

Gramoxone

 

 

MSMA

 

 

Methomex

 

 

Metamidophos

 

 

Roundup

 

 

Trichlopir

 

Insecticides

Actellic

 

 

Cyperméthrine

 

 

Sumithion

 

Fongicides

Bouillie bordelaise

 

Raticides

Super pellets


Dans la zone du projet, l’élevage aussi se heurte à des maladies d’allures enzootiques, épizootiques ou panzootiques, considérées par l’Organisation Internationales des Epizooties (OIE) comme prioritaire. La situation se présente comme suit par type d’élevage :

  • En aviculture : pseudo peste aviaire, variole, maladie de Gumboro, typhose, salmonellose, colibacillose, coryza, verminose, coccidiose, bronchite infectieuse.

  • En élevage de porcin : peste porcine africaine, trypanosomiase, rouget, colibacillose, verminose, pasteurellose, anthrax, gales.

  • En élevage des ruminants : trypanosomiase, theilériose, charbon, tuberculose, brucellose, péripneumonie contagieuse des bovidés, fièvre aphteuse, anaplasmose, dermatose nodulaire, dermatophilose, gale, verminose.


Outre les maladies cryptogamiques et les pathologies animales recensées dans la région, il faut également mentionner les maladies vectorielles qui sévissent les habitants de la zone du projet.
La maladie la plus importante citée dans la région est le paludisme (malaria) causé par un parasite du genre Plasmodium dont l’agent vectoriel et un moustique du genre anophèle. Quatre espèces de Plasmodium sont responsables de cette maladie chez l’homme. Il s’agit de : P. Falciparum, P. Vivax, P. Malariae et P. ovale. Dans la région de Kwilu-Ngongo, cette maladie est plus présente d’octobre à avril et de juillet à août.
Deux autres maladies citées mais de moindre importance que la première sont la trypanosomiase (maladie du sommeil) provoquée par la mouche tsé-tsé et l’onchocercose (la cécité) causée par la simulie (maringouin).
Les autres ravageurs de nuisance chez l’homme sont : le pou, la punaise de lit, la puce, le rat et la souris.

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