«rapport provisoire»








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date de publication04.07.2017
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5.7 Information et sensibilisation de la population


Pour pouvoir utiliser des insecticides à des fins sanitaires avec l’appui des populations, il est nécessaire d’élaborer des stratégies à long terme et des approches efficaces pour informer et sensibiliser toutes les parties prenantes. L’éducation et la communication à des fins sanitaires devraient avoir pour but d’amener la population à prendre conscience des enjeux, à les comprendre et à changer de comportement, de manière à obtenir son soutien pour une utilisation efficace des insecticides et supports imprégnés dans de bonnes conditions. Il est donc essentiel de mettre sur pied des programmes actifs permettant de communiquer des informations exactes sur les activités de lutte contre les vecteurs. A cet égard et en complément des recommandations qui précèdent, il faudrait que les efforts en matière d’éducation de la population s’inspirent des lignes directrices suivantes :

  • Elaborer un plan de communication ;

  • Utiliser des modes de communication multimédias pour faire connaître à la population l’importance de l’utilisation des insecticides, supports imprégnés et l’informer au sujet des risques possibles, tout en lui indiquant également ce qu’il pourrait advenir si l’on n’utilisait pas ces produits ;

  • Diffuser des informations tout au long de l’année et pas seulement lors du lancement des opérations de lutte ;

  • Indiquer à la population les raisons du choix des insecticides dans la lutte contre le paludisme ;

  • Former les Cadres et le Personnel de terrain à la communication avec le public et leur apprendre à faire passer des messages éducatifs dans la population.


Les programmes d’information et de sensibilisation surtout en direction du public en général et des décideurs en particulier, sont essentiels pour réduire les risques d’affection et d’intoxication par les pesticides, et à terme, induire un véritable changement de comportement. Ces programmes devront revêtir un caractère multiforme et s’appuyer sur plusieurs supports. Ils devront être dispensés par des personnes dignes de confiance et de respect. Dans la mesure du possible, les programmes d’information et de sensibilisation sur la gestion des pesticides devraient être reliés aux campagnes plus larges de lutte anti-vectorielle, menées à l’échelle communautaire, régionale ou nationale. Autant que possible, les campagnes devront être intégrées dans les politiques et programmes existants, notamment au niveau des Ministères chargés de la Santé, de l’Environnement, de l’Agriculture, du Développement Social, etc.
Les média publics peuvent jouer un rôle relativement important dans la sensibilisation de la population sur le paludisme et la lutte anti-vectorielle. Ils donnent l’écho aux messages permanents des autorités nationales et locales. Les structures fédératives agricoles, les ONG et les Associations/Groupements de producteurs agricoles, mais aussi des Structures Communautaires de Santé, devront aussi être mises à contribution dans la sensibilisation des populations.

5.8 Budget pour l’exécution du plan de gestion des pesticides


Les éléments de coûts ci-dessous concernent les activités susceptibles d’être prises en charge dans le cadre du PDPC.


Objectifs

Mesures proposées

Coût (USD)

Etape 1 :

Renforcer le cadre institutionnel et réglementaire de gestion des pesticides

  • Mettre en place les mesures d’application et instituer le Conseil Consultatif de l’Agriculture tant au niveau national, provincial et local.

-

  • Vulgariser ladite loi pour lever l’ignorance effective constatée dans les chefs des Agents des Services de Régulation de l’Etat et des autres Acteurs de la filière agricole sur la gestion de l’activité phytosanitaire.

-

  • Donner au Secrétariat Général de l’Agriculture le pouvoir d’analyser les dossiers de demande d’homologation des pesticides et de remettre les autorisations aux demandeurs qualifiés. Ces dossiers sont actuellement traités par le Cabinet du Ministre de l’Agriculture.




-

Etape 2 : 

Renforcer les capacités des acteurs institutionnels et des producteurs

Professionnalisation de l’agriculture


  • Edicter une politique de professionnalisation de l’agriculture : organiser et étoffer l’encadrement technique. Regrouper les champs des exploitants familials pour les faire bénéficier de l’encadrement technique. Soutenir économiquement les Fermiers professionnels en lieu et place des dignitaires.


-

  • Augmenter la capacité des moyens de contrôle technique et de suivi des Agents de Régulation de l’Etat (moyens logistiques et didactique) ;

50 000


  • Etablir un Cahier de charge clairement défini fixant les termes de collaboration entre les institutions évitant ainsi le cumul des tâches ;

-


  • Organiser des formations en cascade pour le personnel chargée des questions relatives à la production agricole et à la gestion des pesticides dans les 3 provinces ;


60 000

  • Recréer la confiance entre les Agents des Services de Régulation de l’Etat et les autres acteurs de la filière agricole ;


  • Relancer et équiper le laboratoire du SENAFIC et lui confier la charge d’analyser les données relatives aux pesticides et aux services connexes.

50 000

  • Signer des conventions avec l’OCC pour certaines analyses spécifiques et la Clinique des Plantes pour des questions phytosanitaires spécifiques.



-

Etape 3 :

Améliorer les systèmes d’utilisation et de gestion des pesticides

Circuits de distribution de commercialisation des pesticides


  • Répertorier et réorganiser les circuits de ventes des pesticides. Seuls les opérateurs avertis disposant au moins d’un ingénieur agronome peuvent exercer ce métier.

20 000

  • Elaborer un guide pratique d’utilisation des pesticides (guide de bonnes pratiques)

10 000

  • Faciliter l’installation des agents des opérateurs avertis dans les différentes zones de production agricole avec obligation de disposer d’un entrepôt acceptable et rapprochant le standard national. Le reconditionnement des produits phytosanitaires doivent être soumis à la réglementation en la matière ;




  • Interdire la vente des pesticides dans les endroits publics et des échoppes à côté des produits alimentaires.

Nota : Le Ministère de l’Agriculture et du Développement Rural apportera périodiquement son soutien technique aux organisations de ventes des pesticides.


-

Etape 4 : Assurer le suivi et l’évaluation de la mise en œuvre du plan

  • Analyse et contrôle

50 000

  • Suivi permanent

50 000

  • Supervision

20 000

  • Evaluation à mi-parcours (3 ans)

15 000

  • Evaluation finale (fin 5ème année)




15 000

TOTAL




340 000
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