«rapport provisoire»








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4. METHODES DE LUTTE CONTRE LES PESTES


En matière de protection des végétaux, en agriculture, on peut utiliser cinq types d’approches soient la lutte chimique, la lutte biologique, la lutte physique, les bio-pesticides et les facteurs humains. Théoriquement, la lutte intégrée s’ouvre à toute technique de protection des plantes en fonction de ses mérites dans une situation donnée. En pratique, la lutte chimique1 constitue, et de loin, le type de méthode le plus utilisé et le plus efficace actuellement en agriculture commerciale. Ceci justifie l’importance que nous apportons à cette technique dans l’élaboration de ce plan de gestion des pesticides.

4.1 Lutte chimique


Comme vous l’aurez constaté, l’agriculture congolaise dans le périmètre du projet, consomme très peu des pesticides. Les raisons sont multiples :

  • La faiblesse d’encadrement ;

  • L’agriculture majoritairement paysanne du type traditionnel, pauvre ;

  • L’insuffisance technique des agriculteurs et promoteurs des fermes moyennes ;

  • L’incapacité des revendeurs des pesticides d’apporter une assistance technique aux agriculteurs ;

  • Le caractère aléatoire du marché des pesticides ;

  • Le commerce triangulaire des pesticides les rendant ainsi chers à l’utilisation ;

  • Etc.



4.2 Méthodes alternatives aux pesticides chimiques


Bien que l’agriculture dans la zone concernée ne consomme pas beaucoup des pesticides de synthèse, elle n’utilise pas aussi les méthodes alternatives aux produits chimiques pour la protection des cultures et des stocks entreposés.

4.2.1 Lutte biologique

4.2.1.1 Lutte biologique classique

Elle consiste :

  • à la recherche des mâles stériles ;

  • à la recherche des variétés plus résistantes aux attaques d’insectes.



4.2.1.2 Les bio-pesticides

Les bio-pesticides sont des pesticides à base des bactéries, champignons, virus, nématodes et d’extraits de plantes (Vincent 1998). Ils sont généralement compatibles avec des méthodes de lutte biologique classique (exemple lâchers de prédateurs ou de parasites) quoiqu’ils puissent avoir des effets néfastes sur les organismes utiles (Giroux et al. 1994, Roger et al. 1995). Ils se prêtent souvent à la production de masse requise pour l’industrie et ils s’appliquent avec un pulvérisateur conventionnel, ce qui facilite l’adoption par les producteurs agricoles.

4.2.2 Lutte physique


Elle regroupe toutes les techniques de lutte dont le mode d’action primaire ne fait intervenir aucun processus biologique, biochimique ou toxicologique.

4.2.2.1 Lutte par le froid

En dessous de 10° C, le développement d’insectes est bloqué. Dans l’axe du projet, seule SOGENAC (Ex-JVL) utilise cette technique pour la protection des semences à Mbanza-Ngungu.


4.2.2.2 Lutte par la chaleur

Elle consiste à provoquer un choc thermique de quelques minutes suivi d’un refroidissement rapide entraînant ainsi la mort d’insectes sans affecter les qualités technologiques du produit.

4.2.2.3 Lutte mécanique

Il s’agit du secouage, du passage au tarare, etc. Cette technique permet d’éliminer une partie des insectes contenus dans les stocks. Cette opération élimine surtout les adultes libres et laisse subsister une partie des larves et des œufs.

4.2.3 Méthodes de lutte traditionnelle2.

4.2.3.1 Exposition au soleil

L’exposition des denrées, en couches minces, au rayonnement solaire intense favorise le départ des insectes adultes qui ne supportent pas les fortes chaleurs ni la lumière intense (en stock, les insectes se cantonnent souvent dans les zones sombres).

4.2.3.2 Enfumage

Consiste à stocker les grains en épis au dessus des foyers domestiques. L’enfumage permanent du lot (parfois appelé à tort fumigation) ne tue pas les insectes mais les éloigne et empêche la ré infestation.

4.2.3.3 Utilisation des plantes répulsives

Dans certaines régions on a coutume de mélanger aux grains des plantes qui agissent comme insectifuges. Cette pratique n’est pas encore développée en RDC.

4.2.3.4 Utilisation des matières inertes

Dans des récipients de stockage en vrac (jarres, fûts, greniers) on mélange parfois aux graines de la cendre ou du sable fin, selon des proportions et des pratiques qui varient suivant les régions. Ces matériaux pulvérulents remplissent les vides entre les grains et constituent une barrière à la progression des femelles cherchant à pondre. Ces matériaux fins auraient également un rôle abrasif sur les insectes et entraineraient leur déshydratation.

4.2.3.5 Conservation en atmosphère confinée

Elle consiste à appauvrir en oxygène l’atmosphère inter-granulaire jusqu’à un taux létal pour les insectes. On peut utiliser un silo enterré ou un fût de 200 litres hermétiquement fermé.

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