I l’industrie française dans la crise mondiale








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La France (histoire-géo)
L’industrie française au tournant des XIXème et XXème siècles :

I L’industrie française dans la crise mondiale :




A] L’industrie française a subi une crise diversement ressentie selon les secteurs :
1°) Des capacités de productions affaiblies par les conséquences directes de la défaite face à l’Allemagne :

France perd 3 départements : Haut Rhin, Bas Rhin, Moselle, à l’issue du traité de Versailles de 71. Ces départements étaient très industriels (textile, charbon, sidérurgie) donc perte importante pour la F. Mais par anticipation, certaines entreprises ont déménagé dans les vallées vosgienne (textile) par exemple, mais la métallurgie est restée sur place. Etat a cherché à compenser en développant la sidérurgie dans le Nord, Caen…

2°) Les aléas de la conjoncture ont ébranlé les industries les plus fragiles :

Petites industries traditionnelles (tissage manuel dans la région de Reims, bonneterie de Troyes, ganterie de Grenoble, armurerie de St-Etienne…). Chute de la demande ferroviaire, bloque la sidérurgie et diminution des commandes d’armement. Par contre, industrie lainière bénéficie des importations de laines d’Australie à meilleur marché + extension du tissage mécanisé (Région du N, Lilles-Roubaix-Tourcoing).

3°) Les relations commerciales de la F avec ses principaux partenaires se détériorent :

Depuis 1860, Traité de LE F / Ang. Même si RU achète – de produits manufacturés pendant la crise, le volume total reste excédentaire pour la F (F vend des produits de luxe et achète des produits brut). All mène une concurrence déloyale : début 1870’s : All met en place le protectionnisme éducateur (List). But : protéger l’industrie naissante par des tarifs douaniers dégressifs. Mais l’All maintient ses tarifs alors qu’ils ne sont plus justifiés (= concurrence déloyale). F exporte des produits bruts comme le fer ou la bauxite et importe des produits manufacturiers, des machines (commerce déficitaire pour la F).

4°) L’Empire colonial a offert une alternative à l’industrie française :

Empire = débouché vitaux (ex phosphate vient d’Afrique du N). Colonies offrent des zones pour l’investissement. Empire colonial absorbe 85% des réexportations de coton (F importe, transforme et réexporte), 85% des exportations de métallurgie, ¾ des exportations de locomotives, 88% des bougies. Colo = zone d’expansion importante pour le BTP. Spie Batignolles ou Schneider travaillent sur les marchés extérieurs. Globalement l’Empire reçoit 13% des exp françaises et fournit 9% des imp. Mais effets de la colo pas toujours positifs : terres peu peuplées, marché réservé donc favorise la sclérose des activités. Empire = refuge pour les industries les – performantes.
B] Les réactions des pouvoirs publics face à cette crise :
1°) Une politique de grands travaux :

On l’avait déjà tenté vers 1848 (« Ateliers nationaux ») mais c’était très localisé géographiquement et chronologiquement). Au creux de la GD (fin 1870’s), l’Etat s’engageait à débourser 6Mllds de F (un an de budget de l’Etat = 3Mllds de F). Les 4/5 de ces dépenses étaient affectées aux infrastructures de transport (réseau ferroviaire secondaire, aménagement des ports…). On escomptait des retombées importantes pour les industries d’équipement, mais pas de réelle efficacité. Faillite de l’Union Générale : marasme éco, investisseurs refroidis. Mais quand même effets positifs : l’Etat embauche des gens qui vont avoir des revenus, donc vont consommer… Stimulation de beaucoup de secteurs.

2°) Le retour au protectionnisme :

Méline : vision traditionnelle de la F : « Le retour à la terre » (1905). Trouve que la F est trop industrieuse et qu’elle perd son âme. Les physiocrates pensent que la terre est à la base de la richesse du pays. Début 90’s : valeur de la production industrielle est tombée au niveau de 69. Relèvement des tarifs douaniers insuffisants. 92 : lois Méline : relèvement de 1/3 des droits de douanes. Mais ce n’est pas une protection aveugle : les relèvements peuvent être moindre avec des accords bilatéraux. Effets positifs sur la balance commerciale industrielle Exp s’améliorent, imp diminuent jusqu’à 2nde GM. Mais on reste déficitaire pour les E agricoles et déficit agricole > excédent industriel. Donc globalement balance commerciale déficitaire. Les exp vont donc devenir un moteur pour le dynamisme industriel de la F.
II Décennie 1890 : une Belle époque commence pour l’industrie française :
A] Un contexte redevenu favorable :
Exp progressent. PA progresse. Redémarrage de la conso paysanne (grâce à Méline). 1890-1905 : taux moyen d’investissement 12% ; 1910-1914 : 16,5%. F sort peu à peu de la déflation. La productivité du travail augmente (2%/an). Intégration mondiale de plus en plus forte de l’industrie française. 1880 : 15% de la prod ind vendue à l’extérieur, après 1900 : 21%. Mais peu de biens d’équipement.
B] Le sursaut des activités traditionnelles :
1°) Des industries motrices :

Part au niveau de la production et de l’emploi importante. Il faut relativiser le poids des activités de la 2nde RI à ce moment : électricité encore faible mais va s’appliquer à d’autres secteurs et va contribuer à doper les industries traditionnelles.

2°) L’industrie textile :

Retour à la croissance de l’industrie du coton. Cours du coton double de la fin du XIXème à la 1ère GM. Doit accélérer sa mécanisation, sa modernisation. Dans le N, métiers manuels disparaissent, innovations (ex mousseline à Tarare). Textile = encore la 1ère activité industrielle en F. Surtout coton, soie (+ luxueux) souffre de l’augmentation du protectionnisme et de la maladie du ver à soie, + ouverture canal de Suez permet d’importer la soie asiatique – chère.

3°) Sidérurgie :

Procédés nouveaux : on produit de l’acier (procédés Martin&Thomas). Taux de K sidérurgique de 9%/an. Production d’acier x3 dans cette période. Autos, armement, cycle, construction. En F, entreprisse se spécialisent dans le Massif Central au Creusot : Schneider : spécialisée dans les aciers spéciaux (15000 salariés).

C] Le dynamisme des industries nouvelles :
1°) Les industries de base, électricité :

Conso d’électricité x5 entre 1900 et 1914. Grandes entreprises : Thomson-Houston, Compagnie Générale Electrique. Production stimulée par la production de nouveaux métaux (électrométallurgie). Utilisation aussi dans la chimie. Gall fonde à Ugine (Savoie) société d’électrochimie (sodium, hydro, mais aussi 3ème producteur d’alu en F) qui formera un cartel de l’aluminium avec Péchiney (à l’époque Compagnie d’Allais et de Camargue). Montée en puissance de l’industrie du caoutchouc (beaucoup en Indochine).

2°) Industrie des transports :

2 révolutions : autos et avions. Auto émerge 1890’s. Fait travailler beaucoup de secteurs. Renault : 400 machines en 1905, 2200 en 1914. Peugeot : 1ère voiture sur pneumatique en 95. 1914 : F = 2ème producteur mondial d’autos. La moitié est exportée. Veille de 2nde GM : 100000 salariés donc industrie motrice. Points faibles : Ford = grand concurrent à mis en place la standard. + rentable car éventail moins large. Aéronautique : encore plus un secteur d’excellence : F = 1er constructeur mondial. 40% de la prod mondiale en 1914.
III Mais le développement industriel butte sur le financement de l’investissement :
A] Le système bancaire ne s’est que partiellement adapté aux besoins de financement de l’industrie :
1°) Dans un 1er temps, les banques sont des « banques à tout faire » :

pratiquent le prêt à court terme et le prêt à long terme, aux entreprises et à l’Etat. Crédit Foncier (1852), Crédit Lyonnais (1863), Société Générale (1864). L’épargne française est l’une des plus importante du monde à l’époque. Besoin de succursales. Les agences se multiplient et les dépôts augmentent. Opérations lourdes, émettent des titres de sociétés, prêts aux gouvernements français et étrangers (Russie), peuvent aussi être actionnaires d’entreprises industrielles. Mais crise 80’s, faillite de l’Union Générale : fait réfléchir…

2°) Mais avec la crise elles vont limiter leur champ d’action et se spécialiser :

Crédit Lyonnais a servi d’intermédiaire à de nombreux prêts à l’Empire Ottoman, or celui croule sous les dettes et prononce en 75 sa banqueroute. CL perd 12M de F et le fondateur du CL, H. Germain décide de restreindre les activités – abandonne les participations industrielle et centre ses activités sur les prêts à court terme. Société Générale évolue aussi dans ce sens. Veille de 2ème GM : 2 types de banques : banque de dépôt (prêts à court termes…) et banques d’affaires. L’éco et l’industrie française ne peut se tourner que vers un nombre limité de banques. PME ont du mal à trouver des moyens de financement.

3°) Les conséquences sur la croissance des entreprises :

Les banques participent de – en – au capital industriel. Pose un pb car succès de l’industrie était lié à la « banquindustrie ». Par ailleurs beaucoup d’entreprises françaises préfèrent l’autofinancement (ex : Renault). Mieux que de s’endetter. Prêts à court terme restent faciles d’accès. Beaucoup d’entreprises fonctionnent comme ça : pour un besoin important, sur les fonds propres, pour les besoins de trésorerie, recours aux banques.

B] Exportations de capitaux et effet d’éviction sur l’investissement industriel national ?
1°) Les banques ont-elle détourné l’épargne nationale ?

A la veille de la 1ère GM, la F est la 2ème puissance à avoir des placements à l’étranger. Réponse : non ! Les F ont le + gros bas de laine donc l’épargne collectée par les banques est importante que les besoins nationaux. Les taux d’intérêt pratiques en F sont généralement + bas que ceux de l’étranger (fuite vers l’étranger). Cette épargne n’est pas détournée au détriment de la F. Les périodes de K de l’éco française ont été les périodes de K des investissements à l’étranger. Beaucoup d’entreprises fonctionnent par autofinancement. Mais le problème est plutôt d’avoir détourné cette épargne aux Etats.

2°) Les banques françaises ont préféré le prêts aux Etats aux investissements industriel à l’étranger :

Les ¾ des placements à l’étranger sont des rentes d’Etat. Ex : Le ¼ pour l’Etat russe. L’Etat ne fait pas faillite (en général) donc c’est + sûr. Mais Bolcheviks ont annulé la dette donc Etats pas plus fiables.
Conclusion :
F a un poids moindre que EU, All ou GB, mais a quand même bien résisté. Au delà de cette stabilité il y a de grandes faiblesses : industrie chimique très en retard / All ou Suisse. Industrie électrique peu représentée dans le monde. Manque de dynamisme de l’enseignement supérieur, peu d’ingénieurs.

La France des 90’s à aujourd’hui :

« victoires et déboires » :
Eco marquée par des renversement de conjoncture assez saisissants : 90-96 : crise, autant de richesse entre 50-73 que 73-93, 93 : + mauvaise année, retournement complet en 97 : 97-2000 : la F dépasse les niveaux de K de tous ses partenaires (UE et EU). 2003 : + mauvaise année d’après guerre avec 75 et 93.
I 90-96 : la F qui doute mais qui maintient le cap de l’assainissement éco :
A] Le long marasme des années 90-96 :
Guerre du Golfe dès l’été 90. 90-96 : K de 1,2% (4% pour 88-89). 93 : -1,5%. En Europe, les critères de convergence empêche l’Etat de mener une politique keynésienne, en + réunification allemande. Chômage progresse. 95 : point culminant à 12,5% (+ de 3M). Emergence du terme de fracture sociale. Seul élément positif : pas d’inflation (<1%), presque déflation. Gouvernement en place maintient le cap, pourtant.
B] Des politiques cohérentes depuis 83, poursuivies au cœur même du marasme éco, ont donné à la F des armes pour sortir de la crise :
1°) L’ouverture pour + de compétitivité :

Tentation de repli de la part de la Gauche (car pol keynésienne ne pouvait avoir d’effet qu’en fermant les frontières). On laisse la F ouverte jusqu’en 8é : rigueur. Ouverture se traduit par des engagement comme Blair House en 92. Rôle moteur aussi de la F pour Maastricht et mise en place de l’euro. Taux d’ouverture n’a cessé de progressé : auj : 28% (moy : 18%, EU,J = 10%). Les effets sont bénéfiques sur la désinflation (début 90’s : inflation < All) et sur la restructuration des entreprises (Usinor : auj privatisée, elle est au top, fusion avec Belg&Esp : Arcelor (n°10)). Accueil d’IDE permet l’amélioration de la compétitivité. 1er pays d’accueil au monde au début 90’s. Contreparties de cette ouverture : délocalisation (JVC en 96, Hoover en Ecosse). Globalement productivité de la mo française s’est améliorée. F est 1 des meilleurs pays en terme de productivité. Coût du travail a progressé – vite que l’ensemble de l’UE (c’est pourquoi elle attire les IDE).

2°) La libéralisation de l’éco se poursuit et permet de combattre les rigidités néfastes à la croissance :

  1. Les privatisations entamées en 86 reprennent en 95 :

1ère phase de nationalisation : 35-36 (B de F, SNCF). 2ème : 45-46 (EDF-GDF, secteur du Crédit et des assurances, transport (AirF, Renault, SNECMA). 3ème vague : 81-82 : (secteur bancaire (39B), Suez, Paribas).

Privatisations commencent avec Chirac en 86-88. Puis retour à la Gauche : politique du « ni-ni » privatisations reprennent à partir de 93 (Juppé-Balladur). Attention : pas forcément tout cédé (ex : Renault). Usinor-Sacilor privatisée, 1980 : 6% des salariés travaillent dans une entreprise publique, 85 : 11%, aujourd’hui : 5%.

  1. La poursuite de la déréglementation :

Avait commencé pendant 80’s. ex : le gouvernement n’avait plus le droit de bloquer prix et salaires pour limiter l’inflation (86 par Balladur). Contrôle des changes : la Gauche l’avait durci avec la fuite des capitaux. Se désagrège à partir de la fin 90’s. été 90 : fin définitive du contrôle des capitaux. Ouverture au ciel français en 97, de la téléphonie fixe. F-Télécom est encore proprio du réseau. Poursuite avec EDF-GDF (entreprises peuvent acheter l’élec à d’autres entreprises). Avenir très proche : la SNCF. Concerne déjà les marchandises : retard / aux autres pays euro. Conséquence de l’effort de rigueur : désendettement.
C] Le lent désendettement de l’Etat malgré des prélèvement obligatoires encore élevés :
1°) Apogée puis recul des déficits :

6% de déficit en 93 ! On est loin du critère de 3%. Déficit recule ensuite car trou de la sécurité se comble fin 90’s. La présence de l’Etat est encore forte.

2°) Un taux de prélèvement obligatoire encore élevé :

Ensemble de la ponction de l’Etat (impôts directs, indirects, locaux, nationaux) > 45% du PIB en 84, = situation alarmante. Gauche à partir de 82 puis droite en 86 prennent des options libérales : politique de l’offre, - de dépenses de la part de l’Etat, baisse des impôts sur les sociétés, sur les revenus les + importants. 96 : Juppé baisse à nouveau les impôts. Mais en même temps on crée la CSG + la CRDS (contribution au remboursement de la Dette sociale). Impôt sur le revenu a baissé, mais d’autres impôts ont été créés. Idem pour la TVA : baisse du taux normal, mais Juppé le remonte en 96. La fiscalité locale a progressé. 92-97 : +40%.
II 97-2000 : La France qui gagne :
A] Le gouvernement Jospin (97-2002) : une 3ème voie ?
1°) Le volontarisme keynésien :

L’Etat a besoin d’argent pour une politique assez ambitieuse. Entreprises se portent plutôt bien : donc on taxe les profits : majoration de l’impôt sur les bénéf. Mais à l’inverse : baisse des cotisations sociales ou allocations scolaires. Mise en œuvre de la politique des 35h. Vise à réduire le temps hebdo de travail en moyenne sur l’année. Mais comme ça l’entreprise a plus de souplesse, selon ses commandes… Accords qui s’accompagnent d’arrangement avec les syndicats. Progression + faible des salaires. Création des Emplois Jeunes. + 250000 emplois créés. Embauche pour 5 ans, payé au SMIC. Cotisation patronales sur les salaires les + bas ont été réduites. + volonté de justice sociale : création de la CMU (couverture maladie même pour ceux qui n’ont pas de revenu). Embauche de fonctionnaires supplémentaires : passent de 2 800 000 en 80 à 3 100 000 en 98.

2°) La poursuite d’une politique de l’offre et des choix qui restent marqués par la rigueur :

Privatisations continuent. 3ème vague à partir de 97. France Télécom, Air France. Autre vague en 99 : autoroutes Sud F, Orange, Wanadoo, EADS, Thomson… (mais pas de privatisation totale). Poursuite de la baisse des impôts : baisse de la taxe professionnelle, pas de timbres fiscaux. Baisse de la TVA, des impôts sur le revenu. Résultat en 2002 : seul 46% des ménages paye l’impôt sur le revenu. Prélèvements obligatoires ont légèrement décru. L’Etat rembourse même par anticipation une partie de sa dette. Réduction de l’endettement public. Même la Sécu est excédentaire en 99. Dette publique = 58,6% (<60% donc c’est bon).

B] Quatre années d’embellie économique :
1°) La croissance en fin de retour :

Assez vigoureuse. 1,2% en 91-96, 97 : 2%. Mais 98, 99,00 : + de 3% (moy zone euro : 2%). Comparé à l’All, double en 99 (1,6% pour l’All). Inflation reste <2%. Redémarrage des investissements, même industriels. IDE en F ont doublé entre 97 et 2000. IDE français à l’étranger ont été x par 5 !. Renault rachète Nissan, Vivendi rachète Universal, F-Télécom rachète Orange… Commerce extérieur excédentaire : + gros excédent de toute la décennie en 99 (92Mllds de F). Montée du PA et enrichissement de la pop, augmentation de la conso et de l’épargne, y compris boursière. Recul assez rapide du chômage : 12,7% en 97, 2000 : 9%. C’est la + longue période en continue de baisse du chômage depuis les 70’s. Moy de la zone euro : 9,6%. Donc presque 1M de chômeurs en moins. Recul aussi du chômage de longue durée. Services ont créé beaucoup d’emplois.

2°) Mais la reprise n’a pas tout résolu :

Beaucoup de créations, mais beaucoup de créations précaires (tps partiel subi, CDD, Interim = 2/3 des créations). Chômage de longue durée reste quand même important : 40% des chômeurs (6% aux EU !). Malgré la politique de zones franches dans les secteurs difficiles de Juppé, tout n’est pas résolu. Pauvreté : de 70 à 84 elle a reculé de 9%. Mais depuis 84 stabilisation à 7-8%. 5% des + de 65 ans seulement sont pauvres aujourd’hui –c’était 1/3 dans les 70’s). Ce sont les jeunes les + concernés.
III Depuis 2001 : déboires et défis :
A] Le retournement conjoncturel depuis l’été 2000 :
1°) Les facteurs :

Dès été 2000, retournement des valeurs de la nouvelle éco. 11 sept, guerre Afghanistan, dégradation situation P&MO, guerre en Irak. Crise du capitalisme (Enron, Vivendi…). Ensemble d’incertitude qui nuisent à la confiance.

2°) Les faits :

Les indicateurs sont à nouveau dans le rouge. Remontée du chômage. 8,6% début 2001, auj : 9,9% (2 300 000).Cac40 dans le rouge : a perdu 1/3 de sa valeur. Inflation > 2% depuis 2002. Passage à l’euro hausse du pétrole. Euro se porte bien. Depuis 2003, de records en records. Déficits publics s’enflamment à nouveau. Dette aussi : 57% du PIB passe à plus de 60% !
B] Défis et priorités du nouveau gouvernement depuis 2002 :
1°) Accentuation de la politique de l’offre :

Le gouvernement a tenu à assouplir la loi des 35h. Augmentation du quota d’heures sup. Poursuite des privatisations : totalement vendu sa part du CL, une partie de Renault aussi. La part d’Air F a aussi diminué en 2002. AF : 1ère compagnie aérienne européenne. On accélère la baisse des impôts. Mais on est dans un contexte de crise (donc baisse des recettes et montée des dépenses de l’Etat). Donc forcément montée du déficit. On parle aussi d’une réforme de l’ISF. Cette politique de l’offre est ambiguë : l’Etat privatise mais participe au sauvetage d’Alsthom.

2°) La mise en place de réformes sociales explosives :

On avait reproché à la G de ne pas avoir profité de la K pour faire des réformes de fond. Droite fait des réformes : financement de la Sécu : 2003 : 9Mllds d’euros de déficit malgré les mesures d’éco. Plongée de la branche maladie. Augmentation des taxes sur le tabac, du forfait hospitalier, on cherche à limiter les dépenses de santé.

Réforme du système des retraites : 1950 : âge moy de la pop 35 ans, 2002 : 39 ans. Baisse du PA devrait commencé vers 2007. 2040 : il y aurait 7 personnes de + de 60 ans pour 10 personnes en âge de travailler (4 actuellement). Résultat : régimes de retraite auraient besoin d’un financement supplémentaire. Réforme proposée ne remet pas en cause le système de répartition ni l’âge à 60 ans, mais système par capitalisation va voir le jour et le travail après 60 ans est encouragé. On allonge la durée de cotisation pour tout le monde. Maintenant les pensions de retraite sont indexées sur l’inflation. 2020 : les pensions ne devraient représenter que 55% du salaire moyen.

Réforme de l’Etat : décentralisation. Transfert des pouvoirs décisionnels du centre où ils étaient concentrés à des instances autres. 1ère étape : loi de décentralisation avec Defferre en 81. Suppression de la tutelle a priori des préfets sur les collectivités territoriales. Transfert des compétences à des collectivités : bâtiments de l’éducation vont être à la charge des communes. Collège : département, lycée : région. Raffarin a voulu redonner un nouvel élan à la décentralisation. L’Etat a besoin de limiter ses déficits : ce serait une solution. Il y a aussi une demande de la part de la pop locale (Corse). Par contre, Raffarin doit réformer une partie de la Constitution. La région est reconnue en 72, mais n’y est pas inscrite. Régions et départements vont avoir + de libertés : ex : Alsace a signé un accord pour gérer elle même ses fonds structurels. Principe de subsidiarité : faire soi-même.
Conclusion :
Eurostat en début 2002 : F = 12ème sur 15 en terme de PIB/hs (alors qu’en 90 : 3ème !). Mais correctif en 2003 : 7ème. Nicolas Baverez « La France qui tombe » : soutient 3 éléments : La F se distingue depuis le XIX par une exceptionnelle difficulté d’adaptation. ; La F est engagée depuis 80’s dans une phase de déclin ; Le déclin n’est pas une fatalité.

Pays où les jeunes sont le + touchés par le chômage, où le + d’âge actif ne travaillent pas, fuite des cerveaux, décalage de niveau de vie / EU. C’est attribué aux choix politiques : incitation au retrait d’activité, déflation monétaire pour l’euro, loi des 35h, 2x - de dépenses pour les étudiants qu’aux EU, point noir avec les nouvelles technologies. Dépenses R&D : +1%/an (c’est très faible).

Chapitre III : Les Français : une mutation ? Population, société et économie :
80’s : Transition démographique (TD) accomplie en France avec une nette avance. A partir de 35, le passage des classes creuses à l’âge de fécondité ouvre une crise démo ouverte. F menacée d’un déclin que les pouvoirs publics se refusent à freiner. Faut attendre 39, renforcé par le gouvernement de Vichy. Pop urbaine dépasse rurale qu’en 31.
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