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CM Histoire Romaine

17/11/11


  • Ecrit mercredi 8h15-12h15 Notes autorisées

  • Oral

  • Pas de temps de préparation



  • Le IIe siècle avant Jésus-Christ, c’est le siècle où Rome change de stature eet va connaître un immense développement suscitant un flot d’argent massif et entraînant une certaine convoitise. Dans l’histoire de la république, le problème des dettes et celui des liquidités la traversent. Ce n’est pas réservé qu’aux classes modestes, des représentants de l’aristocratie romaine courent après l’argent toute leur vie. La raison 1e de ce manque d’argent est dû au fait que des personnages très riches manquent de liquidités. Ex. de Cicéron. Ces personnages fondent leur fortune sur un patrimoine foncier conséquent. Leurs besoins et leurs nécessités croîent : l’argent est nécessaire pour mener une carrière politique. D’où le phénomène de la corruption qui n’est pas réservé qu’aux ambassades (électoral, …). La 1e loi sur la brigue (cf. Tite-Live) date de 358 avant Jésus-Christ : c’est l’utilisation de moyens honnêtes

  • Les lois anti-corruption émergent dès le 2 e avant Jésus-Christ. Des tribunaux sont installés de manière permanente pour juger les affaires de corruption. Ce phénomène est aggravé au 1e avant Jésus-Christ avec des lois qui tombent en rafale : 81 avant Jésus-Christ : loi cornelia. 67 avant Jésus-Christ loi Calpuzni. 63 avant Jésus-Christ : loi tullia. 52 avant Jésus-Christ : loi pompelia elle devient un phénomène banal, seules quelques moralités s’élèvent contre, ça fait partie de la vie politique et républicaine de Rome. On est très bien renseignés grâce au commentariolum petitionis (« petit manuel de campagne »). C’est le frère de Cicéron qui l’a écrit. En filigrane, on voit les pratiques imposées par le système. Cf. un discours de Cicéron le Pro Murena.

  • Ces pratiques légales au départ sont détournées et dérivent. Il n’était pas interdit de persuader les électeurs de voter pour vous. Mais on a ajouté des dons d’argent à cette démarche : c’est de l’achat d’électeurs. C’est une manière de procéder qui est devenue habituelle, aux yeux et au vu de tous. Le phénomène a été exagéré. Les candidats vont promettre une somme d’argent définie contre le vote d’un électeur et versée à la centurie prérogative (qui vote en 1e aux élections curiales). Son vote entraîne donc les votes. Pendant longtemps, elle a été tirée au sort dans les centuries de cavaliers, puis dans l’ensemble des centuries. Pour les tribus, c’est de même et mentionné par Cicéron. Les candidats aux élections avaient mis en place un système visant à répartir la somme d’argent destinée à corrompre les tribus. Elle devient très courante.

  • Dans le fonctionnement politique se mettent en place dès le 2e et surtout au Ier siècle avant-Jésus-Christ des sodalités : petits groupes (politiques ou religieux) soutenant les manœuvres politiques et candidatures surtout dès les années 70 avant Jésus-Christ. Elles sont régulièrement interdites. Y rentrent beaucoup d’affranchis ayant de l’argent et ce système dégénère en groupes recrutant des personnages « musclés » allant agiter la foule : c’est la porte ouverte aux pratiques violentes (dont l’assassinat). C’est le fonctionnement parallèle des institutions reposant sur l’achat de droits.

  • Cette corruption se manifeste dans le système des ambassades. Elle atteint le sommet de la république (sénateurs et consuls). Elle va mettre en œuvre des sommes d’argent considérables. « je sais que mon histoire manque de mordant, on était habitués à des affaires…. ». Elle va jouer sur les rouages qui fonctionnent pour la réception des ambassades. On persuade les sénateurs de se prononcer en faveur ou non de x ambassades. Quant aux consuls, maîtres du calendrier de l’introduction des ambassades auprès des sénateurs, on les encourage à accélérer la procédure d’accueil par le Sénat ou au contraire retarder celle de l’ambassade adverse. On part d’une pratique officielle (gratia : gratuit, intervention par le discours ou la persuasion auprès de personnages influents pour défendre un point de vue discuté au Sénat et destiné à interférer sur les décisions qu’il prend ou à susciter son intérêt) à la corruption (paiement). Ça concerne au départ les nobiles, partie la plus influente de l’aristocratie romaine et débine le parti adverse. Ensuite, ces pratiques vont basculer sur l’achat du discours persuasif.

  • En 167 avant Jésus-Christ, on voit les choses se développer autour de Rhodes au cours de la 3e guerre de Macédoine. Rhodes envoie une ambassade pour féliciter Rome de sa victoire (cf. Tite-Live). Les députés de Rhodes vont à Rome et les sénateurs refusent de les recevoir, considérant que leur comportement n’en fait plus des alliés. Les ambassadeurs se jettent aux pieds des consuls. Ils sont alors introduits auprès du Sénat, qui ne s’est toutefois pas montré bienveillant, les a humiliés et leur a donné une réponse ambigue.

  • 153 avant Jésus-Christ : ambassade syrienne semblable (cf. Polybe). Un certain Héraclide, frère de Timarque, usurpateur dont le roi de Syrie vient de se débarrasser. Héraclide vient à Rome faire reconnaître le prétendant que lui et le roi de Pergame soutenaient.

  • Jusqu’aux Gracque, ces manœuvres sont présentes sans être une vraie corruption. Pas tjs remarquables sur le plan moral, ce sont des manières de s’immiscer dans les failles du système et les rouages des décisions sénatoriales. Ces pratiques se développent en direction des consuls afin de modifier le calendrier des séances.

  • Ça change à l’arrivée sur la scène politique de Jugurta. Numide, il rentre dans le système romain en tentant de s’installer sur le trône de Numidie qui ne lui est pas réservé dans un 1e temps. C’est un personnage qui sort du lot, remarquablement intelligent. Il fait partie des individus étrangers éduqués à la romaine. Jugurta connaissait Rome de l’intérieur. Il a utilisé tous les défauts trouvés à la nobilitas romaine. Il se lance dans la corruption à grande échelle. Il déverse sur Rome des flots d’argent. Il investit des sommes énormes pour corrompre les magistrats romains et agit dans tous les domaines.

  • Il porte son attaque sur le consul de 111 avant Jésus-Christ, Calpurnius Bestia : il le persuade par les finances et par l’intermédiaire de Scaurus de sa fausse soumission. Il tourne son regard vers Baebius (tribun). Il l’achète afin qu’il se porte garant de sa sécurité quand il viendrait à Rome. Il achète les juges instruisant le procès sur l’assassinat de Massiva. Il corrompt les légats envoyés par le Sénat en Afrique pour enquête.

  • Il entreprend de corrompre les ambassadeurs romains. Cf. Saluste. Il corrompt l’ambassade envoyée par le Sénat en Afrique après le meurtre d’Hiempsal et la défaite d’Aderbal. Il donne de l’argent pour introduite plus rapidement une ambassade à présenter devant le Sénat.

  • Le but est d’acquérir de nouveaux partisans en plus de ses soutiens traditionnels, par le biais de « cadeaux » faits à l’aristocratie romaine. Le retournement de situation sera total.

  • C’est une manœuvre en 2 étapes. On ne peut pas agir sur tous les sénateurs. Le plus efficace est d’acheter les plus influents par une somme importante afin d’influer sur le vote des autres sénateurs. C’est une mesure d’éco : on se concentre sur une figure de proue afin de retourner l’opinion. Jugurta prend un relais romain. Il noie le système de l’intérieur. Que ce soit par l’habilité de sa manœuvre ou l’importance de ses dons, sa démarche est efficace : le sénat change d’avis à son égard alors que quelques semaines auparavant. Il réussit à faire envoyer une ambassade en Afrique afin de se faire reconnaitre comme l’un des 2 héritiers du royaume de Massiva. Il a fait retarder l’entrevue demandée par Aderbal de surcroît.

  • Aux évènements de Cirta, le conventus de citoyens romains est supprimé par Jugurta, massacré quoi. Les pratiques précédentes ont été réutilisées. Cf. Saluste. Memmius dénonce ces manœuvres, les effets de l’influence et de l’argent du roi, pris d’assaut par les sénateurs. Evidemment, Jugurta réussit à retourner l’opinion sénatoriale malgré l’assassinat de citoyens romains de sa part. Finalement, il ne réussit pas à emporter la décision finale : des voix sénatoriales se sont élevées.

  • 94 avant Jésus-Christ : un senatus consulte interdit les prêts d’argent. En 69-68 avant Jésus-Christ, une affaire liée à une ambassade crétoise envoyée pour renouveler l’ancien accord les liant à Rome. Le Sénat leur réserve un accueil froid et exige une capitulation des crétois. Une ambassade romaine est envoyée pour voir si les ordres sont bien exécutés. Le sénat avait prévu la corruption de l’ambassade et interdit les prêts d’argent. (cf. Ed. Will). 57 avant Jésus-Christ : le roi d’Egypte est renversé par ses sujets car il avait décidé de rembourser ses investissements pa des impôts sur sa population. Ptolémée va à Rome et sans doute il obtient un senatus consulte confiant à Lentulus le soin de le réinstaller sur le trône. Mais entretemps il fait assassiner une partie de l’ambassade qu’Alexandrie avait envoyée au Sénat pour lui expliquer la situation réelle de l’Egypte. Il achète l’intervention de Lentulus et pour l’assassinat de l’ambassade envoyée contre lui. La corruption du roi est révélée : un scandale éclate. c’est en conjonction avec la violence. Le phénomène est répercuté par Cicéron, mentionnant le prêt consenti par Ptolémée à Rome pour soudoyer les sénateurs et payer les hommes de mains. A revoir c’est assez flou

  • Le phénomène a pris une telle proportion qu’on tente de lutter contre la corruption à travers des démarches du Sénat. Le but est d’y mettre fin ou d’y mettre un frein. En 108 avant Jésus-Christ, une proposition de loi du tribun Manilius est déposée. C’est une mesure détournée, elle vise à châtier ceux qui se sont laisser acheter par Jugurtha. C’est une 1e tentative pour éradiquer le phénomène. 94 avant Jésus-Christ : c’est une vraie tentative de lutte contre la corruption. C’est un senatus consulte méconnu. On suppose qu’il énonçait une mesure générale et détournée. Au lieu de prendre des décisions contre la corruption, cette loi se présente de manière générale sur les prêts d’argent. Elle vise à supprimer le fait que ce soit l’argent romain qui corrompe les sénateurs romains. Elle est reprise dans les années 67 avant Jésus-Christ par le tribun Gabinius. Ces pratiques sont dangereuses et scandaleuses pour l »économie romaine : les taux des prêts augmentent considérablement Les aristocrates vont emprunter de l’argent dans les provinces (faible taux), on le ramène à Rome, on le prête aux ambassadeurs (taux maximal). Ce circuit fermé favorise la défaillance de l’éco romaine. Une loi visait à interdit les sorties d’or et d’argent su sol italien. Les nobles romains reculent, mais prennent des intermédiaires pour agir à leur place. A ces pratiques s’ajoutent des pratiques d’emprunt à gde échelle consistant à sur-emprunter en série : la versura est très répandue à la fin de la république romaine. Cicéron tente de lutter pendant son consulat.

  • On se heurte dans les sources économiques à un parti pris. Souvent on considère que l’organisation des systèmes économiques est intervenue seulement au Moyen-âge. Mais les romains ne sont pas incapables d’imaginer des mesures économiques : ça ne réussit pas tjs néanmoins. Toutes les décisions visant à lutter contre ce système sont un échec. Ça continue de fct ainsi. La situation est jugée catastrophique car la plupart des gds noms de la république sont compromis dans ces affaires là. Cela montre que les démarches d’expansion de Rome à l’échelle du bassin méditerranéen joue un rôle dans la mise en place de la conquête et le fct de la république. Sans expansion, pas d’ambassade. Sans conquête, pas de corruption ? la conquête romain modifie les structures profondes de la république. Elle assure la force de Rome pdt plusieurs siècles et contribue à sa chute

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