Ii evolutions du chômage et de l’emploi depuis le xixè siècle








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Module 4 : Déséquilibres, régulation et action publique
Thème 10 : Emploi et chômage
I. Définitions et mesures
1) L’apparition du chômage comme catégorie statistique
2) BIT, INSEE, Pôle emploi
3) Chômage et « halo » du chômage
II Evolutions du chômage et de l’emploi depuis le XIXè siècle
1) Fluctuations économiques et chômage dans l’industrie au XIXè siècle
2) l’Entre deux guerres : du chômage structurel à la dépression
3) Des trente glorieuses au retour du chômage structurel
III Les causes et explications du chômage
1) Fluctuations conjoncturelles →chômage conjoncturel

a) Equilibre de sous emploi chez Keynes

b) La loi d’Okun ; « outgap » et taux de chômage, le coefficient d’Okun
2) Rigidités macro et micro du marché du travail→ chômage structurel

a) Chômage volontaire et chômage naturel sur un marché du travail en CPP

  • Chômage volontaire des néoclassiques

  • Chômage naturel (NAIRU) de Friedman

b) La théorie du déséquilibre ou la coexistence d’un chômage classique et keynésien

c) Les rigidités endogènes du marché du travail pour la nouvelle école keynésienne (NEK)

  • Théorie insiders/outsiders

  • Théorie des « contrats implicites »

  • Théorie du « salaire d’efficience »

d) Le modèle WS/PS ou le chômage d’équilibre en concurrence imparfaite

e) La prise en compte de l’appariement entre chômeurs et postes vacants 

  • Chômage de prospection ou chômage frictionnel volontaire

  • Chômage d’inadéquation ou chômage d’appariement (échec du processus d’appariement : Matching), involontaire

  • La courbe de Beveridge


3) Du chômage conjoncturel au chômage structurel : l’effet d’hystérèse
4) Mutations structurelles et institutionnelles →chômage structurel

a) Progrès technique, mondialisation et démographie

b) Les déterminants du coût du travail : salaire minimum, coin fiscal, pression syndicale

c) Le rôle de l’indemnisation du chômage et le rôle de la protection de l’emploi sur le

chômage et sur l’emploi

IV Les politiques de lutte contre le chômage

1) Les politiques conjoncturelles
2) les politiques du marché du travail

a) Politiques passives

b) Politique actives

c) Evolutions et différences selon les pays
3) Les politiques transversales

a) L’action du côté de la demande de travail : encourager la création d’emplois

b) Action du côté de l’offre : l’incitation au travail

c) Flexibilisation du marché du travail
Emploi et chômage

I. Définitions et mesures
1) L’apparition du chômage comme catégorie statistique
Le chômage existe dès le XIXè siècle : une réalité (« question sociale », armée industrielle de réserve…)

Il est difficilement mesurable car absence de contrat de travail, importance du travail indépendant/salarié sachant que les travailleurs à domicile ne perçoivent pas la privation d’emploi comme du chômage.

La première mesure du chômage en France est réalisée lors du recensement de 1896
La responsabilité du plein emploi sont inscrites dans les Constitutions de 1946 et 1958, et est transférée à l’Etat ainsi que la gestion du chômage

Selon le préambule de la Constitution de 1946, « Chacun a le devoir de travailler et le droit d'obtenir un emploi ».

Aux Etats-Unis, l'Employment Act de 1946 fixe l'objectif de l'«emploi maximum » (« maximum employment »). Cette loi a été amendée par le Full Employment and Balanced Growth Act de 1978, qui fixe comme objectif national le droit des individus capables et « désireux » de travailler d'avoir un emploi utile et justement rémunéré.
De même, la convention n° 122 de l'Organisation internationale du travail sur la politique de l'emploi (1964), ratifiée par la France, dispose que tout Etat membre « formulera et appliquera, comme un objectif essentiel, une politique active visant à promouvoir le plein emploi, productif et librement choisi», ce que la suite du texte définit notamment comme une politique tendant « à garantir qu'il y aura du travail pour toutes les personnes disponibles et en quête de travail ».

La reconnaissance de « droit à l'emploi » n'implique pas nécessairement celle d'un « devoir » de travailler (reconnu par le Préambule de la Constitution de 1946)
Le Traité de Lisbonne de 2007 rappelle l’importance de l’objectif de plein emploi aux gouvernements dans l’élaboration de leurs politiques économiques
2) BIT, INSEE, Pôle emploi
Il existe plusieurs institutions qui mesurent le chômage mais qui retiennent chacune, des critères différents
Pour le BIT : le chômage = ne pas travailler du tout, être disponible, rechercher un emploi

C’est cette définition (personnes de plus de 15 ans, privées d’emploi et en cherchant un) qui est reprise par l’INSEE qui réalise des enquêtes Emploi en continu et permet des évaluations trimestrielles
Mais il existe une autre source statistique en France à savoir les statistiques mensuelles du Ministère du travail élaborées à partir des fichiers de demandeurs d’emploi qui s’inscrivent donc à Pôle Emploi et qui y sont enregistrés dans différentes catégories en fonction de leur disponibilité, du type de contrat recherché et de la quotité de temps de travail souhaité
On y distingue 5 catégories :

- catégorie A : demandeurs d’emploi tenus de faire des actes positifs de recherche d’emploi, sans emploi ;

- catégorie B : demandeurs d’emploi tenus de faire des actes positifs de recherche d’emploi, ayant une activité réduite courte (i.e. 78 heures ou moins au cours du mois) ;

- catégorie C : demandeurs d’emploi tenus de faire des actes positifs de recherche d’emploi, ayant une activité réduite longue (i.e. plus de 78 heures au cours du mois) ;

- catégorie D : demandeurs d’emploi non tenus de faire des actes positifs de recherche d’emploi (en raison d’un stage, d’une formation, d’une maladie…) y compris les demandeurs d’emploi en convention de reclassement personnalisé (CRP), en contrat de transition professionnelle (CTP), sans emploi et en contrat de sécurisation professionnelle ;

- catégorie E : demandeurs d’emploi non tenus de faire des actes positifs de recherche d’emploi, en emploi (par exemple : bénéficiaires de contrats aidés)


3) Chômage et « halo » du chômage
On mesure à l’échelle nationale :

- le taux de chômage ; on peut calculer un taux de chômage par âge en mettant en rapport les chômeurs d'une classe d'âge avec les actifs de cette classe d'âge. De la même manière se calculent des taux de chômage par sexe, par PCS, par région, par nationalité, par niveau de diplôme...

- le taux de chômage de longue durée (+de 12 mois) ; en novembre 2016, 1.25 millions de chômeurs de catégorie A sont « durablement éloignés de l’emploi » ; ils représentent 40% des chômeurs de catégorie A

- le taux de chômage de très longue durée (+2 ans)

- le taux d’emploi : actifs occupés/pop en âge de travailler

- le taux d’activité : actifs/ pop en âge de travailler sachant que celui-ci varie selon des facteurs sociologiques (culture, statut de la femme, des jeunes, des séniors, etc.), politiques (structures d’accueil de la petite enfance, etc.) mais aussi économiques ; ainsi on parlera d’un « effet de flexion », effet d’aubaine  c'est-à-dire une variation du taux d’activité en fonction de la conjoncture


On analyse également la trajectoire des demandeurs d’emploi à partir des fichiers historiques statistique (FHS) des demandeurs d’emplois.

Ainsi, on mesure leur vulnérabilité (probabilité de perte d’emploi) = mesure de la récurrence du chômage

Mais aussi leur employabilité (probabilité de trouver un emploi ou encore capacité individuelle à acquérir et à maintenir les compétences nécessaire pour trouver ou conserver un emploi) = mesure de la persistance du chômage
On distingue les différents types de chômage :

- saisonnier qui concerne certaines branches professionnelles dont l’activité varie sensiblement selon les périodes de l’année

- d’insertion (1ère entrée),

- de conversion (perte d’un emploi stable),

- récurrent (emplois précaires),

- d’exclusion (faible employabilité)
La définition et la mesure du chômage est complexe et extrêmement sensible aux critères retenus.

Il y a ce qu’on appelle un « halo » autour du chômage qui est calculé par l’INSEE à partir de l’enquête Emploi
Le « halo du chômage » = ensemble des personnes qui ne sont pas statistiquement au chômage mais ayant néanmoins un statut à la frontière du chômage : des zones entre activité, inactivité et recherche d'un emploi : travail clandestin, travail à durée limité, « chômage déguisé », emplois aidés, stages de formation, personnes officiellement inaptes au travail.
Schéma de Freyssinet

Ce « halo » du chômage explique l’ "effet de flexion" ;

On calcule le taux de flexion du chômage (Ex : si l’on crée 100 emplois, 40 individus sortent de l’inactivité : 40% actifs supplémentaires/nombres d’emplois supplémentaires)
II Evolutions du chômage et de l’emploi depuis le XIXè siècle
1) Fluctuations économiques et chômage dans l’industrie au XIXè siècle
Le chômage est alors souvent considéré comme résiduel et volontaire.

Ce sont les mouvements ouvriers qui sont les indices d’un certain chômage.

Il y a qques mesures partielles qui viennent des syndicats → environ 5% en Angleterre entre 1851-1873, idem aux EU.

Pics importants pendant les crises (35% en 1908 parmi les ouvriers syndiqués de l’Etat de New York)
2) L’Entre deux guerres : du chômage structurel à la dépression
Apparition du chômage structurel c'est-à-dire persistant au-delà des fluctuations de la conjoncture ; ainsi, dans les 1920’s en Allemagne (4.5% entre 1922-29 mais 10% dans l’industrie) et au RU (7-8% entre 1922-29 et 11.4% dans l’industrie)

Lors de la Grande Dépression des années 1930, le chômage devient, par son ampleur, un des problèmes sociaux et économiques les plus centraux des pays développés : Allemagne 34.2% en 1932, Angleterre 24.7% en 1933. Chômage qui reste faible en France car chômage « masqué » dans une société rurale.

La détermination du niveau de l’emploi devient une des questions les plus fondamentales de la réflexion économique :

Opposition entre :

- des économistes comme Keynes 


- des économistes plus libéraux comme Jacques Rueff


La réflexion sur la dynamique économique montre par ailleurs que le progrès économique et social résulte d'un «mouvement de destruction créatrice» (l'expression est de l'économiste autrichien Joseph Schumpeter 1942), ce qui accrédite la question de la nécessité et d'un savoir-faire en matière de réallocation des ressources (et donc en particulier celle du travail et de l'emploi).
3) Des trente glorieuses au retour du chômage structurel
Durant les « 30 glorieuses », taux de chômage bas à 3% en moyenne : 2% en France entre 1950 et 1973, 1.6% au Japon sur la même période

A partir des années 1970’s, les pays d’Europe occidentale ont pu voir réapparaitre de façon plus régulière ou plus durable des niveaux de sous-emploi très élevés, associés à des phénomènes de nouvelle pauvreté, de précarité et d’exclusion.
A partir de 1974 et jusqu’en 1993 : augmentation et persistance du chômage : EU pic en 1983 (+ 10%) et décrue ensuite (5% en 1989). Forte augmentation en France 7% en 1983 et 9% en 1987

Entre 1993 et 2007 : décrue en moyenne et diversité des évolutions


Avec la crise de 2008, hausse brutale du chômage dans les pays de l’OCDE : de 6% en 2007 (4% aux EU) à 9% en 2010 (10% aux EU), 7% en 2015

Exception allemande qui poursuit la baisse amorcée en 2005. 4% en 2015

En 2015 : France 10%, Grèce (25,6% en 2015), Espagne (22.5% en 2015)
Disparité de taux de chômage selon l’âge, le sexe, la CSP, les régions 

III Les causes et explications du chômage
1) Fluctuations conjoncturelles et chômage conjoncturel

Conséquence des variations cycliques de la croissance. Situation transitoire
a) Insuffisance de la demande de B&S et équilibre de sous emploi chez Keynes
Selon les théories keynésiennes le chômage le volume d’emploi dépend fondamentalement du niveau d’activité ; il est « involontaire » et résulte d’un ralentissement conjoncturel de l’activité économique, d’une demande insuffisante, provoquant une réduction temporaire des besoins de main d’œuvre dans l’économie. Les entreprises mettent leurs salariés en chômage partiel (réduction des horaires de travail) ou en chômage total pour adapter leur capacité de production à la baisse de l’activité économique. Le chômage conjoncturel se résorbe avec le retour de la croissance économique qui nécessite alors des embauches de la part de l’entreprise

→ chômage conjoncturel : les faits le confirment : 1930' et depuis 1970'.

La situation économique peut rester durablement dans un équilibre de sous emploi si l’Etat n’intervient pas par des politiques budgétaires et monétaires de relance
b) La loi d’Okun ; « outgap » et taux de chômage, le coefficient d’Okun

Loi d’Okun proposée par l’économiste américain (keynésien) Arthur Okun (conseiller de Kenedy) en 1962 Etude basée sur les EU entre 1947-1960.

Pour prévoir simplement l’évolution du chômage, il est possible de recourir à la « loi d’Okun » selon laquelle l’augmentation du taux de chômage est égale à l’écart entre :

- le taux de croissance effective (ou le PIB effectif)

- et la croissance potentielle (celle découlant de l’augmentation de la pop active et de la productivité par travailleur),
Sur longue période, le taux de chômage est stable si la croissance est égale à son potentiel

Selon cette loi, le chômage augmente chaque fois qu’il y a un écart négatif de production : un « output gap » négatif entre la croissance effective et la croissance potentielle.
Si on suppose qu’aux EU, les gains de productivité sont de 1,3 % par an, et que la population augmente de 1,7 %, comme aux États-Unis, la production potentielle doit donc croître de 1,3 % + 1,7 % = 3 % pour maintenir stable le taux de chômage.

Au-dessus de ce seuil : « output gap » positif = PIB effectif – PIB potentiel = écart de production positif s’il y a tension sur l’appareil productif, et donc baisse du chômage

Au dessous de ce seuil : « output gap » négatif si les facteurs de production sont sous utilisés et donc hausse du chômage

Pour chaque point de croissance au dessus de 3%, le taux de chômage diminue de 0.5 point (coefficient d’Okun variant selon les pays = 0.5 aux EU) ;
En dessous de ce seuil, le chômage, au contraire, augmente si récession de 2 points, hausse du chômage de 1.
Si on considère que, dans le cas de la France, la croissance potentielle est de l’ordre de 2% et le coefficient d’Okun de 0.5, en retenant les hypothèses d’une croissance de -2.25% en 2009 et de 0.75% en 2010, le taux de chômage moyen serait de l’ordre de 9.4% en 2009 (une hausse de 2.12 point de % par rapport à 2008) et 10.1% en 2010 (hausse de 0.625 point de % par rapport à 2009)
En France : de 60 à 73 ; croissance économique moyenne de + 5,5% et hausse de la productivité de +4,9% d'où une forte création d'emplois : + 0,7% par an. Mais avec la crise, l'emploi augmente beaucoup moins vite jusqu'à 1979.

Puis à partir des années 80', renversement de la situation : hausse de la PT de + 1,8% alors que croissance seulement de 1,3% d'où une baisse de l'emploi.

En France actuellement, il faut que la croissance du PIB soit supérieure à 1.67% pour que le chômage baisse.

En effet entre 2001 et 2011, en moyenne la démographie augmente de 0.65% par an et la productivité de 1.02%. La croissance potentielle est donc de 0.65+1.02 = 1.67%. Pour que le chômage s’inverse, il faut donc que l’économie française retrouve une croissance supérieure à 1.67%. D’autant plus qu’en France, la croissance est moins « riche en emploi » qu’aux EU. En France, le coefficient d’Okun est aux alentours de 0.37


2) Rigidités macro et micro économiques sur le marché du travail, et chômage structurel
Il faut donc se tourner également vers les explications en termes de fonctionnement du marché du travail
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