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Henri DORVIL et Robert Mayer
Respectivement travailleurs sociaux, professeurs,
École de Travail social, UQÀM

et , École de service social, Université de Montréal
(2001)

“Les approches
théoriques.”

Un document produit en version numérique par Jean-Marie Tremblay, bénévole,

Professeur sociologie au Cégep de Chicoutimi

Courriel: jean-marie_tremblay@uqac.ca
Dans le cadre de "Les classiques des sciences sociales"

Site web: http://classiques.uqac.ca/

Une bibliothèque fondée et dirigée par Jean-Marie Tremblay, sociologue
Une collection développée en collaboration avec la Bibliothèque

Paul-Émile-Boulet de l'Université du Québec à Chicoutimi

Site web: http://bibliotheque.uqac.ca/



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Jean-Marie Tremblay, sociologue

Fondateur et Président-directeur général,

LES CLASSIQUES DES SCIENCES SOCIALES.

Cette édition électronique a été réalisée Jean-Marie Tremblay, bénévole, professeur de soins infirmiers retraitée de l’enseignement au Cégep de Chicoutimi
Courriel: jean-marie_tremblay@uqac.ca
à partir du texte de :
Henri Dorvil et Robert Mayer, “Les approches théoriques”.
Un article publié dans l'ouvrage sous la direction de Henri Dorvil et Robert Mayer, Problèmes sociaux. Tome I. Théories et méthodologies. Présentation de la première partie : “Les approches théoriques”, pp. 15-29. Québec: Les Presses de l'Université du Québec, 2001, 592 pp. Collection : Problèmes sociaux et interventions sociales.
M. Henri Dorvil, travailleur social, enseigne à l’École de travail sociale de l’UQÀM.
[Autorisation formelle de M. Dorvil accordée le 5 juin 2008 de diffuser ce texte dans Les Classiques des sciences sociales.]
Courriel : dorvil.henri@uqam.ca
Polices de caractères utilisée :
Pour le texte: Times New Roman, 12 points.

Pour les citations : Times New Roman 12 points.

Pour les notes de bas de page : Times New Roman, 12 points.
Édition électronique réalisée avec le traitement de textes Microsoft Word 2004 pour Macintosh.
Mise en page sur papier format : LETTRE (US letter), 8.5’’ x 11’’)
Édition numérique réalisée le 15 juillet 2008 à Chicoutimi, Ville de Saguenay, province de Québec, Canada.

Henri Dorvil et Robert Mayer

Travailleurs sociaux, professeurs, École de Travail social, UQÀM
et École de service social, Université de Montréal.
“Les approches théoriques”

Un article publié dans l'ouvrage sous la direction de Henri Dorvil et Robert Mayer, Problèmes sociaux. Tome I. Théories et méthodologies. Présentation de la première partie : “Les approches théoriques”, pp. 15-29. Québec: Les Presses de l'Université du Québec, 2001, 592 pp. Collection : Problèmes sociaux et interventions sociales.

Table des matières


Introduction
LES ANNÉES 1960
Le fonctionnalisme

Le culturalisme, les conflits de valeurs et la culture de la pauvreté

L'interactionnisme et les théories de la réaction sociale et de l'étiquetage
LES ANNÉES 1970
L'approche du féminisme

L'approche de la sociologie de l'action et des mouvements sociaux

L'approche du conflit social
LES ANNÉES 1980
L'approche du constructivisme

L'approche de la gestion des populations cibles
LES ANNÉES 1990
L'approche écologique
Problèmes sociaux et cadres théoriques

Contenu de la première partie
Bibliographie


Henri Dorvil et Robert Mayer
Travailleurs sociaux, professeurs, École de Travail social, UQÀM
et École de service social, Université de Montréal.
Les approches théoriques”.
Un article publié dans l'ouvrage sous la direction de Henri Dorvil et Robert Mayer, Problèmes sociaux. Tome I. Théories et méthodologies. Présentation de la première partie : “Les approches théoriques”, pp. 15-29. Québec: Les Presses de l'Université du Québec, 2001, 592 pp. Collection : Problèmes sociaux et interventions sociales.

Introduction

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L'analyse des problèmes sociaux est au cœur tant de l'intervention sociale que de la recherche sociale, et ce, depuis une longue tradition, surtout américaine, d'enseignement, de recherche et de publication sur les multiples problèmes sociaux qui se posent aux sociétés actuelles. Mais malgré cet effort, l'analyse des problèmes sociaux suscite des débats. Par exemple, pour les tenants d'une sociologie empiriste, le recours au concept de problème social implique un certain jugement de valeur (c'est-à-dire une prise de position) qui est contraire à une approche scientifique des faits sociaux. Ainsi, la question de savoir ce qu'est un problème social a toujours été fort discutée et les définitions ont varié dans le temps. C'est pourquoi il ne s'agit aucunement ici de vouloir procéder à un relevé des différentes définitions de la notion de problème social ni de présenter de façon exhaustive l'évolution de l'ensemble des théories sociologiques ou autres concernant l'analyse des problèmes sociaux puisque beaucoup d'autres l'ont déjà fait avant nous (Mayer et Laforest, 1990). Il s'agit plutôt d'amener le lecteur à distinguer les principales théories et méthodes d'analyses utilisées dans l'explication des problèmes sociaux et leurs liens avec les solutions proposées par différents groupes sociaux dans la société.
Comme c'est à la sociologie américaine que, traditionnellement, nous devons la majorité des travaux sur lesquels reposent les diverses perspectives qui président à l'analyse des problèmes sociaux, on ne s'étonnera pas du recours abondant que nous faisons, dans cette première partie, à la littérature américaine pour l'identification et le développement des principales approches. Ce qui ne nous empêchera pas de signaler également des contributions françaises et québécoises sur les thèmes à l'étude, et ce, en raison de leur apport à l'intervention sociale.
Dans un livre célèbre sur l'analyse des problèmes sociaux, Merton et Nisbet (1961), figures dominantes de la sociologie américaine de cette époque, ont souligné que l'étude des divers problèmes sociaux a donné naissance à des méthodes d'approches particulières. Ils soulignent qu'historiquement plus d'un problème social ont été amenés à l'attention du public et à la conscience collective par des romanciers et des journalistes ; leur rôle a donc été, et probablement le sera toujours, d'une extrême importance. Par ailleurs, la religion et le droit représentent depuis toujours des contextes importants dans l'approche des problèmes sociaux. Depuis les débuts de l'humanité, la morale religieuse et les codes de lois ont été les deux principales perspectives à travers lesquelles la société a envisagé les problèmes sociaux et moraux. Ces perspectives influencent fortement, encore de nos jours, nos façons de voir. Cependant, lorsque nous nous tournons vers l'approche scientifique des problèmes sociaux, nous nous trouvons dans un monde de pensées très différent. Déjà à cette époque, Merton et Nisbet déplorent l'absence d'une véritable théorie sociologique des problèmes sociaux, c'est-à-dire basée sur des affirmations claires et vérifiables. Cependant, s'il n'y a pas encore, de nos jours, de théories générales structurées et vérifiées, il n'en demeure pas moins qu'au fil des dernières décennies diverses orientations théoriques ont émergé à la suite des nombreuses études sociologiques concernant les différents problèmes sociaux.
À partir d'une revue de la littérature anglophone sur les grandes tendances analytiques dans la littérature sur les problèmes sociaux, on peut identifier six perspectives principales : la pathologie sociale, la désorganisation sociale, le conflit de valeurs, le comportement déviant, l'étiquetage et l'interactionnisme et la perspective du constructivisme (Rubington et Weinberg, 1989).
Du côté francophone, les références théoriques sont relativement similaires. Ainsi, Bachmann et Simonin (1981) ont repris les travaux de Herpin (1973, p. 22) sur les principales problématiques théoriques qui orientent l'action sociale, en Amérique du Nord et en Europe, depuis le début du siècle. Ils démontrent que, depuis son début de professionnalisation, l'action sociale s'est référée à plusieurs modèles théoriques dont les principaux sont : l'école de Chicago, le modèle culturaliste, la perspective fonctionnaliste et la problématique interactionniste. De même, Dumont (1994) met l'accent sur cinq grandes perspectives dans l'analyse des problèmes sociaux, soit la perspective de la pathologie sociale, celle du comportement déviant, celle de la désorganisation sociale, celle du conflit social et enfin celle de l'interactionnisme. Plus récemment, les travaux de Ouellet (1998) et de Lavergne (1998) ont passé en revue ces grands courants théoriques pour finalement mettre l'accent sur le constructivisme. Voyons brièvement l'évolution de quelques-unes de ces perspectives d'analyse.

LES ANNÉES 1960
LE FONCTIONNALISME

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Le fonctionnalisme a été, pendant longtemps, le modèle dominant dans la sociologie américaine. Simplifiée à l'extrême, cette approche conçoit la société comme un être vivant, dont chaque organe doit remplir sa fonction par rapport au tout organique (Bachmann et Simonin, 1981 ; Herpin, 1973). L'orientation fonctionnaliste (Merton et Nisbet, 1961) introduit d'abord la distinction entre les problèmes sociaux manifestes et les problèmes sociaux latents. Les problèmes sociaux manifestes sont ceux qui sont généralement reconnus comme des problèmes. Les problèmes sociaux latents sont des conditions qui ne sont pas largement identifiées comme problèmes, bien qu'en fait elles soient en désaccord avec les intérêts et les valeurs des gens. Ainsi, les problèmes sociaux présentent à la fois un aspect subjectif et objectif. Ils précisent par ailleurs que la perception populaire des problèmes sociaux, même manifestes, est souvent erronée ou inexacte, d'abord parce que nous avons généralement une perception médiatisée des problèmes sociaux et, ensuite, quelques-unes des formes les plus pénétrantes de désorganisation sociale, comme la pauvreté, ont peu de visibilité publique. Aussi, l'identification des problèmes sociaux ne devrait pas, dans ce contexte, être déterminée seulement par le jugement que porte la majorité de la population sur une condition en particulier mais aussi par des chercheurs qui ont pour fonction de formuler une évaluation plus objective et d'informer sur les conséquences, souvent inattendues, du maintien de certaines valeurs.
Pour les fonctionnalistes, les problèmes sociaux sont soit des problèmes de désorganisation sociale, soit des problèmes de déviance sociale. L'approche fonctionnaliste explique, par exemple, le phénomène de la pauvreté par le changement social interprété dans les termes d'une complexification de l'organisation sociale (Robert, 1971). Le changement technologique et la complexification qu'il entraîne dans la division du travail rendent périmés certaines fonctions et rôles sociaux. Cette dégénérescence de certains rôles conduit à une mobilité descendante, s'accompagnant d'une perte correspondante de pouvoir, de sorte que le potentiel d'adaptation des individus et des groupes ainsi touchés est gravement compromis. En somme, cette approche explique la pauvreté de certains individus ou groupes de la société par leur manque d'adaptation aux changements sociaux et culturels entraînés par le développement de la société moderne.
LE CULTURALISME, LES CONFLITS DE VALEURS
ET LA CULTURE DE LA PAUVRETÉ


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Proches de l'analyse fonctionnaliste, il y a ceux qui mettent l'accent sur les conflits de valeurs. Cette approche stipule que les sociétés modernes sont caractérisées par une diversité et une hétérogénéité de valeurs, ce qui aboutit à des divergences qui sont sources de problèmes sociaux (Blum, 1970, p. 103 ; Rubington et Weinberg, 1989, p. 89). Cette perspective a été largement utilisée pour expliquer divers problèmes sociaux ; de la délinquance juvénile à l'homosexualité, presque tout a été expliqué en termes de sous-culture (Herpin, 1973).
De même, à cette époque, le concept de « culture de la pauvreté » est très répandu dans la littérature du service social. Un des théoriciens les plus connus de la « culture de la pauvreté » est certainement Oscar Lewis (1966) qui se dit frappé par l'inexorable caractère répétitif de patterns de comportement adoptés par les familles dites à problèmes multiples. Ces « patterns » correspondent pour lui à une véritable structure, un ensemble modelé ayant sa propre culture, sa propre logique, un « mode de vie » transmissible de génération en génération lorsque la pauvreté a dépassé le stade d'état transitoire ou passager pour devenir une situation permanente. Toutefois, il estime que la « culture de la pauvreté » présente un aspect positif et assume une fonction d'adaptation pour les individus et les familles dans la mesure où la pauvreté elle-même est non seulement un état de privation économique ou de désorganisation individuelle ou sociale mais aussi une culture comprenant une structure et un système de rationalisation sans lesquels les pauvres ne pourraient survivre.
L'INTERACTIONNISME ET LES THÉORIES
DE LA RÉACTION SOCIALE ET DE L'ÉTIQUETAGE


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Rubington et Weinberg (1989) soulignent que les théoriciens de la perspective interactionniste considèrent que les définitions socialement acceptées de la déviance ou des problèmes sociaux sont subjectives. En conséquence, la tâche du chercheur consistera à tenter d'expliquer pourquoi et sous quelles conditions certains actes et certaines situations en viennent à être définis ou jugés problématiques ou déviants. Cette approche suscite donc « un renversement de la question, qui ne se pose plus désormais au sujet de la personne du déviant, mais plutôt au sujet de la réaction sociale » (Mourant, 1984, p. 156). Ainsi, pour les interactionnistes, la désignation officielle des problèmes sociaux ou des crimes ne relève pas tant d'un consensus que de l'interprétation de ceux qui interviennent dans la définition des lois et leur mise en application. Dans la même logique, par exemple, les statistiques enregistrées au sein des appareils de contrôle ne témoignent pas tant de l'ampleur objective d'une question que des activités définitionnelles des personnes qui ont concouru à la reconnaissance de ce problème (Kitsuse et Cicourel, 1963). De plus, analyser les causes de cette déviance indépendamment de l'étude de la dynamique sociale ayant contribué à l'émergence des normes morales, sociales ou pénales, c'est prendre les reflets des choses pour la réalité (Chamboredon, 1971). Pour ce courant de pensée donc, « ce qu'il importe de découvrir par l'analyse des problèmes sociaux, ce sont les forces sociales qui sont productrices de sens. Même si la misère humaine a des fondements réels, l'importance accordée à tel ou tel problème particulier, de même que les représentations qui l'entourent, dépend des individus qui ont réussi à imposer leur définition du problème dans un contexte social donné » (Manseau, 1988, p. 42). Ainsi, si l'on veut comprendre la déviance, il ne faut partir ni des individus, ni des comportements des individus, ni même des règles qui sont éventuellement transgressées, mais des situations dans lesquelles il peut advenir que soient désignés des déviants. C'est pourquoi le processus d'étiquetage (labelling) est au centre de la perspective interactionniste. Les partisans de la théorie de l'étiquetage considèrent que c'est la réaction à l'infraction qui est source de déviance et de nombreux problèmes sociaux (Delcourt, 1991 ; Landreville, 1983). Ainsi, Parent (1994), en étudiant le problème de la prostitution, donne un bel exemple de ce processus d'étiquetage social en soulignant qu'il s'agit là d'un métier longtemps réprimé et stigmatisé.
LES ANNÉES 1970

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Mais rapidement d'autres perspectives d'analyse vont venir s'ajouter au courant dominant du fonctionnalisme. Toutefois, ces nouvelles perspectives, en conformité avec l'ère du temps, sont nettement plus critiques sur le plan sociopolitique ; c'est ainsi, par exemple, que l'approche féministe, l'approche de la sociologie de l'action et celle du conflit social vont venir diversifier tout en les radicalisant les modèles théoriques d'analyse des problèmes sociaux.
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