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Fin du texte

1 André Gide, Ainsi soit-il ou Les jeux sont faits, Paris, Gallimard, 1952 ; texte revu et augmenté, coll. « L’imaginaire », 2001, respectivement p. 96-97 et 115. Le mot latin dignus renvoie à decet, « il convient », auquel se rattachent deux substantifs : decus, decor. Decus signifie « bienséance, [14] décence, dignité » ; d’où « honneur » et « beauté », la beauté physique s’accompagnant de la dignité morale. Mais ce dernier sens est plutôt réservé à decor. Isidore de Séville précise que « decus fait référence à l’âme [ou l’esprit], decor à la forme du corps ». À rapprocher de honos, qui sera remplacé par honor, honneur décerné à quelqu’un, dieu, homme, voire un mort (le sentiment de l’honneur se disant plutôt honestum). Honos traduit le grec doxa, « opinion, réputation, gloire ». Cf. A. Ernout et A. Meillet, Dictionnaire étymologique de la langue latine, 4e éd., Paris, Klincksieck, 1959 (s. v. decet et honos).

2 Gabriel Marcel, La dignité humaine, Paris, Aubier, 1964, p. 168.

3 Cf. Déclaration universelle des droits de l’homme, Bruxelles, Amnesty International Belgique francophone, « Folio », 1988, p. 18 et 26.

4 Paul Ricœur, « Pour l’être humain du seul fait qu’il est humain », dans Jean-François de Raymond (dir.), Les enjeux des droits de l’homme, Paris, Larousse, 1988, p. 236-237. Voir Jeanne Hersch (dir.), Le droit d’être un homme. Anthologie mondiale de la liberté, Recueil de textes, Paris, Unesco et Robert Laffont, 1968 ; rééd. Paris, J.-C. Lattès et Unesco, 1984 et 1990, [16] où sont rassemblés plus de mille fragments de tous les continents, en provenance des cultures les plus diverses et de tous les temps, du IIIe millénaire avant notre ère jusqu’en 1948, date de l’adoption, par l’Assemblée générale des Nations Unies, de la Déclaration universelle des droits de l’homme.

5 Anne Cheng, Histoire de la pensée chinoise, Paris, Le Seuil, 1997, p. 68 et s. Selon Marcel Granet, toute la doctrine confucéenne de « la vertu suprême », le ren (ou jen) se définit comme « un sentiment actif de la dignité humaine », fondé sur le respect de soi et le respect d’autrui – dont elle fait au reste dériver la règle d’or ; cf. La pensée chinoise, Paris, Albin Michel, 1968, p. 395-398. Voir Confucius, Entretiens (trad. Anne Cheng, Paris, Le Seuil, « Points Sagesse », 1981), XII, 22 ; cf. VI, 23 ; IV, 15. Pour les lois de Manu et d’autres textes parallèles de différentes traditions, voir C. S. Lewis, L’abolition de l’homme, trad. Irène Fernandez, Paris, Critérion, 1986, p. 179-201.

6 Cf. 1 R 21 ; Es 58, 6-10 ; Dt 15, 1-15 ; 24, 10-15 ; 26, 12 ; Pr 14, 21 ; 17, 5 ; 22, 22-23 ; 23, 10-11 ; Mt 5, 3-12 ; Lc 6, 20-26 ; 10, 29-37 ; Mc 12, 41-44 ; Lc 16, 19-25 ; Mt 25, 31-46 ; et Azim Nanji, « Islamic Ethics », dans Peter Singer (éd.), A Companion to Ethics, Oxford, Basil Blackwell, 1991, p. 108 et s.

7 Sur la sagesse et la compassion dans le bouddhisme, voir R. E. Florida, dans « Buddhist Approaches to Abortion », Asian Philosophy, 1, 1 (1991), p. 39-50.

8 Sophocle, Œdipe à Colone, texte établi par Alphonse Dain et traduit par Paul Mazon, Paris, Les Belles Lettres, 1960, v. 393.

9 Loren Eiseley, The Firmament of Time, New York, Atheneum, 1962, p. 112-113.

10 Sophocle, Antigone, texte établi par Alphonse Dain et traduit par Paul Mazon, Paris, Les Belles Lettres, 1955 ; voir en particulier v. 26-30 (cf. 203-206) ; v. 453-457 ; v. 71-74 ; cf. v. 909-914 ; et v. 924 : « Ma piété m’a valu le renom d’une impie » (cf. v. 942-943). On retrouve la même préoccupation pour ces lois gravées au fond de la conscience dans Ajax (cf. 1129 et s. ; et 1343 et s.), Œdipe Roi (863 et s.), Électre (1090 et s.).

11 Cf. Emmanuel Levinas, Totalité et infini, La Haye, Martinus Nijhoff, 1971 ; Humanisme de l’autre homme, Paris, Fata Morgana, 1972 ; les exposés spécialement clairs de Éthique et infini, Paris, Fayard, 1982, p. 89-132.

12 Dominique Folscheid fait observer que l’embryon humain, qu’il ne craint pas d’appeler néanmoins « notre plus-que-prochain », n’a pas non plus de visage : cf. « L’embryon, ou notre plus-que-prochain », Éthique, 4 (1992), p. 20-43, spécialement p. 25. Voir en outre le volume Philosophie, éthique et droit de la médecine, sous la direction de Dominique Folscheid, Brigitte Feuillet-Le Mintier et Jean-François Mattei, Paris, puf, 1997, p. 195-208.

13 A. J. Festugière, De l’essence de la tragédie grecque, Paris, Aubier-Montaigne, 1969, p. 22-23.

14 George Steiner, La mort de la tragédie, trad. Rose Celli, Paris, Gallimard, « Folio », 1993, p. 16-18.

15 Arthur Schopenhauer, Le Monde comme volonté et représentation, Supplément au livre troisième, chap. XXXVII, trad. A. Burdeau, revue et corrigée par Richard Roos, Paris, puf, 1966, p. 1171.

16 Cf., respectivement, Pascal, Pensées, Brunschvicg (désormais B) 365, Lafuma (désormais L) 756 ; B 346 et 347 ; L 200 et 759 ; Euripide, fragment 1018 (Nauck) ; Platon [ou Pseudo-Platon], Premier Alcibiade, 133 c ; Aristote, Éthique à Eudème, trad. Vianney Décarie, VIII, 2, 1248 a 28-30.

17 Cf. Platon, République, IX, 589 e ; Aristote, Éthique à Nicomaque, X, 7, 1177 a 16. Voir en outre Platon, Théétète, 176 b et Timée, 90 c ; Aristote, [23] De Partibus Animalium, IV, 10, 686 a 28-29 ; Eth. Nic., X, 7, in toto ; De Anima, I, 4, 408 b 25 ; III, 4, 429 a 15 ; 429 b 23 ; 430 a 18 ; 430 a 24 et s. ; De Generatione Animalium, II, 3, 737 a 9-10.

18 Cf. Éthique à Nicomaque, IX, 4, 1166 a 16-23 ; IX, 8, 1168 b 35 et 1169 a 2 ; X, 7, 178 2-7 ; Protreptique, fr. 6 (Ross) ; et quantité de textes parallèles cités par Jean Pépin, Idées grecques sur l’homme et sur Dieu, Paris, Les Belles Lettres, 1971, notamment p. 80-94.

19 Voir Platon, Phèdre, 250 d ; Plotin, Ennéades, III, 8, 11 ; Shakespeare, Hamlet, IV, iv, 36-39 ; cf. II, ii, 307-311 ; III, i, 160 ; Augustin, Ep. 120 ad Consentium, iii, 13 ; cf. De Trinitate, XV, ii, 2 ; et xxviii, 51 ; Jean de la Croix : « Un solo pensamiento del hombre vale más que todo el mundo ; por tanto sólo Dios es digno de él » (Dichos de luz y amor, 34 ; trad. P. Cyprien).

20 Cf. Bernard, Traité de l’amour de Dieu, chap. II, dans Œuvres mystiques, trad. Albert Béguin, Paris, Le Seuil, p. 31-32. Quant à saint Thomas, [24] voir le prologue de la seconde partie de la Somme théologique (Summa theologiae, Ia-IIae, Prologus), et la discussion qu’en propose Otto Hermann Pesch, dans Thomas d’Aquin. Grandeur et limites de la théologie médiévale, trad. Joseph Hoffmann, Paris, Cerf, 1994, p. 489 et s. ; cf. également Ia Pars, q. 93. Pour plus de nuances et de références que nous ne pouvons apporter ici, et un bon exposé d’introduction, voir Servais Pinckaers, « La dignité de l’homme selon Saint Thomas d’Aquin », dans De dignitate hominis, Mélanges offerts à Carlos-Josaphat Pinto de Oliveira, Freiburg, Schweiz, Universitätsverlag, 1987, p. 89-106. Sur le lieu commun qu’était la célébration de la dignité humaine du temps de saint Bernard et d’Yves de Chartres, en héritage des Pères de l’Église et de la sagesse antique, cf. Henri de Lubac, Pic de la Mirandole, Paris, Aubier-Montaigne, 1974, p. 147 et s.

21. Dante, La divine comédie, Le Paradis, Chant V, 19-24 (trad. Alexandre Masseron, Paris, Albin Michel, 1950).

22 Naturae rationabilis individua substantia (Contra Eutychen et Nestorium, c. III, PL 64, 1343). Cf. Paul Ladrière, « La notion de personne, héritière d’une longue tradition », dans Simone Novaes (dir.), Biomédecine et devenir de la personne, Paris, Le Seuil, 1991, p. 27-85, 49 ; cf. p. 47-51.

23 Cf. Alan Montefiore, dans Monique Canto-Sperber (dir.), Dictionnaire d’éthique et de philosophie morale, Paris, puf, 1996, p. 691 a, qui renvoie à Amelia Rorty, The Identities of Persons, Berkeley et Los Angeles, University of California Press, 1976 ; John Locke, Essai sur l’entendement humain, II, XXVII, 26. On doit cependant aussi à Locke la définition suivante de la personne : « Un être pensant et intelligent, capable de réflexion, et qui peut se considérer comme étant le même, comme étant la même chose pensante, en différents temps et en différents lieux » (Essai, II, XXVII), qui a fait l’objet d’une critique dévastatrice et pleine de justesse par Charles Taylor, dans son livre Sources of the Self, Cambridge University Press, 1989, chap. 9, p. 159-176 (cf. aussi les notes correspondantes, 542-544). La première partie de la définition, touchant l’intelligence et la réflexion, reprend, sans plus, des conceptions classiques et évidentes ; la seconde partie, touchant la conscience intellectuelle de sa propre identité à travers le temps, fait par contre problème et a piégé plus d’un adepte d’une certaine « bioéthique » (pour plus de détails, voir notre livre, De la dignité humaine, Paris, puf, 1995 ; « Quadrige », 2002, p. 6 ; 47-50 ; 54-56).

24 Cf. Jean Pic de La Mirandole, Œuvres philosophiques, texte latin, traduction et notes par Olivier Boulnois et Giuseppe Tognon, suivis d’une étude sur « Humanisme et dignité de l’homme selon Pic de La Mirandole », par Olivier Boulnois, préface par Giuseppe Tognon, Paris, puf, « Épiméthée », 1993 ; en particulier, dans l’étude d’Olivier Boulnois, p. 309 et s., et le texte et la traduction du De Dignitate Hominis de Pic, p. 4-7. Les lignes citées de Grégoire de Nysse sont tirées du traité De la création de l’homme, 11 (PG 44, 155) ; voir Olivier Clément, Sources. Les mystiques chrétiens des origines, textes et commentaires, Paris, Stock, 1982, p. 71-84. Sur l’originalité de Pic eu égard à la génération précédente, Gianozzo Manetti et Marsile Ficin en particulier, voir Henri de Lubac, Pic de La Mirandole, p. 62 et s. ; il en ressort que chez Pic également, la dignité suprême de l’être humain réside dans la liberté.

25 Pascal, Pensées, respectivement B 347 ; L 200 ; et B 348 ; L 113. Voltaire ne s’en demandera pas moins comment un animal de cinq pieds tel que l’homme puisse jamais prétendre à plus de grandeur que le soleil, ou coûter davantage au Créateur : voir Remarques sur les pensées de M. Pascal, LIX (LX), dans Œuvres complètes, t. 25, Paris, J. Esneaux, 1822, p. 293.

26 Hamlet, III, i, 88 ; « Il me semble parfois [écrivait Levinas] que toute la philosophie n’est qu’une méditation de Shakespeare » (Le temps et l’autre, Paris, puf, « Quadrige », 1983, p. 60).

27 Respectivement : « Quel chef d’œuvre que l’homme ! Comme il est noble dans sa raison, infini dans ses facultés, ses mouvements, son visage, comme il est résolu dans ses actes, angélique dans sa pensée, comme il ressemble à un dieu ! La merveille de l’univers, le parangon de tout ce qui vit ! » (trad. Yves Bonnefoy, Paris, Mercure de France, 1988, p. 74) ; « Oh, celui-là qui nous dota de ce vaste esprit / Qui voit si loin dans le passé et dans l’avenir, / Ne nous a pas donné cette raison divine / Pour qu’inactive [29] elle moisisse en nous » (trad. citée, p. 138) ; « […] nous avons étouffé le chef d’œuvre le plus charmant que, depuis la création, ait jamais formé la nature » (trad. François-Victor Hugo).

28 Emmanuel Kant, Fondements de la métaphysique des mœurs, deuxième section, trad. Victor Delbos, revue et annotée par Ferdinand Alquié, dans Kant, Œuvres philosophiques, t. II, Paris, Gallimard, « Bibliothèque de la Pléiade », 1985, p. 301-302 (AK IV, 434-435). Les mots soulignés le sont dans le texte.

29 Ibid., p. 293-294 (AK IV, 428). Cette idée de l’être humain comme fin en soi est manifeste dès l’Antiquité grecque, dans la conception de la liberté comme l’opposé de la servitude : « Nous appelons libre celui qui est à lui-même sa fin et n’existe pas pour un autre » (Aristote, Métaphysique, A, 2, 982 b 25-26). Pour une discussion développée de ce point et des rapprochements avec Kant, voir Emerich Coreth, Vom Sinn der Freiheit, Innsbruck, Wien, Tyrolia Verlag, 1985, spécialement p. 22-34 ; cf. en outre Jacqueline de Romilly, La Grèce antique à la découverte de la liberté, Paris, Éditions de Fallois, 1989 (repris dans la collection « Biblio Essais » du Livre de Poche). Voir, d’autre part, dans les Actes du concile Vatican II, Gaudium et Spes, le § 24 : « L’homme, seule créature sur terre que Dieu a voulue pour elle-même […]. »

30 Emmanuel Kant, Critique de la raison pratique, trad. Luc Ferry et Heinz Wismann, dans Œuvres philosophiques, t. II, Paris, Gallimard, « Bibliothèque de la Pléiade », 1985, p. 701-702 (AK V, 76-77). Voir aujourd’hui Richard Sennett, Respect. De la dignité de l’homme dans un monde d’inégalité, trad. Pierre-Emmanuel Dauzat, Paris, Albin Michel, 2003.

31 Pascal, Pensées, B 434 ; L 131 : « […] apprenez que l’homme passe infiniment l’homme […] » ; Henri Maldiney, Penser l’homme et la folie, Paris, Jérôme Millon, 1991, p. 346.

32 J. G. Fichte, Über die Bestimmung des Gelehrten (1794), dans Werke (éd.), I. H. Fichte, Berlin, Walter de Gruyter, 1971 (réimpr. de l’édition de 1845-1846), VI, 305 et 302. Sur tout ceci voir l’excellente étude de Robert R. Williams, Recognition. Fichte and Hegel on the Other, New York, suny Press, 1992, p. 49 et s. Williams reproche vivement à Levinas de ne pas rendre justice à Hegel dont il est beaucoup plus proche qu’il ne l’admet, ainsi que l’a fait d’ailleurs observer Jacques Derrida (cf. p. 22, n. 49, et p. 297-307).

33 Walter Schulz, Philosophie in der veränderten Welt, Stuttgart, Klett-Cotta, 1972, p. 725.

34 Cf. Gwendoline Jarczyk et Pierre-Jean Labarrière, Les premiers combats de la reconnaissance. Maîtrise et servitude dans La phénoménologie de l’esprit de Hegel, texte et commentaire, Paris, Aubier, 1987, p. 92 ; Robert Williams, Recognition, p. 141-190 ; Axel Honneth, La lutte pour la reconnaissance. Grammaire morale des conflits sociaux, trad. Pierre Rusch, Paris, Cerf, « Passages », 2000 ; Paul Ricœur, Parcours de la reconnaissance, Paris, Stock, 2004, p. 253 et s.

35 Cf. Henri Maldiney, Penser l’homme et la folie, p. 26 et s.

36 Isaiah Berlin, Éloge de la liberté, trad. Jacqueline Carnaud et Jacqueline Lahana, Paris, Calmann-Lévy, « Agora », 1990, p. 202-209 ; voir en outre Charles Taylor, Multiculturalisme. Différence et démocratie, Paris, Flammarion, 1994.

37 Emmanuel Kant, Fondements de la métaphysique des mœurs, p. 295 (AK IV, 429) ; et Goethes Gespräche mit Eckermann, II, 22 März 1831, Wiesbaden, Insel Verlag, 1955, p. 455 ; trad. Jean Chuzeville, Paris, Gallimard, 1949, p. 345. Voir Jean-François Mattéi, La barbarie intérieure. Essai sur l’immonde moderne, Paris, puf, 1999 ; et notre livre La nouvelle ignorance et le problème de la culture, Paris, puf, 2000.

38 Robert Spaemann, Notions fondamentales de morale, trad. Stéphane Robillard, Paris, Flammarion, 1999, p. 92 et 90. Sur la conscience, voir en particulier Kant, Leçons d’éthique, trad. Luc Langlois, Paris, Le Livre de Poche, 1997, p. 243-250, et les notes du traducteur, ainsi que Paul Valadier, Éloge de la conscience, Paris, Le Seuil, 1994.

39 Grégoire de Nysse, Vie de Moïse, II, 3 ; Aristote, Éthique à Nicomaque, III, 7, 1113 b 18.

40 Voir Éthique à Nicomaque, VIII, 9, 1159 a 12-27.

41 Jean-Paul Sartre, L’être et le néant, Paris, Gallimard, 1943, p. 438-439.

42 « Begreifen ist beherrschen... nur in der Liebe allein ist man eins mit dem Objekt, es beherrscht nicht und wird nicht beherrscht », dans Entwürfe über die Religion und Liebe (1797/1798), dans Werke in zwanzig Bänden. Theorie Werkausgabe, Frankfurt, Suhrkamp Verlag, 1971, 1, 242 ; le texte continue : « Diese Liebe, von der Einbildungskraft zum Wesen gemacht, ist die Gottheit […] ».

43 Hegels Theologische Jungendschriften, éd. H. Nohl, Tübingen, J. C. B. Mohr (Paul Siebeck), 1907 (réimpr., 1966), p. 377 ; pour d’autres textes de Hegel sur ces points, voir notre livre, De la dignité humaine, p. 206.

44 Cf. Yves Charles Zarka, L’autre voie de la subjectivité, Paris, Beauchesne, 2000, p. 28, 88, 93, 106. Comme le rappelle Paul Ricœur à la suite de Zarka, il s’agit d’une voie non cartésienne, antérieure d’autre part à Hobbes, qui prend racine dans la définition du droit et de la personne chez Grotius (lequel a pour modèle Suarez) dont le De Jure belli ac pacis a été publié en 1625, tandis que le Léviathan de Hobbes date de 1651 (cf. Paul Ricœur, Parcours de la reconnaissance, p. 244-245 et 251).

45 Nous citons, pour l’Éthique à Nicomaque (EN), la traduction de J. Tricot, Paris, Vrin, 1959, moyennant quelquefois de légères modifications ; pour l’Éthique à Eudème (EE), celle de Vianney Décarie, Paris, Vrin ; Montréal, pum, 1978 ; pour La grande morale, celle de Catherine Dalimier : Aristote, Les grands livres d’Éthique, Paris, Arléa, 1992 ; et Aristote, Les politiques, trad. Pierre Pellegrin, Paris, gf-Flammarion, 1990.

46 Voir aussi Politique, I, 6, 1255 b 12 ; et VII, 10, 1330 a 25-33.

47 Cf. John M. Cooper, « Aristotle on Friendship », dans A. O. Rorty (éd.), Essays on Aristotle’s Ethics, University of California Press, 1980, p. 301-340, en particulier p. 302-303 ; et « Aristotle on the Forms of Friendship », The Review of Metaphysics, 30 (1977), p. 645-648.

48 Éric Weil, Philosophie politique, 3e éd., Paris, Vrin, 1971, p. 245 ; cf. p. 251.

49 Jean-Louis Chrétien, La voix nue. Phénoménologie de la promesse, Paris, Minuit, 1990, p. 217 ; tout le chap. (p. 209-224), intitulé « Le regard de l’amitié », est remarquable. Sur l’autre n’apparaissant que dans le regard d’un autre, voir aussi les belles pages d’Henri Maldiney, Penser l’homme et la folie, p. 355 et s. ; mieux, le chapitre entier sur la personne, p. 325-359.

50 Paul Ricœur, Parcours de la reconnaissance, p. 377 ; Montaigne, Les Essais, Livre I, chap. XXVIII, Paris, puf, « Quadrige », 1965, p. 188.

51 Paul Ladrière, loc. cit., p. 54.

52 La science nous apprend notamment que la structure neuronale du cerveau de chaque humain, même un jumeau identique, est différente de celle de tout autre cerveau. Voir Gerald M. Edelman, Biologie de la conscience, trad. Anna Gerschenfeld, Paris, Odile Jacob, Points, 1993, spécialement le chapitre 9 et la postface ; et Jean-Pierre Changeux, L’homme neuronal, Paris, Fayard, 1983, p. 277-284.

53 Aristote, Métaphysique, Θ, 3, 1047 a 9-10, trad. Tricot, dans sa célèbre réfutation des Mégariques, qui ne parvenaient pas à voir la réalité du potentiel. Le philosophe à qui l’on doit les déterminations les plus éclairantes quant à l’union de l’âme et du corps reste Aristote, en particulier dans son traité De l’âme, comme l’a rappelé Hilary Putnam de nos jours. Pour une approche préliminaire plus détaillée de cette question de l’âme et du corps, voir notre livre, De la dignité humaine, chap. III, p. 81-114.

54 Tung Chung-shu (environ 179-104 av. J.-C.), Cg’un-ch’iu fan-lu (Luxuriant Gems of the Spring and Autumn Annals), chap. 35, dans A Source Book in Chinese Philosophy, translated and compiled by Wing-tsit Chan, Princeton University Press, 1963, p. 275.

55 Sur la tentative, par certains, de créer une nouvelle catégorie, celle d’humains qui ne seraient pas des personnes, offrant la liberté juridique de supprimer des vies humaines, celles de nouveau-nés, par exemple, voir notre critique dans De la dignité humaine (spécialement p. 6, 48-49, 54-56, 83-84, 114). Cf., d’autre part, l’étude très fouillée de Roberto Andorno, La distinction juridique entre les personnes et les choses, Paris, lcdj, « Bibliothèque de droit privé », 1996 et, du même auteur, le petit ouvrage, La bioéthique et la dignité de la personne, Paris, puf, « Médecine et société », 1997.

56 Philippe P. Meyer, L’irresponsabilité médicale, Paris, Grasset, 1993, p. 24 ; cf. p. 74 et 214.

57 Pierre Vadeboncœur, L’humanité improvisée, Québec, Bellarmin, « L’essentiel », 2000, p. 177 et 181-182.

58 Platon, Phédon, 61 d. Par contre, dans la République (III, 407 d, e), il nuance sa position en admettant le suicide passif par l’interruption des soins chez un homme « incapable de vivre une durée normale » et pour la guérison duquel la médecine n’aurait alors « nul avantage » ni pour lui-même ni pour la Cité.

59 Aristote, Éthique à Nicomaque, V, XI, 3.

60 Augustin, La Cité de Dieu, I, XVII.

61 Ibid.

62 Cicéron, Des biens et des maux, III, XVIII, 60.

63 Cicéron, Tusculanes, V, XLI, 117.

64 Ibid., 118.

65 Denis Diderot, Le neveu de Rameau, dans Œuvres, Paris, Gallimard, « Bibliothèque de la Pléiade », 1951, p. 427.

66 La distinction entre l’euthanasie et l’assistance au suicide ne va pas de soi, parce qu’elle est, si l’on peut dire, conceptuellement claire mais empiriquement problématique. L’euthanasie désigne une action directe (causer la mort d’autrui délibérément) ou indirecte (cesser un traitement dont la vie de quelqu’un dépend). Cette démarche peut être faite aussi soit avec le consentement de la personne concernée (le testament de vie par exemple), soit sans son consentement (incapacité d’avoir l’avis du patient). Par contre, l’assistance au suicide renvoie à l’acte par lequel une personne, généralement le médecin, en aide une autre à s’enlever la vie en cette situation précise où un malade n’a pas les capacités physiques de provoquer lui-même sa propre mort. Voir pour un découpage sémantique semblable : Tom Beauchamp, Intending Death. The Ethics of Assisted Suicide and Euthanasia, Upper Saddle River, Prentice Hall, 1996, p. 1-2 ; du même auteur « Suicide », dans Matters of Life and Death. New Introductory Essays in Moral Philosophy, New York, McGraw-Hill, 1993, p. 69-117.

67 Norbert Élias a montré, dans La solitude des mourants (Paris, Christian Bourgois, 1987), que le savoir-vivre, conçu comme la principale conquête matérielle de l’Occident depuis deux siècles, se paie par la disparition du savoir-mourir : les mots manquent, le rituel se perd devant l’agonie et le décès. Voir aussi le témoignage de Léon Burdin, Parler la mort. Des mots pour la vivre, Paris, Desclée de Brouwer, 1997.

68 Toutefois, les initiatives de prolongation de la vie ne sont pas une particularité de la fin du XXe siècle. Voir à cet égard le petit livre, utile et encore d’actualité, de Gerald J. Gruman, A History of Ideas About The Prolongation of Life, New York, Arno Press, 1977.

69 Friedrich Nietzsche, Aurore, dans Œuvres, t. 1, Paris, Robert Laffont, « Bouquins », 1993, p. 1 119. Voir aussi, du même auteur, Le crépuscule des idoles, t. 2, p. 1 009.

70 Paul Veyne, « Avant-propos », dans Sénèque, Paris, Robert Laffont, « Bouquins », 1993, p. v-vi.

71 Michel Foucault, Le souci de soi, Paris, Gallimard, 1984 ; L’usage des plaisirs, Paris, Gallimard, 1984.

72 Sénèque, Lettres à Lucilius, lettre 1, dans Sénèque, p. 603.

73 Ibid., lettre 22, p. 654. « Le sage, écrit Sénèque, ne fait rien à son corps défendant. Il échappe à la nécessité, parce qu’il veut ce à quoi elle contraindra » (ibid., lettre 54, p. 725). Il convient aussi de signaler que la conciliation entre la liberté et la nécessité est la condition du bonheur au sens des Anciens et non du XVIIIe siècle.

74 Lettres à Lucilius, lettre 65, p. 759. Quant à la notion de dignité humaine elle-même, il est clair que, indépendamment du débat que l’on peut tenir à son sujet, Sénèque ne la concevait ni au sens de Kant ni à celui de la Déclaration de 1948. Paul Veyne rappelle avec pertinence dans une note infrapaginale de La brièveté de la vie que la dignité chez le Stoïcien désigne une « fonction publique », une charge dans les hauts rangs de la hiérarchie. Voir cet ouvrage particulier dans Sénèque, p. 268, n. 3. En conséquence, il faut donc retenir que la notion de dignité humaine est ici utilisée selon l’acception moderne du mot.

75 Lettre à Lucilius, lettre 70, p. 780.

76 François Porée, « Prédire la mort. L’exemple de la maladie de Huntington », Esprit, 243, 1998, p. 18-22.

77 Jacques Pohier, La mort opportune. Les droits des vivants sur la fin de leur vie, Paris, Le Seuil, 1998, p. 11.

78 Emmanuel Kant, Fondement de la métaphysique des mœurs, dans Œuvres, Paris, Gallimard, « Bibliothèque de la Pléiade », 1985, p. 300.

79 Ibid., p. 301.

80 Ibid., p. 303.

81 À titre de complément d’information, voir les excellents commentaires de Vincent Bourguet, L’Être en gestation. Réflexions bioéthiques sur l’embryon humain, Paris, Presses de la Renaissance, 1999, p. 223-224. Aussi Paul Valadier, Morale en désordre, Paris, Le Seuil, 2002, p. 154-156.

82 Platon, Apologie de Socrate, 38 a.

83. Blaise Pascal, Pensées, dans Œuvres complètes, Paris, Gallimard, « Bibliothèque de la Pléiade », 1954, p. 1 146.

84 Paul Valadier, Morale en désordre, p. 8.

85 Paul Valadier, à la pensée duquel ce propos doit beaucoup, écrit même que le principe de l’autonomie morale de l’individu, parce qu’il présuppose la parole comme condition d’exercice, risque de s’avérer très peu démocratique à l’usage (Morale en désordre, p. 161).

86 Sénèque écrit à cet égard : « Il n’est qu’un bien, source et condition fondamentale du bonheur dans la vie : la confiance en ses propres moyens » (Lettres à Lucilius, lettre 31, p. 677).

87 Ibid., lettre 91, p. 921.

88 Ibid., lettre 70, p. 782.

89 Bien que le langage de Plotin soit, à travers la reconstitution qu’en propose Porphyre, passablement sibyllin, voire énigmatique à l’occasion, sa verve contre les stoïciens semble inépuisable. Parlant des « mille objections » que l’on pourrait, selon lui, adresser à ces derniers, il signale le renversement de la hiérarchie des êtres, c’est-à-dire la tendance des stoïciens à placer le sujet et la matière avant le principe même dont ils procèdent. « Le plus absurde, dit Plotin, c’est de mettre au premier rang ce qui est en puissance et de ne pas placer l’acte avant la puissance » (Ennéades, VI, 1, 26, trad. Émile Bréhier, Paris, Les Belles Lettres, 1936). Réinvestissant la transcendance dans son rôle de principe premier, il critique le Dieu par trop matérialiste des stoïciens : « On introduit bien Dieu pour donner une belle apparence ; mais c’est un dieu qui tient son être de la matière ; il est composé et vient après elle ; ou plutôt il n’est que de la matière modifiée d’une certaine manière » (Ennéades, VI, 1, 27). Bref, pour Plotin, la rationalité dernière n’est pas immanente comme chez les stoïciens ; elle n’est pas de ce monde.

90 Gabriel Marcel, La dignité humaine et ses assises existentielles, Paris, Aubier, 1964, p. 168-169.

91 Axel Kahn, Et l’Homme dans tout ça ?, Paris, Nil, 2000, p. 70.

92 Plotin écrit en ce sens : « Le phénomène produit dans la partie principale de moi-même a un effet sur les autres parties, de même les effets de l’univers sur chaque individu sont assez clairs, parce que chaque individu est surtout en sympathie avec l’ensemble des choses » (Ennéades, IV, 9, 2).

93 Au Canada, l’article 241 b du Code criminel interdit l’assistance au suicide et inflige une peine maximale de quatorze ans à quiconque « aide ou encourage quelqu’un à se donner la mort ». Sauf la Hollande et l’Oregon, tous les États en Occident maintiennent un dispositif juridique de proscription de cet acte : France (art. 63, 318-1, 318-2, 319), Espagne, (art. 409), Danemark (art. 240), Italie (art. 580), Suisse (art. 115), Autriche
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