Interprètes : Guillaume Ede & Natalie Rafal








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Où étais-tu ?

Road-movie amoureux, poétique et déjanté…

de Natalie Rafal
Au Théâtre du Lucernaire à Paris

du 12 novembre 2014 au 17 janvier 2015
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Cie Les Chants de Lames

Mise en scène : Isabelle Labrousse

Collaboration artistique : Jérôme Pisani
Interprètes : Guillaume Ede & Natalie Rafal

Scénographie : Liina Keevallik

Création sonore : Michel Thouseau

Création Lumières : Frédérique Steiner-Sarrieux

Chargé de production : Shanga Morali/ Mozaic

La compagnie est subventionnée par le Conseil Général du Var et a reçu une aide de la DRAC PACA en 2007. Elle a été soutenue par l’ARCADI (aide à la production 2008 et aide à la diffusion 2009) et la SPEDIDAM, ainsi que par les villes de Charenton et La Garde, ainsi que par le T2R à Charenton, le Théâtre de Rungis, le Théâtre du Vésinet, l’Espace 1789 à Saint-Ouen, l’Espace Germinal à Fosses, le théâtre de Morsang-sur-Orge, la MJC de Crépy en Valois, le Pôle Jeune Public du Revest et l’Espace des Arts au Pradet lors de ses précédentes créations.

La compagnie remercie aussi le T2R à Charenton, le Centre d’exploration Chorégraphique de la Colle de Nouvé, le théâtre du Garde-chasse aux Lilas et La Clef à Saint Germain en Laye pour leurs résidences lors des premières recherches de création de Où étais-tu ?

« Si tu veux être universel, commence par peindre ton village. »

Léon Tolstoï

Origines

Où étais-tu ? fait écho à Ailleurs l’herbe est plus verte..?... Spectacle qui signa ma première collaboration avec la Cie des Chants de Lames en 2003. On y retrouve en filigrane cette Fille d’Ailleurs, son personnage vagabond et perpétuellement amoureuse d’Ailleurs l’herbe est plus verte? Dans ce spectacle impressionniste, composé d’une mosaïque de textes courts, la Fille d’Ailleurs cherchait sa route, voyageait au gré des hommes et des vents… Où étais-tu ? raconte autrement cette femme continuellement en quête. Toujours présente, mais différente. Partie faire pousser ses racines... « Rassembler les morceaux épars. Se voir à travers les trous. Attraper un trou. Tirer doucement le fil qui dépasse et tricoter une autre histoire… »

Où étais-tu ? est finaliste du concours de l’InédiThéâtre 2012 (Prix lycéen de pièces Inédites) organisé par Postures, les Editions Lansman et le Théâtre de l’Aquarium. Il a été mis en espace au Théâtre de Clamart en Juin 2013. Il sera publié prochainement.

Une première étape de travail a vu le jour en 2012 : Un road-movie pour une actrice et une danseuse. Puis, lorsqu’une lecture nous a été proposée au Lucernaire, dans le cadre d’un partenariat exceptionnel entre Postures et ce théâtre, nous avons opté pour une proposition artistique différente : une lecture/mise en espace à deux voix : deux acteurs, homme/femme (au lieu d’une actrice et une danseuse)

Cette nouvelle proposition a enthousiasmé les personnes présentes, public et professionnels et convaincu l’équipe artistique du Lucernaire qui nous accueillera du 12 novembre 2014 au 17 janvier 2015, pour 49 représentations.

De l’intérieur, j’ai également ressenti la pertinence de la proposition homme/ femme, la nécessité d’avoir un homme à mes côtés sur le plateau pour évoquer cette quête amoureuse et existentielle. Difficile de se passer des hommes ! Comme l’écrit Marguerite Duras (et plus récemment Marie Darrieussecq) :

« Il faut beaucoup aimer les hommes… »

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Arguments des lycéens lors du débat final de l’Inédithéâtre 2012

« Pourquoi on défend ce texte/ Pourquoi on aime » 

Par les Lycéens du Lycée Jacques Monod à Clamart

  • Un texte qui fait réfléchir sur l’amour

  • Un texte qui questionne sans donner les réponses

  • Qu’une femme se raconte comme ca, la parole donnée aux femmes, le dévoilement de l’Intimité au féminin, c’est rare d’entendre cette parole

  • La tonalite légère par rapport à la profondeur du thème

  • La liberté laissée par l’auteur dans la distribution des répliques

  • L’évolution du personnage et son rapport direct au spectateur

  • L’histoire, les rebondissements, le suspense, la tension dramatique dégagée par le personnage

  • La langue, une langue contemporaine, le mélange français/ anglais parfois, la musicalité du texte

  • Le jeu avec les temps, les allers-retours entre présent et passé qui créent une sensation de décalage

Nb : ce texte ne s’adresse pas exclusivement aux Lycéens mais à tous les publics à partir de 15 ans (de même que les divers prix des lycéens, dont le Goncourt, sont choisis parmi des livres s’adressant à priori au public adulte)

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Note d'intention de l’auteure

J’ai rencontré le père de mes enfants en 2003. J’avais 37 ans. Un an après j’étais enceinte. Notre premier fils est né en 2005. Le deuxième il y a deux ans.

Dix années de vie commune. Deux fils. Ce qui peut sembler normal, banal pour certains, relève du miracle  pour la fille-sans-racines, la fille-papillon que j’étais alors.

Avant lui, je n’étais jamais restée plus d’un an avec un homme, homme qui vivait bien souvent à l’étranger…

Que s’est-il passé ? Pourquoi lui ?

Ce n’est pas de cela dont je parlerai. C’est d’avant. De 17 à 37 ans.

De toutes ces années de quête.

De tous ces hommes rencontrés, visités, plus ou moins connus.

De tous ces pays traversés, parcourus.

De toutes ces terres, ces peaux arpentées.

Espoirs avortés.

Rêves, désirs, fantasmes, promesses, serments, rires, ruptures et larmes.

Chaque départ. Chaque retour. Fin de partie. Game over. Do you want to play again ?

Engrossée d’histoires, lavée, ballottée par les flots, mue par l’espérance d’un renouveau.

Prête à échanger mille Il était une fois contre un Cette fois-ci (le miracle)

Quelle flamme me consumait de l’intérieur, quel feu me poussait toujours plus loin ?

Qui étaient-ils ?

Qui étais-je ?

Où étais-je ?

Prince (ipe) de plaisir heurtant de plein fouet Prince (ipe) de réalité.

La femme d’aujourd’hui n’a jamais tout à fait oublié la fille d’hier.

Fille d’ailleurs, forte de toutes ces poussières d’histoires éparpillées, évadillées aux quatre vents…

J’ai longtemps eu honte de ce passé morcelé écartelé

Honte de ne pas trouver tout de suite

D’être une fleur sans racine

Une donneuse

Semeuse universelle

Honte des années qui s’entassent

S’empilent dangereusement

Honte au point de renier

D’oublier ces éclats de bonheur

Qui jaillissent, erratiques, des bancs du souvenir

Réchauffent les jours gris

Nourrissent, éclairent ma route aujourd’hui.

Evidemment depuis l’émergence des réseaux sociaux, la donne a changé. Un clic et l’on retrouve facilement d’anciens amants. Passée la fièvre des retrouvailles, que reste-t-il ? Comment percevoir, dans ce père de trois enfants vivant à l’autre bout du monde ce qui, à ce moment là, me faisait vibrer, perdre la tête, traverser la planète ? Un grain de peau, une lueur, une malice, un geste, une démarche, une voix, un rire…

J’ai tellement aimé caresser ta peau. Me noyer dans ton regard.

Peut-on écrire cela sur le net 20, 30 ans plus tard ? Notre mémoire s’est baladée, a glané des images, en a conservé quelques-unes, embellies certaines, banni d’autres et retricoté l’histoire…

Peut-être même en a-t-elle inventé ? Comment savoir ?

Où étais-je ? Où suis-je aujourd’hui ? (Qu’) Ai-je trouvé ? Ai-je achevé ma quête ?

Et vous, où êtes-vous ? c:\users\camille\downloads\dsc_1529.jpg

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- Où étais-tu ?

- J’ai marché jusqu’à la glace

- Jusqu’à ce que le soleil t’efface

- Efface nos traces

- Mes traces

Extrait de Où étais-tu ?

Note d'intention d’Isabelle Labrousse, metteure en scène

Notre fil rouge sera le voyage, la quête, la rencontre…

Où étais-tu ? de Natalie Rafal est le voyage poétique, fort et émouvant d’une femme en quête de son identité à travers le regard de l’autre, une quête de l’amour, une quête de soi dans l’amour de l’autre, une quête de l’amour de soi dans l’amour de l’autre.

Ce voyage s’accomplit à deux, un homme et une femme. Ecrit comme une partition musicale à plusieurs voix, un chant choral riche d’autant d’intonations que la vie recèle d’émotions. Une danse aussi, un pas en avant deux pas en arrière, presque un rituel parfois autour de la question qui revient sans cesse, tel un leitmotiv : Où étais-tu ?

Dans ce huis-clos, la femme se parle à elle-même, interroge son passé, refait le chemin maintes fois, cherche le fil de l’histoire, s’entête à comprendre et peu à peu avance, trébuchante ou étoile filante, rien ne l’arrêtera. L’Homme est là, témoin, il aide parfois, soutient, affronte, provoque. Il l’accompagne pas à pas, se fait tour à tour écho de sa voix, complice, amant, ex, compagnon, fantasme, souvenir, conscience…

Une scénographie très dépouillée, un espace vide, deux chaises/ tabourets et une table, objets-matières transparents et transformables. Un jeu de petites lumières amovibles, étoiles/ piste d’atterrissage… et le ciel à l’infini.

L’univers sonore sera constitué d’un mix entre une bande-son des années 80 (Stones, Patty Smith, Janis Joplin…) souvenirs musicaux qui ont peuplé ces voyages/rencontres et une création sonore de notre complice musicien Michel Thouseau (Ferme les Yeux et l’enfant bleu).

La lumière et la musique comme partenaires qui soufflent tantôt le chaud, tantôt le froid.

Où étais-tu ? est un texte qui nous réconcilie avec nous-mêmes, avec l’autre. Finalement l’amour, « ce n’est pas si grave. » Ici, il soigne plus qu’il ne rend malade. Une traversée rafraichissante qui nous incite à continuer le voyage.

Note d'intention de Jérôme Pisani, collaboration artistique

J’ai été très heureux de ce retour aux sources de Natalie vers l’autofiction qui me rappelle le début de notre collaboration avec Ailleurs l’herbe est plus verte.. ?... Mais elle y revient autrement, avec une poésie différente, une construction et un fil plus aboutis. Son écriture s’est affirmée au gré de son parcours et de ses diverses expériences artistiques. Elle garde cependant cette légèreté pour traiter de sujets graves, cerner par petites touches le gouffre, la question existentielle.

Le récit de Natalie se construit par récurrence, apparition, disparition, réapparition d’histoires vécues à chaque coin du globe. S’en dégage une dramaturgie circulaire, une écriture en boucle, des bribes d’aventures qui prendront peu à peu place dans le puzzle amoureux et initiatique. Des figures émergent, des détails surgissent, les contours se précisent… d’autres s’effaceront ou seront abandonnés sur le bord de la route. L’histoire, toujours en cours, ne s’achèvera pas, les questions resteront en suspens. Peut-être la quête changera-t-elle de nature ?

Jérôme Pisani
Parcours


NATALIE RAFAL
Auteure, comédienne, pédagogue et praticienne de la Méthode Feldenkrais.

Membre des EAT (Ecrivains associés du Théâtre)
Elle reçoit d’abord une formation théâtrale pluridisciplinaire (corps, Jeu et voix) au Conservatoire de St Maur, à l’Université Paris 8, à l’école Internationale de Mime M. Marceau, auprès de Monika Pagneux et Jos Houben (Ecole Jacques Lecoq), Ann Bogart (USA), Blanche Salant, Kazem Sharhyari et de maîtres Orientaux. (Danse Balinaise, Kyogen…) et joue dans des créations contemporaines sous la direction de nombreux metteurs en scène Jérôme Pisani, Rodrigo Garcia, Valérie Antonijevich, Günter Leschnik, Josette Buschell-Mingo, Igor Grigourko, Nika Kossenkova, Enrique Pardo, Martine Harmel, Miyoko Shida, Shiro Daîmon.

Pendant 15 ans, elle parcourt le monde à la recherche de l’Autre. Des Autres. Crée sa compagnie et joue Suzanne Valadon, The Nude who painted back, à Paris et Dublin, The Wall Experience à Hong-Kong, Esquisses Parisiennes au Japon et à Singapour. Elle met en scène Cette trace de ta vie dans la mienne  à Paris et en province, La Conférence des Oiseaux à l'espace Pierre Cardin, La Revanche de Rob Roy au Café de la Danse…
Passionnée par le travail du corps et du mouvement scénique, elle développe un training de l'acteur inspiré de la Méthode Feldenkrais, intervient sur des stages et collabore à des mises en scène (Gilles Nicolas, Alain Gintzburger, Anita Picchiarini…) en France et à l'étranger. Elle anime aussi des ateliers de théâtre et d’écriture pour adultes et enfants et enseigne au sein de plusieurs écoles de théâtre professionnelles à Paris.
Depuis 10 ans, Natalie est auteure associée à la compagnie les Chants de Lames, subventionnée par le Conseil Général du Var. Elle écrit notamment les textes des trois dernières créations de la Cie : Ailleurs l’herbe est plus verte.. ?.., Moi, dans ma tête j’ai des trous et Ferme les yeux et regarde au loin ou le guide pour réussir sa vie, Editions Les cahiers de L’Egaré, 2008. Ce projet a reçu l’aide à la production et à la diffusion d’ARCADI (120 représentations depuis 2008).

Natalie reçoit des commandes d’écriture, notamment de la Cie Rêve-Lune, subventionnée par le Conseil Régional PACA et le Conseil Général du Var : Je ne veux plus monter signé la petite bébête en colère (au Festival de la Marionnette 2009 à Charleville-Mézières, m.e.s. Stéphane Bault), de la Cie Fleming Welt (IDF 94) subventionnée par le CG du 94 et la communauté de communes Charenton-St Maurice : Cette femme avec qui tu crois vivre… crééé au petit T2R de Charenton du 26 au 30 mars 2014, de la Cie des Songes (36) : Meurtre à l’hôtel des voyageurs créée à Saint Benoit du Sault en juillet 2014.

Natalie écrit récemment :

Comment Marie Forte-Cuisse réussit à alléger le poids de l’histoire (et elle-même par la même occasion) texte lauréat du concours Scène aux ados 2011Editions Lansman / volume 7 de la scène aux ados 2011. Création d'une maquette prévue à l'automne 2014 au théâtre du Rocher à La Garde (83), au CeCn/ Cie de l'Imparfait à la Colle de Nouvé (83) et dans d'autres théâtres de la région PACA et IDF. Mise en scène Jérôme Pisani.

Où étais-tu ? Texte finaliste du concours de l’InédiThéâtre 2012 en partenariat avec le Théâtre de l'Aquarium, Lansman Editeur et l'association Postures. En projet d’édition.
Où étais-tu ? sera à l’affiche du théâtre du Lucernaire à Paris du 12 novembre 2014 au 17 janvier 2015. Mise en scène Isabelle Labrousse, collaboration artistique Jérôme Pisani/ Cie Les Chants de Lames.

Résidences, bourses, prix… :

  • Finaliste du concours l'InédiThéâtre 2012 (Postures, Lansman et le théâtre de l’Aquarium) pour Où étais-tu ?

  • Lauréate du concours la scène aux ados 2011. (Editions Lansman, volume 7 de la scène aux ados 2011) pour Comment Marie Forte-Cuisse réussit à alléger le poids de l’histoire

  • Lauréate française du concours européen d'écriture Camper Citytelling 2010 avec la fille immobile 

  • Finaliste du concours commande d'écriture en Seine-Saint-Denis 2009 organisé par le Conseil Général du 93 et l'Espace 1789 à St Ouen, le Forum de Blanc Mesnil, le théâtre des Bergeries à Noisy le sec, la ville de Pantin, l'Espace Prévert à Aulnay et l’association Livre au trésor.

  • Finaliste du concours Nouvelles au Pluriel 1998 avec comment je suis arrivée au sommet de l’Himalaya d’où je vous écris en ce moment (1998)

  • Résidence d’écriture à Annamakerigh/ Irlande pour Suzanne Valadon, The Nude Who painted Back (1997)

  • Finaliste du concours de nouvelles de L’Université de Paris 8 avec Georges (1996)

ISABELLE LABROUSSE

Metteure en scène, comédienne, pédagogue et responsable artistique de la Compagnie Théâtrale Kokoya.

Après une formation à l’Atelier d’Expression théâtrale R. Riaskova et à l’Université Censier Paris III, Isabelle travaille comme metteure en scène, professeure d’art dramatique et comédienne.
Comédienne, elle travaille entre autres avec Alain Mollot, Juliet O’Brien, Maria Monedero, Serge Catanese, Alain Blanchard, Laurentiu Azimioara, Isabelle Starkier.

En tant que metteure en scène elle co-écrit Le Voyage de Tatou Honoré création jeune public pour la compagnie Kokoya.
Suite à une rencontre avec la compagnie Loutka et Francis Jolit - avec qui elle joue La dernière conquête de Dom Juan et Roméo et Juliette - elle découvre l’univers de la marionnette ; elle met en scène Un Alphabet Fou, fou, fou et Boucle d’or et les trois ours, deux créations avec marionnettes pour la Cie Poudre de sourire.
Pour la compagnie Kokoya elle écrit et met en scène plusieurs petites formes jouées hors les murs, commandes sur des thèmes très variés (Maltraitance à l’hôpital, Discrimination, Homophobie, sexisme et racisme…) Loi 1901, vous connaissez ? Le regard de l’autre, Le cri des sardines, etc. Elle invente Les fol’s reporters  qui interviennent sur de multiples évènements tels que la Journée des Solidarités Internationales. Au sein de sa Cie, Isabelle fait aussi appel à d’autres metteurs en scène et auteurs. Pour le jeune public,  elle invite Alain Blanchard pour la création de Un rêve peut en cacher un autre, Maria Monedero pour Mozart est là. Pour le théâtre in et hors les murs, Maria Monedero pour Et si on participait, et Juliet O’Brien pour Femmes d’ici et d’ailleurs, J’ai grandi ici, Née femme.
Récemment Isabelle écrit et met en scène deux spectacles exposition avec la photographe Delphine Beaumont : Projet Musée vivant II et III, Du lycée au métier, Histoire(s) d’un quartier, et met en scène Ma cité c’est comme un village dans le projet Si t’es d’ici, Projet Musée vivant I avec la photographe Marie-Pierre Dieterlé et la journaliste Emmanuelle Pichelin.
Les créations de la Cie Kokoya ont régulièrement été soutenues par la région Ile de France Projets citoyens, L’Acsé région Ile de France, la Ville de Paris, Le Conseil Général du Val de Marne, Le Théâtre Romain Rolland de Villejuif, Le Théâtre de la Jacquerie et l’ADAMI.
Depuis plus de 20 ans, Isabelle intervient en milieu scolaire et auprès d’adultes amateurs et réalise avec eux des spectacles avec le Théâtre de la Jacquerie et le Théâtre Romain Rolland de Villejuif.
Elle intervient aussi au sein de la Compagnie Loutka, dans le cadre du festival Banlieues ’Arts à Trappes et avec le Groupe Carla dans des lycées et collèges de Montargis (DRAC Orléans). Elle mène des stages d’initiation au jeu de l’acteur et réalise des spectacles avec les comédiens de l’UNEDO, au Centre Culturel Français de Ouagadougou (Burkina Faso), Mission de coopération française. Elle a été professeur d’art dramatique à l’Atelier d’Expression Théâtrale Radka Riaskova, école agréée pas le Ministère de la Culture et a mis en scène des spectacles avec les élèves sortant de l‘école.

JEROME PISANI
Metteur en scène, pédagogue et praticien de la Méthode Feldenkrais
Diplômé de l’Ecole Florent, détenteur d’une Licence d’Etudes Théâtrales à Paris III-Sorbonne Nouvelle, il se forme également au chant lyrique (conservatoire Paris 11ème Liliane Mazeron, Jeanne Dubois…) et à la méthode Feldenkrais (praticien depuis 2004).photo(5).jpg
Il joue en tant que comédien à Paris et en province sous la direction de Jean-Claude Bussi (L’Avare de Molière et D’Aujourd’hui de Gayvalescure), Robert Kimmich (Georges Dandin de Molière), Pierre Voltz (Tite et Bérénice de Corneille), Claude Bernhardt (Le Magicien Prodigieux de Caldéron) et Lucette Grimault (plusieurs créations jeune public).
Il met en scène pour différentes compagnies : Un Homme et un Chien de Francis Cerno, création, Théâtre de Clichy, Guichet Montparnasse de Paris. Le côté de ma mère de Jacques Doazan. Un spectacle autour des Noces de Figaro de Mozart, Mairie du 3ème, Paris. J’ai oublié ou la mémoire désaccordée création autour du tango, spectacle subventionné par le Conseil Général du Var et le Conseil Régional PACA, et Orfeo, opéra de Claudio Monteverdi.
Au sein de la compagnie Les Chants de Lames qu’il a fondée, il crée Mon cœur va tout à vous quand je le laisse aller… d’après des textes de Corneille, Allegro Vivace (spectacle lyrique), L’aigle à deux Têtes de Jean Cocteau, Qu’est-ce que vous voulez qu’on y fasse ? de Fabienne Rouby, Le côté de ma mère de Jacques Doazan, Le Voyage d’hiver de Franz Schubert (spectacle musical et chorégraphique.)
Depuis 2003, il met notamment en scène trois textes de Natalie Rafal, artiste associée à la Compagnie : Ailleurs l’herbe est plus verte.. ?..  (50 représentations depuis la création) Moi, dans ma tête j’ai des trous et Ferme les yeux et regarde au loin (120 représentations – aide à la production et à la diffusion d’ARCADI) création jeune public. Texte édité aux Editions Les Cahiers de l’Egaré.
En novembre 2014 il créera Où étais-tu ? road-show amoureux poétique et déjanté au Théâtre du Lucernaire à Paris, dernier texte de Natalie Rafal finaliste du concours l’InédiThéâtre 2012.

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GUILLAUME EDE

Comédien, chanteur, metteur en scène et auteur
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Guillaume est comédien-chanteur avec le théâtre du Campagnol, le Nada Théâtre, la compagnie Brozzoni, la compagnie Fleming Welt, et dans le domaine de la musique médiévale avec l’Itinéraire Médiéval, l’ensemble Micrologus, Ligeriana, Diabolus in Musica et Oriolanz.

Il a joué et chanté sous la direction de Roland Topor, Jean-Claude Penchenat (1,Place Garibaldi, Les enfants gâtés,…), Jean-Louis Heckel (Hänsel & Gretel), Jean-Pierre Miquel (Comment va le monde, môssieu ?), Ariel Garcia-Valdes, Charlie Brozzoni, Olivier Bénézech, Michel Bruzat, Vincent Colin, Jean-François Dusigne, Jeanne Champagne, Anouch Paré, Laurent Boulassier, Philippe Delaigue, Johanny Bert (L’Opéra de Quat’sous), Eric Fauveau, Alexia Subert, Youlia Zimina.

Il est auteur ou co-auteur d’Amours Plutoniques, Un fol envi, Carniphobia, Concerto en Yaka Majeur et Odysséus Plastok.

Il a enregistré Syllabaire pour Phèdre de Maurice Ohana avec Musicatreize et Roland Hayrabédian, et La Légende du Châtelain de Coucy avec L’Itinéraire Médiéval chez Calliope (Choc de la Musique), l’Arbre sans Lumières chez l’Autre Distribution, Carmina Carolingiana avec l’ensemble Ligeriana chez Ligia.

Depuis 2006, il travaille de manière privilégiée avec la compagnie Fleming Welt, Chansons à dérouiller pour la mise en scène, Cabaret Désoxydé où il chante et met en scène, Concerto en Yaka Majeuren tant qu’interprète et auteur (en co-écriture avec Annabel de Courson et Jorge Migoya) et Odysséus Plastok, en tant que co-auteur , comédien-chanteur et marionnettiste.

Diplômé d‘État en tant que professeur de théâtre, il enseigne depuis une dizaine d’années le théâtre et le chant auprès d’enfants et d’adultes.

MICHEL THOUSEAU

Contrebassiste, compositeur, danseur et pédagogue

Il étudie la contrebasse classique, ainsi que la contrebasse jazz avec Ricardo del Fra et Jean-François Jenny-Clarke. Il obtient le premier prix de contrebasse classique au CNR de Saint-Maur-des-Fossés. Depuis plusieurs années il enseigne le jazz et les musiques improvisées à l’EMDA de Torcy. Il étudie le sitar indien en Inde et auprès de Patrick Moutal, professeur au CNS de Paris.

Michel Thouseau est aussi danseur et pratique des interventions performances en solo dans le théâtre, la peinture et les arts plastiques. Il collabore avec Joelle Léandre, Carolyn Carlson, Julie Brochen, Philippe Talis…

Michel a également créé la musique de Ferme les yeux et regarde au loin, de Natalie Rafal précédent spectacle de la Cie.

« Sa double qualité de musicien et danseur permet à Michel Thouseau de développer un rapport fécond, original et profond entre danse et musique, notamment par une singulière réactivité immédiate : danse révélant la musique, musique créant la danse. Extensions réversibles : de la nature à la culture, de la performance à l'écriture, du son à la musique, de la musique à la danse, du temps à l'espace, de la terre au ciel... » Alexis Bosch

« Il est très difficile de parler des créations musicales de Michel Thouseau pour plusieurs raisons. La première est que l’instrument sur lequel il voyage est unique au monde. C’est une contrebasse traditionnelle sur laquelle il a fait installer des cordes sympathiques. On perd donc le timbre essentiel de la corde frottée car par sa présence, il réveille des familles d’harmoniques aléatoires. Parfois Michel se concentre sur une ligne mélodique qu’il pousse de bout en bout jusqu’à l’obstination, parfois ses yeux se révulsent et l’on entend qu’il se baigne dans la mer harmonique sans tenir le moindre compte des cordes matérielles. Il joue de cette contrebasse avec un archet, mais aussi avec le corps, la tâtant, l’interrogeant du genou ou du bassin, l’aimant ou la repoussant, la grattant et la caressant. Il la pose, s’en sert de caisse, de rien. Il est souvent plus petit qu’elle et c’est elle qui joue de lui (…) » Marc-Henri Lamande – Février 2004

Note d’intention du compositeur

Cette musique, en adéquation avec la forme théâtrale, utilisera les divers langages contemporains, en recherche de synthèse et d'ouverture. Elle mêlera organiquement des sons d'origines instrumentales (contrebasse à cordes, flûtes et percussions ethniques), concrètes (sons enregistrés) et électroniques (traitements des sons instrumentaux et sons électroniques.) Elle sera enregistrée sur support CD et synchronisée par le régisseur.

S'appuyant sur mon expérience des musiques de scène (Carolyn Carlson, Christel Willemez , Stéphane Godefroy) la composition tendra à un jeu dialectique entre la surface et le « fond ». Jouant contrapuntiquement sur les antagonistes ou les connivences, sur le mystère ou l'immédiat. Révélant ainsi le contenu latent sans oblitérer le contenu manifeste…

LIINA KEEVALIK
Scénographe et costumière

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Liina Keevallik est scénographe, costumière, peintre et réalisatrice
Diplômée de l’Académie des Beaux-Arts d’Estonie (maitrise en scénographie), Liina Keevallik soutient sa thèse à l’Université Paris 8.
Décoratrice et costumière, elle travaille depuis 1992 sur une soixantaine de spectacles : dans son Estonie natale, ainsi qu’en divers pays européens (France, Belgique, Espagne, Norvège, Chypre).
Son nom est à l’affiche des grands opéras classiques : Carmen (Bizet), Faust (Gounod), Turandot (Puccini), Werther (Massenet), le Barbier de Séville (Rossini), Cosi fan tutte (Mozart), etc. Elle crée le décor et les costumes des comédies musicales tel que Jesus Christ Superstar (Lloyd Webber), Orphée aux enfers (Offenbach), My Fair Lady (Loewe), etc.
Avec le musicien Sven Kuntu elle créé Éducation sentimentale spectacle musical uniquement pour le décor.
Liina travaille autant pour le théâtre que la danse contemporaine, le théâtre de marionnettes, des productions “multimédia” : L’Histoire du Soldat (Stravinsky), Les Jeux Estoniens et Le Graal - tous au Théâtre Von Krahl (Estonie) où elle est chef scénographe pendant 8 ans.
Au cinéma elle signe des décors de longs et courts métrages ainsi que des films d’animations, et réalise aussi des films courts et des documentaires : Estonitudes parisiennes, Roméo, Juliette et Jüri, Temps perdu.
Elle expose de temps à autre en tant qu’artiste peintre, conçoit des installations, crée des affiches de théâtre, écrit des textes pour le théâtre, des scénarios de courts-métrages, des paroles de chansons, etc.
Prochainement, elle réalisera la scénographie et les costumes de Où étais-tu ? road-show amoureux poétique et déjanté de Natalie Rafal au Théâtre du Lucernaire à Paris.

FREDERIQUE STEINER-SARRIEUX

Conceptrice lumière pour le spectacle vivant, vidéaste et pédagogue

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Diplômée par l'Ecole Nationale des Arts et Techniques du Théâtre (E.N.S.A.T.T.), L'école lui permet d'apprendre notamment l'éclairage scénique auprès de metteurs en scène tels que Christian Schiaretti et Marc Paquien. Lors de stages, elle complète ses connaissances en observant le travail d'éclairagistes confirmés, comme Bertrand Couderc (travaillant alors pour Patrice Chéreau), Marion Hewlett (créatrice lumière de Stéphane Braunschweig) et Alain Poisson.
Par ailleurs, Frédérique développe des compétences pour la gestion d'environnements exploitant les nouvelles technologies numériques, en collaborant avec la Compagnie Incidents mémorables, dirigée par Georges Gagneré. Cette expérience lui permet de mettre à profit ses études universitaires en audiovisuel et en multimédia, effectuées avant d'entrer à l'E.N.S.AT.T. Ainsi, son mémoire de fin d'études porte sur le virtuel au théâtre.

Actuellement, Frédérique collabore avec plusieurs compagnies. Parmi ses réalisations les plus récentes, elle est conceptrice lumière des Soirées Tchékhov, direction artistique assurée par Anatoli Vassiliev.

Frédérique conçoit également la lumière pour Créanciers, d'August Strindberg, mis en scène par Cyril Pointurier. Elle travaille aussi pour des spectacles jeune public : elle créé la lumière d'Obo (le rêve d'un roi), pièce de théâtre visuel et gestuel, mis en scène par la compagnie Toutito teatro.

Parallèlement à sa pratique de la conception lumière, elle dispense des cours d'éclairage au centre de formation LASER, à Paris.

Prochainement, elle crééra les lumières de Où étais-tu ? road-show amoureux poétique et déjanté de Natalie Rafal au Théâtre du Lucernaire à Paris.
La compagnie Les Chants de Lames
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