Fiche de revision – la liberte – la morale








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FICHE DE REVISION – LA LIBERTE – LA MORALE


Définition : La liberté a plusieurs sens ! La liberté peut-être définie négativement :

Paul Valéry, Regards sur le monde actuel : « Liberté: un de ces détestables mots qui ont plus de valeur que de sens; qui chantent plus qu'ils ne parlent; qui demandent plus qu'ils ne répondent; de ces mots qui ont fait tous les métiers ». Ici, Paul Valéry souligne la difficulté qu’il y a à définir la liberté, compte tenu des multiples usages du terme.

  1. Par opposition à esclavage : est libre celui qui n’est pas esclave, c’est-à-dire qui n’est pas sous la dépendance d’autrui. C’est le sens étymologique de liberté (du latin liber, de condition libre, non esclave). La liberté correspond alors à l’émancipation.

  2. Par opposition à contrainte : pouvoir de faire ce que l’on veut. Ces deux premiers sens correspondent au premier sens de la liberté : l’indépendance.

  3. Par opposition au déterminisme (conception selon laquelle les phénomènes de l’univers obéissent à des lois universelles immuables) et à la nécessité (ce qui ne peut pas être autrement qu’il est ; contraire de contingence, hasard) : pouvoir qu’à l’homme de s’autodéterminer, c’est-à-dire d’agir sous la conduite de sa seule volonté (faculté de se déterminer consciemment à agir). C’est le libre arbitre, pouvoir de choisir entre différentes possibilités.

  4. Par opposition à la licence (liberté déréglée) : obéissance à la loi qu’on s’est prescrite. C’est l’autonomie.

  5. Par opposition à l’oppression :

    1. C’est le droit de faire tout ce que les lois permettent, à condition de ne pas porter atteinte aux droits d’autrui. C’est la liberté civile.

    2. Etat d’un groupe humain se gouvernant en toute souveraineté : c’est la liberté politique.

Enjeu : La liberté est la condition de la responsabilité humaine (capacité à répondre de ses actes).

Problèmes et références :

  1. La liberté, est-ce faire ce que l’on veut ? La liberté est-elle absence de contrainte ? La liberté s’oppose-t-elle aux lois ?

    1. Opinion commune : Il semble, à première vue, que la liberté consiste à faire ce que l’on veut, autrement dit à suivre toutes ses envies.

    2. Le conflit désirs / liberté : Or, suivre toutes ses envies sans limite, est-ce être libre ? Ne peut-on être esclave de nos désirs ? Dans le Gorgias de PLATON, Socrate s’oppose à Calliclès. Ce dernier soutient que l’homme heureux est celui qui réussit à assouvir sans frein tous ses désirs. Socrate lui répond qu’un tel homme ne peut être heureux, car il est l’esclave de ses désirs (il le compare à un homme devant remplir des tonneaux percés). La liberté suppose la maîtrise de ses désirs par la raison.

    3. Le problème politique de la coexistence des libertés :

      1. L’indépendance n’est pas la liberté : comme le remarque ROUSSEAU, Lettres écrites de la montagne, 1764 : « On a beau vouloir confondre l’indépendance et la liberté, ces deux choses sont si différentes que même elles s’excluent mutuellement. Quand chacun fait ce qu’il lui plaît, on fait souvent ce qui déplaît à d’autres, et cela ne s’appelle pas un état libre ».

        1. Si la liberté n’est que l’indépendance, alors elle risque d’être empêchée par les libertés d’autrui : c’est le problème de la coexistence des libertés. La solution de ce problème est dans les lois.

      2. La liberté : ne pas être soumis à autrui ni dominer autrui : ROUSSEAU (idem) continue : « La liberté consiste moins à faire sa volonté qu’à n’être pas soumis à celle d’autrui, elle consiste encore à ne pas soumettre la volonté d’autrui à la nôtre. Quiconque est maître ne peut être libre, et régner c’est obéir ».

        1. Ce que veut dire ROUSSEAU avec cette formule paradoxale : « régner c’est obéir », c’est que celui qui cherche à dominer autrui perd toute liberté : d’une part, il est l’esclave de son désir de domination. D’autre part, commander autrui est contraignant : il faut y consacrer beaucoup d’énergie, veiller à ce qu’il n’y ait pas de rébellion… De sorte que le maître n’est plus libre.

      3. La loi est la condition de ma liberté : ROUSSEAU (idem) continue : « Il n’y a donc pas de liberté sans lois, ni où quelqu’un est au-dessus des lois ». Par définition, les lois s’appliquent à tous, sans exception. Les lois sont l’expression de la volonté générale, de façon à ce que le peuple, en obéissant aux lois, n’obéit en fait qu’à lui-même ; il n’est pas soumis à un homme : « Un peuple libre obéit, mais il ne sert pas ; il a des chefs et non pas des maîtres ; il obéit aux Lois, mais il n’obéit qu’aux Lois, et c’est par la force des Lois qu’il n’obéit pas aux hommes ». Les lois évitent la tyrannie des hommes. Par conséquent, Rousseau affirme : « En un mot, la liberté suit toujours le sort des lois, elle règne ou périt avec elles ; je ne sache rien de plus certain. »

      4. La véritable liberté est autonomie, ou obéissance à la loi qu’on s’est prescrite. La liberté civile est supérieure à l’indépendance naturelle : ROUSSEAU, Du contrat social, 1762, livre I : Rousseau affirme : « je préfère une liberté périlleuse à une servitude tranquille ». Selon lui, la liberté est ce qui fait la dignité de l’homme. : « Renoncer à sa liberté, c’est renoncer à sa qualité d’homme ». Si dans l’état de nature, les hommes sont indépendants (ils n’obéissent qu’à eux-mêmes), dans l’état civil, les hommes perdent leur liberté naturelle, mais gagnent « la liberté civile et la propriété de tout ce qu’il possède », grâce aux lois. La liberté naturelle, limitée par les seules forces de l’individu, est inférieure à la liberté civile, laquelle est limitée par la volonté générale, tout comme la possession, résultat de la force, est plus fragile que la propriété, garantie par le droit. De plus, en entrant dans l’état civil, l’homme n’obéit plus à l’instinct mais à la justice. Il acquiert une conscience morale, et avec elle « la liberté morale, qui seule rend l’homme vraiment maître de lui ; car l’impulsion du seul appétit est esclavage, et l’obéissance à la loi qu’on s’est prescrite est liberté ».

    4. Le problème de l’opposition devoir / liberté : Par conséquent, on ne peut pas non plus opposer les devoirs moraux et la liberté. La liberté est d’abord l’obéissance à la loi morale présente dans notre conscience (même chez le plus méchant des hommes), et résistance à nos penchants sensibles (désirs). KANT, dans la Critique de la Raison pratique, remarque que ressentir la présence de la loi morale en soi rend capable de résister à tous ses penchants.

      1. Il donne l’exemple d’un homme incapable de résister à son penchant au plaisir. En réalité, il pourra vaincre ce penchant si « une potence était dressée pour l’y attacher aussitôt qu’il aurait satisfait sa passion ». En revanche, si on lui demande de porter un faux témoignage contre un honnête homme sous peine de mort, cet homme incapable de résister à son penchant au plaisir reconnaîtra qu’il lui est possible de préférer la mort à une injustice (même si on ne sait pas quelle sera, finalement, sa décision).

    5. OBLIGATION / CONTRAINTE : Ces deux notions, habituellement confondues, impliquent de renoncer à ma tendance spontanée. Au sens strict, la contrainte désigne une force physique, alors que l’obligation suppose que je m’y soumette de moi-même : que j’y obéisse.

  2. La liberté s’oppose-t-elle à la nécessité, au déterminisme ?

    1. La nécessité a plusieurs figures : le Destin, la Fatalité (irrationnel) ou le déterminisme (rationnel). Il semble qu’il y ait une contradiction entre nécessité entre liberté : l’homme soumis à un Destin ou à un déterminisme n’est pas libre. La liberté implique la contingence du monde.

    2. HOBBES, Le léviathan : la liberté s’oppose à la nécessité. Etre libre, c’est ne pas être empêché dans son mouvement. La liberté est alors une notion purement physique, qui n’est pas propre aux hommes.

    3. L’univers est régi par un déterminisme total, LAPLACE, Théorie analytique des probabilités, 1814, préface : « Nous devons envisager l’état présent de l’univers comme l’effet de son état antérieur et comme la cause de celui qui va suivre. »

    4. L’antinomie du déterminisme et de la liberté, KANT, Critique de la raison pure : Telle est la 3ème antinomie (conflit insoluble) de la raison que Kant tente de résoudre. Si l’on considère la liberté au sens cosmologique, c'est-à-dire comme capacité à commencer soi-même une série de causes, on ne peut que l’opposer au déterminisme de la nature. Comment peut-on alors dire que l’homme est libre, alors qu’il appartient à l’ordre naturel et doit se soumettre à ses lois ? En réalité, si du point de vue physique, l’homme est effectivement déterminé, du point de vue moral, il est un être libre. La solution de l’antinomie consiste donc à envisager l’homme sous un double aspect, physique et moral.

    5. Le fatalisme nie la liberté, alors que le déterminisme la permet, ALAIN, Eléments de philosophie, 1941 : « L’idée fataliste c’est que ce qui est écrit ou prédit se réalisera quelles que soient les causes. Au lieu que, selon le déterminisme, le plus petit changement écarte de grands malheurs, ce qui fait qu’un malheur bien clairement prédit n’arriverait point ». Le fatalisme est la doctrine selon laquelle tout serait écrit à l’avance. Il n’y a rien à faire pour l’éviter. En revanche, selon le déterminisme, rien n’arrive sans cause, donc tout peut être prévu. Par conséquent il devient alors possible d’agir pour éviter un malheur. Le déterminisme est ainsi la condition de notre liberté car il devient possible de prévoir les conséquences de ses propres actes, et donc d’agir en connaissance de cause.

    6. Un problème mal posé, BERGSON, Essai sur les données immédiates de la conscience, 1889 : Dans cet ouvrage, et en particulier dans le chapitre 3, Bergson veut montrer que le débat entre liberté et déterminisme est mal posé. En effet, ce débat suppose une conception erronée de la liberté, conçue comme choix entre des chemins tracés d’avance. En réalité, la liberté est à concevoir comme l’émergence de nouveauté, comme création, expression du moi profond. « On appelle liberté le rapport du moi concret à l’acte qu’il accomplit. » On ne peut définir la liberté, car alors on la réduit à un déterminisme.

  3. La liberté est-elle une illusion ?

    1. L’homme est doué de libre arbitre : DESCARTES, méditations métaphysiques : le libre arbitre consiste en ce que « nous agissons en telle sorte que nous ne sentons point qu’aucune force extérieure nous y contraigne ».

    2. La croyance au libre arbitre est le fait de l’ignorance de ce qui nous détermine : SPINOZA, Lettre à Schuller : « Telle est cette liberté humaine que tous se vantent de posséder et qui consiste en cela seul que les hommes ont conscience de leurs appétits et ignorent les causes qui les déterminent. »

    3. La conscience humaine est déterminée par l’inconscient : FREUD

    4. La conscience humaine est déterminée par des forces sociales : MARX

    5. Les hommes sont déterminés par leur milieu social (BOURDIEU), par l’hérédité (ZOLA).

  4. La liberté est-elle donnée ou s’acquiert-elle ?

    1. La liberté s’éprouve mais ne se prouve pas, DESCARTES, Méditations métaphysiques.

    2. « L’homme est condamné à être libre » : SARTRE, L’Existentialisme est un humanisme. Il n’y a pas de nature humaine (la subjectivité se définit par la non-coïncidence à soi). L’homme est radicalement libre et intégralement responsable de ses actes. Il n’y a aucun déterminisme qui pèse sur lui. C’est pourquoi Sartre s’oppose à la psychanalyse de Freud. Mais cette liberté est angoissante, et c’est pourquoi les hommes ont tendance à adopter des conduites de « mauvaise foi ».

      1. L’Être et le Néant, 1942 : Sartre appelle le « coefficient d’adversité des choses » cette part d’impondérable qui vient limiter nos actions. Ce « coefficient d’adversité des choses » ne s’oppose pas à notre liberté, car il n’apparaît que lorsque nous décidons d’agir. Un rocher, par exemple, peut être un obstacle si je décide de le déplacer, et au contraire une aide si je veux le gravir : en lui-même, il est neutre. C’est ma décision qui en fait un obstacle ou une aide.

      2. Dans La République du Silence, 1944 : En affirmant que « jamais nous n’avons été plus libres que sous l’occupation allemande », Sartre veut nous montrer que l’oppression ne détruit pas la liberté : au contraire, les hommes ont eu faire des choix, à se poser des questions qu’ils ne se posaient pas ordinairement donc à faire preuve de liberté : « le choix que chacun faisait de lui-même était authentique puisqu’il se faisait en présence de la mort ».

      3. Nous réalisons notre liberté en nous engageant, en affirmant nos valeurs.

    3. L’effort de la liberté : pour de nombreux philosophes (Stoîciens, Platon, Socrate, Epicure, Descartes, Kant), la liberté exige un travail pour contrôler ses passions, se dominer. La volonté doit se soumettre à la raison.

  5. La connaissance ou la vérité est-elle un obstacle à ma liberté ? Variante : est-on d’autant plus libre qu’on est plus conscient ?

    1. L’acte gratuit, GIDE, Les caves du vatican. Lafacaldio commet un acte libre.

    2. La liberté d’indifférence, un moindre degré de liberté, DESCARTES, Les méditations métaphysiques : je choisis A ou B sans préférence, en étant indifférent à A et à B).

    3. Critique de la liberté d’indifférence : l’âne de Buridan, mort de faim et de soif devant un seau d’avoine et d’eau, faute d’avoir pu choisir entre les deux. En réalité, nous avons toujours une préférence.

    4. La contrainte de la connaissance : la connaissance de la vérité semble poser des contraintes à ma liberté de penser : si je connais ce qui est vrai, je ne peux plus penser n’importe quoi. La vérité est une norme qui s’impose irrépressiblement à mon esprit, et pour connaître, je dois suivre une procédure rigoureuse, et non écouter librement mon inspiration.

    5. La connaissance libératrice : Mais le savoir libère car il nous délivre de nos préjugés, de toutes ces idées reçues qui nous aliènent intellectuellement. KANT, Qu’est-ce que les Lumières ? L’homme doit oser penser par lui-même et sortir de la minorité dans laquelle ses tuteurs le maintiennent.

    6. La connaissance prévoyante : le savoir permet de mieux prévoir les conséquences de ses actions, d’anticiper, de prendre les décisions les plus responsables. Je suis donc plus libre si je sais ce que je fais (DESCARTES, la liberté éclairée, agir en connaissant ce qui est vrai et ce qui est bon). La connaissance du vrai et du bien n’est donc pas une limite à ma liberté.

  6. Quelles sont les conditions de la liberté ?

    1. Les hommes se maintiennent volontairement dans la servitude : Etienne de La Boétie, Discours de la servitude volontaire, 1576 : dans cet ouvrage, Etienne de La Boétie souligne un paradoxe, le paradoxe de la servitude volontaire  : Comment expliquer que les hommes acceptent de se soumettre passivement à un tyran ? En réalité, le peuple ne désire pas la volonté et accepte d’être dominé.

    2. Benjamin CONSTANT, De la liberté des Anciens comparée à celle des Modernes, 1819 : Constant oppose la liberté des Anciens (les Grecs), conçue comme participation active à la vie politique (ce qui supposait le sacrifice de l’individu à la collectivité), et la liberté des Modernes, conçue comme indépendance (avec le risque de se désintéresser de la collectivité).

    3. ROUSSEAU, Le contrat social : « Trouver une forme d'association qui défende et protège de toute la force commune la personne et les biens de chaque associé, et par laquelle chacun s'unissant à tous n'obéisse pourtant qu'à lui-même et reste aussi libre qu'auparavant. Tel est le problème fondamental dont le contrat social donne la solution. » Dans le contrat social, c’est la volonté générale qui intègre. Mais la « volonté générale » qui intègre toutes les volontés peut s’opposer à certaines volontés particulières : dans ce cas, on « forcera à être libre » (antithèse) celui qui n’est pas d’accord avec la volonté général. Rousseau a ainsi été accusé de conduire au fameux « despotisme de la liberté » de Robespierre et à la Terreur. La liberté a donc pour condition une forme juste de société.

  7. La liberté s’oppose-t-elle à l’égalité ?

    1. ROUSSEAU : Il ne peut y avoir de véritable liberté si les hommes sont inégaux ; l’égalité est la condition de la liberté.

    2. TOCQEVILLE, De la démocratie en Amérique : Les citoyens en démocratie ont une « passion pour l’égalité », qui les poussent à rechercher d’abord « l’égalisation des conditions » avant la participation politique. Ils se replient dans leur sphère privée (individualisme), et se désinvestissent de la sphère publique. L’Etat devient alors omnipotent, et gère entièrement la vie des citoyens (Etat-Providence) : or, il s’agit là d’une nouvelle forme de despotisme, car l’état décide de tout, et les citoyens sont passifs (il n’y a plus de démocratie). La solution est la participation politique des citoyens (cf. liberté des Anciens) dans des corps intermédiaires qui serviront de crans d’arrêt au pouvoir de l’état.

Quelques citations importantes :

MONTAIGNE : « La vraie liberté, c’est de pouvoir toute chose sur soi ». Dans cette citation, Montaigne s’inscrit dans la tradition stoïcienne pour laquelle la seule chose qui soit en notre pouvoir est notre volonté. EPICTETE, Entretiens : « La liberté consiste à vouloir que les choses arrivent, non comme il te plaît, mais comme elles arrivent ». La liberté ne s’oppose pas à la nécessité. Au contraire, la liberté consiste à vouloir le Destin : c’est l’« amor fati » (en latin).

ROUSSEAU, Du contrat social, incipit : « L’homme est né libre et partout il est dans les fers. Tel se croit le maître des autres, qui ne laisse pas d’être plus esclave qu’eux ». Avec cette formule paradoxale, Rousseau veut montrer que la liberté est un droit inaliénable qui est bafoué dans la réalité. Il faut bien remarquer le « et » (Rousseau aurait pu écrire « mais »), comme si l’état de servitude découlait logiquement de cette liberté naturelle. En effet, sans limite, la liberté des hommes conduit au conflit, et à l’esclavage (la victoire des plus forts sur les plus faibles). La Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1791 s’inspire de Rousseau : « les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits », article 4 : « la liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui, ainsi l’exercice des droits naturels de chaque homme n’a de bornes que celles qui assurent aux autres membres de la société, la jouissance de ces mêmes droits ; ces bornes ne peuvent être déterminées que par la loi ».

MONTESQUIEU, De l’esprit des lois, livre 11, chapitre 3 : « La liberté est le droit de faire tout ce que les lois permettent : et, si un citoyen pouvait faire ce qu’elles défendent, il n’y aurait plus de liberté, parce que les autres auraient tout de même ce pouvoir ». L’indépendance n’est pas la liberté.


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