Conclusion page 47








télécharger 274.21 Kb.
titreConclusion page 47
page4/6
date de publication26.12.2016
taille274.21 Kb.
typeDocumentos
l.21-bal.com > loi > Documentos
1   2   3   4   5   6


3.1. La campagne présidentielle de François Bayrou

François Bayrou est donc incontestablement le troisième homme de la campagne présidentielle de 2007. Pour arrivé a cela l’ancien ministre de Jacques Chirac a du aborder une stratégie de positionnement différente des précédentes campagnes présidentielles.

Historiquement François Bayrou a toujours été un homme de droite, en effet en 1993 il est nommé ministre de l’éducation dans le gouvernement d’Edouard Balladur, deux ans plus tard il soutien ce dernier face à Jacques Chirac durant l’élection présidentielle de 1995. Puis devient ministre de l’enseignement supérieur de ce dernier.

Pour la campagne de 2007 François Bayrou a donc choisi une stratégie de positionnement au centre. Il s’est donc mis dans l’espace libéré par Nicolas Sarkozy à droite et Royal sur la gauche. Son cheval de bataille était le fait que la France ne pouvait plus continuer avec l’alternance gauche droite qui existe dans la cinquième république. Il s’est donc imposé comme le représentant du centre avec comme objectif de créer un gouvernement réunissant des personnalités de la gauche et de la droite. Pour montrer sa différence avec la droite de Nicolas Sarkozy, François Bayrou n’hésite pas a attaqué celui-ci. Pour également se conforté dans son image de candidat anti-système, celui-ci n’hésite pas non plus lors du journal de 20h de TF1 à fustiger l’absence de neutralité des médias et la mainmise des pouvoirs économique et financier sur ceux-ci, il prend également le soin de lier Nicolas Sarkozy à c’est fameuses puissances financières, médiatiques et économiques.

Sa stratégie de positionnement a payée puisqu’il a su s’attirer l’électorat volant qui reste indécis jusqu’à la dernière minute, il a profiter de la droitisation de la société française en 2007 pour récupérer une grande partie de l’électorat de gauche, et il a également profité de la droitisation du positionnement de Nicolas Sarkozy, ainsi que du fort sentiment anti-Sarkozy. Il est intéressant de remarquer que lors du second tour, le report des voix de François Bayrou s’est fait à 50% pour Ségolène Royal, et à 50% pour Nicolas Sarkozy.

Depuis l’élection présidentielle, François Bayrou dans une stratégie de rajeunissement publicitaire a détruit l’UDF pour reconstruire un nouveau parti le MODEM, il continue d’être un des principaux opposant à Nicolas Sarkozy. Souffrant du système législatif majoritaire, François Bayrou n’a pas réussi à emmener ses électeurs jusqu’à l’assemblée nationale.


  • FORCES

  • FAIBLESSES

  • Image sympathique

  • Relative liberté de parole

  • Image puérile diffusée depuis des années par les guignols de l’info

  • Un passé de droite contradictoire avec ses positions de centriste

  • Programme flou une fois la stratégie de gouvernement d’ouverture passée


3.2 La campagne présidentielle de Ségolène Royal

Ségolène Royal a donc été la première femme à accéder au second tour de l’élection présidentielle française. La campagne présidentielle des socialistes a vraiment débuté au moment des primaires. Dans une volonté d’appliquer la démocratie, le parti socialiste a donc laissé le soin aux militants de désigner leur candidat à la présidentielle. Pour cela trois débats télévisés furent organisés entre les trois candidats qu’étaient Dominique Strauss-Kahn, Laurent Fabius et Ségolène Royal. Cela fut une solution à double tranchant car bien que cela fut une preuve de démocratie interne au sein parti socialiste, le sens même d’un débat réside en une confrontation entre les participants. Ces débats internes furent donc une occasion en or pour l’UMP de voir toutes les faiblesses des trois candidats socialistes. Ce qui a eu pour conséquence de diviser encore un peu plus le Parti socialiste, et de donner des armes a l’UMP.

Ségolène Royal a finalement été élue candidate au premier tour avec plus de 60% des suffrages. La candidate socialiste a bénéficié pendant plusieurs mois sur toute la fin 2006 de sondages très favorables la plaçant gagnante devant Nicolas Sarkozy. Puis les premières erreurs stratégiques apparurent lors de trois déplacements à l’Etrangers successifs. Tout d’abord lors de sa rencontre avec le chef du Hezbollah. Puis lors de son voyage en Chine où celle-ci vanta la rapidité de la justice chinoise. Mais également lors de sa visite de la muraille de Chine, où elle fut habillée en blanc (la couleur du deuil en Chine) et où elle cita un proverbe chinois « qui n’est pas monté sur la muraille de Chine n’est pas un brave, et qui monte sur la muraille de Chine conquiert la bravitude », bravitude n’étant pas un mot appartenant à la langue française. Enfin lors d’un déplacement au Québec, elle crée encore la polémique en appuyant ses positions pour un Québec souverain. Toutes ces gaffes furent également du pain béni pour l’UMP pour justifier de l’incompétence de la candidate socialiste. Il faut également noter que Ségolène Royal n’a pas réussi à l’inverse de Nicolas Sarkozy à avoir un parti rassemblé derrière elle, prenons la réflexion de Laurent Fabius « Qui va garder les enfants ? ». Il faut dire que la candidate socialiste s’est placée au dessus du parti voir même en dehors de celui-ci, à noter qu’elle a également pris des positions qui on fait polémique à gauche, notamment avec les camps d’encadrement militaire pour les jeunes délinquants, ainsi que le fait que chaque français ait un drapeau français chez lui. En quelques semaine Ségolène Royal s’est attribué (avec l’aide de l’UMP) une image de « cruche » qui encore aujourd’hui lui fait défaut.
Le positionnement de Ségolène Royal durant la campagne s’est orienté autour des thèmes de justice sociale avec « l’ordre juste », avec de nouvelles règles du jeu et le « gagnant gagnant ». La principale nouveauté résidant autour de la démocratie participative. Pour cela Ségolène Royal organisa plus d’un milliers de débats participatif à travers la France, mais surtout elle créa son association « Désir d’avenir » ainsi qu’un site Internet désir d’avenir, dans lequel les internautes avaient la possibilité de déposer leurs idées dans des « cahiers de doléances », ce qui permit à Ségolène Royal de cultiver l’écoute et l’échange avec son électorat. La candidate socialiste travailla également beaucoup sur son look pour cette campagne, une coupe de cheveux plus courte, un réajustement de la mâchoire comme Mitterrand, des tailleurs calculés notamment sa tenu blanche qui renforçais l’image mystique qu’elle a cherchée à se donner.

Un point négatif de Ségolène Royal était un certain manque de dynamisme à l’oral en grande parti durant les discours. Un point qu’elle a travaillé puisque lors du débat contre Nicolas Sarkozy, elle a affiché une certaine maîtrise du débat et une certaine pugnacité au détriment peut être de l’explication de son programme.

Depuis la fin de la campagne présidentielle, Ségolène Royal a des ambitions non cachées pour 2012. Elle ratée d’un cheveu l’accession au poste de premier secrétaire du parti socialiste. Elle mène donc une stratégie de stop and go (souvent utilisées lorsque l’homme politique manque de moyens, qui « repartent » à chaque fois qu’une échéance importante permettant de les favoriser et de démultiplier leur impact semble en vue (sondage proche, émission télévisée où figure l’homme politique...). Notamment en créant la polémique ainsi qu’avec des déclaration choc comme s’est excuse à Dakar.


  • FORCES

  • FAIBLESSES

  • Première femme candidate du parti socialiste à l’élection présidentielle

  • Semble plus proche des français que ses concurrents

  • Très populaires chez les classe moyennes et pauvres

  • Dispose d’un grand impact médiatique



  • Image de « cruche » et d’incompétente, peu de crédibilité

  • N’a pas disposée d’un parti uni derrière elle

  • Positionnement un peu flou sur certains sujets


3.3. La campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy

La stratégie de Nicolas Sarkozy pour accéder à l’élection suprême n’a pas commencée avec le début de la campagne officielle, mais bien avant. En effet depuis 2002 Nicolas Sarkozy se prépare. Il a donc profité de son mandat de ministre de l’intérieur pour se faire connaître. Très présent dans les médias depuis 2002, Nicolas Sarkozy multiplie les déclarations chocs « vous en avez assez de cette bande de racailles ? » « Karsher ». En faisant cela Nicolas Sarkozy cultive son futur positionnement de 2007, et en plus s’impose comme la personnalité la plus dynamique, la plus médiatique et la plus incontournable de la droite. Pour preuve aucun candidat à l’UMP n’a manifesté l’envie de se présenter à la présidentielle, c’est donc avec 98% des suffrages que Nicolas Sarkozy s’est naturellement imposer comme le candidat de l’UMP.

La stratégie de Nicolas Sarkozy a donc été de cultiver au maximum son électorat avant d’aller chercher au delà des frontières de l’UMP. Pour cela il a mis en place une quantité de slogan et de phrase qui furent martelé pour bien pénétrer dans les esprit, « travailler plus pour gagner plus » « la France qui se lève tôt »… Cela dans l’objectif d’attirer les ouvriers et les classes populaires. Il a également fait entrer dans la mentalité que cela était injuste de payer plus de 60% de ses revenus en impôts, dans l’objectif d’avoir les classes riches. Enfin il a également siphonné l’électorat nationaliste grâce au nombreux thème sécuritaires abordés, mais également grâce à des phrases telles que « la France tu l’aimes ou tu la quitte » où à sa volonté de faire parler français les immigrés avant que ceux-ci n’arrivent en France.

Contrairement à Ségolène Royal, Nicolas Sarkozy a réussi à imposer son programme dans la tête des électeurs, notamment grâce à peu de thèmes différents et un matraquage efficace de ceux-ci. Contrairement à Ségolène Royal, Nicolas Sarkozy a également eu un parti rassemblé derrière lui jusqu’au jour de l’élection. Tous les représentants de l’UMP avaient un discours similaire et extrêmement bien rodé, ce qui permettait d’éviter tout bruit entre l’émetteur et les récepteurs. Nicolas Sarkozy a également réussi un tour de force, celui de débaucher un membre de l’équipe de Ségolène Royal, Eric Besson, et de le rallier à l’UMP durant la campagne présidentielle.

Un positionnement clair, un parti uni, des discours efficace, et une stratégie exemplaire ont conduit Nicolas Sarkozy vers la victoire.


  • FORCES

  • FAIBLESSES

  • Image dynamique

  • Bon orateur

  • Stratégie et positionnement efficace

  • Un parti rassemblé



  • Fait peur ce qui a fait naître un fort sentiment anti-Sarkozy

  • Ministre depuis des années

  • Est le candidat de la majorité sortante

  • Très fort tempérament


1   2   3   4   5   6

similaire:

Conclusion page 47 iconDe ‘’À la recherche du temps perdu’’
«jeunes filles en fleurs» (page 17), Albertine (page 18) – dans ‘’La prisonnière’’ (page 21) – dans ‘’Albertine disparue’’ (page...

Conclusion page 47 iconBibliographie Page 8 Annexes Page 9 Code de la route, Article L235-1,...
«Mildt: l'obsession anticannabique, Manœuvres à la Mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie»

Conclusion page 47 iconPour les articles homonymes, voir
«induction» est donc venu à signifier un genre de raisonnement qui n'assure pas la vérité de sa conclusion en étant donné les prémisse...

Conclusion page 47 iconBibliographie : page 35 Sitographie : page 36 Xavier Malbreil Title...

Conclusion page 47 iconFirst page Back Continue Last page Text

Conclusion page 47 iconRemerciements page 2 Etaient Présents page 3

Conclusion page 47 iconAnnexe I référentiel des activités professionnelles page 5 Référentiel...
«commerce» est un employé commercial qui intervient dans tout type d’unité commerciale : sédentaire ou non, alimentaire ou non-alimentaire,...

Conclusion page 47 icon• Recherche sur l’image tactile avec le Centre Amandine
«Je compte» : Ce livre aide à apprendre à compter de 1 à 5 grâce à des perles mobiles sur une ficelle, le nombre de perles augmentant...

Conclusion page 47 iconInformations a fournir au consommateur avant la conclusion du contrat

Conclusion page 47 iconNotes de cours, de sites internet Conventions adoptées
«//») et les changements de page par «/p. Xx/», où XX est le numéro de la nouvelle page (par exemple : «/p. 25/»)








Tous droits réservés. Copyright © 2016
contacts
l.21-bal.com