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  • Travail sur l’image :

On a assisté à une véritable métamorphose de Le Pen. Il fallait oublier les emportements, les provocations, les déclarations tempétueuses et les « coups de gueule ». Pour sa quatrième campagne présidentielle, Le Pen s’est appliqué à gommer ces aspects sulfureux de son personnage pour donner de lui l’image policée d’un responsable politique certes obstiné dans son combat, mais nullement buté. Celle d’un homme public indiscutablement âgé, mais doté, précisément grâce à cette ancienneté, de l’expérience nécessaire à la gestion des affaires du pays. Celle aussi d’un remarié apaisé et d’un grand-père gâteau. L’objectif étant de mettre en lumière les qualités de l’homme.

C’est ainsi que dans ses clips de la campagne présidentielle, on a pu le voir commenter son album photos de famille, expliquant d’où il venait, qui il était, et mettre en avant sa vie familiale.


  • Stratégie de campagne :

Au début de sa campagne, et tout au long de celle-ci, Le Pen a joué sur sa victimisation suite aux difficultés rencontrées pour obtenir les 500 signatures nécessaires à sa candidature. En effet, avant le premier tour on ne parlait pas de son programme mais des 500 signatures, le faisant passer comme une victime de la démocratie. Il a cependant bâti son programme autour de la sécurité, thème qui revendique depuis toujours.

Il a, également, édité un gros livre album intitulé Le Pen. Ce livre a été largement diffusé à la presse, en lieu et place de son projet de candidat. Cet album qui retrace le parcours politique de son père, a beaucoup contribué à modifier l’image du candidat, surtout dans la presse régionale.

Le Pen a mené essentiellement une politique d’image, se faisant passer pour une victime, et essayant d’être moins catégorique que dans le passé dans ses propos, d’où son fameux slogan : « Je suis socialement à gauche, économiquement à droite et, plus que jamais, nationalement de France », slogan à mettre à l’actif de sa cellule de communication.

Ce qui pourrait expliquer le score de Le Pen au premier tour, c’est le fait que les programmes de Chirac et de Jospin soient très proches, et que ce débat ne passionnait pas les électeurs.


  • Les supports de communication :

Les affiches de campagne en noir et blanc de Le Pen ont marqué la campagne. On a pu voir un Le Pen décontracté, souriant et rajeuni de 20 ans.

Sur les autres affiches, il a été utilisé un fond bleu, « la couleur de la France ». Le bleu partage avec le noir les vertus de la morale (d’après le Dictionnaire des couleurs de notre temps).

Son slogan : « La France retrouvée ».

Comme on a pu le voir ci-dessus, un autre support de communication, son album photos distribué à la presse.


  • Le budget de la campagne présidentielle :

Le Pen a déboursé près de 11,4 millions d’euros.
Synthèse :

Certes, les deux principaux candidats à l’élection présidentielle française 2002 font encore figure de petits artisans du marketing politique au regard des Américains Bill Clinton et Georges W. Bush, du Premier Ministre britannique, Tony Blair, ou même du chef du gouvernement italien et patron de TV, Silvio Berlusconi. Mais ils peuvent cependant s’enorgueillir de compter autour d’eux une équipe de spécialistes : scénographes, ingénieurs du son et éclairagistes, attachés de presse et certains spécialistes venus directement de la publicité.

Les deux principaux candidats, Lionel Jospin et Jacques Chirac, ont cherché à séduire le même électorat : ce marais situé au centre de l’échiquier politique qui fait et défait l’élection, d’où les ressemblances dans la communication des deux candidats. Tout d’abord, la ressemblance de vocabulaire : Chirac fait de la « passion » de la France la raison de sa candidature, quand Jospin exprime son « désir » de partir dans la bataille électorale, reprenant l’un et l’autre les termes même qui, dans le discours publicitaire, fondent le rapport entre produit et consommateur. Tous deux prennent des « engagements » dans une brochure de même format publiées à quelques jours d’intervalle, dans laquelle ils présentent la même politique sécuritaire, sur les retraites…

Les deux candidats ont fait de gros efforts pour gommer les aspérités. Car ils savaient que s’ils mettaient le balancier trop loin à gauche ou à droite, ils risquaient de rebuter les électeurs du centre, les indécis, les électeurs peu intéressés par la politique, qui risquaient de faire basculer l’élection. Il en est ressorti une impression de proximité, quasiment d’identité entre les programmes des principaux candidats. Les slogans étaient plus courts, plus vagues, attrape-tout. Les mots qui risquaient de choquer une partie de l’opinion, comme socialisme, collectivisation, nationalisme, ont été remplacés par des mots comme France, patrie, bonheur, avenir, ensemble, des mots qui n’engagent à pas grand chose.

Les candidats ont été très attentifs aux sondages, sur lesquels reposait en partie leur stratégie de communication. On a pu voir comment Lionel Jospin s’est adressé, en fonction des éléments qui lui remontaient des sondages, à l’électorat populaire, à celui d’origine immigrée parce qu’ils se disaient, comme d’autres, que cet électorat n’avait pas encore fait son choix.

Jacques Chirac s’y était pris différemment. Il s’est adressé de façon globale un petit peu à tout le monde après avoir recentré son discours sur des thématiques transversales, comme l’insécurité, les retraites…Ils avaient tous les deux connaissance des mêmes chiffres mais leur utilisation en a été différente, c’est là tout le travail des conseillers en marketing politique. Chirac a cherché à gommer les segmentations, alors que Jospin a cherché à recréer le clivage droite / gauche en fin de campagne.

Deux grandes problématiques sont sorties de cette campagne. En effet, on avait d’un côté, Chirac qui était considéré comme quelqu’un de sympathique dans son image dans l’opinion et qui cherchait à devenir crédible dans la campagne en faisant des propositions ; et de l’autre côté, Jospin, un vrai socle de crédibilité mais un déficit de sympathie dans l’opinion.

Mais cette synthèse serait inexacte, si on ne s’intéressait pas à la campagne de Le Pen qui a crée la surprise, un « coup de tonnerre ». Dans ce débat entre Jospin et Chirac, où les programmes se ressemblaient beaucoup, Le Pen a su faire sa place en jouant sur les peurs et les émotions des Français. Ce qui lui a plutôt réussi, vu sa qualification au second tour, même s’il s’agissait plus d’un vote contestataire. En effet, il peut arriver un moment, où lorsque les politiciens ignorent les problèmes qui concernent réellement les électeurs, alors l’extrémisme et les solutions agressivement simplistes envahissent le terrain. Pour conclure, on peut dire le contrôle de l’image des candidats a atteint lors de cette campagne présidentielle, une très haute importance. Jamais les candidats à l’Elysée n’auront autant mis en scène sentiments et vie privée. En effet, dans un contexte marqué par le consensus, où les différences entre les programmes de la plupart des candidats sont peu apparentes, « l’honnêteté de Jospin, la chaleur de Chirac » en viennent à jouer un rôle grandissant dans la présentation de l’offre politique.

Cependant cette professionnalisation de la communication n’a pas encore atteint le degré où elle est parvenue aux USA ou en Angleterre. Il est à prévoir pour les prochaines campagnes présidentielles françaises, une évolution de la politique vers la politique spectacle, comme cela se fait depuis un certain temps aux USA, où l’intimité des candidats sera encore plus étalée » sur la scène publique.


    1. Analyse de la campagne présidentielle de 2007

Election présidentielle 2007

Dates

22 avril (1er tour) / 6 mai (2nd tour)

Contexte

La gauche n’a pas gagné d’élections présidentielles depuis 1988. Nicolas Sarkozy est ministre des différents gouvernements de Jacques Chirac. Pour la première fois le candidat du principal parti de gauche est une femme. Les deux candidats accédant au second tour vivent chacun leur première candidature à une élection présidentielle.

Spécificités de la campagne

Le concept de politique spectacle à l’américaine prend une place déterminante dans la campagne, les artistes connus qui s’engagent aux cotés des politiques sont très nombreux (Johnny Hallyday avec Nicolas Sarkozy, Vincent Lindon avec François Bayrou, ou encore Renaud avec Ségolène Royal). L’écologie prend une place déterminante dans les débats, notamment avec le pacte écologique de Nicolas Hulot.
La véritable révolution de la campagne de 2007 se situe dans le développement de la campagne sur Internet, mais cela est a double tranchant puisque autant les politiques ont su utilisé Internet à leur profit (le site de Désir d’avenir pour Ségolène Royal), autant Internet s’est avéré être un ennemi lorsque par exemple des informations ou des vidéos confidentielles se retrouvèrent sur le web (Ségolène Royal avec la vidéo sur les 35heures au lycée).

Candidats

12 candidats : personnages principaux : Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal, François Bayrou; Personnages secondaires : Arlette Laguiller, Olivier Besancenot, Marie-Georges Buffet, Dominique Voynet, José Bové, Frédéric Nihous, Gérard Schivardi, Philipe De Villiers, Jean-Marie Lepen.

Rebondissements

Après avoir accédé au second tour en 2002, le Front National réalise un résultat faible au premier tour avec 10,44% des voix.

Cette élection marque l’émergence d’une troisième voix représentée par le « centre » de François Bayrou avec 18,57% des voix.

Ségolène Royal réalise un score historiquement élevé pour un candidat de gauche au premier tour avec 25,87% des suffrages, paradoxalement la gauche elle réalise un score historiquement faible avec 36,1% des suffrages exprimés, la candidate socialiste ne dispose que d’une réserve de voix très faible pour le second tour.

Répliques cultes

«  Non je ne me calmerai pas ! » (Ségolène Royal à Nicolas Sarkozy pendant le débat entre les deux tours). « Je ne voterai pas pour Nicolas Sarkozy » (François Bayrou entre les deux tours qui choisi de ne pas donner de consigne de vote). « Travailler plus pour gagner plus » (Nicolas Sarkozy).

Résultats


Nicolas Sarkozy 53,06% (18 983 408 voix)/ Ségolène Royal 46,94% (16 790 611 voix)





Taux d’abstention

16,03 % des électeurs
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