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1) Elections présidentielles de 1981 à 1995.

1.1. La campagne présidentielle de 1981.


Election présidentielle 1981

Dates

26 avril (1er tour) / 10 mai (2nd tour)

Contexte

La majorité et l'opposition sont complètement désunies. A droite, la rupture est entamée depuis la démission de Jacques Chirac en 1976, alors 1er ministre de VGE. Les gaullistes reviennent en force par rapport aux centristes. A gauche, l'Union a explosé en septembre 1977: Rocard et Mitterrand s'opposent. Des pétitions contre le second circulent dans les rangs du PS.

Spécificités de la campagne

Jacques Chirac s'épanouit en campagne. C'est un réel homme de communication. VGE au contraire change constamment d'image: candidat ? Président sortant ? On ne sait jamais qui parle. Il est de plus gêné par le scandale des "diamants de Bokassa". Le débat télévisé au second tour tourne à l'avantage de F. Mitterrand.

Candidats

10 candidats : personnages principaux: VGE, François Mitterrand (3ème tentative), seconds rôles: Jacques Chirac (RPR), Georges Marchais (PC), figurants: Brice Lalonde (écologiste), Arlette Laguiller (2ème tentative), Michel Crépeau (radical de gauche), Michel Debré (gaulliste), Marie-France Garaud (ex-conseillère de Georges Pompidou), Huguette Bouchardeau (extrême gauche).
Recalés : Le Pen et Coluche

Rebondissements

Jacques Chirac soutiendra VGE du bout des lèvres au second tour. A l'inverse, Georges Marchais, en marge de la position officielle (soutien à Mitterrand), fait passer l'idée que voter de manière révolutionnaire serait voter pour VGE !

Répliques cultes

"Il faut un Président à la France" VGE au 1er tour ( sous-entend que le trône est vide ?) "Le 10 mai nous sommes passés de l'ombre à la lumière" (Jack Lang) Slogans: "La force tranquille" (François Mitterrand) Magnéto: VGE fait ses adieux aux Français, quitte la pièce pendant la Marseillaise tandis que la caméra filme la chaise vide.

Résultats



François Mitterrand 15 708 262 voix (51,75%) Valéry Giscard d'Estaing 14 642 306 voix (48,25%)

Taux d’abstention

14,13% des électeurs

L’élection de 1981 marqua une nouvelle étape pour le marketing politique en France : alors que chacun des candidats élaborait auparavant sa communication sans trop se soucier de celle des autres, pour la première fois, les conseillers en communication des différents hommes politiques entreprirent de « se marquer », tout comme le football. Lorsque les conseillers de Valéry Giscard d’Estaing affichèrent sur toute la France le slogan « Il faut un président à la France », ceux de Jacques Chirac parvinrent à concevoir presque immédiatement une contre campagne d’affichage autour de la formule « Le Président qu’il nous faut ».

Face à cette agitation, le célèbre « La force tranquille » inventé par Jacques Séguéla, conseiller en communication de François Mitterrand, n’en prit que plus d’efficacité. Loin d’être le fruit d’une invention de dernière minute, ce dernier slogan résultait d’une étude de fond menée par Jacques Séguéla avec le concours d’un institut d’enquêtes d’opinion, la Cofremca, sur les flux socioculturels de la société : elle avait mis en évidence le tournant pris par la société, sortie de l’ère dite « post-soixante-huitard », et en route vers le « cocooning » de la fin des années quatre-vingts.

La campagne présidentielle de 1981 est considérée comme l’apogée de l’affiche commerciale, avec notamment l’arrivée des panneaux doubles 4*3. Les affiches de Mitterrand, « présentes en masse », ont le plus marqué. On retient souvent « La force tranquille », en panneau simple ou double, avec un slogan personnalisé sans référence au socialisme. La fameuse affiche dont on dit qu'elle a contribué à faire gagner François Mitterrand.

La campagne de Giscard est en revanche plus classique, en président, avec un portrait et un slogan « Il faut une France Forte » déclinés sur plusieurs fonds (usine, paysage, sport…). Giscard innove aussi avec des 4*3 qui invitent le public à l’appeler au téléphone : « VGE 81-81 » ou qui annonce son passage à la télévision, « Le 8 mai à 20 h 30 ».

Pour la première fois on applique à la politique une des techniques du marketing commercial non encore employées : le tising.

L’association de l’efficace campagne de communication de François Mitterrand à son succès électoral marque l’enracinement définitif de la communication politique moderne dans nos pratiques de campagne. En effet, les principaux candidats s’entourent de professionnels de la communication qui utilisent les techniques du marketing commercial. Le travail sur l’image du candidat, sur les supports de communication, l’élaboration des slogans… ont permis à certains candidats de se mettre en valeur et de gagner les élections.

Pour l’anecdote, on signalera que cette élection fut également la première, semble-t-il, à présenter des conséquences sur le physique d’un candidat français, puisque François Mitterrand se fit redresser pour l’occasion quelques dents fâcheusement proéminentes et pointues qui lui donnaient, paraît-il, une apparence trop agressive.

1.2 La campagne présidentielle de 1988 :


Election présidentielle 1988

Dates

24 avril (1er tour) / 5 mai (2nd tour)

Contexte

La France a découvert la cohabitation. En 1986, les socialistes ont perdu les législatives et Jacques Chirac est nommé à la tête du gouvernement. Le schéma est inédit : le Président sortant est opposé à son Premier ministre.

Spécificités de la campagne

La campagne est assez peu idéologique, mises à part les déclarations de Jean-Marie Le Pen. Ce dernier nourrit une haine farouche à l'encontre de Jacques Chirac.

Candidats

9 candidats ; personnages principaux: François Mitterrand (4ème campagne), Chirac (2ème essai) seconds rôles: Raymond Barre, Jean-Marie Le Pen, figurants: André Lajoinie (PC), Antoine Waechter (écologiste), Pierre Juquin (ancien dirigeant du PC), Arlette Laguiller (3ème apparition), Pierre Boussel (extrême gauche).

Recalés : Michel Rocard (Mitterrand lui promet le poste de 1er ministre)

Rebondissements

Percée spectaculaire du FN au premier tour! Le Pen réunit 14,39 % des suffrages. A titre de comparaison: Chirac 19,94 %, Barre 16,54 %. A l'inverse, les résultats du PC sont catastrophiques: Lajoinie fait un score de 6,76 %.

Répliques cultes

"Je vous laisse choisir entre le pire et le mal" (Le Pen à ses électeurs, consigne au 2nd tour, tout en excluant de voter pour Mitterrand).
Lors du débat TV au 2nd tour: Jacques Chirac : "Permettez-moi juste de vous dire, que, ce soir, je ne suis pas le Premier ministre et vous n'êtes pas le président de la République. Nous sommes deux candidats à égalité. Vous permettrez, donc, que je vous appelle monsieur Mitterrand." François Mitterrand : "Vous avez raison, monsieur le Premier ministre".

Résultats



François Mitterrand 16 704 279 voix (54,01%) Jacques Chirac 14 218 970 voix (46,98 %)

Taux d’abstention

15,70 % des électeurs

L’élection présidentielle de 1988 fut décisive en matière de marketing politique, puisque pour la première fois, la plupart des limitations techniques imposées à la campagne officielle à la télévision disparurent. Certes, la règle de base d’égalité des temps de parole entre les candidats, demeura. Mais, pour la première fois, ils purent intégrer dans leurs émissions tout ce qu’il voulaient, sans être limités par les règles restrictives communes qui avaient précédemment été imposées (décors identiques pour tous les candidats, interdiction des spots publicitaires…). Ceci a permis aux professionnels du marketing politique d’élargir l’éventail de leurs outils par conséquent d’élaborer de nouvelles stratégies de communication.

Par exemple, toutes les émissions de François Mitterrand commençaient par un spot d’une minute vingt ramassant l’Histoire de la France entre la Révolution… et son propre septennat.
Les candidats s’entourent de professionnels auxquels ils confient de plus en plus l’entière responsabilité de la communication. Par exemple, autour de Mitterrand existait un « laboratoire » qui en plus de la communication s’occupait d’analyser la « société » afin de mieux conseiller le candidat. Il s’agissait de mettre en place des études qualitatives dans le but d’analyser le « sentiment et les attentes des Français » pour ajuster l’image du candidat, trouver les mots justes pour convaincre et faire passer une émotion. C’est ainsi qu’est née la campagne de notoriété, la célèbre série d’affiches sur le thème « Génération Mitterrand », où régnait un enfant en bas âge. Ceci permettant à François Mitterrand d’enlever par avance à ses adversaires l’un de leurs arguments potentiels forts, son âge, en effet, Mitterrand étant le moins jeune des candidats.

Lors de ces élections présidentielles de 1988, la télévision a été le média le plus sollicité. Les sondages ont été largement exploités afin de réajuster les campagnes des candidats. Comme on n’a pu le constater avec la campagne de notoriété de Mitterrand, le marketing politique permet de gommer les points faibles d’un candidat et ainsi de limiter les attaques des autres candidats sur ce sujet.

Les domaines d’intervention du marketing politique se développent et empruntent les nombreuses techniques du marketing commercial. Les candidats à l’élection ont bien conscience de l’importance de s’entourer de professionnels afin de mieux atteindre leurs cibles et de bien faire passer leur message en étant sûre qu’il était bien compris de leurs destinataires, c’est là le rôle majeur du marketing politique. 

L’élection présidentielle est caractérisée également par les budgets de campagnes qui ont frôlé les 100 millions de francs. François Mitterrand reconnut officiellement 99 millions de francs, et Jacques Chirac 95 millions de francs.

1.3 La campagne présidentielle de 1995.


Election présidentielle 1995

Dates

23 avril (1er tour) / 7 mai (2nd tour)

Contexte

Aux législatives de 1993, l'opposition RPR/UDF a réalisé un score considérable. La cohabitation est à l'avantage du Premier ministre, aux pouvoirs très étendus. Mitterrand surnomme Balladur "l'étrangleur oriental". La gauche est en pleine déconfiture (quel candidat va aller au "casse-pipe" ?). L'UDF n'a aucun postulant à proposer. Jacques Chirac s'inquiète des projets de son "ami de 30 ans" Edouard, qui se voit déjà au sommet.

Spécificités de la campagne

Influence officieuse (mais importante) des Guignols de l'info, multiplicité des candidats "virtuels", clairvoyance illusoire des sondages. A gauche, on supplie Jacques Delors de s'y coller. Jack Lang, Henri Emmanuelli sont prêts à se sacrifier. Les militants désigneront finalement Jospin, qui songeait à se retirer de la vie politique... !

Candidats

9 candidats ; personnages principaux: Lionel Jospin (PS), Jacques Chirac (3ème tentative), Edouard Balladur ; seconds rôles: Jean-Marie Le Pen (3ème fois), Robert Hue (PC) figurants: Arlette Laguiller (4ème tentative), Philippe De Villiers, Dominique Voynet (écologiste), Jacques Cheminade (inconnu) ; recalés : Michel Rocard, Jacques Delors.

Rebondissements

Echec des sondeurs ! Jacques Chirac fera une meilleure campagne que Balladur, trop froid. Le premier est soutenu par Alain Juppé, Philippe Séguin, Alain Madelin, VGE et certains mitterrandiens (voire le Président lui-même). Le second est loué par l'UDF et une partie du RPR. Au 1er tour, surprise: Jospin est en tête, Balladur 3ème ! Il appelle tout de suite à voter pour la droite, Le Pen insinue que Lionel Jospin est plus fréquentable. Le débat du 2nd tour sera courtois, peu politisé. En fait, chacun semble déjà positionné dans son futur statut.

Répliques cultes

"Je vous demande de vous arrêter" (Balladur), "Je ne remets pas en cause votre bonne volonté, ce que je remets en cause c'est votre ambition" (Chirac à Jospin).

Résultats



Jacques Chirac 15 763 027 voix (52,64%) Lionel Jospin 14 180 644 voix (47,36%)

Taux d’abstention

20,3% des électeurs

La campagne présidentielle de 1995 était en quelques sortes une campagne ouverte par l’absence de candidature du Président de la République sortant. Cette campagne était particulière, car elle se déroulait sous les auspices de la Loi du 15 janvier 1990 modifiant considérablement les possibilités offertes à la communication politique des candidats. La loi interdit l’achat d’espace publicitaire payant sous toute forme que ce soit, elle prévoit en effet l’interdiction de la propagande électorale par tous les procédés de publicité commerciale pendant les 3 mois précédant l’échéance électorale, les moyens du marketing direct.

Cette nouvelle loi allait avoir un effet certain sur les stratégies de communication des futurs candidats.

Le candidat qui a su tirer profit de cette nouvelle législation fut Jacques Chirac, qui sous les conseils de sa fille Claude, conseillère en communication, commença sa campagne très tôt. Il entreprit une vaste tournée électorale au fin fond des provinces françaises, fit de nombreux meetings, des réunions, où il a acquis la réputation d’avoir serré près de deux millions de mains pendant cette pré campagne.

A l’inverse, les hommes politiques, qui, comme principalement Edouard Balladur, ont cru qu’une campagne éclair fortement médiatique suffirait pour le gain de l’élection n’ont pas perçu que la nouvelle législation électorale affaiblirait considérablement leur visibilité. En effet, la multiplication des affiches le long des routes et sur les murs n’existaient plus, et l’apparition des chaînes privées voisines proposant autre chose que de la politique, permettait au téléspectateur de « zapper ».

Cette campagne électorale a été particulière, car on a vu apparaître des méthodes de travail de la communication politique nord-américaine, en particulier la « proposition de vente unique » largement employée par Jacques Chirac. Il martela en effet systématiquement lors de sa campagne, un thème principal de campagne, presque unique, « la fracture sociale », notion parfaitement adaptée à la conjoncture. Le martèlement d’une argumentation d’une simplicité extrême n’a fait qu’accroître la popularité de l‘homme et la pénétration de son discours auprès de l’électorat.

Ce choix stratégique de thème unique de campagne, avec des objectifs limités, a permis à Jacques Chirac de rendre plus lisible, plus médiatique, et donc plus efficace sa campagne, ce qui lui a valu la victoire.

Chirac a aussi beaucoup travaillé son image afin de quitter l’enveloppe inquiétante du Chirac « existé », « inconséquents », « survolté » dont il a longtemps été affublé, pour celle de responsable rassurant et proche des gens. Cette image a valu dans les sondages un fort capital de sympathie auprès du public.

Si on cherche à analyser la campagne électorale du candidat Lionel Jospin, on peut constater que celui-ci à mener une campagne de notoriété. En effet, guère convaincu d’être déjà prêt pour la présidentielle, il se garda bien d’avoir un positionnement trop agressif qui aurait pu le faire apparaître comme un perdant, mais se positionna plutôt comme un futur leader de l’opposition.
On peut dire que les conseillers en marketing politique de Jacques Chirac ont su mettre en place une véritable stratégie de communication efficace. Ils ont su mettre en avant les points forts du candidat et surtout adapter son discours politique, en le simplifiant et en le rendant lisible, ce qui a permis de toucher un maximum d’électeurs et de gagner l’élection.
2) Analyse de la campagne présidentielle de 2002

Election présidentielle 2002

Dates

21avril (1er tour) / 5 mai (2nd tour)

Contexte

La gauche est en plein tiraillement ; Les scandales politico financiers rattrapent Chirac.

Spécificités de la campagne

Le contrôle de l’image par les candidats est extrême. On assiste de plus en plus à une mise en avant de la vie privée des candidats ; Le Pen et son album photos.

Candidats

16 candidats : personnages principaux : Lionel Jospin, Jacques Chirac et Le Pen ; Personnages secondaires : Arlette Laguiller, François Bayrou, Noël Mamère, J.P Chevènement, Jean Saint-Josse…

Rebondissements

Percée spectaculaire du FN au premier tour! Le Pen réunit 14,39 % des suffrages.

Répliques cultes

"Je suis socialement à gauche, économiquement à droite et profondément français » de Le Pen ; « un Chirac usé, fatigué, vieilli… » de Jospin.

Résultats



Jacques Chirac 25 537 956 voix (82,21 %) Le Pen 5 525 032 voix (17,79)

Taux d’abstention

20 % des électeurs

Nous nous attacherons à l’analyse des campagnes présidentielles des trois principaux candidats que sont Jacques Chirac, Lionel Jospin et Jean-Marie Le Pen. Ce choix s’explique par le fait que ceux sont eux, du moins Chirac et Jospin, qui ont eu le budget de campagne le plus important, et qui ont été les acteurs majeurs de cette campagne.

La campagne présidentielle 2002 a marqué le triomphe de la communication politique, un tournant dans la politique spectacle. Au QG de campagne du président comme à celui du premier ministre, Claude Chirac, d’un côté, et Jacques Séguéla, de l’autre, mettent en scène les apparitions médiatiques des candidats. L’ampleur de la communication est une donnée nouvelle de cette élection.

Nous analyserons dans cette partie la stratégie de chaque candidat, plus exactement, le travail des professionnels de la communication en terme de marketing politique.

2.1. La campagne présidentielle de Jacques Chirac.


Jacques Chirac, comme beaucoup de candidats, compte dans l’organigramme officiel de son équipe de campagne, une cellule communication, dont la principale conseillère en communication est sa fille, Claude.

Afin, de mieux comprendre sa stratégie de campagne, il est intéressant d’expliquer en quelques mots le parcours de Claude Chirac.

C’est à l’âge de 25 ans, que Claude Chirac entre au cabinet de Jacques Chirac à l’Hôtel de Ville de Paris. Elle a travaillé pendant un certain temps aux côtés du publicitaire Jean-Michel Goudard (l’un des fondateurs d’EURO-RSCG). En 1984, Goudard l’emmène assister à la convention républicaine qui donne sa seconde investiture à Ronald Reagan. Elle rencontre Roger Ailes et Jon Kraushar, les deux conseillers en communication qui ont « fait » Nixon et conseillent l’ancien acteur devenu président des USA. En 1988, alors qu’ils travaillent avec Georges Bush père, Chirac décide de se payer leurs services. Régulièrement, pendant près de 5 ans, Chirac part en concorde avec sa fille les rencontrer discrètement.

Claude Chirac à l’occasion de ses voyages a bien compris que l’image est quelque chose de très important, et que cette image ne se façonne pas en 3 mois sur le terrain. Elle s’est beaucoup inspirée des techniques de communication nord-américaines.


  • Analyse des forces / faiblesses :

FORCES

FAIBLESSES

Président sortant

Bonne image : quelqu’un de sympathique

Sondages favorables

Scandales politico financiers

69 ans

Peu crédible sur le fond



  • Travail sur l’image :

Il s’agissait de mettre en avant les points forts du candidat : travail sur la gestuelle, sur les détails vestimentaires, sur les effets du vieillissement (en effet, à 69 ans en 2002, on pouvait l’attaquer sur son âge). Ce travail sur l’image a été commencé bien avant la campagne, ce qui lui a permis de quitter l’enveloppe inquiétante du Chirac « existé », « survolté », pour celle de responsable rassurant, proche des gens, quelqu’un de « sympathique ».

C’est cette image d’homme sympathique et proche des gens qui lui a permis de se maintenir malgré les scandales politico financiers.


  • Stratégie de campagne :

Chirac se veut le candidat de la raison et du cœur. Il cherche à être le plus populaire, et pour se faire c’est lors d’un déplacement en province qu’il se déclare candidat à la campagne présidentielle. Par la suite il va multiplier les meetings et les bains de foule, ce qui lui a permis d’obtenir cette image de quelqu’un de sympathique.

Dans cette objectif, Claude Chirac décide de privilégier la presse régionale et les télévisions nationales, et programme systématiquement la fin de ses meetings avant 20 H, afin d’offrir les images des vivats de ses supporters aux journaux télévisés.

Afin de cibler un maximum d’électeurs, il s’est adressé de façon globale un petit peu à tout le monde par des discours sur des thématiques transversales comme l’insécurité, la retraite…

Comme en 1995, il employa la technique de la « proposition de vente unique », en martelant systématiquement sa campagne d’un thème unique « l’insécurité », thème qui s’est trouvé malheureusement ou heureusement, l’un des évènements marquants de la campagne par la tuerie de Nanterre.

Chirac est resté cohérent tout au long de sa campagne, avec un thème unique et donc un discours simple, facilement assimilable par une grande partie de l’électorat.


  • Les supports de communication :

Chirac dispose de l’affiche la plus sophistiquée, un zoom le montre bronzé et souriant, incrusté sur un fond bleu neutralisé lumineux mais neutre. Pour le choix des mots, de la syntaxe, il a été préféré le substantif « qui pose une sorte de principe, l’action va de soi ». Il veut une « France en grand », « La France ensemble ».

Reportage sur la vie privée du candidat dans un hebdomadaire, un magasine « people », Paris Match, lui permettant de donner l’image d’une vie équilibrée sur laquelle il peut s’appuyer.

Des millions de tracts reprenant les points forts de son programme ont été distribués un peu partout au grand public.


  • Le budget de la campagne présidentielle :

Chirac a annoncé près de 18 millions d’euros de frais de campagne.

2.2. La campagne présidentielle de Lionel Jospin.


La campagne présidentielle de Lionel Jospin, d’un point de vue marketing est intéressante. En effet, elle permet de montrer qu’une mauvaise stratégie de départ, un mauvais positionnement, est difficile à rattraper, et dans ce cas précis l’a conduit à l’échec.

Jospin, est le candidat qui avait sûrement, la plus importante équipe de conseillers en communication autour de lui. On a pu relevé : Jacques Séguéla, Conseiller en communication ; Marie-France Lavarini, Responsable Médias ; Gérard Le Gall, Etudes d’opinion ; Stéphane Fouks, Conseiller en communication ; Jérôme Cahuzac, Argumentaires-Ripostes ;Karl Lagerfeld pour le conseiller sur les séances photos…


  • Analyse des forces / faiblesses :

FORCES

FAIBLESSES

Crédibilité sur le fond.

Quelqu’un de sérieux, d’intègre.

Expérience gouvernementale.


Image d’un homme froid, rigide, n’ayant pas le sens du contact.

Eclatement de la gauche plurielle.

Sondages pas très favorables.




  • Travail sur l’image :

Jospin est reconnu comme un homme sérieux, honnête et travailleur, mais souffrant d’un manque flagrant de chaleur humaine.

Un ensemble de conseillers a travaillé avec Jospin sur les séances photos pour les affiches et les magasines, afin de lui donner une image un peu plus chaleureuse et décontractée. Conseils sur les tenues vestimentaires, la posture…

Comme son homologue, pour le magasine Paris Match, il s’est laissé prendre en photos chez lui avec sa femme et ses enfants, afin de montrer que c’est un homme comme les autres, d’être un peu plus « humain », chaleureux.


  • Stratégie de campagne :

On a pu noter deux phases majeures dans la campagne de Jospin

Jospin veut mener une campagne de « désir ». Lorsqu’il annonce sa candidature aux élections présidentielles, il le fait seul, face aux caméras, drôle de communication pour quelqu’un qui veut faire ressortir le désir. En effet, le cadre est mauvais, il est seul, la solitude est palpable, il fait nuit, personne dans les rues.

Au début de sa campagne, il annonce que son projet n’est pas socialiste. A vouloir cibler trop large, il perd ses principaux « clients » qui ne se retrouvent plus dans son programme. De plus, pendant toute la première partie de sa campagne, il n’arrête pas de critiquer Chirac, qui continu à être considéré comme quelqu’un de sympathique aux yeux du grand public, ce qui ne fait qu’affaiblir sa côte de popularité.

De plus, la gaffe faite dans l’avion contre Chirac, le disant « usé, vieilli, fatigué… », Ne fait que diminuer le petit capital sympathie de Jospin.

Alors que deux sondages successifs le placent sous la barre des 20% au premier tour, Jospin réajuste sa tactique. Il se présente désormais comme le candidat du « progrès social ». Il décide de mener une campagne de contacts, de proximité, militante. Il a compris que ses discours étaient trop longs (en moyenne 45 minutes), trop complexes, et qu’avec une moyenne de 1min 27 de temps de passage à la télévision, il lui était nécessaire de simplifier son discours pour faire passer ses idées.

Alors qu’il pouvait se prévaloir d’une expérience gouvernementale plutôt flatteuse, Jospin n’a pas su se bâtir une stature présidentielle. Il n’a pas su se positionner clairement, menant une campagne en « zigzag » qui a débuté avec une affirmation qui a fait le bonheur des caricaturistes « je suis socialiste mais mon programme n’est pas socialiste ».


  • Les supports de communication :

Une affiche, format horizontal, jouant sur le rouge, cédant ainsi à la symbolique du feu et du sang, du danger et de la passion.

Slogan : « Présider autrement une France plus juste », l’emploi de l’infinitif, permet de donner un cap, de parler des objectifs. Il met la personne entre parenthèses. Il entend de cette façon, privilégier le débat d’idées autour d’une direction qui rassemble.

Des tracts reprenant les 10 engagements de Jospin sont tirés à 12 millions d’exemplaires et distribués sur les marchés, les lieux de travail…


  • Le budget de la campagne présidentielle :

La campagne présidentielle de Lionel Jospin lui aura coûté 12,5 millions d’euros, dont 484 480 euros pour le conseil en communication.

2.3. La campagne présidentielle de Jean-Marie Le Pen.


Pendant cette campagne présidentielle, Jean-Marie Le Pen a été le candidat qui a crée la surprise en se qualifiant pour le second tour. Comme pour les autres candidats, nous analyserons sa campagne pour comprendre ce résultat.

Tout comme les autres candidats, Le Pen est entouré d’une équipe de conseillers en communication, principalement composée de membres de sa famille. On trouve Samuel Maréchal, l’époux de la fille cadette de Le Pen, qui dirige la stratégie de communication, Jean-François Touzé, directeur de la cellule IDÉES-IMAGES de la campagne présidentielle…


  • Analyse des forces / faiblesses :

    • FORCES

    • FAIBLESSES

    • Un homme charismatique.

    • Un grand orateur.

    • Expérience politique.

    • « Victime des 500 signatures ».

    • Mauvaise image auprès des Français.

    • Candidat marginal.

    • Personnage très impulsif, agressif.
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