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ASSEMBLEE NATIONALE






DISCOURS DU PRESIDENT DE L’ASSEMBLEE NATIONALE

A LA CLOTURE DES TRAVAUX DE LA DEUXIEME SESSION ORDINAIRE ET DE LA SESSION EXTRAORDINAIRE, CONSACREES A L’EXAMEN ET A L’ADOPTION DU PROJET DE LOI DE FINANCES INITIALE, EXERCICE 2016



LE 16 JANVIER 2016


Honorables Députés, Chers Collègues

Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement,

Monsieur le Ministre Conseiller Chargé des Relations avec les Institutions Républicaines,

Mesdames et Messieurs les Membres du Gouvernement,

Distingués, Invités,

Mesdames et Messieurs,

Nous voici au terme de la session consacrée à l’examen et à l’adoption du budget de l’Etat pour 2016. Celle-ci, n’a pas, pour des raisons certes justifiées, respecté le délai légal. En effet, en vertu de l’Article 75 de la Constitution, l’Assemblée Nationale est saisie par le Gouvernement du Projet de Loi de Finances au plus tard le 15 octobre ; cela ne fut pas le cas.

Il faut signaler que malgré la volonté du Gouvernement de respecter l’agenda constitutionnel, cet objectif n’a pas été atteint en raison des contraintes auxquelles il était soumis dans ses relations avec les partenaires au développement. En effet, c’est seulement au sortir de longues négociations avec nos partenaires de Bretton Woods, que les derniers réglages budgétaires ont permis, avec beaucoup de retard, le dépôt du projet de Loi de Finances initiale qui n’est intervenu que le 18 décembre 2015.

Je me réjouis de constater que cet exercice législatif qui est le nôtre, et qui a connu la participation effective de chaque député toutes tendances confondues ait permis, avec le recul nécessaire, de nous acquitter de nos obligations avec un sens élevé de responsabilité. Soyez-en félicités.

Honorables Députés, Chers Collègues,

En tant que législateurs, nous devons nous imposer l’obligation de respecter les principes constitutionnels ainsi que les Lois en vigueur.

C’est dans ce sens et sur le fondement des dispositions des articles 73, 75 et 76 de notre Constitution et l’article 71 de la Loi Organique portant Règlement Intérieur de l’Assemblée Nationale, qu’il a été décidé de plein droit de poursuivre la session budgétaire ouverte le 05 octobre 2015 en session extraordinaire conformément au chronogramme adopté en plénière par notre Assemblée. Cela ne pouvait donc plus nous permettre de voter le projet de Loi de Finances au plus tard le 31 décembre 2015 comme le stipule l’Article 75 de la Constitution.

Toutefois, pour permettre à l’Exécutif d’assurer la continuité du Service Public, l’Assemblée Nationale a, sur sa demande, autorisé Monsieur le Président de la République à percevoir les impôts et a reconduire le 1/12 des services votés en attendant l’adoption de la Loi de Finances pour l’exercice 2016.

Pour être plus explicite, l’article 76 auquel je me réfère stipule expressément, entre autres :

Citation « l’Assemblée Nationale dispose de 60 jours au plus pour voter la Loi de Finances. Si, pour des raisons de force majeure, le Président de la République n’a pu déposer le projet de Loi de Finances en temps utile, la session ordinaire est suivie immédiatement et de plein droit, d’une session extraordinaire… » Fin de citation.

Notre bonne conscience au sein de notre Institution est désormais solidement et profondément ancrée pour faire d’elle, un lieu privilégié de sages réflexions sur notre avenir commun et la façon la plus optimale de gérer nos immenses ressources.

Nous, hommes politiques investis de la confiance de nos concitoyens, avons une exigence de respect de l’éthique dans tous les actes que nous posons au quotidien pour l’édification de notre Nation. Ardents artisans de la construction de notre pays, nous devons en être les premiers et fervents défenseurs.

Honorables Députés, Chers Collègues,

Distingués Invités,

L’ouverture de la session budgétaire avait coïncidé avec l’élection présidentielle qui s’est passée le 11 octobre 2015. Notre Assemblée Nationale en son temps et par ma voix avait exhorté les acteurs politiques et la Société Civile à protéger le fragile tissu social par le dialogue et à œuvrer pour une élection présidentielle apaisée.

Notre appel et celui des partenaires au développement, ainsi que ceux d’autres hommes politiques et illustres leaders d’opinion, ont été entendus. Alors que beaucoup prévoyaient une issue catastrophique à cette élection, celle-ci fut heureuse.

C’est l’occasion pour moi de rendre un vibrant hommage à toutes les forces vives et politiques de notre pays qui travaillent avec courage et détermination à l’enracinement de la démocratie, de la paix et de l’unité de notre pays. Cette unité ne se fera, il faut s’en convaincre, que par le refus des privilèges indus, l’abandon des exclusions et la lutte contre les injustices.

Je saisis l’occasion qui m’est offerte pour renouveler, au nom de l’Assemblée Nationale, nos meilleurs vœux de succès au Professeur Alpha CONDE et pour le féliciter pour les reformes réussies, les immenses chantiers ouverts ou parachevés.

Le Peuple de Guinée lui voue encore toute sa confiance pour un mandat dédié au développement inclusif et à la réconciliation nationale.

En définitive, c’est la victoire historique de ce Peuple qui a choisi désormais de revêtir ses vrais habits, c’est-à-dire ceux du dialogue, du consensus, de la tolérance et de l’apaisement politique.

Honorables Députés, Chers Collègues,

Distingués Invités,

Le mandat de cinq (5) ans qui commence doit sceller de façon définitive et irréversible le pacte de notre peuple avec le développement dans son sens multidimensionnel.

Pour ce faire, nous devons aider le Gouvernement à améliorer ses politiques publiques, économiques et sociales. La mise en œuvre de ces politiques intelligemment et volontairement conduites aidera à panser la fracture sociale et à faire reculer de manière significative la pauvreté de nos populations.

Il ne peut y avoir de développement sans paix, sans justice sociale, sans conviction partagée de tous les citoyens pour l’édification d’une Guinée forte, unie et en sécurité. La paix et la sécurité sont les conditions essentielles de la démocratie et du développement.

La réalisation d’une telle ambition nous interpelle tous à tous les niveaux de la vie politique et administrative afin que dans un mouvement d’ensemble de concorde et de fraternité, la Guinée de nos rêves soit une réalité.

Je crois fermement en notre Guinée, une Guinée unie et développée par nous, pour nous-mêmes et les générations futures. C’est maintenant, et ensemble, que nous devons porter l’ambition sublime de libérer l’énergie indispensable et le dynamisme de créativité nécessaires à cette fin.

Honorables Députés, Chers Collègues,

Distingués Invités,

Mesdames, Messieurs,
En ce début d’année 2016, je voudrais avoir une pensée pieuse pour nos sœurs et frères victimes de la fièvre EBOLA dont nous venons de rompre le cycle maudit et infernal. Je souhaite vivement que cet élan nouveau qui est pris soit définitif et aille crescendo, ce qui implique, de notre part, le maximum de discipline dans nos comportements.

Je saisis cette occasion pour remercier et renouveler la reconnaissance de la Représentation Nationale à la Communauté Internationale et aux Partenaires Techniques et Financiers pour leur assistance de tous genres ainsi que leur intense plaidoirie pour empêcher l’isolement de notre pays.

Je salue le dévouement et l’abnégation de tout le personnel de santé qui a payé un lourd tribut dans cette lutte pour l’éradication de cette épidémie.

Je loue le civisme et la forte adhésion des populations aux règles d’hygiène édictées par les services de santé publique et qui ont largement contribué à l’atténuation de la crise sanitaire.

J’associe également à cette pensée nos défunts collègues députés qui nous ont quittés si tôt, morts en état de service sur le champ de bataille et du sacrifice de soi.

Cette pensée, je la destine aussi et surtout à nos concitoyens toutes obédiences politiques confondues, anonymes et connus, victimes des marches de protestations qui ont malheureusement eu des effets dévastateurs sur l’économie du pays. Puisse leur mémoire contribuer à attiser notre ardent désir de réconciliation politique.

Que leur âme repose en paix !

Je veux saisir cette occasion pour formuler pour vous, Chers Collègues, pour tout le personnel de l’Administration parlementaire ainsi que pour vos familles respectives, les vœux de bonheur, de santé et de paix pour l’année2016.

Je ne resterai pas insensible au plaisir ressenti par tout le peuple de Guinée auquel je m’ajoute pour féliciter le premier Ministre Mamady YOULA et son Gouvernement qui viennent de mériter de la haute confiance du Président de la République Chef de l’Etat pour une mission noble de travail au service de la Guinée. Je leur souhaite pleins succès dans leur mission, tout en gardant à l’esprit que ces succès se capitalisent au bout d’efforts ardus.

Je me dois aussi de féliciter tous les membres du Gouvernement sortant avec lesquels nous avons eu à faire équipe pour travailler pour notre pays dans des conditions particulièrement difficiles durant les années 2014 et 2015. Je leur souhaite, ainsi qu’à leurs familles respectives, une bonne et heureuse année 2016.

Au Peuple de Guinée je souhaite la concorde et la prospérité.

C’est sur ces mots que je déclare clos les travaux portant sur l’examen et l’adoption du projet de Loi de Finances 2016.

Que Dieu bénisse la Guinée et les guinéens.

Je vous remercie !

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